Brahim Ajvazi n’a plus qu’une ruche occupée, mais veut croire en l’avenir des abeilles.

Hibernum tempus horribilis

Brahim Ajvazi n’a plus qu’une ruche occupée, mais veut croire en l’avenir des abeilles.

Brahim Ajvazi n’a plus qu’une ruche occupée, mais veut croire en l’avenir des abeilles.

En effet, cet hiver peut être qualifié d’horrible pour le monde des abeilles suisses.
Le bilan de l’hiver écoulé a déjà été relaté dans votre journal à fin mars, cependant avec les mois qui passent, malheureusement, il se confirme, voire empire. L’apiculteur contacté la semaine passée, qui, normalement a entre 18 et 20 ruches, n’en a plus qu’une ce printemps.

Causes

Elles peuvent être nombreuses, et il est difficile de savoir pourquoi, puisque les abeilles ne sont plus dans la ruche. Celles-ci sont tout simplement vides. Pas d’analyse, pas de recherche possible, puisqu’il n’y a pas de cadavres. Elles sont allées mourir on ne sait où. Les centres de recherche suisses mettent les bouchées doubles pour trouver ce qui pourra contrer les différents problèmes et la Confédération a adopté le 23 mai une Ordonnance sur l’aide au Service sanitaire apicole.

Varroa etc.

Certes cet acarien, entré en Suisse il y a 25 ans environ à la faveur d’importations d’abeilles en provenance d’Asie, a causé beaucoup de dégâts, mais il n’est pas seul responsable. L’année 2011 a été chaude et les abeilles ont encore été chercher du pollen sur la phacélie en septembre. Elles ont travaillé longtemps, cela les a-t-elles affaiblies? Il y a également les pesticides qui sont mis en cause, c’est pourquoi des recherches sont effectuées sur les produits dans l’agriculture afin qu’ils soient moins nocifs et tout aussi effectifs.

Et il y a également des agents pathogènes, des parasites ou d’autres acariens. Ces derniers peuvent être amenés en Suisse illégalement puisque l’on a découvert dernièrement une contrebande d’abeilles à grande échelle. Les abeilles importées de l’étranger doivent être strictement contrôlées pour protéger les ruchers sains.

Avenir

Pour améliorer la race, des stations de fécondation en altitude font des élevages de faux-bourdons et de reines de race pure, afin d’améliorer les ruchers de plaine. Mais la lignée ne suffit pas à avoir une abeille gentille et résistante. Il faut compter encore sur la bonne volonté des apiculteurs pour travailler sainement.

Et comme l’a expliqué Brahim Ajvazi, inspecteur des ruchers, une telle hécatombe a déjà été vécue, il ne faut pas baisser les bras et tout faire, avec les partenaires comme les agriculteurs, pour rendre plus fortes les colonies d’abeilles afin qu’elles continuent d’assumer leur rôle: la pollinisation des plantes et l’apport de miel si riche pour l’homme.

Photo: Marianne Kurth

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