Le commandant Turin, entouré des présidents Goldenschue et Vidmer.

SDISPO: pas de souci d’effectif

C’est devant une assistance nombreuse que le commandant du SDISPO, Pascal Turin (Chavornay), a présenté le rapport d’activité 2016 de son corps. Ce Service de Défense Incendie et Secours de la Plaine de l’Orbe réunit 17 communes ou villages, de La Praz à Vuiteboeuf et de Baulmes à Corcelles-s.-Chavornay. Le département DPS (Détachement de Premier Secours) est cantonné à Orbe et dispose de 7 DAP (Détachement d’appui) qui se trouvent à Baulmes, Bavois, Bofflens, Chavornay, Croy, Orbe et Rances. 252 sapeurs et 22 recrues composent le bataillon qui est intervenu à 96 reprises, l’an passé. On notera que le village d’Essert-Pittet a intégré le centre, suite à sa fusion avec Chavornay. On notera que le budget du SDISPO est proche du demi-million de francs.

Corps de jeunes sapeurs en vue

Au niveau de l’Etat-Major, un seul changement est intervenu. Après 20 ans de service, Antonio Sanchez (Montcherand) a démissionné de son poste de quartier-maître qui a été repris par Olivier Agassis (Bavois). Le comité directeur est présidé par Philippe Goldenschue (Corcelles) alors que Thierry Vidmer (Valeyres) est en charge du bureau du conseil intercommunal. Le Major Turin a souligné l’engagement sans faille de ses troupes et se réjouissait de constater que cette région ne souffrait pas d’un manque de personnel, contrairement à ce que l’on observe dans d’autres parties du  canton. Si l’objectif de cette année est de ne pas connaître d’accident dans l’activité, il faut relever qu’un corps des jeunes sapeurs-pompiers (enfants) verra le jour en juillet prochain.

Des nuits à observer

Pour sa part, Alexandre Cavalli a présenté l’ASPO (Association des Sapeurs-Pompiers d’Orbe), en précisant qu’elle est désormais ouverte à tous les pompiers, actuels ou anciens, du SDISPO. Son activité vise à suivre l’évolution du métier, à préserver les véhicules historiques ou à faire preuve de solidarité avec les équipes actuelles. Enfin, le conseiller national Jacques Nicolet s’est réjoui de savoir le SDISPO en pleine forme.

Au cours de sa présidence du Grand Conseil, il a pu apprécier le travail des gens qui veillent à notre sécurité, en passant plusieurs nuits aux côtés des gardiens de prison (EPO), des gendarmes, du corps médical au CHUV, du service des routes ainsi qu’auprès des pompiers professionnels de Lausanne et d’ambulanciers. Il a remercié toutes ces personnes pour le dévouement au service de la population qui n’apprécie pas toujours à sa juste de valeur le travail fourni par ces femmes et ces hommes.

Bâtiment des UMV sous le soleil printanier.

Vallorbe: nouvel exercice difficile pour les UMV SA

L’exercice 2016 aura à nouveau été une année compliquée pour les Usines Métallurgiques de Vallorbe. Le résultat d’exploitation est négatif à – 2,6 millions de francs alors que le chiffre d’affaires est lui aussi en contraction de 7,1%, passant de 38 millions de francs en 2015 à 35,5 millions en 2016. Autant de nouvelles intrinsèquement peu réjouissantes pour les actionnaires réunis en assemblée générale annuelle vendredi passé. Inutile de dire que ces résultats ont conduit la direction à proposer qu’aucun dividende ne soit distribué cette année aux actionnaires, «dans le but premier de garder intactes des liquidités» qui ont aussi baissé un peu de niveau par rapport à l’an passé, a précisé Claude Currat, administrateur délégué, dans sa revue annuelle.

