Fontaine

La valeur de l’eau

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On ne connaît la valeur de l’eau que lorsque le puits est à sec

En Suisse, l’approvisionnement en eau potable est garanti par des précipitations qui renouvellent continuellement les nappes phréatiques, les lacs et les cours d’eau. L’eau n’en demeure pas moins une ressource précieuse qui ne doit pas être gaspillée.

Besoin élémentaire

L’eau potable est la denrée la plus importante de notre alimentation. Rappelons que le corps humain se compose de 60% d’eau. L’eau n’est pas stockée par notre organisme, qui perd environ 2,5 litres d’eau par jour.

Or, ces dernières saisons, les pluies sont moins abondantes dans notre région et ne comblent pas forcément le déficit. Certaines nappes phréatiques sont basses et les sources, par endroits, manquent de ce précieux liquide. En été, il faut même ravitailler en eau les chalets de montagne pour les troupeaux.

Où est la pluie ?

Chaque année, au printemps, la fonte des neiges sur les sommets apporte la quantité nécessaire de liquide pour renflouer les nappes, lacs et sources. Mais, cette année, au 15 février, les sommets du Jura sont gris et les taches de neige rares. Dans les Alpes, on crée des pistes skiables grâce à l’utilisation des canons à neige, afin d’avoir un minimum de descentes ouvertes entre les taupinières dans les prés.

Il y a si peu de neige que l’on se demande d’où viendra l’eau qui fera gonfler les ruisseaux et les rivières au printemps ! En janvier 2011, il est tombé 38.8 l. Ce n’est pas beaucoup, mais il y a eu déjà moins que cela. La moyenne mensuelle par année la plus basse a été de 51.27 l. en 2003 pour 52.16 l. en 2010, et la plus forte de ces 15 dernières années fut de90.77 l. en 1999.

La danse de la pluie

La pluie ou la neige seront les bienvenues pour les relâches des enfants, mais aussi pour tous. Avant de faire la danse de la pluie, faisons confiance à Dame Nature, mais peut-être est-il temps de ne pas la vilipender et au contraire de l’économiser en commençant dans la salle de bains, à la cuisine ou à la piscine.

Orbe
Les Urbigènes n’ont pas de souci à se faire, car la ville est bien équipée avec ses sources et sa station de traitement du Bois de Chêne, inaugurée l’an passé. La surveillance y est constante par le service technique et les contrôles bactériologiques et chimiques sont effectués selon les directives du laboratoire cantonal. La qualité de l’eau est garantie, mais les autorités ne peuvent pas forcément éviter des problèmes extérieurs qui pourraient arriver et n’ont pas de lien direct avec le ciel.

Photo Marianne Kurth