Au refuge de Vaulion, les participants sont accueillis par un froid mordant

2011, année internationale de la forêt

Au refuge de Vaulion, les participants  sont accueillis par un froid mordant

Au refuge de Vaulion, les participants sont accueillis par un froid mordant

A Vaulion, la forêt c’était aussi la nature et du naturel.

Prémices d’un hiver précoce…?

Pour ce dernier rendez-vous à Vaulion de l’année internationale de la forêt, et malgré une drache glaciale, nombre de personnes s’étaient déplacées pour suivre les explications du garde forestier, Philippe Guignard, qui dirige l’association du Triage des Auges (regroupant les communes d’Agiez, de Bretonnières, de Premier et de Vaulion), et qui avait mis sur pied les rencontres de la forêt et du travail des hommes sur le terrain en quatre épisodes et quatre lieux distincts.

Arrivés au Refuge de Vaulion, les participants sont accueillis par un froid mordant. Les bénévoles et les organisateurs offraient de la cuchaule et de la moutarde de bénichon, sans oublier un café bienvenu. A côté du refuge, sous une tente, depuis 7 h. le matin, une soupe aux pois de derrière les fagots mijotait pour célébrer, sur le coup de midi, le retour des sympathisants de l’expédition forestière.

La forêt du Triage des Auges et quelques chiffres

Ph. Guignard présentait l’exploitation et le bilan sur les 34 années de fonctionnement du Triage des Auges, qui est aussi formateur (futurs bûcherons) depuis sa création. A partir de la commune d’Agiez à ~ 500 m. d’altitude, la forêt culmine à 1482 m. au sommet de la Dent et avec une surface de 1 400 hectares. Pour Vaulion, la forêt couvre
625 h. et 3 700 m3 d’arbres dont 2 800 de résineux et 900 de feuillus. Sur le parcours, les bûcherons avaient préparés, sur des bancs en mélèze, la présentation du cycle de la vie des arbres à partir de la graine.

Etonnamment, chaque essence forestière est porteuse de fleurs, mais le simple péquin (y compris votre serviteur) ne va pas les voir. L’exposé des jeunes de l’équipe du triage, David, Alexandre et François, passionna tellement l’auditoire, avec les photos de graines et fleurs minuscules que, sûr, les gens seront attentifs au printemps prochain. Fleurs hermaphrodites (complètes), monoïques (androgynes, les épicéas) ou dioïques (séparées, le saule). Le noisetier qui fleurit déjà en février, étant le plus précoce. Une comparaison amusante: les graines lourdes (chêne) 100 par kg. et les graines légères (bouleau) 1 000 000 par kg.! On comprend que ce dernier est le premier colonisateur de terrains en friche (ancienne gravière).

Après l’explication des soins culturaux et l’apport de lumière pour les résineux, tout le monde se retrouvait au refuge pour déguster la soupe et remercier les membres du triage pour l’enseignement qu’ils ont transmis au cours de cette année.

Photo Marlène Rézenne