Tout à droite, Stéphanie Chaubet, ingénieure agronome.

Agiez: agitation nocturne dans les vignes

Tout à droite, Stéphanie Chaubet, ingénieure agronome.

Tout à droite, Stéphanie Chaubet, ingénieure agronome.

Deux espèces de papillons en sont responsables.

Une méthode respectueuse de l’environnement

Chaque année, début avril, une forte activité de papillons nocturnes s’attaque en particulier au feuillage et aux fruits de la vigne. C’est pour éviter de pulvériser des produits phytosanitaires (pesticides) que les vigneronnes et vignerons d’Agiez ont décidé, d’un commun accord, d’utiliser la méthode préventive de lutte par traitement biologique (Pierre-Yves et André Poget l’utilisent avec succès dans un vignoble à Valeyres-sous-Rances depuis 10 ans) appelée: technique de confusion.

«Tordeuse» ou «ver de la grappe»

Le cochylis adulte mesure de 12 à 15 mm et l’eudémis, lui, 18 à 20 mm. Ils hivernent sous forme de chrysalide sous l’écorce des ceps, et dès avril, après accouplement, les femelles de première génération pondent entre 40 et 60 œufs qu’elles posent sur les capuchons floraux. Après 15 jours les chenilles s’attaquent aux boutons.

Les papillons de deuxième génération apparaissent début juillet et la ponte est déposée sur les baies. Après 10 jours, les jeunes chenilles pénètrent directement dans les raisins et durant leur développement elles attaquent les grains contigus. Ce qui provoque la croissance de la pourriture grise, qui peut, elle, anéantir toute la grappe.

La pose de diffuseurs

Stéphanie Chaubet, ingénieure agronome et conseillère technique de la Maison Leu+Gygax AG, donnait les indications précises sur la pose des diffuseurs contenant un attractif sexuel synthétique pour la lutte par confusion. La pose des plaquettes se fait toutes les deux lignes, et une tous les 5 à 6 m. ce qui permet de saturer l’atmosphère et de désorienter les mâles.

Une seule pose suffit pour protéger le raisin jusqu’aux vendanges. Deux grands pièges, avec glu et phéromone seront suspendus dans les vignes, et permettra d’observer l’efficacité du traitement.

Rendez-vous est pris pour les vendanges.

Photo Marlène Rézenne