Continuité et développement

Bernard Randin vient de succéder à l’Yverdonnois Philippe Meylan à la tête de la commission tourisme de l’ADNV. L’Urbigène n’a pas repris cette charge par hasard. Lorsqu’il était encore municipal, il s’occupait déjà de ce domaine avec lequel il a maintenu le contact en demeurant membre du comité de l’ADNV Tourisme. Il a volontiers accepté de reprendre le flambeau car il était d’abord très favorable à la réunion des sept offices régionaux (Yverdon-les-Bains, Yvonand, Vallorbe, Sainte-Croix, Romainmôtier, Orbe et Grandson). Puis, il souhaite poursuivre l’œuvre de son prédécesseur dans le développement du tourisme dans cette partie du canton qui ne peut se faire connaître qu’à travers une action commune.

Les arguments de chacun

«Nous avons plusieurs cartes à jouer. En premier lieu, il faut mettre en avant l’aspect nature. Cela sous-entend que nous devons développer l’agro-tourisme avec notamment des chambres d’hôtes. Il faut mettre l’accent sur les circuits pédestres et VTT, insérant les possibilités pour les vélos électriques. J’ai le sentiment que l’on doit mieux exploiter les rives du lac de Neuchâtel. Il faut mettre en avant les sites de Vallorbe (grottes, musée du fer et Juraparc) tout comme Romainmôtier et son bourg médiéval. C’est en hiver surtout que Sainte-Croix a des arguments à faire valoir et à Orbe, je veux toujours croire que l’amélioration du site des Mosaïques doit être imaginable. Je pense aussi que notre offre en matière d’hôtellerie doit être meilleure et la prochaine réouverture du Motel des Bains est un élément important alors que le Grand Hôtel des Rasses est sur la bonne voie.

Tourisme et économie

Je continue de penser que tourisme et économie doivent faire bon ménage. Y-Park va aider notre région à se développer. L’ADEOC (pôle Orbe-Chavornay) doit également bénéficier du soutien des autorités cantonales. Sans ignorer la volonté des communes de Vallorbe et Yvonand d’offrir des possibilités d’extensions commerciales. J’espère que nous parviendrons à attirer la clientèle de séminaires puisque certains établissements hôteliers offrent cette possibilité. On sait que les entreprises qui organisent ces réunions, sont friandes de visites pour agrémenter le séjour. Donc, nous avons à faire valoir nos possibilités pour séduire la clientèle potentielle».

Défenseur du Nord vaudois
Bernard Randin n’a pas l’intention de tout révolutionner car un bon bout de chemin a été fait. Il veut profiter des forces vives à disposition, en sachant qu’il peut compter sur le dynamisme de sa directrice, Mme Faesch. Car il est convaincu que cette région a une carte à jouer mais qu’elle doit encore mieux se profiler pour attirer les regards sur ce Nord vaudois dont il est un ardent défenseur.

Photo Sylvie Troyon