Des apprenties au travail, tout sourire.

Appuyer les apprentis

Des apprenties au travail, tout sourire.

Des apprenties au travail, tout sourire.

Le groupe formation de l’Association de Développement du Nord Vaudois vient de faire un bilan de la situation dans notre région, en matière d’apprentissage en particulier. Si les cours d’appuis aux apprentis (App-app) connaissent un certain succès puisque plus de 25 cours sont mis sur pied dans notre région dont deux sont donnés à Vallorbe (économie et maths) et autant à Orbe (allemand et math).

Il manque toutefois deux répétiteurs dans la ville aux deux poissons dans le domaine des mathématiques. Des postes souvent occupés par des étudiants qui peuvent faire acte de candidature en cas d’intérêt au 024 425 55 21 (M. Buchilier) car les jeunes ont besoin de pallier leurs faiblesses dans certains secteurs afin de faire face à leurs obligations théoriques de l’apprentissage dual (en entreprise et par les cours professionnels).

Les leçons à domicile

Parmi les difficultés répertoriées à l’heure actuelle, un constat a été fait à propos des leçons à domicile. Au niveau de l’école déjà, on remarque une tendance à donner de moins en moins de tâches pour la maison. Certains directeurs ont remarqué que, parfois, un ado est désigné par sa classe pour résoudre un problème dont la solution est ensuite envoyée à ses camarades par le truchement des outils informatiques à leur disposition.

On n’ira pas jusqu’à dire que cette manière de procéder est à l’origine des difficultés éprouvées par les apprentis mais il faudrait éviter que les jeunes résolvent leurs problématiques uniquement par le biais d’internet plutôt qu’au travers de leur savoir. Si l’on doit regretter cette tendance, il paraît indispensable que les patrons comme les parents s’impliquent davantage dans la formation de l’apprenti. Car malheureusement le taux d’échecs en fin d’études est encore conséquent.

Promesse non tenue

Si le marché du travail ne s’est pas élargi ces dernières années, il paraîtrait que la plupart des places d’apprentissage trouvent preneurs quand bien même quelques statistiques indiquent que certaines professions sont délaissées. Le salon des métiers de Lausanne est devenu le seul endroit où les élèves peuvent avoir un premier contact avec les différentes professions. La décision cantonale de supprimer l’allocation de transport des écoles pour se rendre à cette manifestation a été mal perçue car des promesses avaient été faites à l’heure de la disparition des salons régionaux.

Le groupe de l’ADNV déplore cette attitude et souhaite qu’un réexamen de la situation soit fait afin de ne pas pénaliser les élèves qui ne viennent pas de l’agglomération lausannoise. De toute manière, les associations professionnelles envisagent de nouvelles pistes pour attirer les jeunes dans leur domaine et doivent innover dans un monde de la communication en constante évolution. Car un effort doit être fait dans le pays de Vaud surtout après que le conseiller fédéral Johann Schneider-Ammann a proclamé que l’on devait absolument favoriser la voie de l’apprentissage.

Photo Pierre Mercier