La Tour ronde veille

Orbe: « Police Nord Vaudois », encore un certain temps…

Après avoir procédé à l’assermentation de trois nouveaux conseillers, la présidente Natacha Mahaim-Sidorenko a passé à l’adoption des crédits complémentaires au budget 2017, jugés justifiés par la commission des finances, pour un montant net d’environ Fr. 100’000.— Dans la foulée, le conseil a adopté sans discussion un nouveau concept de gestion de déchets, qui comprend le développement d’une nouvelle déchetterie et le réaménagement des 5 mini déchetteries existantes, ceci dans le but d’améliorer l’image de la ville et d’optimiser l’exploitation, tout en encourageant le tri et en améliorant sa qualité. Un crédit de Fr. 230’000.– a été accordé à l’exécutif pour mener à bien les études nécessaires dans ce cadre. Deux nouveautés innovantes à venir : une déchetterie mobile et une collecte de proximité.

Deux blocs opposés

On imaginait une longue discussion sur la question du maintien d’Orbe au sein de la Police Nord Vaudois (PNV). Tel ne fut pas le cas, les avis ayant sans doute été forgés avant la séance. La commission était partagée et a produit deux rapports, le 1er majoritaire, favorable au maintien au sein de la PNV, mais sous conditions. Le second, minoritaire, exigeant une déclaration de sortie unilatérale, à déposer avant le 30 juin 2018. Du côté des partisans du maintien, dont le porte-parole était Didier Zumbach (PS), on évoque une proximité qui serait appréciée et efficace, même si sur le plan des coûts cette position revient nettement plus cher. Pour les partisans du maintien, « la PNV fait un travail de police de proximité exemplaire, par la médiation et la conciliation en relation avec la Maison des Jeunes ». Enfin, la proximité avec les organes décisionnels constitue un plus.
On a aussi évoqué la situation des assistants de sécurité publique qui ne dépendent actuellement pas de la PNV et sont à la charge financière exclusive de la commune. Leurs tâches relèvent du fameux 5e processus (police administrative, police du commerce, suivi du paiement des amendes, etc.). Des domaines dans lesquels la commune rencontre « un grand problème » selon la commission, avec de nombreux retards, et des ASP n’arrivant pas à suivre les dossiers en perpétuelle croissance – en volume et en technicité requise. Un renfort doit donc être envisagé dans ce cadre.

Performances et coûts critiqués

Du côté des partisans minoritaires d’un départ anticipé, représentés par Pierre-André Wieland (PLR), on relève une insatisfaction populaire face aux prestations de la PNV. En plus, contrairement à certaines affirmations, « les incivilités ainsi que les vols par effraction ne diminuent pas à Orbe, alors que la maitrise de l’évolution ne peut être démontrée. Le contrat de départ de 2012 prévoyait 4 postes d’agents basés à Orbe alors que le compte n’y est pas. Le contrat n’est donc pas respecté ». Enfin, le budget de la PNV ne cesse de gonfler au niveau des dépenses, ce qui semble irréversible. Le conseiller Arnold Poot (UL) a également estimé que la différence de coûts était un critère de choix impératif. Il a précisé que les ASP actuels d’Orbe coûtaient en plus à la commune Fr. 430’000.– par an pour remplir des tâches qui ne relèvent que du 5e processus et donc sans rapport avec les missions directes de la PNV.
Même avec une aide future et hypothétique de la commune d’Yverdon-les-Bains dans le cadre des ASP, le compte n’y sera pas. Cette situation globale étant à mettre sur une négociation initiale qui ne tenait pas suffisamment compte des intérêts urbigènes.

Plus net qu’imaginé

Au vote, le rapport de majorité pour le maintien de la situation actuelle a recueilli 29 voix favorables, la solution minoritaire du départ de la PNV n’en comptant au final que 13. Une décision qui a réjoui l’exécutif et la Municipale de Police Mary Claude Chevalier, même si cette dernière sait que les conditions assortissant ce «Oui» final vont l’obliger à remettre plus d’une fois l’ouvrage sur le métier. Au moins une fois avant la fin de l’année courante.

