Dans le bois après le départ...

Les Clées: passage des Gitans et confiance ébranlée

Dans le bois après le départ...

Dans le bois après le départ...

La Municipalité des Clées a eu une bien mauvaise surprise lors du départ des gens du voyage qui avaient fait escale sur un terrain de la commune, pendant une dizaine de jours. Pourtant, les autorités, la syndique Marinette Benoît en tête, avaient pris les précautions nécessaires afin que le séjour de ces gens se passe au mieux, considérant qu’ils avaient aussi le droit de s’installer provisoirement dans notre canton. Malheureusement, après les avoir aidés à quitter les lieux, elles ont découvert que ces gitans n’avaient eu aucun respect pour la nature en se débarrassant de nombreux objets et détritus dans les parages.

Des déchets partout

Le municipal René Lambercy est dépité malgré la confiance que l’autorité leur avait témoignée. «Nous avons aménagé des bennes à ordures qu’ils n’ont que relativement utilisées. Car nous avons constaté que de nombreux sacs de détritus, souvent éventrés, avaient été jetés dans le bois limitrophe du terrain occupé. On a également retrouvé de la nourriture comme des briques de lait non ouvertes, de vieilles chaises de camping, des estagnons de peinture ou de détergent vides, des cordes à linge ou des habits usagés.

Sans parler des excréments qui jonchaient tout un chemin. Tout cela alors qu’ils nous avaient garanti qu’ils feraient le ménage avant de quitter les lieux. Certes, le terrain a été labouré car la pluie l’avait rendu boueux pendant leur séjour et les agriculteurs du site sont venus avec des tracteurs pour sortir leurs caravanes du champ. Malgré ce coup de main, ils ont laissé trois voitures hors d’usage sur le terrain, auxquelles ils avaient retiré batterie et plaques si bien que nous avons dû les débarrasser par nos propres moyens. Par bonheur, les exploitants du terrain ont été dédommagés pour le regain qui était en train de repousser.

Créer des places dans le canton

Je suis déçu car ils n’ont pas respecté leurs engagements. Cela nous a obligés à nous mobiliser pour nettoyer l’endroit que nous ne pouvions pas laisser dans un tel état. Les charges devront être assumées par la commune et c’est la raison pour laquelle nous allons prendre langue avec le canton pour tenter d’être indemnisés. Nous sommes de l’avis que l’Etat devrait créer davantage de places d’accueil pour ces gens qui ne respectent pas grand-chose. En précisant tout de même qu’ils n’ont pas troublé la vie du village, comme nous l’avions convenu».

En définitive, le campement de ces itinérants pose un véritable problème pour les communes sur le territoire desquelles ils s’installent sans autorisation et il paraît logique que l’on fasse appel aux autorités vaudoises pour résoudre un problème qui irrite la population.