Nuages d’interrogations

La situation politico-économique internationale est complexe et inédite. L’arrivée au pouvoir du nouveau président des USA ne permet pas de faire des prévisions solides sur l’évolution d’une économie américaine en bonne santé actuellement. Le Brexit et les futures élections françaises et allemandes sont aussi des points d’interrogation importants. Plus de 45 % des exportations des UMV SA se font en direction de l’Union Européenne.

L’évolution de la Chine n’est pas non plus facile à prévoir, alors qu’en 2014 ce pays était l’un des principaux marchés des UMV SA. Si l’on ajoute à ces conjonctions internationales la faiblesse de l’euro face au franc suisse, qui s’est encore accentuée récemment, l’on dispose d’une palette d’ingrédients qui obscurcissent la vue. «Nous continuons de nous concentrer sur une augmentation des marges et sur une diminution concomitante des coûts de production, le tout allié à une recherche de qualité qui continue de faire des UMV un leader mondial» précisait à l’Omnibus Claude Currat après la séance. Une telle politique ne peut que se révéler fructueuse à terme.

Nouveaux produits et nouvelles alliances

Sans pour l’instant en dévoiler tous les contours précis, le management se concentre sur le développement de nouveaux produits dans les niches phares que sont la bijouterie ou le secteur forestier. Dans la bijouterie, 2017 verra naître la nouvelle scie de bijouterie entièrement fabriquée à Vallorbe. Dans le même ordre d’idées, de nouveaux partenariats avec des leaders mondiaux proches des UMV SA ont été noués, en Espagne et aux USA. Autant de démarches qui doivent déboucher sur une amélioration de la situation à terme. «Il faut être conscient que les UMV SA ne vivent pas simplement une petite adaptation, mais une véritable remise en cause profonde» a conclu le président du Conseil d’administration Jean-François Lours.

La fontaine ronde à Ballaigues.

Ballaigues : sujets en forme de kaléidoscope

Première séance de reprise 2017 lundi soir pour le délibérant ballaigui placé sous la présidence de Samuel Maillefer. Avec entre autres le retour des opposants usuels aux éoliennes, qui ont exigé la communication par le bureau du Conseil du dossier électronique de mise à l’enquête du PPA Bel-Coster… avant même que cette mise à l’enquête ne soit intervenue. Le Président leur répondra qu’il n’est pas compétent pour le faire. Quant à l’Exécutif, bombardé lui aussi de courriers sur le même sujet, en provenance en particulier d’un avocat mandaté par ces mêmes opposants, il refusera la communication du dossier électronique, mais communiquera une copie papier du dossier. On sent déjà qu’à Ballaigues comme ailleurs, le sujet sera chaud dans les mois à venir.

Val TV propose de couvrir Ballaigues… contre rémunération.

Sur un autre thème, le SEVJ a proposé que Val TV se mette à faire des reportages dans la commune. Il semble avoir fait la même proposition à Vallorbe. Bonne idée peut-être, sauf que cette dernière impliquerait un coût de Fr. 2.– par mois et par habitant, soit d’environ Fr. 25 000.– par an à charge du contribuable. L’Exécutif, pas franchement déterminé sur la question, a transmis le dossier à la commission culturelle pour recueillir son avis.

STEP et transports scolaires

Alors que les travaux sur l’autoroute A9B ont repris pour leur dernière tranche, prévue d’ici au mois d’octobre, avec leur lot de fermetures périodiques nocturnes et de trafic supplémentaire au village, la commune a appris par la DGMR que la route Bretonnières-Vallorbe par les Grands Bois serait fermée de mai à octobre 2018 pour rénovation. Encore du trafic supplémentaire en vue pour le village, mais pour l’an prochain.

S’agissant de la STEP, la solution de branchement avec celle de Vallorbe était devisée à plus de 7 millions de francs, alors qu’une réhabilitation de la STEP existante coûterait deux millions de francs de moins. Un motif suffisant pour conduire l’Exécutif à renoncer au branchement avec Vallorbe. Enfin, l’occupation des deux bus conduisant les élèves à Vallorbe a dû être réglementée par classe, le deuxième bus étant résolument vide ou presque sans cette mesure. Tandis qu’un élève usager arrogant, indiscipliné et désagréable avec les chauffeurs a dû être tout simplement interdit de transports scolaires.

