Hugues Schertenleib et Claude Recordon

Municipalité d’Orbe 2011-2016: on restera entre hommes!

Hugues Schertenleib et Claude Recordon

Hugues Schertenleib et Claude Recordon

Second tour électoral sans surprise particulière à la Municipalité d’Orbe qui a propulsé, avec 925 suffrages, le néo-promu et néophyte Hugues Schertenleib en tête du peloton, devançant d’une petite soixantaine de voix le Syndic sortant Claude Recordon.

Exercice raté donc pour la seule femme candidate à l’exécutif, Régula De Souza qui, pour la deuxième fois de sa carrière politique, oblige le corps électoral à un second tour, déroulant ainsi un tapis «rouge» à ses concurrents qui n’en demandaient fort probablement pas tant.

Une fois n’est pas coutume, la droite urbigène a serré les rangs de manière spectaculaire en cette occasion, dévoilant un réservoir électoral peut-être inespéré de ses stratèges, les urnes ayant restitué plus de 700 bulletins PLR compacts alors qu’elles n’en contenaient que quelque 151 lors du premier tour !

Les candidats ayant pu s’exprimer avant les élections, nous avons pensé intéressant de leur donner, brièvement cette fois, la parole, maintenant que les dés sont définitivement jetés.
Par courtoisie, nous ouvrons le débat avec Mme Régula de Souza:
– Oui, je suis déçue, déçue essentiellement pour les femmes et surtout pour celles répondant à une tendance écologique comme moi, de se voir encore, et pour 5 ans au moins, contraintes de rester aux portes de l’Exécutif urbigène.
– A tout seigneur, tout honneur, le vainqueur du jour, Hugues Schertenleib, ne cachait pas une satisfaction toute empreinte d’une joie communicative :
– Le résultat que j’ai le plaisir d’enregistrer aujourd’hui légitime ma profonde volonté de me mettre au service de la population urbigène avec des projets plein la tête et le sentiment d’être empreint d’une formidable énergie que je me réjouis de dépenser pour le bien de toutes et tous!

Claude Recordon qui a, quand même, connu quelques sueurs froides mais que son résultat de dimanche a rassénéré:
– Je suis rassuré de voir que les électeurs urbigènes ont aujourd’hui apporté la preuve d’un profond et sain attachement à un équilibre politique au sein de l’Exécutif. Ils ont, par la même occasion, voulu éviter de rompre une dynamique enregistrée ces dernières années qui va dans le sens d’un développement harmonieux de notre cité.

Pierre Mercier qui, comme on le dit encore dans notre bon canton de Vaud, a été «déçu en bien» de son score au premier tour:
– Ce résultat correspond à mon attente de même qu’à celle de mon parti de voir un équilibre des forces présider aux débats de l’exécutif à l’aube d’une période qui s’annonce comme charnière pour notre ville et sa région. J’adresse un mot de sympathie à Mme de Souza qui a fait preuve de courage politique en se lançant dans un deuxième tour, tout en espérant qu’une femme fera son entrée en Municipalité lors d’une prochaine législature.

Jacques-André Mayor, élu lors du premier tour déjà, prolonge un visible sentiment de désenchantement:
– Oui, je suis déçu. Déçu mais pas surpris dans le fond. J’étais un peu utopiste en pensant, tout au moins en espérant que cette fois, enfin, une majorité de gauche prendrait les rênes à Orbe, sinon au Conseil Communal, au moins à la Municipalité. Utopiste donc j’ai été, néanmoins utopiste je reste et utopiste, mais réaliste, toujours je resterai!

Henri Germond, brillant et large vainqueur lors de la première confrontation :
– Il s’agit là d’un résultat qui va dans le sens des pronostics et conforme à une certaine logique, même si elle se révèle un peu cruelle à l’endroit de Mme de Souza. Il est fort probable que l’électorat de gauche, essentiellement socialiste, ne se soit pas senti trop concerné par ce second tour, ses deux candidats étant d’ores et déjà en place.

Frédéric Richard, homme qui, au vu de son résultat lors du premier tour, a eu la sagesse ne de pas «tendre la deuxième joue»:
– Je suis tout à fait satisfait du verdict des urnes qui se révèle ainsi être un parfait «copier/coller» des forces en présence au Conseil communal. Cet équilibre assurera une sérénité qui sera absolument nécessaire lors des débats à venir, débats qui vont engager de manière très profonde le futur de notre Commune.

Clin d’œil de la part de l’auteur de ces lignes et qui a eu le privilège, avant échéance, d’entendre tous les candidats (voir Omnibus N° 260 du 25 février) à l’élection suprême.
Tous, sans exception aucune, ont émis une touchante et unanime volonté de faire tout ce qui pourrait être en leur pouvoir pour que vive, contre vents de tous poils et marées de toutes vagues, notre si charmant et historique centre ville.
Hasard du calendrier, peut-être, mais qu’a-t-on vu «ouvrir» au n° 24 de la Grand-Rue précisément, et ceci exactement entre les deux tours de scrutin?

Deux pour la syndicature

Pour la première fois depuis des lustres, le syndic d’Orbe sera désigné au terme d’une élection qui se déroulera le 14 mai. En effet, Claude Recordon (PLR) sera opposé à Jacques-André Mayor (PS).