Budget 2018

L’Omnibus avait relevé, dans son numéro 599 du 26 janvier 2018 en page 5, l’imprécision des conclusions de la commission des finances, lors de l’adoption du budget 2018 en décembre. Pour corriger ces lacunes, l’exécutif a préparé un détail d’une page entière des plus de 50 comptes touchés par le coup de rabot trop général décidé en décembre. Voir la communication 12/18 disponible sur le site internet de la commune.
En fin de séance, le Municipal Guido Roelfstra, sur le départ, a tenu à rendre hommage à ses collègues et au Conseil ainsi qu’aux chefs de service qui font un travail difficile et toujours apprécié.

Zone réservée à Croy

Croy: plan général d’affectation, un choix stratégique : la zone réservée

D’ici 2022, les communes ont l’obligation d’être conformes au plan directeur cantonal. Pour nombre de communes situées hors centre, ceci implique une diminution des zones réservées à l’habitat. La restructuration du plan général d’aménagement (PGA) est un travail de longue haleine. La commune de Croy a opté pour l’implémentation de la zone réservée.

Choix de répit

Englobant la zone village et les terrains à bâtir, la zone réservée empêche les constructions qui modifient la réserve à bâtir existante. Des dépendances à moins de 3 mètres d’une habitation ainsi que des rénovations de volumes existants et habités restent autorisées. Une opposition à ce règlement en vigueur est possible. L’implémentation de ce statut temporaire vise à figer la situation pour une période de maximum 5 ans. Mettant les propriétaires à la même enseigne, celle de la situation actuelle, la Municipalité va procéder à la mise en conformité du PGA.

Théorie et avenir

Face à ce dossier épineux, le but est de mettre sur pied un PGA avec un minimum de dommages collatéraux. Pour ce faire, quelques pistes sont envisagées telles qu’un rapprochement avec Romainmôtier pour une demande de modification du type de centre. En passant d’une commune hors centre à une localité à densifier, le potentiel de croissance est doublé. La capacité des réserves à bâtir augmente. « Vu la présence d’une gare et l’offre en équipements et services, la piste est envisageable » affirme David Varidel, ingénieur HES et directeur de BR+ mandaté pour l’étude de la zone réservée de Croy.

Les questions posées lors de la séance d’information organisée par la Municipalité ont témoigné de l’inquiétude des uns, de l’aberration des autres. Les chiffres et directives théoriques se heurtent à la réalité. La Municipalité explore les pistes pour répondre aux enjeux du village.

Castors sous les EPO au confluent de l’Orbe et du Talent.

Orbe : castors indigènes forcés de montrer leurs nez à cause de la crue

Deux familles de castors «urbigènes» installées sur les rives de l’Orbe ont dû montrer leurs nez dernièrement en raison des hautes eaux.
Mammifère rongeur, le castor est un animal industrieux qui exerce une inlassable activité au bord des cours d’eau, l’hiver excepté. Pour la petite histoire, le castor a disparu de Suisse depuis 1849 suite à une chasse intensive.

Puis, entre 1958 et 1977, 141 castors européens, dits «fibert», ont été réintroduits le long de nos rivières, et depuis 1962 il est totalement protégé en Suisse. L’association pour l’intérêt et le suivi du castor «Beaverwatch» fournit au service de la faune des données sur le recensement et autres activités liées aux rongeurs.
Deux familles de trois à cinq individus se sont installées dans la région proche, l’une en contrebas du pénitencier des EPO et l’autre dans la zone du Puisoir.

Il y a aussi un habitat dans la région de Vallorbe. On peut observer leur présence par les amas de branchages sur les sites.

Travail et nourriture

Le castor passe la majorité de son temps au labeur, abat avec ses deux incisives teintées ocre à croissance continue des arbres feuillus (saules – peupliers) afin de se nourrir, de protéger l’entrée de son terrier, de créer une digue où la rivière manque d’eau à son goût, afin de pouvoir nager dans la proximité de son habitat. A cette occasion, il favorise aussi la biodiversité, et les amas de branchages permettent de même aux poissons de s’abriter des oiseaux piscivores.
Les digues édifiées pendant l’été sont fixées à la rive par des pierres, des branchages, le tout solidifiée avec des feuilles et de l’argile. Il va même au champ pour grignoter maïs, betteraves et divers herbages. Mais l’écorce des arbres reste sa nourriture de base. Une fois ces copeaux ingurgités, il défèque un genre de boulettes de sciure qu’il consomme pour son équilibre vital.