David Varidel, du bureau de géomètres BR + de Vallorbe et le syndic Raphaël Darbellay expliquent le projet de PPA aux propriétaires concernés.

Ballaigues : première zone de réserve dans un PPA

Il y a quelques années, des projets concrets existaient pour créer, au-dessus de la route cantonale Lignerolle-Ballaigues à l’entrée est de la localité, une zone d’habitation supplémentaire dans le secteur de «La Fin des Rites». En décembre 2010, l’exécutif annonçait même que «la procédure d’extension de la zone à bâtir en question avait reçu un préavis favorable des services cantonaux concernés». Ce projet comprenait la création d’un rond-point modifiant l’accès à la zone industrielle dans laquelle se trouve l’entreprise Dentsply.

Ceci appartient toutefois à un passé révolu et bien rangé dans les tiroirs. En effet, de prescriptions cantonales supplémentaires en mise en application de la LAT controversée, une extension hors du périmètre proprement dit du village n’est plus possible. Le syndic Raphaël Darbellay prévoit «une augmentation de la population résidente à 1100-1200 habitants environ à l’horizon 2030, des chiffres raisonnables au-delà desquels d’autres questions se poseraient en matière d’infrastructures nécessaires».

Le PPA «La Fin »

Un autre PPA (Plan partiel d’affectation) est actuellement à l’enquête publique, celui de la zone industrielle de l’entreprise Dentsply et des parcelles la jouxtant. Cette portion du territoire de la commune d’environ 60 000 m2 est régie par un ancien PPA qui date de 1992, dont les détails ne correspondent plus à la réalité du terrain. En particulier à l’existence d’une zone destinée à du petit artisanat, créée à l’époque, mais qui n’a jamais trouvé preneur.

La modification actuellement à l’enquête, fruit d’un travail de 10 ans, vise à harmoniser les zones et les immeubles et à permettre la création d’un nouvel accès routier pour l’entreprise. Il se situera environ 100 mètres plus haut que l’accès actuel. Il devrait assurer une desserte pratique pour tous les types de véhicules. La modification entraîne aussi la mise en zone réservée de 3 parcelles sans rapport avec l’entreprise. Il s’agira de la première application formelle de ce type de zonage à Ballaigues, qui gèle pour 5 ans toute construction sur le territoire réservé. D’autres de mises en réserve de ce type, pourraient intervenir dans le futur.

Futur proche

Dès que possible, la modification du PPA sera soumise au Conseil communal. Ce dernier statuera sur les éventuelles oppositions avant que le dossier reparte en direction du canton. Si tout se passe bien, l’exécutif espère le retour du dossier pour la rentrée de septembre et les travaux qui accompagnent le PPA pour 2018, soit le nouvel accès à l’entreprise Dentsply et rénovation complète du carrefour d’entrée de la localité direction Lignerolle.

Luiz de Souza, le municipal en charge a débuté les discours.

Orbe: nouveaux locaux pour la Ciseroc

L’inauguration officielle des nouveaux locaux du Café et Créa-contact mis sur pied par la Ciseroc (Commission Intercommunale d’Intégration suisses et étrangers Orbe-Chavornay) a eu lieu la semaine passée à la rue de la Tournelle 7-9.

Ces locaux étaient déjà en fonction depuis l’automne 2016, mais des travaux de rénovation étaient encore nécessaires. Les services de la commune et les bénévoles ont travaillé d’arrache-pied pour pouvoir terminer à temps. C’est donc dans des locaux pimpants que s’est déroulée cette manifestation. Des municipaux, le personnel de l’administration et les services concernés étaient là.
Luiz de Souza, le municipal en charge de la cohésion sociale, a été le premier orateur.

