Le découpage d’un porc par une équipe de choc.

Vallorbe: châtaigne en fête portugaise

Pour la première fois, la communauté portugaise de Vallorbe s’est organisée autour de Ina Carneiro Pinto, du magasin «Casa Lamego», pour mettre sur pied samedi passé dans la Halle des Fêtes de la cité du fer une «Fête de la Châtaigne» locale, reprenant les grands thèmes de la fête homonyme lusitanienne qui se déroule aux alentours du 11 novembre.

Fête familiale des récoltes et du vin nouveau – un peu à l’image de la Saint-Martin –, on y déguste les premières châtaignes jetées à même le feu, dans des récipients en terre, ainsi que la «jeropiga», une boisson liquoreuse produite à base de peaux de raisins fermentées et d’eau-de-vie de vin. «Dans les villages, explique Lidia Pessoa, on éteint toutes les lumières publiques et l’on peut admirer en de nombreux endroits les lueurs des feux préparés par les habitants.

En plus, si on n’y prend pas garde, les châtaignes rôties jaillissent seules des foyers comme de petites bombes». Les organisateurs vallorbiers se demandaient si leur fête rencontrerait du succès. Ce dernier aura été au-delà des espérances, puisque 200 personnes s’étaient inscrites au préalable, mais que ce nombre a plus que doublé au décompte final. Il fallait faire la queue pour remplir son assiette, au bar d’une cuisine dans laquelle une quinzaine de bénévoles œuvraient.

A relever encore les prestations artistiques et musicales, l’engagement d’un groupe de cuisiniers rôtissant au feu de bois 4 porcs entiers, avant de passer au rôtissage des châtaignes plus tard dans la soirée. Il doit aussi exister un «téléphone portugais», car des convives venaient de plusieurs régions de la Suisse, de France voisine et même d’Allemagne.

Les derniers migrants et une partie de l’équipe du Gamo.

Orbe: l’abri se vide

A la fin de ce mois de novembre, l’abri PC urbigène n’accueillera plus de migrants. Pour marquer cette fermeture, une petite cérémonie a réuni les personnes qui se sont occupées de nos hôtes durant cette période de cinq ans.

Elles ont été remerciées par Carine Foretia de l’Evam ainsi que par Denis Barclay, président du GAMO (Groupe d’Accueil des Migrants à Orbe).

A leur tour, quelques migrants ont adressé une lettre pour dire à leur tour combien ils avaient apprécié le dévouement de ces personnes alors qu’ils étaient désemparés à leur arrivée en Suisse.

Mal à l’aise

La réunion s’est déroulée dans les locaux de l’accueil de jour. Le lieu était un havre de paix pour ces demandeurs d’asile. Ils aimaient s’y retrouver sans aucune contrainte tout en respectant la structure et le personnel. Au début, ils ont eu de la peine à admettre qu’une femme puisse gérer le centre. Envers et contre tout, Il n’y a pas eu de bagarre, parfois des tensions, notamment entre gens du Maghreb et des Africains de l’Ouest (Nigeria).

Mais tout se calmait lorsqu’ils confectionnaient un repas de midi qui permettait de réunir tout le monde. Ils profitaient des ordinateurs pour prendre contact avec des amis ou des parents (une heure par jour et par migrant). Ils ont aussi fait des efforts pour apprendre le français, car ils avaient tous pour but de travailler un jour en Suisse. Lorsque le permis leur était refusé, l’idée de retourner au pays leur était insupportable.

C’est la raison pour laquelle plusieurs d’entre eux ont subitement disparu. Il faut savoir enfin qu’ils redoutaient le regard des gens d’ici, se sentant mal à l’aise dans leur situation et sans pouvoir travailler.

Merci du coeur

Aujourd’hui, il ne reste essentiellement que des Afghans qui redoublent d’efforts pour obtenir le sésame pour demeurer ici, mais dont l’avenir est très incertain. Au terme de cette petite cérémonie, les responsables ont souligné le travail des assistantes du centre comme des membres du GAMO qui ont fait preuve d’un grand cœur pour épauler ces gens dans la détresse. Beaucoup d’entre eux leur ont donné des cours de français comme l’infatigable Pierre Roemer, Denis Barclay démêlait leurs soucis et avait créé le Ciné-Club de 4 à 7 alors que Willy Reverchon leur proposait des balades dominicales.

A tous ceux qui ont fait en sorte qu’Orbe et ses environs soit accueillant, nous leur disons merci!

