L’hôtel de Ville d’Orbe.

Orbe: petit survol du budget 2018

Juste en dessous du seuil des 40 millions de charges, avec un excédent de charges de 1 million, le budget 2018 de la Cité aux Deux Poissons constitue un sujet de satisfaction pour l’exécutif, ainsi que l’a rappelé le syndic Henri Germond lors de la dernière séance du conseil communal. Sujet de satisfaction non pas en raison du déficit escompté lui-même, mais de sa hauteur qui se réduit. Charges et produits sont sous un contrôle permanent.

Baisse globale des charges

Le budget reflète une baisse des charges de 1% par rapport à celui de l’année 2017. Le mouvement à la baisse se remarque aussi par rapport à la hausse de 5% sur ce poste général qui avait caractérisé les budgets des années 2015 et 2016. Il faut se souvenir que l’exécutif avait décidé de geler les engagements pour toute l’année civile 2017, ce qui est passé des intentions aux actes effectifs. Certains services auront en revanche besoin en 2018 d’un effectif un peu plus important pour pouvoir faire face aux tâches toujours plus nombreuses et complexes qui leur sont confiées. On pense en particulier à l’administration générale et au greffe municipal qui sera doté d’un temps partiel supplémentaire qui s’avère indispensable.

Des produits évalués prudemment

Du côté des produits, on nage dans les incertitudes résultant de la mise en œuvre de la RIE III cantonale prévue dès 2019. Mais comme le projet de RIE II fédérale n’a pas passé le couperet du vote populaire, les incidences cantonales de sa non-entrée en application qui elles aussi ne devraient se manifester qu’en 2019, l’exécutif urbigène a décidé d’être prudent pour le budget 2018 en anticipant le choc à venir de la baisse de revenus de l’impôt sur les sociétés. Pour ce faire, il a donc diminué volontairement ces recettes.

Travaux routiers en vue

Du côté des bâtiments et domaines, l’engagement d’une nouvelle personne est prévu pour venir en appui au service du cadastre et de l’urbanisme. Des mesures de réorganisation sont aussi à venir au niveau de la conciergerie.

Concernant les travaux, la charge qui augmente le plus concerne les routes, pour lesquelles plusieurs préavis vont se réaliser, soit qu’ils soient déjà approuvés ou encore à présenter. On pense en particulier aux zones 30 km/h, au carrefour de la route du Signal et de la route de Valeyres, ou au réaménagement de la route de Granges Saint-Martin.

Charge scolaire en légère diminution

Du côté des écoles, que ce soit au primaire ou au secondaire, la part aux frais des établissements scolaires diminue globalement d’environ Fr. 130 000.–, en raison entre autres de l’abandon de locations à la commune des Clées, à celle de l’Abergement ou encore à une réadaptation des charges relatives aux Portakabins de Montchoisi.

Les contes ont captivé les plus petits.

Chavornay: la nuit en forêt

A l’initiative de la dynamique petite équipe de la «Fête villageoise de Corcelles», les habitants des trois villages de la commune fusionnée de Chavornay étaient invités, ce dernier samedi 4 novembre, à participer à un après-midi et une veillée en forêt au refuge communal de Chavornay.

Un programme varié et détendu

L’après-midi ce sont avant tout les balades à cheval proposées par Nicolas Dänzer qui ont remporté du succès. Dès la nuit venue, à la lumière des lampes à pétrole, les plus petits ont été plongés dans les mystères captivants des contes de Jocelyne Estermann. Dans le refuge, c’est le duo musical de Catherine et Michaël Pool qui a apporté la joie et la simplicité d’un répertoire qui plonge ses racines dans la chanson populaire.

Le plaisir passe aussi par le palais

Des arbres à fondue pour une dégustation en plein air dans une atmosphère particulièrement agréable en cette saison. On pouvait aussi goûter à la traditionnelle soupe de saison à la courge et à des pâtisseries maison. Et pour les plus patients, c’est très tôt le dimanche matin que pouvait s’acheter la raisinée cuite sur place depuis près de 24 heures.