Il a parlé de l’importance de l’intégration. Grâce au travail de la Ciseroc depuis 2008, ces locaux dynamiques, conviviaux et colorés ont pu voir le jour et contribuer à un meilleur contact entre communautés. La représentante du Centre Social Protestant, Bastienne Joerchel, de son côté, a expliqué le travail de la permanence juridique ouverte par le CSP, présente deux fois par mois dans ces locaux.

«C’est où qu’on rencontre des gens à Orbe?»

Regula de Souza-Kolhbrenner, une des chevilles ouvrières de la Ciseroc, a rappelé que ces locaux sont nés juste d’une question d’une migrante qui lui avait demandé «C’est où qu’on rencontre des gens à Orbe?». Ces locaux étaient vraiment une nécessité, car jusqu’à l’année dernière, les cafés-contact se tenaient à la Maison des Jeunes, mais cela limitait les activités et les disponibilités. Maintenant, il peut y avoir des cours de français deux matinées par semaine, des ateliers de tricot, des cours pour l’examen de la naturalisation. Le café-contact a rapidement pris de l’ampleur, il y a jusqu’à vingt personnes qui viennent boire le café et discuter le jeudi matin; sans oublier le créa-contact, le vendredi tous les quinze jours.

Déjeuner avec l’administration

Les projets ne manquent pas : Regula de Souza aimerait organiser des repas une fois par mois avec l’administration communale, ce qui permettrait de prendre contact d’une manière plus informelle. La cheffe du Bureau de l’Intégration du canton de Vaud, Amina Benkais-Benbrahim, a terminé en relevant l’excellent travail de la Ciseroc et soulignant que les relais sur le terrain étaient primordiaux pour pouvoir répondre aux besoins réels.

Les nombreux convives ont pu ensuite se régaler des mets qu’avaient concoctés les bénévoles et les participant-e-s aux activités, et déguster un verre offert par la commune.

L’Omnibus, un indispensable pour se divertir dans le Sahara!

Région: la Renault 4L a relié Marrakech

Durant quelques jours, les rues de Biarritz ont vu défiler plus d’un millier de 4L multicolores. Comme poussées par une envie irrépressible de rejoindre le Maroc, ces petites voitures se donnent chaque année rendez-vous pour une grande transhumance. À l’occasion de la 20e édition, une quinzaine d’équipages suisses sont au départ et nous sommes de la partie.

À côté des 4L à la carrosserie flambant neuve, la nôtre fait bien pâle figure, mais déjà l’on remarque que certains équipages ont privilégié l’esthétique à la mécanique. À moins de 300 mètres du départ, une voiture est en feu. Quelques kilomètres plus loin, les 4L arrêtées sur la bande d’arrêt d’urgence se comptent par dizaines. Nous sommes stressés, serons-nous les prochains à déplier notre triangle de panne? C’est finalement sans encombre que nous rallions Algésiras, le premier point de rendez-vous au sud de l’Espagne. Tous ceux arrivés jusque-là sont euphoriques et la première nuit sous tente s’annonce festive. Le lendemain, à bord du ferry rejoignant Tanger, les traits tirés trahissent une courte nuit.

La neige au rendez-vous

Les premiers jours au Maroc sont intenses. Nous avalons des centaines de kilomètres sur des routes tortueuses et truffées de nids-de-poule. En haut du premier col, la neige tombe en rafales. Ça n’empêche pas les moteurs de chauffer. Les mécaniciens de l’assistance ont du pain sur la planche et certains équipages attendent des heures avant d’être secourus. Notre 4L continue d’être exemplaire, nous commençons à prendre confiance. Nous passons la nuit à Boulajoul sur un plateau à 1 600 mètres d’altitude. Les températures sont négatives. «A Boulajoul, fous ta cagoule!», l’organisateur Jean-Jacques Rey nous avait prévenus.