Robert Hurter entouré de deux de ses minibus : celui de droite a participé à l’émission Couleurs Locales de la RTS.

Orbe: Robert Hurter redonne vie aux mythiques VW Combi

La passion est venue à lui alors qu’il n’était qu’un petit garçon. Enfant, Robert Hurter, aujourd’hui âgé de 38 ans, passait ses vacances à bord d’un minibus Volkswagen avec sa mère. Lorsqu’il est à son tour devenu papa, il a renouvelé l’expérience en achetant un bus VW pour partir en virée avec ses trois marmots et son épouse. Tenancier du magasin de chanvre d’Orbe jusqu’au printemps 2016, il a remis son commerce et décidé de vivre de sa passion en retapant et en louant des bus portant le surnom de «VW combi».

Âgés d’une cinquantaine d’années, ces minibus s’arrachent à prix d’or. «Aujourd’hui il faut compter entre trente et cinquante mille francs pour un bus. Par conséquent, beaucoup de passionnés ne peuvent plus s’en offrir un», explique Robert, attristé de voir ces mythiques véhicules enfermés dans les garages des collectionneurs. Car d’après lui, ces bus doivent encore être utilisés: «Les gens aiment nous voir passer, ça leur rappelle des souvenirs. L’autre jour, j’ai traversé Chavornay, tout le monde me faisait des signes !».

La RTS s’est offert un tour en Combi

Preuve que ces petits bijoux sont à nouveau au goût du jour: la RTS a loué un «combi» pour tourner les éditions d’été de l’émission Couleurs locales. «Un journaliste m’a appelé alors que je venais d’ouvrir, il avait besoin d’un bus pour dix semaines!», s’exclame Robert. Un bon coup de pouce pour ce passionné qui a depuis reçu plusieurs demandes pour mettre en scène ses véhicules dans des publicités.

Mais pour l’instant, ses jolis bus se sont mis à l’heure d’hiver et vont rester au garage durant la saison froide. «Ils rouillent vite et ne sont pas franchement fiables sur la neige», confie-t-il. Rendez-vous donc au printemps pour une virée à l’ancienne.

Vaulion: quatre trésors sous le clocher

Sous l’imposant clocher du temple de Vaulion, dont le coq culmine à plus de trente mètres, se cache une très belle sonnerie de quatre cloches. On l’entend carillonner au complet une fois par mois, annonçant le culte, ainsi qu’aux grandes occasions, comme les fêtes ou mariages. La plus grande cloche, par contre, prend du service tous les jours pour sonner le midi.

Mais, si on les entend, il n’est cependant pas facile de les voir.

Depuis que la commune a procédé à des travaux de réfection et d’entretien, le local des cloches est fermé à clé. Sans compter que l’escalier qui y accède est particulièrement raide et étroit. Mais ce patrimoine vaut la peine d’être bichonné car il révèle un historique important du village qui a connu deux lieux de culte différents avant l’édification du temple actuel. D’abord une petite chapelle, totalement disparue, qui s’érigeait en 1436 sur la Roche Saint-Julien qui domine le bas du village (en face de la déchetterie).

Puis d’une autre chapelle, en 1606, sur le même lieu que l’église qu’on connaît aujourd’hui, bâtie entre 1755 et 1756, sur les plans de l’architecte officiel de Leurs Excellences de Berne, Gabriel Delagrange. qui a construit plusieurs temples vaudois et restauré la cathédrale de Lausanne.

De deux à quatre

A l’époque, deux cloches ont été installées. Sans doute celle de la Chapelle Saint-Julien datant vraisemblablement de 1446, de 150 kg, nommée «La Justice», puis «La Foi», d’un fondeur inconnu de 1544, d’environ 420 kg. Il faudra attendre jusqu’en 1899 pour que soient installées deux autres cloches neuves, et non des moindres, puisque «L’Espérance», la plus grosse de 900 kg, coulée à Nancy la même année, prend place à côté de «La Charité», 200 kg, de même provenance.

Leurs inscriptions mentionnent la commémoration du centenaire de l’Indépendance vaudoise célébré un an plus tôt. Leurs noms ont été attribués lors de cette importante pose et un accordage entre toutes a été opéré. Depuis cette date, elles sont immuablement en service même si elles ont connu deux restaurations du temple en 1903 et en 1968, avec la pose de moteurs électriques et d’un automatisme de l’horloge entre deux.