Une première à renouveler

Même s’ils auraient pu être plus nombreux, les participants à cette première ont apprécié autant l’ambiance chaleureuse que la bonne chair. Avec une meilleure information, à n’en pas douter, la prochaine édition devrait rencontrer un plus large succès.

Exemple de construction scolaire récente.

Région: tableau noir vierge pour l’ASIOR

Le syndic Henri Germond l’a encore confirmé récemment à un grand quotidien. En sa qualité de membre de l’ASIOR, Orbe n’entend actuellement pas investir plus pour de nouvelles constructions destinées aux écoles.

Du côté de l’association intercommunale qui regroupe 9 communes plus petites aux côtés de la Cité aux deux Poissons, on prend acte de la décision urbigène, explique la présidente du comité directeur (CODIR) Valérie Cottens, municipale et vice-syndique de Rances, qui ajoute: «Nous allons maintenant réfléchir et mettre sur pied une stratégie en repartant d’une page blanche ou presque. Il s’agira de poser les problèmes sans a priori.

Si une ou des nouvelles constructions s’avèrent nécessaires au terme de nos réflexions, elles ne se feront pas nécessairement à Orbe. L’ASIOR devra alors sans doute emprunter pour construire, comme ses statuts le prévoient. Nous tiendrons compte des nécessités et des intérêts de toutes les communes membres. Les équipements existant actuellement dans les petites communes seront aussi pris en considération.»
Sur le plan des locaux, le canton a aussi des exigences découlant de la législation en vigueur.

Il faut se souvenir aussi que les obligations qui découlent de la LEO ne sont pas négociables. Il s’agit d’un texte cantonal dûment approuvé en votation populaire. Il sera aussi important d’agir le plus rapidement possible, le plus intelligemment possible et aussi en imaginant les solutions les moins onéreuses possibles.
Pour l’instant des locaux existent, notamment à Orbe, qui peuvent subir des modifications, sans pour autant générer en termes de coûts les sommes avancées parfois, qui se chiffrent en plusieurs dizaines de millions de francs. Des totaux qui ne seraient tout simplement pas supportables pour les petites communes concernées".

Ordres de grandeur

A noter au passage que selon les renseignements pris auprès des directions scolaires, les effectifs comparés sont les suivants.
Au primaire, sur 1 023 élèves actuellement enclassés dans le cadre de l’ASIOR, 675 habitent Orbe. Au secondaire, sur 345 élèves au total, 110 habitent Orbe.
En pourcentage global approximatif, ce sont donc un peu moins de 60% des élèves totaux qui résident actuellement à Orbe, les autres demeurant dans les 9 autres communes de l’association.

Bofflens, la route d’Orbe-Croy.

Bofflens: eau et route au menu

Le président du Conseil général, Philippe Monnard, a assermenté ce dernier lundi cinq nouveaux conseillers et a traité un seul préavis donnant lieu à votation, celui de l’arrêté d’imposition qui a été accepté sans souci, le taux restant fixé à 69%.

Des eaux calmes et une route plus chahutée

Depuis septembre, Bofflens vit avec un avis de restriction d’utilisation d’eau potable. La faute à la sécheresse, mais aussi à la vétusté et à la dimension des installations, ce qui est particulièrement le cas du réservoir communal. Le municipal Renaud Besson a présenté un état de situation et les projets qui permettront au village de stocker et conduire l’eau dans de meilleures conditions. En vue de la construction d’un réservoir, les autorités cantonales souhaitent la mise en place d’une association intercommunale incluant Bofflens, Arnex et Agiez. Un bureau d’ingénieurs étudie si la solution du réservoir commun est la bonne ou si un réservoir propre à chacun est économiquement plus intéressant.

Madame Nathalie Berthoud, nouvelle assermentée du jour, s’est faite la porte-parole d’une lettre signée par de nombreux bordiers de la route cantonale Orbe – Croy. Pollution, nuisance sonore, insécurité font partie de leur lot quotidien et ils ont tenu à exprimer un ras-le-bol certain… Ils veulent que les choses changent rapidement et la Municipalité souhaite agir dans leur sens. Mais l’affaire n’est pas simple, la route est étroite, les maisons proches et surtout aussi longtemps que les problèmes d’eau et de canalisation passant sous la route n’ont pas été résolus, le problème restera en suspens.

