Dylan, Madlen et Daniel membres du collectif du Joran, dans leurs cultures maraîchères. Ici, diverses variétés de choux côtoient la ciboulette.

Orbe: La ferme collective du Joran récompensée

Tous les 2 ans, les Retraites Populaires décernent un prix à un projet touchant à la sauvegarde et à la valorisation du patrimoine. Cette année, le thème était les produits du terroir vaudois de demain. La ferme du Joran à Orbe ainsi que deux autres structures ailleurs dans le canton ont été les heureux lauréats. Ils se partagent donc les Fr. 150’000.– du prix.

Collectif fonctionnant horizontalement

Une dizaine de personnes sont actives dans ce collectif qui existe depuis environ 3 ans. L’idée étant bien antérieure. Ce n’est qu’en décembre 2016, grâce aux économies de chacun, à une manne financière sous forme d’héritages, que le projet se concrétise avec l’achat, au sein d’une PPE, de bâtiments aux Philosophes 15 et de terrains situés à la limite Orbe-Agiez. 2017 est donc l’année de toutes les mises en place! Pour ce groupe de passionnés, l’idée maîtresse est de restaurer le lien entre le consommateur et le producteur, par la vente directe à la ferme ou les abonnements (paniers bio des 3 Vallons et soja transformé en tofu). Il s’agit aussi de cultiver dans le respect de la structure du sol, travail superficiel plutôt que labour, sarclage remplaçant les herbicides et rotation des cultures. Passer à demain dans la durabilité et l’écologie.

Leurs cultures, leurs projets

Actuellement, sur le plat dominant Orbe, en plein vent, le collectif cultive une ancienne variété de maïs à polenta (d’un splendide jaune éclatant!), du soja qu’il transforme en un goûteux tofu et une trentaine de légumes de saison. Six tunnels, montés au printemps, abritent aussi une partie du maraîchage.

Bien sûr des projets, ils en ont! Avec ce prix, les agriculteurs financeront un local de transformation ainsi qu’un four à pain. Ils envisagent d’autres cultures comme par exemple les petits fruits, la moutarde ou le pavot.

Pour l’heure, dans un contexte légal où malheureusement l’accès à la terre agricole est rendu très difficile, le collectif est à la recherche d’un hectare supplémentaire de terrain pour assurer une bonne rotation des cultures. Le terroir de demain a de l’avenir !

Camille Krafft au coeur de Romainmôtier

Romainmôtier: Médias, distinction prestigieuse

Chaque année depuis 1987, le Prix Jean-Dumur récompense un(e) journaliste pour la qualité de son travail, pour son talent et son courage. Il a été attribué la semaine passée à Camille Krafft, journaliste au Matin Dimanche. La lauréate de 41 ans demeure à Romainmôtier avec son compagnon et leurs deux enfants. Elle a débuté dans le métier par un stage à 24 Heures, précédé d’une période de piges pour le compte du même quotidien, au sein de la rubrique lausannoise. Elle avait préalablement étudié le russe, l’espagnol et l’histoire à l’Université de Lausanne.

Depuis plus de 10 ans, elle œuvre pour le Matin Dimanche. Camille Krafft a accepté de rencontrer l’Omnibus à qui elle a confié que l’attribution de ce prix avait été une surprise totale. Au point d’avoir même cru que celui qui lui a annoncé la nouvelle s’était trompé de numéro. Elle est honorée et encouragée par cette distinction qui vient de ses pairs.

Un hommage pour un genre journalistique qui lui correspond particulièrement et dans lequel elle excelle: le reportage «long format» dont deux enquêtes parues, l’une sur l’accueil d’une famille de réfugiés irakiens en Pays de Vaud pour lequel elle a commencé par s’investir personnellement, avant de raconter ce parcours sinueux et marqué par le drame humain. La deuxième enquête a porté sur la déconfiture de la start-up vaudoise Swiss Space System – un sujet «mettant en avant nos petits complexes de Suisse et des failles à tous niveaux» selon son auteur. A la question de l’influence de maîtres dans son travail, elle relève celui de son maître de stage Alain Walther, qui couvrait pour 24 Heures la vie quotidienne d’un seul quartier de Lausanne, celui du Maupas comme hyper-localier.

En forme de conseils à ses jeunes collègues, Camille Krafft croit avant tout à la présence sur le terrain, toujours avec le recul nécessaire à un traitement indépendant des sujets. Mais avec l’empathie nécessaire à saisir l’humain et le temps indispensable pour le comprendre. Elle compte dans sa besace nombre d’autres projets de reportages «long format», un format qu’elle apprécie par exemple dans la Revue «XXI» et qu’elle a utilisé en sa qualité de cofondatrice de la revue «Ithaque». Elle pense, lucide, que l’avenir de la presse en Suisse passe en priorité par celui du métier de journaliste plutôt que par celui du support sur lequel le message est délivré.