L’énigme du Mormont: la colline est passée au peigne fin

En janvier 2006, des sondages sont effectués dans la zone qui va être exploitée ultérieurement par le cimentier Holcim. Au printemps débutent les fouilles, prévues pour 2 mois. Les archéologues réalisent assez vite qu’ils sont en présence d’un site archéologique exceptionnel. Il s’agit d’extraire, dans des conditions parfois rudes, les vestiges d’un passé qui remontent à la fin du Second âge du Fer, entre le IIe et le Ier siècle avant notre ère. Sur la colline, en été, le soleil cogne. En automne, le vent est âpre et la pluie cinglante. En hiver, le froid griffe le visage. Les fouilleurs exhument – dans l’urgence – un mobilier d’une rare richesse : vaisselle en céramique et en bronze, outils en fer, fibules, perles en verre, anneaux, situles, meules à grains, monnaies mêlées à des restes humains et d’animaux. Près de 250 fosses (dont la profondeur varie entre 0,80m et 5m) seront mises à jour : des puits à offrandes ? L’époque est troublée. Retranchés sur le Mormont, les occupants des lieux voulaient-ils s’attirer les bonnes grâces des dieux ?
Combien de temps a duré l’occupation sur le Mormont ?

Quelques décennies pensaient les spécialistes. Au fil des mois, l’hypothèse d’une très courte durée – quelques années – semble la plus plausible. Une population s’est-elle réfugiée sur la colline en raison d’un conflit ? Après dix ans, le Mormont est loin d’avoir livré ses secrets. Ce qui est sûr, c’est que le site n’est ni un habitat ni une nécropole, malgré la présence récurrente d’ossements humains.

Ce que nous apprennent les vestiges découverts

Chaque fragment d’os, de céramique, d’objet en métal est minutieusement répertorié et envoyé dans les laboratoires afin d’être analysé ou restauré. La céramique est un témoin de choix des pratiques alimentaires, commerciales ou culturelles d’une population. Trois lampes à huile et une amphore sabrée – déposée sur le squelette d’un grand cheval - proviennent certainement d’Italie. Parmi les graines recueillies, les céréales telles que l’épeautre, l’orge, le millet étaient apprêtées ainsi que des légumineuses : lentilles, pois ou fèves. Une fosse a même livré deux espèces exotiques : la coriandre cultivée et la figue. (Ces renseignements sont tirés d’Archeothema sorti en avril 2014 pour l’exposition « Les Helvètes au Mormont » à La Sarraz).

La poursuite des fouilles

Depuis la découverte du site, des fouilles sont menées chaque année mais la zone la plus riche a été fouillée entre 2006 et 2007. Puis les archéologues se sont rapprochés de la périphérie au fur et à mesure qu’une zone était déboisée. Les fosses à offrandes étaient presque toutes concentrées dans une dépression du calcaire, comblées d’une importante couche de sédiments. En 2016, les trouvailles revêtent un autre caractère. Il s’agit principalement de foyers, de trous de poteaux, de fosses de faible envergure et même de fosses-dépotoirs suggérant plutôt des structures à caractère domestique. Elles ne sont pas profondes à cause du peu de sédiments qui recouvrent le calcaire.

Le 27 septembre, c’est encore l’été sur la colline
Le mobilier de deux fosses doit être extrait. Au sommet d’une faille, des restes de boucherie : bœuf, mouton, chèvre avec quelques fragments de céramique. Dans trois jours, les archéologues quitteront les lieux. Dix ans de fouilles s’achèvent. Des sondages reprendront dans deux ans peut-être. Les dimensions du site sont remarquables et les limites ne sont pas encore circonscrites.

Une fouille d’une telle ampleur – rappelons qu’à ce jour près de 8 ha ont été investigués – n’aurait pas été possible sans l’implication passionnée de tous les acteurs : l’Archéologie Cantonale (SIPAL-CDFIRE), les archéologues (Archeodunum SA) et le cimentier Holcim, permettant aux archéologues de travailler dans les meilleures conditions. « Nous avons toujours entretenu d’excellents rapports avec le directeur, M. François Girod et avec ses employés » souligne Dorian Maroelli, archéologue, l’adjoint de Claudia Nitu, l’archéologue en charge du site.

Pour l’heure, le site, qui a suscité tant d’émerveillement, tant d’enthousiasme et conduit à tant de fantastiques découvertes, est rendu au silence. Il souffle sur le plateau une petite brise tiède. Le lieu exerce une réelle fascination pour qui le découvre du haut de la colline.