70 000 euros récoltés pour construire des écoles

Les jours suivants, nous traversons d’énormes canyons emplis de palmeraies luxuriantes et attaquons enfin les pistes. Les premières pierres viennent taper contre les plaques de protection fixées sous la voiture. Nous manquons de nous ensabler à plusieurs reprises, mais la voiture tient le choc. Le bivouac du soir est installé au pied des dunes de sable orange de Merzouga. L’atmosphère s’est réchauffée et les premiers chameaux font leur apparition. La soirée est consacrée à la remise des fournitures scolaires apportées par les 1 450 équipages.

Laeticia Chevallier, la présidente de l’association Enfants du désert, nous annonce qu’en plus des 50 tonnes de matériel récolté, 70 000 euros ont été réunis. Grâce à cette somme, cinq nouvelles écoles seront construites en 2017. C’est un record.

La panne et l’ensablement pour la fin

Déjà bien avancés dans notre périple, nous avons conscience que le plus dur reste à venir. L’ultime étape, dite «Marathon», comporte 600 kilomètres, dont 200 de pistes suivies du col Tichka culminant à 2 260 mètres. Nous partons tôt dans l’espoir d’arriver à Marrakech de jour le surlendemain. L’étape est difficile, la voiture s’ensable puis nous perdons le fil de notre feuille de route. Près d’une heure s’écoule avant que l’on retrouve notre chemin. Le lendemain, à la sortie de la piste, la voiture a souffert.

À 200 kilomètres de Marrakech, non loin de Ouarzazate, nous tombons en panne. La tête d’allumage est déréglée. Secourus par un équipage helvète, nous pouvons reprendre la route une bonne demi-heure plus tard. À 20 h., nous passons enfin la ligne d’arrivée où nos familles nous attendent. L’émotion est palpable. Soulagés, des images plein la tête, nous filons prendre une douche bien méritée.

LUne cinquantaine de personnes avaient fait le déplacement à l’Hôtel de Ville.

Orbe: la commune se préoccupe du petit commerce

Le syndic Henri Germond avait convoqué les commerçants de la ville afin qu’ils entendent l’avis de deux spécialistes, Nicolas Servageon (aménagement urbain) et Christophe Lukundula (vente en ligne) sur le commerce en ville. Le premier a dressé un bilan du parcage pour constater que les places ne manquaient pas soit 300 dans le cœur de la localité dont 150 couvertes, occupées à 40% l’essentiel du temps, et 600 dans le grand périmètre. Il n’y a pas moins de 150 enseignes dont la plupart se trouvent dans l’axe Grand-Rue et rue Centrale.

Il a déploré cependant que la signalétique était lacunaire, notamment à la sortie des parkings comme en ville de manière à inciter les visiteurs à parcourir le bourg. Si l’offre est intéressante, en mettant en exergue les commerces qui vendent des produits régionaux, il a souhaité un plus grand dynamisme, que cela soit à titre individuel ou dans le cadre d’Articom qui fait des efforts dans ce sens.

Partout pareil

M. Servageon a souligné le manque de communication (publicité) pour séduire la clientèle. Au niveau des établissements publics, l’offre est moyenne et mériterait d’être améliorée avec, par exemple, un bar à vins pour promouvoir les terroirs des environs. Il a préconisé la mise sur pied de manifestations qui pourraient attirer les gens de l’extérieur, comme la fête de la saucisse aux choux le fait. Il a ajouté que le petit commerce passe partout par des moments difficiles. Ce d’autant plus qu’une statistique suisse indique que nos compatriotes achètent pour près de onze milliards de francs à l’étranger. D’où cet appel à un plus grand dynamisme dans un monde en constante évolution.