Morphologie

Le castor reste le plus gros rongeur d’Europe. Il mesure environ 130 centimètres queue comprise et pèse de 20 à 30 kilos. Cet animal vit de 15 à 20 ans, et au printemps, après 4 mois de gestation naissent de 2 à 6 petits, qui, allaités pendant un mois, ne quittent leurs parents qu’à l’âge de deux ans. Le mâle marque son territoire à l’aide d’une sécrétion nauséabonde, le castoréum, produite par des glandes. Il est difficile de l’observer pendant la journée. Il reste à l’abri dans son terrier, pour se déplacer particulièrement à la tombée de la nuit.
Pour les personnes intéressées par le castor, l’association «Beaverwatch» sera présente fin mai à la fête de la nature à Orbe.

Photo © Benno Strimer

De gauche à droite: Serge Berthoud, Fanny Naville, Stéphane Pilloud.

Orbe: les trois candidats à la Municipalité s’affrontent en débat

Pour les plus de 80 citoyens qui ont fait le déplacement au Casino, le débat politique organisé par L’Omnibus et conduit par son rédacteur en chef Pierre Mercier, était une belle occasion de se forger une idée plus précise de ce que les trois candidats souhaitent apporter à Orbe au travers d’une candidature à la Municipalité. Mais, pour la plupart des auditeurs, membres des partis des candidats PLR et socialiste, ou amis du candidat hors parti, chacun était venu soutenir son prétendant au siège, dès lors leur opinion était déjà solidement forgée.

Des profils variés et des idées communes

Le meneur du débat avait au préalable soumis aux candidats les principales questions; il a aussi émaillé le débat de questions impromptues. Ce jeu-là a révélé des personnalités aussi solides que différentes.
La socialiste Fanny Naville s’est montrée particulièrement à l’aise dans cet exercice, mettant en avant autant sa pratique des associations que son envie de contribuer à faire d’Orbe un lieu convivial. Ses priorités ont pour axe la mobilité par l’accès aux transports, le droit au logement. Elle veut mettre au service de la Commune ses bonnes connaissances du système et s’annonce attentive au souci de l’équilibre financier.

Pour sa part, le PLR Serge Berthoud a revendiqué sa pratique de la vie régionale et du commandement au travers de l’expérience acquise au SDISPO. Son intérêt est clairement marqué pour les sujets très concrets du dicastère des services techniques. A son regard, l’actuelle Municipalité travaille dans la bonne direction et il entend bien pouvoir venir en appui par ses connaissances techniques et son sens pratique.

L’outsider sans parti, Stéphane Pilloud, qui se revendique d’Urba Fidelis, est enthousiasmé à l’idée d’apporter sa motivation à dynamiser une ville qu’il envisage plus vivante. Son expérience de commerçant indépendant, sa formation d’artisan, sont les atouts qu’il a portés sur le devant de la scène. Il se montre conscient de la difficulté que représente une candidature solo, sans l’appui de l’infrastructure d’un parti.
Tous les trois se rejoignent sur plusieurs plans, ils souhaitent tous valoriser la communication et le contact avec la population urbigène, tout comme contribuer à faire vivre le centre-ville et ses commerces.

Vers un second tour

Chacun veut apporter à la ville son envie de la voir vivre avec plus de dynamisme, se dit prêt à reprendre le dicastère des services techniques laissé libre par le départ de Guido Roelfstra, mais se dit prêt aussi à conduire tout autre dicastère qui pourrait être proposé. L’échéance de l’élection du 4 mars devrait probablement aller vers un ballotage.

De gauche à droite: le président du Conseil communal Samuel Maillefer, les cadres de personnel et les membres de la Municipalité.

Ballaigues: la commune s’étoffe

Vendredi soir, la commune a reçu officiellement au Centre villageois ses nouveaux habitants arrivés en 2017, lors d’une cérémonie devenue traditionnelle depuis de longues années. C’est le syndic Raphaël Darbellay et son exécutif « in corpore » qui ont accueilli plus d’une centaine de personnes, parmi lesquelles on comptait nombre d’anciens résidents et passablement de nouveaux arrivés. Dans son allocution de bienvenue, le syndic a rappelé le développement du village qui a compté de nombreuses années durant environ 850 habitants. Après le tournant du siècle, la progression annuelle a augmenté pour permettre à la population d’atteindre aujourd’hui un nouveau palier de 1 100 unités.

