Chœur et orchestre sous un tonnerre d’applaudissements.

Magistrale interprétation

 

Chœur et orchestre  sous un tonnerre  d’applaudissements.

Chœur et orchestre sous un tonnerre d’applaudissements.

Pierre Viret a de nouveau «prêché» en l’église d’Orbe avec Farel.

Dans une mise en scène de Jean-Néville Dubuis et sous la direction musicale de Frank Urfer, les quatre comédiens, douze chanteurs-acteurs, cinq musiciens et un régisseur ont fait revivre Pierre Viret et son époque pendant quelques instants.

Le réformateur d’Orbe

Bruno Calamandrei, accompagné de Joël Fillion pour Calvin et Gilles Thibault pour Farel, a très bien su interpréter l’humilité et l’indulgence du personnage. Ce réformateur a voulu bouleverser le monde de l’église de l’époque, car il a aimé les simples et les ignorants, les malades et les pauvres qu’il a approchés de très près, la lèpre ayant refait son apparition lors de son séjour à Lausanne. Par son action, il voulait apporter un évangile de paix et d’espérance, pestant contre Satan et la fausse charité. Il l’a fait avec sa bonhomie toute vaudoise.

Bel ensemble

La musique, chaleureuse, douce, explosive ou entraînante selon l’instant, a soutenu le chœur et les acteurs tout au long de l’interprétation. Le spectateur, grâce à Edmée Croset dans le rôle de «Feu-Follet», a pu se situer sur le chemin tumultueux de ce réformateur qui ne figure pas sur le Mur des Réformateurs, d’où le titre «Le chaînon manquant». Un bon moment qu’a pu  vivre le temple d’Orbe; dommage que les spectateurs soient si mal assis pour un temps si long…

A l’issue de la première, le 8 avril, tous les invités se sont retrouvés à la buvette du Casino pour quelques mots dits par Frank Urfer, Claude Recordon et Pascal Broulis, conseiller d’Etat qui a apporté les salutations des autorités cantonales en remerciant les auteurs et acteurs. Cette évocation théâtrale et musicale va voyager dans le canton jusqu’à mi-mai. Vous trouverez d’autres informations sur le site: www.vd.ch/pierre-viret.

Photo Marianne Kurth