Sur ce champ de blé, ne manquent que les grenouilles

Bientôt du riz dans la plaine de l’Orbe?

Sur ce champ de blé, ne manquent que les grenouilles

Sur ce champ de blé, ne manquent que les grenouilles

Cet hiver, tout le monde s’est plaint des averses trop nombreuses et, avec l’arrivée du printemps, les agriculteurs n’ont pu que constater les dégâts aux cultures semées l’automne passé. L’abondance de pluies, d’octobre à avril, a trempé les semis et détrempé le terrain qui n’a plus pu absorber autant d’eau, formant ainsi des gouilles dans les champs.

Trop d’eau

Ces gouilles, à peine ressuyées, sont réapparues avec la nouvelle averse. Les céréales, trop chétives pour avoir suffisamment d’air, ont été étouffées par l’eau. Une partie des semis, plus forts, n’ont été que retardés dans leur évolution. Prenant leur courage à deux mains, des agriculteurs ont refait les semis manquants. Quelques-uns ont été malheureusement à nouveau étouffés, d’autres ont rattrapé le temps perdu. Mais, les jours passant, quelques paysans n’ayant plus trouvé de semences, ont brûlé le reste et mis en place une autre culture, comme du blé de printemps ou encore du soja. Les champs de colza ou de céréales sont marqués par de grosses taches vides de plants, qui ne rapporteront rien cette année.

La nature avance

Si le mauvais temps a perturbé les semis, il continue de perturber l’avance des travaux dans les champs. Les agriculteurs, lorsqu’ils devaient labourer, semer ou traiter la mauvaise herbe, voient leurs efforts anéantis par l’orage qui arrive et les en empêche.

Les champs de colza sont en pleine fleur et l’orge va bientôt épier. Dame Nature rattrape son retard, car les jours chauds font avancer les cultures et l’agriculteur espère bien que cet hiver ne sera bientôt plus qu’un mauvais souvenir…

Photo Marianne Kurth