En 2017, le mouvement net n’a été que de quelques unités, puisque l’on a compté 119 départs pour 111 arrivées. Avec les constructions actuellement en cours, on devrait voir la population continuer d’évoluer ces prochaines années. Le syndic a aussi rappelé à l’assistance que Ballaigues comptait suffisamment d’espace pour que chacun puisse y évoluer à sa guise et y vivre ses envies ou ses passions. Avant de passer au traditionnel verre de l’amitié, le syndic a présenté à l’assistance le président du Conseil communal, les membres de l’Exécutif, ainsi que les responsables des principaux services communaux. La pasteure Aude Gelin a ensuite pris la parole pour expliquer aux nouveaux venus quelles étaient les différentes communautés religieuses constituées au village, ainsi que les personnes de contact.

Le conférencier est entouré par Yvette Fishman et Danilo Gay, du comité de l’ARAVOH.

Vallorbe, Odyssée africaine: les atrocités subies par les réfugiés

Si notre surtitre peut évoquer une sorte de voyage tranquille, eh bien c’est de tout le contraire qu’il s’agit. Jeudi matin 1er février, l’ARAVOH de Vallorbe mettait sur pied une conférence pour évoquer ce qu’a vécu Emmanuel Mbolela qui a dû fuir la République démocratique du Congo (Kinshasa) en 2002.
C’est donc lui, aujourd’hui mué en un conférencier et écrivain, qui raconte sa propre histoire... Une destinée commune à des centaines de milliers de réfugiés qui ont dû affronter les plus sordides atrocités en fuyant l’Afrique, sur un trajet de près de 13 000 km.

Six ans de souffrances

Cette «odyssée» a été particulièrement dramatique. Elle dure six ans sur un chemin tortueux dont le but final est d’atteindre enfin l’Europe. En 1998, la deuxième guerre du Congo éclate. Etudiant à l’époque, Emmanuel se lance dans une lutte politique pour les droits de l’homme. Il est fait prisonnier, mais réussira à s’évader, d’où le début de son exil (plus de 200 000 déplacés). Sans papiers, il traverse tour à tour Cameroun, Nigeria, Bénin, Burkina Faso, Mali et Algérie.
Pourchassé encore, il passe alors au Maroc avec des taxis clandestins. Bloqué là-bas pendant quatre ans, il se fait vraiment connaître en créant l’ARCOM, la première association officielle des réfugiés et congolais, s’active dans des solutions de logements pour eux à Rabat.
Témoignage
Aujourd’hui, Emmanuel Mbolela est toujours réfugié. Il vit aux Pays-Bas. Dès lors, il ne cesse de parcourir l’Europe pour décrire son périple bouleversant dont il a tiré un livre. Il était donc normal que l’ARAVOH (Association auprès des Requérants d’Asile de Vallorbe Oecuménique et Humanitaire) lui donne l’occasion de s’exprimer, au Buffet de la Gare.

Edition 2010 des 200 km

Région: Entre vie et déclin de nos sociétés

Les sociétés ont longtemps été le principal lieu des rencontres récréatives, des échanges, autrement dit le ciment de la vie communautaire. Qu’en est-il aujourd’hui, à l’heure où l’individualisme est pointé comme un fléau de notre société ? Premier constat, la situation diffère entre villes et villages, une société peut survivre en ville en raison de l’importance du bassin d’habitation, il n’en va sans doute pas de même dans les petits villages. Les moyens et modes de contact se sont multipliés, la vie n’est plus centrée sur le local, la population est plus mobile, elle est plus attachée à ses envies individuelles qu’à la nécessité d’appartenir à une communauté comme c’était autrefois la raison d’être membre d’une société.