Police du Nord vaudois: pas de remise en question pour l’instant

Ces derniers mois, les conseillers communaux d’Yverdon se sont étonnés du peu d’emprise que leur commune possède sur la marche de la Police du Nord vaudois. A l’origine, les statuts de cette association décrivaient très clairement les responsabilités de chacun des partenaires, actuellement au nombre de 11, avant la disparition de Corcelles/Chavornay et d’Essert Pittet qui fusionneront avec Chavornay au 1er janvier 2017. Ainsi, le comité directeur comprend un représentant de chaque commune et siège une dizaine de fois par année. Quant à l’assemblée générale, elle réunit des conseillers et des municipaux de chacun des partenaires qui possèdent un certain nombre de voix en fonction de l’ampleur de leur localité. Afin d’éviter qu’Yverdon soit seul maître à bord, les statuts précisent qu’il est nécessaire que les deux tiers des voix soient réunis pour modifier les statuts ou la répartition financière qui se fait aussi en fonction des localités, les plus petites ne payant que les deux points d’impôts ristournés par le canton pour la sécurité.

Statuts inchangés

Contrairement aux informations parues récemment dans la presse, les Yverdonnois ne demanderont pas un changement de statuts, qu’ils ne pourraient obtenir qu’avec l’adhésion de deux autres communes, mais vont revoir leur délégation qui sera représentative du Conseil communal et non plus de la Municipalité, comme c’était le cas jusque-là. Donc, le principe fondamental n’est pas remis en question. Toutefois à Orbe, la motion Wieland suggérait de quitter la PNV pour adhérer à la Gendarmerie. Des contacts ont été pris avec cette dernière et la Commune attend une proposition ferme de la police cantonale pour envisager l’avenir. Il faut préciser qu’une sortie de la PNV ne se fera pas sans compensation financière qui pourrait être lourde puisque la localité est liée avec la Police du Nord Vaudois jusqu’à juin 2022.

Iniquité de traitement

On peut rajouter que si le coût de la PNV est assez conséquent pour les Urbigènes, cela est dû au Canton qui a éludé le résultat de la votation de 2009 en faveur d’une police coordonnée et qui repoussait l’idée d’un corps unique comme le préconisait l’initiative d’Artagnan. Du reste, la Cour des comptes s’est étonnée récemment de l’absence d’une réforme financière qui permet à des localités comme Payerne, Echallens, Gland ou Vallorbe de ne payer que 2 points d’impôts pour leur sécurité alors que les communes affiliées à des polices municipales ou intercommunales paient bien davantage.

A la source aux Clées, les explications sont données par Albert Lambercy.

Les Clées: à la découverte de la Source Mercier

Trois petits degrés celsius ont accueilli samedi dernier un trentaine de personnes aux portes ouvertes de la Source Mercier.

Appelée couramment depuis plus de 400 ans « Fontaine Mercier », mais exploitée officiellement depuis 1969, celle-ci est située près du village des Clées, non loin de l’Orbe. Les six communes adhérentes à l’AISM (Association intercommunale d’amenée d’eau de la Source Mercier) : Les Clées, Lignerolle, L’Abergement, Sergey, Premier et Bretonnières, bénéficient, selon leurs besoins, de cette résurgence de cours d’eau souterrains.

Un premier arrêt dans la zone de captages, a permis aux plus courageux de se glisser dans un puits afin d’observer l’eau à sa sortie de terre, mais également d’écouter attentivement les explications données par Albert Lambercy, surveillant des installations. En moyenne, ce ne sont pas moins de 1 200 litres/min qui sont débités, puis remontés à l’aide de pompes jusqu’aux différents réservoirs, dont celui du Signal situé près de Lignerolle.

C’est d’ailleurs dans l’impressionnant antre de celui-ci que la deuxième partie de la visite se déroulera. A côté de deux cuves de 400 m3 remplies d’eau cristalline, on apprend, en outre, qu’une vanne présente au sous-sol peut être actionnée en cas de feu, permettant ainsi l’utilisation de l’entier de la capacité du réservoir.

Autrefois uniquement destinée à compléter les réserves incendie, cette eau de source, dont la gestion est entièrement commandée à distance, alimente aujourd’hui de nombreux quartiers de villas, voire l’entier de certains hameaux. Joël Petermann, président de l’AISM, explique d’ailleurs que cette dépendance entraîne de nouvelles problématiques, telles que celle liée à la survenue d’une pollution. Bien que présente quasi sans restriction, cette visite rappelle que l’eau est une ressource précieuse qu’il s’agit de préserver.