L'Eglise et son clocher à bulbe

Bretonnières : l’avenir du Battoir et de la Gravière en question

C’est sous la présidence de Yann Brechbuhl que le Conseil général de Bretonnières s’est réuni la semaine passée. A part l’adoption sans discussion du nouveau règlement sur la distribution d’eau, un passage obligé cantonal selon le syndic Pierre-Daniel Collomb, la quarantaine de membres présents ont ensuite pu entendre la réponse municipale à la motion pour le développement du battoir de Sarah Chappuis et consorts. Une réponse provisoire pas encore destinée à une décision formelle, mais expliquant les démarches de l’Exécutif. Ce dernier a noué des contacts avec un bureau d’architectes qui a accepté de se charger bénévolement d’une étude préalable de faisabilité et de coûts alternatifs.

Battoir

Selon le municipal des bâtiments, Morgan Jolliet, il existe plusieurs variantes à 7, 8 et 10 appartements. L’un ou l’autre d’entre eux pourrait être réservé à une utilisation communale. Le projet devrait représenter un investissement rentable d’environ 3 millions de francs, avec une marge d’estimation de 20%. Le projet complet n’est pas prêt et prendra encore du temps et demandera sans doute l’organisation d’un concours d’architectes pour tenir compte de l’ensemble des avis récoltés au cours de la procédure participative. Ceci pour définir le meilleur projet pour le futur de Bretonnières. Quelques voix se sont fait entendre pour regretter la probable disparition de la grande salle qui est «bien utile en cas de réunions lors des obsèques, par exemple». Une utilité qui semble très onéreuse à terme, alors que d’autres grandes salles – non rentables – existent dans d’autres villages avoisinants. Sans voter formellement sur la réponse à la motion, le Conseil a émis un avis majoritairement positif face à la démarche entreprise par l’Exécutif qui sera donc poursuivie.

Mise à l’enquête prochaine pour la Gravière

Le projet pour la Gravière comprenant le raccordement ferroviaire sera mis à l’enquête en novembre. Durant la seconde moitié du même mois, une réunion d’information publique aura lieu réunissant tous les intervenants, y compris les différents départements cantonaux concernés et leurs spécialistes. Le canton de Vaud produit et continuera de produire des tonnes de déchets de démolition non polluants qui devront bien être enfouis dans les prochaines décennies, notamment ceux en provenance du projet ferroviaire Léman 2030, a précisé le syndic Pierre-Daniel Collomb.

L’Ecusson vaudois a rouvert

Il y a quelques jours, l’Auberge communale de l’Ecusson vaudois a rouvert, pour le plus grand plaisir de l’Exécutif qui a retrouvé un locataire et celui des habitants du lieu.
C’est Yves Mignot, ancien tenancier du Petit Port à Saint-Sulpice, qui a repris les rênes de l’établissement avec une cuisine «de chez nous». Mais – si l’on en croit la rumeur – probablement sans les filets de perches qu’il a servis durant des lustres.

La journée des vendanges de l’amitié chez Valérie Marendaz.

Mathod : les déclinaisons du partage aux vendages chez Valérie Marendaz

En cette période de vendanges, j’ai eu l’occasion d’en avoir un petit aperçu en les vivant de l’intérieur: une matinée de taille de pinot blanc au Domaine du Moulin de la famille Gass et la cuvée de l’amitié à la Cave de la Combe chez Valérie Marendaz.

Même si la taille est un effort physique pénible, il règne au sein des rangs une ambiance conviviale où les discussions fusent et survolent des sujets divers, de la vie du village à la destination des prochaines vacances. Du reste, les habitués se réservent des disponibilités pour revenir. Mais c’est aussi et avant tout le partage d’une passion, de faire découvrir des produits, des savoir-faire, d’ouvrir généreusement les portes de la cave et d’offrir un aperçu du travail de la vigne en mettant la main à la pâte.

Autant au Moulin qu’à la Combe, les avis sont unanimes : la météo a été clémente du début à la fin de la récolte et la cuvée 2017 sera une bonne année, même si la grêle a fait plus de dégâts sur les terrains de Valérie Marendaz.

Cette dernière garde le sourire et sa motivation quand son chasselas affiche 85 degrés oechslés, entre autres.

