De jeunes apprentis doués.

La fournée de Pâques à Orny

De jeunes apprentis doués.

De jeunes apprentis doués.

La bise a baissé la garde. Sur la place de jeux – lieu convivial s’il en est – les villageois sont à l’apéro, agrémenté de feuilletés, tout frais sortis du four.

Des résidents  de l’EMS Cottier sont installés au soleil, dans la présence vivifiante des enfants, lunettes de soleil vissées sur la tête. Ce samedi-là, ces derniers sont gâtés. Ils ont le choix entre une course aux œufs et la confection d’un animal qui sera doré dans le four encore chaud. Ou les deux animations s’ils le désirent.

Dans le local noirci par la fumée, de jeunes enfants façonnent un animal sorti de leur imaginaire. La plus petite boulangère a trois ans. Sous l’œil bienveillant de Dominique Bataillard, au fournil depuis quatre heures du matin. Juste en face du four banal, les plus grands rivalisent d’adresse sur le parcours semé d’embûches, un œuf teint en équilibre dans une cuiller à soupe.

A 5 h. 30, Dominique Bataillard enfournait 50 pains pour la Ferme vaudoise à Lausanne qui ne manque jamais de passer commande. C’est que les gens de la ville sont friands de ces pains cuits à l’ancienne. Puis c’était au tour de 75 pains paysans, puis 75  pains multi-céréales d’être avalés par la bouche béante du four. Avant de céder la place à une centaine de tresses joliment torsadées.

On attend Claudia Capt qui vient d’Yverdon-les-Bains à la force du mollet et qui ne rate aucune fournée à Orny. Il y a comme ça des inconditionnels de ce pain qui a la saveur de l’enfance.

Photo Eliane Hindi