Guy Baudat entouré de sa femme et de son neveu.

Orbe: un pigeon voyageur

Emigré en Australie depuis plusieurs années, cet Urbigène a aimé découvrir des horizons nouveaux dans sa profession de cuisinier. A 21 ans déjà, il partait pour un court séjour au Vénézuéla avant de revenir par Corfou et Eilat (Israël), puis de s’envoler pour New York pour travailler dans des grands hôtels. De là, il s’en ira à Séoul (Corée du Sud) avant de vivre une première escale à Darwin. S’en suivront des stages au Japon et au Maroc pour choisir finalement le nord de l’Australie. La mort de son papa, le fameux facteur d’Orbe Didi Baudat, le rapatrie en Suisse auprès de sa maman. Ayant de la peine à trouver une place convenable dans son pays, il s’engage à la poste à Daillens, domaine dans lequel il restera puisqu’il occupe un emploi à la poste australienne à Darwin. Le fait que son épouse provienne de Singapour a joué également un rôle dans le choix de son pied-à-terre, mais pas seulement.

La santé à bon prix

«J’aime ce pays, car les gens sont moins stressés qu’ici. La circulation automobile dans cette ville multiculturelle de 130 000 habitants est fluide et les conditions de travail sont foncièrement différentes de celles que l’on connaît en Suisse. J’ose dire que les Australiens sont un peu fainéants. Ils travaillent 35 heures par semaine et peuvent cumuler 2 ou 3 emplois. Il leur arrive souvent de manquer un jour sans trop s’en soucier puisque la loi le permet. Sur le plan de l’emploi, tous les dix ans, les entreprises octroient un congé de trois mois à leur personnel, qui peut choisir de recevoir une somme équivalente. Tout cela en plus des cinq semaines annuelles de vacances. Pour ce qui est de la maladie ou de l’accident, l’acquisition d’une carte, équivalente à 5 francs, vous permet de vous faire soigner comme hospitaliser gratuitement. C’est dire qu’on peut vivre aisément avec un gain mensuel de Fr. 2 000.– suisses qui sont nets puisque les impôts sont prélevés à la source (25% environ). Là-bas, on se préoccupe peu du reste du monde. Seul ce qui passe aux Etats-Unis, dont ils sont très dépendants, les intéresse. Ainsi, le différend entre les USA et la Corée du Nord, pas si éloignée, ne les a pas alarmés. C’est dire qu’ils profitent de la vie avant toute chose»

Pas se baigner à la mer

«Le barbecue est une espèce de sport national. On reçoit ou l’on se fait inviter par des amis pour des grillades. On aime boire et le week-end est consacré aux visites de pubs qui se terminent parfois en bagarres, car on règle les conflits de cette manière, l’alcool faisant. A Darwin, la vie est plus chère que dans le reste du pays, car il y a peu d’agriculture et la nourriture vient du sud de la nation. Je relève en passant qu’un paquet de cigarettes coûte Fr. 20.– et une bière Fr. 7.50 au pub. On élève des vaches, mais aussi des chameaux que l’on exporte en Arabie. On pêche un poisson qui est très prisé, le barramundi, qui pèse en moyenne 4 kilos pour une longueur de 60 cm, que l’on capte dans les rivières ou dans la mer de Bali puisque nous ne sommes qu’à une heure et demie de vol de la ville indonésienne, alors que Sydney ou Melbourne sont à cinq heures.

Toutefois, on ne se baigne pas dans ses eaux, car elles sont infestées de crocodiles, de requins parfois, mais aussi de méduses dont la piqûre peut être mortelle. Presque chaque maison, (compter Fr. 400 000.– pour l’achat), est munie d’une piscine appréciée parce que le climat se maintient à 35 degrés l’année durant, même s’il pleut entre octobre et mars. A défaut d’être passionnés par la TV, les Australiens sont très joueurs. Ils parient sur tout. Dans ces conditions, vous comprendrez que l’on puisse se plaire dans les territoires du Nord, même si les montagnes me manquent, comme la fondue et la raclette. Alors j’en profite quand je suis de retour en Helvétie, tous les deux ans».