Une offre nouvelle

Christophe Lukundula, lui, a présenté sa plateforme qui permet aux commerçants de faire connaître leurs activités et leurs produits sur internet. Sa société a des contacts avec de nombreuses entreprises comme Nestlé dont les employés reçoivent régulièrement des propositions d’achats intéressantes sur un simple clic de leur ordinateur. L’offre doit représenter un intérêt supérieur ou original pour l’acheteur potentiel. Il faut dès lors convaincre pas seulement par le prix mais aussi sur la qualité d’un produit.

Ce service ne coûte rien si l’on passe par Articom qui fera le lien entre ses membres et le site. Il n’est pas de doute que cette proposition mérite réflexion pour certains commerçants. Si elle n’est pas LA solution, elle n’en représente pas moins une belle opportunité d’attirer une nouvelle clientèle. En faisant appel à ces spécialistes de la démarche commerciale, la Municipalité démontre qu’elle se soucie de l’avenir du petit commerce de manière à ce que la cité demeure vivante et attractive.

Orbe accueillera le siège de l’ORPC régionale Jura Nord vaudois

Hier soir, en raison notamment de sa position géographique centrale, c'est la Cité aux deux Poissons qui a été choisie pour accueillir le siège de la future ORPC du Jura Nord vaudois, regroupant toutes les communes du district, d'Yvonand à l'extrémité de la Vallée de Joux.

Par ailleurs, les charges de l'organisation seront réparties en fonction du nombre d'habitants des communes concernées et non pas au travers d'un calcul reposant sur le point d'impôt.

Plus de détails dans notre édition du 17 mars

Avec le Ski-Club de Vaulion, tous les âges sont sur les pistes..

Région: Ski-Clubs formateurs, un bel engouement pour le ski

Malgré cette saison hivernale qui n’en est pas une, ça skie quand même! La preuve en a été donnée par le Ski-Club Vaulion qui, traditionnellement dans la semaine des relâches scolaires, organise un cours de ski pour les enfants, mais aussi ouvert à tous. Malheureusement, ce cours n’a pas pu se faire au Téléski de la Dent-de-Vaulion où les pistes ne sont plus enneigées. Il a fallu alors se rabattre sur celui de L’Abbaye qui a pu se maintenir sur les pistes du petit téléski grâce à de la neige artificielle. Même à la Vallée de Joux, tous les autres téléskis sont déjà fermés. «Cette année, ce fut très difficile à organiser, mais on y est parvenu, explique avec fierté la présidente Valérie Meyer. Pas moins de 55 enfants se sont inscrits et nos 5 moniteurs et 4 monitrices ont dispensé les cours matin et après-midi. Vu les conditions, c’est un réel succès!»

Formation active
La présidente a aussi expliqué que les skis-club régionaux jouent un rôle actif dans la formation au ski des enfants. Vaulion collabore avec celui de Premier et les deux clubs drainent tout le vallon du Nozon, groupement scolaire oblige. Une semaine de cours aux relâches, c’est vraiment unique. Les autres clubs organisent plutôt des sorties sur les week-ends. Kevin Goy, de Vallorbe, donne des cours les mercredis après-midi pour des jeunes entre 6 et 15 ans. Les groupes s’en vont alors à Métabief tout proche et il y a eu aussi un camp à Leysin. «Je dirais que l’engouement et l’envie du ski sont toujours là chez les jeunes. Même si les effectifs sont en légère diminution, nos élèves sont motivés. Par contre, ils sont issus de familles non skieurs en grande majorité. Et là, il faudrait pouvoir inciter davantage les parents».

Même son de cloche à Ballaigues où le responsable Stéphane Rose nous a parlé d’une vingtaine de jeunes qui ont fait plusieurs sorties dans les Alpes valaisannes (La Tzoumaz) ou au Jura (Les Rasses), en fonction de l’état de la neige. «Notre but c’est avant tout de remplir le car, donc c’est bien sûr ouvert à tous!» Pour le Ski-Club d’Orbe, sa présidente Claire Desponds signale plusieurs sorties en stations vaudoises ou valaisannes auxquelles 40 enfants de tous niveaux, entre 5 et 15 ans, ont participé avec des moniteurs de formation Jeunesse+Sport. Il y avait même quelques snowboardeurs.