A Chavornay

Le nombre d’adhérents à la gym est en constante augmentation, essentiellement grâce aux gosses. Dès 10 ans, les intérêts évoluent, les enfants se tâtent et on constate un va-et-vient important. A partir de 13 - 14 ans commence l’exode et peu nombreux sont ceux qui rejoignent les sections d’adultes. Difficile aujourd’hui aussi de compter sur la solidarité des parents pour apporter une aide au moment des concours et manifestations. La fanfare a dû fusionner il y a quelques années avec celle de Bavois, les effectifs sont actuellement stables bien que vieillissants. La société a réactivé son école pour jeunes musiciens avec un bel intérêt de la part des familles et des enfants. Elle mise également sur un répertoire musical renouvelé. Objectif : retenir les nouveaux musiciens pour garnir les rangs de la fanfare à l’avenir. La situation est plus inquiétante du côté de la société de chant à l’effectif vieillissant et qui depuis plusieurs années n’a pas enregistré l’arrivée de nouveaux choristes. Là aussi il a été décidé de moderniser le répertoire, désormais on puise dans les classiques de la variété française.
Du nouveau

La société des petits animaux (poules, lapins, pigeons) a un effectif stable, il s’agit avant tout de passionnés et la passion semble se transmettre de père en fils, dès 8 ans déjà.... Le groupement de Chavornay se montre particulièrement actif puisqu’en décembre il mettra sur pied une exposition cantonale. Si certaines sociétés peinent, l’Union des Sociétés Locales voit heureusement grandir son effectif avec le groupe des Bouffons tandis qu’à Corcelles, on note l’arrivée d’un club d’escrime, d’un groupe d’animation villageoise, d’une nouvelle société de Jeunesse, et d’un club de danse country.

A Baulmes

Avec plus de vingt associations locales répertoriées, Baulmes doit être en tête du classement du nombre de sociétés par tête d’habitant. Si cette richesse culturelle est à relever, le revers de la médaille est plus que présent quand il faut trouver du monde pour assurer l’effectif ou compléter les comités assure Denis Dardenne, président du Chœur Mixte Rapilles Mélodies.

Pour ne pas laisser mourir la société, le comité cherche année après année à recruter de nouveaux membres, mais l’exercice est périlleux sinon impossible. L’effectif actuel est de 21 chanteurs. Il diminue tranquillement. La cote d’alerte de 15 unités est bientôt atteinte. La chorale est vieillissante, les jeunes ne se sentent plus attirés et n’ont pas envie du répertoire habituel composé de chansons traditionnelles voire même de chansons récentes. Ils veulent autre chose et ne sont pas prêts à se soumettre à une discipline imposée de fait. Le recrutement par voie d’annonce est voué à l’échec. Le chœur d’enfants aurait pu être une réserve, mais il a cessé son activité depuis peu; organiser des rencontres ou inviter ces jeunes à une soirée n’est jamais couronné de succès. Denis Dardenne termine en soupirant : il faut être vraiment mordu et plein d’enthousiasme pour continuer, mais tant qu’il y a de la vie…!
A Orbe, les sportives inquiètent

Orbe

C’est d’une manière étonnante une société qui semblait en plein essor, qui enregistre la plus grande perte de membres (20 sur 120). Le président du Badminton Club, Christian Michoud, concède que c’est au niveau de la relève (7-11 ans) et des membres dans la force de l’âge (25 à 40 ans) que la diminution d’effectif se fait sentir. A dire vrai, c’est le manque de compétiteurs qui est sensible dans la mesure où l’on préfère jouer pour le plaisir plutôt que de s’astreindre à des entraînements. Si bien qu’il a fallu retirer une équipe de 5ème ligue qui permettait l’intégration progressive des jeunes. A Orbe-Ancienne, la vacance présidentielle a duré pendant presque deux ans. Par bonheur, Chloé Michoud a repris le flambeau de Lucie Lobsiger. « Il est toujours difficile de trouver des moniteurs, nous dit la nouvelle présidente. Pour intéresser et soulager nos volontaires, chaque groupe de gymnastes est coaché par deux personnes, comme cela la tâche est partagée et moins lourde. Mais Il manque toujours un entraîneur pour l’athlétisme dans cette société qui se porte bien». Au FC Orbe, la présidente Mary-Claude Chevalier cherche en vain un successeur depuis qu’elle est devenue municipale.
Fusions nécessaires
Inutile de dire que la chorale d’Orbe a passé par quelques tribulations au cours de la dernière décennie. Devant la diminution de l’effectif, elle a fusionné avec Montcherand dans un premier temps. Récemment, elle a lié son sort au chœur d’Arnex pour maintenir un effectif convenable (37 chanteurs). «Mais cette fusion a donné l’occasion à certains anciens de quitter la société et j’ai entendu quelques-uns d’entre eux me dire que se rendre à gauche ou droite pour les répétitions les préoccupaient, car ils avaient désormais peur de rouler la nuit», nous dit le président Yves Jordan qui se demande s’il ne devra pas envisager de faire passer le comité de 7 à 5 membres, après le giron qui se déroulera à Orbe, ce printemps. Il en est allé de même pour le groupe folklorique «La Bergère» qui a lié son sort au chœur mixte «L’Echo du Suchet» de Rances pour éviter sa disparition. Dans un autre domaine, la Ludothèque est à la recherche d’une présidente depuis quelques années, sans succès.