Orbe: fermeture de l’abri PC

L’annonce est tombée à la fin de la semaine dernière. L’abri PC du Puisoir sera fermé à la fin de ce mois de novembre. Prévu pour accueillir une cinquantaine d’hommes, il n’héberge actuellement qu’une vingtaine de personnes (23). Selon Carine Foretia de l’EVAM, l’arrivée de requérants a fortement baissé en 2016 alors que l’affluence avait été exponentielle en 2015. Près de 200 places d’accueil se sont libérées dans le canton. C’est la raison pour laquelle nous fermons les structures dans les abris PC qui étaient prévus pour des séjours courts, ce qui n’était plus le cas avec l’afflux de 2015. En plus, des projets de constructions en dur sont sur le point d’être concrétisés comme à Ecublens (200 places). Ballaigues accueillera aussi 80 personnes dans le bâtiment de Jura-Rosaly .

Orbe prête à rouvrir en 24 heures

La Commune d’Orbe avait été informée par l’Etablissement Vaudois de l’Accueil des Migrants (EVAM) de la fermeture prochaine de ces locaux. Elle s’est toutefois engagée à ouvrir rapidement l’abri PC si l’afflux de migrants devait reprendre. La négociation prévoit qu’elle reçoive une compensation financière, même si elle sera autorisée à accueillir des hôtes divers pour un week end en cas de non-occupation. Par contre, les locaux de l’accueil de jour de la rue Ste-Claire ne seront pas réutilisés et la commune n’envisage pas d’occuper le lieu qui ne lui appartient pas. Si des migrants devaient revenir au Puisoir dans le futur, ils iront passer leur journée ailleurs, très probablement à Lausanne. Après avoir permis pendant cinq ans l’installation de ces demandeurs d’asile à Orbe, le syndic Henri Germond tire un bilan positif de leur présence. « Nous n’avons quasiment pas eu de soucis avec ces gens et je considère que tout s’est bien passé, même si parfois des citoyens nous ont dit leur désapprobation ».

Activités maintenues

Ce départ n’inquiète pas outre-mesure le GAMO (Groupe d’Accueil des Migrants à Orbe). Son président, Denis Barclay, a d’ores et déjà réuni son comité pour envisager la poursuite du mouvement. Une cinquantaine de demandeurs d’asile occupent des appartements dans la localité et aux environs. Nous allons les suivre dans leur intégration et l’aide sera plus individualisée qu’auparavant. Nous maintiendrons l’activité du ciné 4 à 7 à la Tournelle et nous tirerons un bilan à la fin de la saison. Il en va de même pour les repas que nous organisons mensuellement de manière à maintenir le dialogue avec les Urbigènes. Enfin, nous allons prendre contact avec la Ciseroc pour éviter une action en parallèle, mais cette dernière s’occupe des gens ayant un permis B alors que nous nous préoccupons de ceux qui n’ont pas encore obtenu ce sésame.

Agiez: les champignons sous la loupe

Plus de 80 mycologues, amateurs ou avertis

Dans le cadre de ses sorties d’étude fongique, la société mycologique du Nord vaudois organisait la dernière journée de cueillette d’étude de la saison 2016. L’automne indien dont nous avons bénéficié n’a pas débouché sur une prolifération de champignons.

Mais les matinées de rosée et les quelques pluies tardives ont tout de même permis de réunir et découvrir pas moins de 107 variétés de champignons. L’intérêt de ces journées d’étude mycologiques, se trouve dans l’avantage de voir les champignons dans l’aspect naturel, les tons et les senteurs, une approche plus vraie et plus sensible que sur les livres. De plus, les contrôleurs officiels sont présents pour renseigner chacune et chacun sur les inconnues qui les titillent. En cet automne 2016, le bolet s’est fait prier, les pieds bleus et autres petits gris aussi ...

Mais les connaisseurs des sous-bois ont tout de même fait bonne cueillette. L’intérêt de cette journée a réuni nombre d’intéressés et de curieux, amoureux des ballades et de nature, des champignons et de l’air pur aussi.

Françoise Panasci, présidente de la société, annonce en préavis, les dates du samedi 21 et dimanche 22 octobre 2017, week-end où aura lieu l’exposition bisannuelle à la grande salle de Montcherand, occasion exceptionnelle de découvrir quantité de champignons de nos bois et forêts.