Bénévolat avant tout

Tout cela ne serait évidemment pas possible sans une bonne dose de bénévolat. Les moniteurs et monitrices prennent ce temps sur leurs vacances pour dispenser leur savoir et leur expérience, même s’ils ne sont pas des professionnels. Ils sont généralement très attentionnés et veillent à la sécurité de chacun, qui passe bien sûr avant l’exploit ou les performances. Les camps de ski des écoles sont en forte diminution, surtout pour des problèmes d’organisation. Les ski-clubs locaux ont donc leur rôle à jouer pour redynamiser la pratique du ski à des conditions avantageuses. Il reste cependant un grand absent dans tout cela: le ski de fond. Aucun cours n’est organisé dans cette discipline nordique qui fut pourtant essentielle dans le Jura vaudois.

Des cours de ski à des prix accessibles

Alors que le prix des cours de ski est parfois très élevé dans certaines stations alpines, le Ski-club de Vaulion essaie chaque année de proposer des prix accessibles à chacun, afin de permettre à un maximum d’enfants de la région d’apprendre à skier durant la semaine des Relâches. Ceci est possible «grâce entre autres, à des moniteurs régionaux bénéficiant d’une formation à l’interne», nous informe Michaël Roch, responsable de l’organisation des cours. Entre 8 et 12 moniteurs sont en effet présents chaque saison pour encadrer jusqu’à 130 enfants, les années enneigées. «Généralement, nous accueillons une moyenne de 90 élèves, mais lorsque l’hiver est peu enneigé comme cette année, on voit clairement une baisse de l’effectif», confirme M. Roch.

Article coécrit avec Emilie Jaccard

Les bassins de la STEP actuelle, au premier plan.

Vallorbe : le projet de STEP démarre

Première séance de l’année lundi pour le délibérant vallorbier placé sous la présidence de Christine Leuenberger, avec comme plat de résistance le vote d’un crédit de préparation d’étude pour la future STEP de la cité du fer d’un total de Fr. 400 000.– accepté sans opposition ni discussion. L’installation actuelle (photo ci-dessus) date de 1967. Elle n’est plus aux normes, pas économique, peu performante, dangereuse pour les opérateurs, etc. Trouver des pièces de rechange est un parcours du combattant, si bien que l’exécutif propose non pas de la restaurer, mais d’en ériger une nouvelle, au même emplacement.

Son dimensionnement général dépendait de la décision de Ballaigues de se brancher ou non sur cette installation moderne. Or l’exécutif ballaigui préfère faire cavalier seul dans ce domaine «pour des raisons économiques et politiques» ont précisé les commissaires. C’est donc un projet dimensionné pour Vallorbe qui sera étudié en détail.

Fermeture des chemins forestiers

En fin de séance, l’inspecteur forestier Pascal Croisier et le garde-forestier Dominique Favre ont présenté le plan de fermeture des chemins forestiers. La règle générale sera, dès ce printemps, l’interdiction faite à tous les véhicules à moteur de circuler sur ces chemins forestiers, avec des exceptions pour rallier notamment les buvettes ou les points de vue. Interrogé sur l’origine et les motivations de ce changement de pratique, Pascal Croisier a précisé que cette interdiction datait d’un texte fédéral de… 1991, mis en place avec une certaine retenue dans le canton.

Il a également confirmé que le personnel de la forêt ne constatait pas d’abus manifeste actuellement, mais que cette législation « avait été enfilée dans la loi au tout dernier moment par les Verts il y a bientôt 30 ans, pour la tranquillité de la faune. Comme toute loi, il s’agissait donc de l’appliquer et de la faire appliquer ». La première année sera plutôt didactique, les dénonciations ne devant en principe intervenir qu’à partir de 2018.