A Vallorbe

La situation est moins inquiétante que dans les autres grandes communes de notre région. Avec un particularisme toutefois, puisque le comité qui organisait tous les deux ans une épreuve qualificative à la marche sur 24 heures en vue du fameux Paris-Colmar, ne récolte plus assez d’inscriptions. En précisant que les athlètes n’étaient en général pas des Vallorbiers mais des marcheurs de plusieurs nations, y compris la Suisse. De quoi s’inquiéter pour le futur de cette compétition. Pour favoriser l’organisation de manifestations, la Municipalité a décidé d’abaisser le coût de location de la halle des fêtes de Fr. 1 500.– à Fr. 500.–pour les sociétés du lieu. A titre de réconfort, la fête du 100e anniversaire du tunnel ferroviaire a permis à une dizaine de sociétés de se donner la main pour la réussite de l’événement, c’est dire que l’entente est bonne, selon le président de l’UCV, M. Rindlisbacher, qui ajoute tout de même que le renouvellement des comités est de plus en plus délicat, notamment au niveau des présidents.

En définitive

Si nous n’avons pas pu faire le point dans les 26 communes de notre champ d’activité, par manque de temps, il faut bien avouer que les sociétés traditionnelles de musique traversent des années difficiles. Si les fanfares font des efforts pour recruter des jeunes pour lesquels l’apprentissage d’un instrument servira peut-être plus tard, les chœurs devront probablement revoir bien plus que leurs répertoires pour se renouveler. Il en va de même pour les comités dans la mesure où peu de personnes acceptent de prendre des responsabilités et c’est bien dommage. Il est sûr cependant que nos populations ne comptent plus sur les sociétés pour s’intégrer, sauf dans les villages plus petits. N’allez pas croire toutefois que le phénomène est régional, mais il est observé malheureusement partout, en Suisse comme ailleurs.

Article rédigé en commun avec Jacques Ravussin et Pierre Mercier

Jean-Marc Richard interrogeant les bambins violonistes de l’Institut de Ribaupierre.

Valeyres-sous-Rances: le Kiosque à musiques à Valeyres-sous-Rances

Ce samedi 27 janvier, l’Echo des Campagnes, société de musique de Rances et Valeyres-sous-Rances, recevait le Kiosque à musiques à Valeyres. Le nombreux public a ainsi eu le loisir d’être «spectateur» de la célèbre émission de la radio suisse romande. Etonnant d’observer comme les nouvelles ou les infos route viennent s’insérer dans le programme musical, par ailleurs rondement mené par un Jean-Marc Richard très à l’aise dans cet exercice! Au passage, l’animateur ne manquera pas de faire une petite diversion politique pour encourager à voter non à l’initiative «No Billag». C’est dans l’air du temps…

Mais, pourquoi à Valeyres?

Vincent J. Dubois, directeur de L’Echo des campagnes entre autres, explique qu’il s’agit à la base d’une carte blanche donnée au «Duo Madio» composé de Marie Heck et Sylvie Amadio. Celles-ci ont donc assuré la programmation, l’Echo des Campagnes, pour sa part, a coorganisé en mettant la salle à disposition, en organisant la raclette et en jouant!

Riche programme

Outre le Duo Madio et l’Echo des Campagnes, l’émission a présenté le choeur d’hommes de Démoret, l’ensemble d’accordéons «A TEMPO», le duo Stéphane Plouvin, sans oublier «Gli archini et Cherry Celli», les très attendrissants jeunes élèves de l’institut de Ribaupierre à Lausanne. Et… cerise sur le gâteau, Angie Ott, finaliste du concours de l’Eurovision, a interprété une chanson, ceci une semaine avant la finale suisse qui aura lieu le 4 février 2018! Jolie mosaïque de prestations qui reflète bien la diversité et la multiplicité de la musique populaire suisse.