Dorénavant, les dégustations, qui sont le sommet de l’iceberg, auront une autre saveur, avec le respect qu’il se doit pour tout le labeur qui se trame en amont.

Désalpe de la famillle Guillaume Poncet, signe de la fin regrettée des tommes de la Duchatte pour 2017.

Ballaigues: La Croix d’Or rénovée est en bonne voie

On imaginait une séance rapide à la vue de l’ordre du jour du Conseil communal de Ballaigues présidé par Samuel Maillefer. Or finalement, on a pris son temps. S’agissant des travaux urgents de réparation pour
Fr. 105 000.– de l’isolation de la toiture de la Maison de Commune rongée par les fouines, sous l’impulsion de Julien Erbeau, plusieurs conseillers ont déploré que l’exécutif n’ait pas demandé plusieurs offres et ne se soit pas penché sur les économies d’énergie et les possibles subventions cantonales disponibles dans ce domaine. «Il s’agit aussi d’une question de bonne gouvernance» a précisé Pierre Luc Maillefer. Sur sa demande, le Syndic Raphaël Darbellay a expliqué les particularités du cas et la règle interne de l’exécutif qui veut que plusieurs offres soient demandées si les travaux dépassent le seuil de Fr. 10 000.–. L’urgence du cas a nécessité une procédure plus rapide. Au final, le crédit a été accepté à une large majorité, mais avec une bonne dizaine d’abstentions après une discussion nourrie.

Associations intercommunales

Le Municipal Christian Nyffenegger a précisé que le budget 2018 de l’ARAS Junova était stable à l’image de celui du SDIS. S’agissant de l’AscoVaBaNo, la conseillère et déléguée Sylvia Erbeau s’est aussi réjouie d’une certaine stabilité sur ce point tout en déplorant les trop nombreuses absences de délégués des communes lors du Conseil intercommunal, et alors que des décisions importantes devront être prises quant au développement de l’association dans un futur proche.

Taux d’imposition inchangé

Avec l’aval de la Commission des finances, le maintien du taux d’impôt de 66% de l’impôt cantonal de base a été accepté à l’unanimité, le rapport soulignant la bonne santé financière de la commune et fournissant des détails financiers intéressants à son sujet.
À relever qu’il s’agit du taux le plus bas des communes de l’ancien district d’Orbe.

Taxe de séjour

Le règlement préparé par l’ADNV a été accepté à l’unanimité. Ballaigues figurait parmi les 20% de communes qui ne prélevaient pas de taxe de séjour ou sur les résidences secondaires. Des interrogations sont apparues sur la multiplicité des taux prévus.

Le permis de construire pour la Croix d’Or est attendu pour bientôt, deux services cantonaux devant encore se prononcer, a précisé le municipal Jean-François Faivre. Tout est sous contrôle au point de vue délais et planification a conclu, le syndi

Valeyres-sous-Rances, au lieu dit «Sur le Moty», l’exploitation de la gravière par Cand-Landi SA a impliqué des sondages et fouilles archéologiques par le canton. (Photo Catherine Fiaux)

Valeyres-sous-Rances: Découvertes archéologiques

Le développement de la carrière «Sur le Moty» à la sortie de Valeyres-sous-Rances, au croisement de la route de Montcherand et de Sergey, par l’entreprise Cand-Landi S.A. a fait l’objet de recherches archéologiques. Comme l’indique Nicole Pousaz, archéologue cantonale, des sondages et fouilles préventives sont demandés dès que des travaux de grande envergure sont mis à l’enquête. Le but étant d’éviter des découvertes fortuites, non identifiées et donc la perte de précieuses informations.

Discrets vestiges de valeur

La campagne de fouille s’est étendue en 2016 sur environ 4500 m2. Les fouilles ont mis en évidence différentes structures comme des fosses, des trous de poteau, du mobilier et un foyer à pierres chauffées. L’analyse du charbon de combustion de ce dernier a permis de le dater entre 4500 et 4300 av. J.-C.
Ceci témoigne donc de traces du Néolithique, rares et intéressantes, dans cet arrière-pays. D’autres investigations ont mis à jour une trentaine de remarquables céramiques issues probablement d’un dépôt de mobilier datant du 2e siècle av. J.-C.

Par ailleurs, l’exhumation d’une monnaie du XIIIe siècle atteste une fréquentation du lieu au Moyen-Age. Ainsi que le conclut Nicole Pousaz: «Notre territoire est façonné par l’humain depuis des millénaires». Le Canton est donc en charge de sauvegarder par tous les moyens le patrimoine enfoui, mémoire de notre histoire