Chavornay: « Symudiad » ou le culte du mouvement

On a l’impression d’arriver dans la salle de gym de notre enfance. Anneaux, barres fixes, petits tapis bleus et espaliers sont répartis dans la salle. En réalité, il ne s’agit pas d’une salle de gym et encore moins d’un fitness, mais d’un espace dédié au mouvement.

Il y a un an et demi, Mark Balsom, 26 ans, a décidé de se mettre à son compte en ouvrant le centre Symudiad Training à Chavornay. Symudiad qui veut dire « mouvement » en gallois, la langue de ses grands-parents maternels. Sa philosophie? Faire redécouvrir aux gens la capacité de mouvement dont ils disposent. « Nous vivons dans une société très sédentaire et de nombreuses personnes ont oublié ce que leur corps est capable de faire », explique le sportif. « Avant d’exceller dans une discipline ou de soulever de lourds haltères, il est indispensable d’être mobile », poursuit-il. Après un Bachelor en sport et un service militaire chez les grenadiers d’Isone, Mark est parti plusieurs fois à l’étranger, aux Etats-Unis et au Danemark notamment, se former dans l’art du mouvement. L’habitant de Bavois s’est nourri des méthodes avant-gardistes qu’il a découvertes, puis est revenu en Suisse pour partager ce qui est devenu sa passion. « Plus qu’une passion, c’est presque une obsession », confie Mark. « Je suis toujours en mouvement, je cherche constamment des nouveaux exercices, de nouvelles positions .»

Une technique ouverte à tous

En dehors de ses quatre heures quotidiennes d’entraînement personnel, Mark Balsom propose des cours, collectifs ou privés, de mouvements et de renforcement musculaire. Si quelques sportifs de haut niveau s’entraînent à ses côtés, Mark préfère voir progresser les amateurs. « Lorsqu’une personne qui ne fait pas de sport vient chez moi et qu’en quelques mois elle parvient à enchaîner des exercices très difficiles, je suis vraiment heureux! », confie-t-il. Même les enfants peuvent s’exercer puisqu’un cours leur est réservé les mercredis après-midi. « Avec eux, c’est tout autre chose car ils ne sont pas encore rouillés par les années passées derrière un bureau », rigole Mark.

J’ai testé pour vous...

« Pour comprendre ce qu’est Symudiad, il faut en faire l’expérience », m’avait prévenu Mark. J’ai donc chaussé mes chaussures de sport pour aller tester un cours de mouvement d’une heure...
Mes tennis n’ont servi à rien puisque l’intégralité de la séance se fait à pieds nus! Une petite dizaine d’adeptes (filles et garçons confondus) participent au cours. Ça commence: on se met accroupi pour écouter les consignes du professeur.

En douceur, on débute par quelques jeux de souplesse et d’agilité. Je m’applique mais déjà les jambes commencent à brûler. Qu’est-ce que la suite me réserve? Les exercices aux anneaux, à la barre de traction et au sol s’enchaînent. On effectue plusieurs fois un parcours qui passe par tous les postes. Heureusement les plus forts font des exercices qui correspondent à leur niveau, et Mark donne pleins de conseils à ceux qui en ont besoin. Au bout d’une heure, on se réunit en petit cercle et Mark nous félicite pour l’effort fourni.

Je repars légère, avec la sensation du devoir accompli. Le lendemain et le surlendemain, les jambes brûlent, super : ça a fait effet ! ».

Orbe: le frai des poissons fait arrêter le barrage !

Alerté sur les réseaux sociaux par une photo de poissons morts, l’Omnibus a commencé une enquête, mais le sujet a vite pris de l’ampleur, suite à un communiqué du WWF, Pro Natura, Orbe Vivante et La Société des Pêcheurs Vaudois en Rivière. Il a déjà fait le tour des médias du canton.

Dommages collatéraux selon les uns, un massacre selon les autres.

Suite à l’ampleur de la polémique, Pierre Rigoli, responsable de la production chez Vo énergies, a décidé d’arrêter les turbines, an attendant de trouver une solution.
Il explique que Vo énergies est sensible au problème; c’est la configuration des lieux, ajoutée au pont du Moulinet classé monument historique, qui ont décidé de cet ascenseur qui était en fait la seule solution. Il n’y a pas de données précises quant aux poissons tués, il y a par contre les comptages des poissons qui ont passé par l’ascenseur. Un entreprise de conseil en environnement va se saisir du problème et proposer des solutions.

Mesure drastique mais provisoire

Dans un premier temps, les turbines ont été arrêtées, le temps de calculer le débit optimal pour empêcher les poissons de prendre la route des turbines. Ensuite, elles seront remises en route et des mesures à plus long terme vont être étudiées comme des barrières comportementales, mais il paraît que les poissons ne sont pas très coopératifs.
L’association «Orbe-Vivante» dénonce depuis fort longtemps la mauvaise gestion de l’Orbe par la Romande énergie et Vo énergies; surtout, elle leur reproche de ne pas restituer assez d’eau dans la rivière. Le co-président de l’association, Christophe Estermann, est assez remonté contre les services de l’Etat de Vaud qu’il trouve peu collaboratifs. Il trouve très dommageable à long terme que la valeur biologique de la rivière ne soit pas prise en compte. Les nombreuses lettres et notifications de la part de l’association n’ont toujours pas eu de réponses. Depuis 1993, elle se bat contre Romande énergie pour qu’elle respecte les débits de restitution.

Au barrage du Moulinet à Orbe, le problème est également que les turbines font un appel sur le côté et les poissons y sont rabattus et finissent la tête hachée. Pour Orbe-Vivante, l’ascenseur ne donne pas assez d’eau. Des poissons rares et protégés se font ainsi tuer.

Un groupe de pêcheurs sans appartenance particulière a aussi écrit une lettre à Jacqueline de Quattro début octobre, dénonçant les dégâts aux poissons. Ils trouvent notamment inacceptable que des énergies renouvelables portent atteinte d’une telle manière à l’environnement. Le problème est connu depuis la mise en service des installations (2012), mais rien n’a été entrepris jusqu’à ce jour.

Peut-être que maintenant, les uns et les autres seront entendus. Pierre Rigoli aimerait que le Canton organise prochainement une séance, qui permettrait enfin d’avancer et de trouver des solutions. A suivre donc

Romainmôtier: des hommes, des vaches, désalpent !

Derrière la désalpe que l’on a pu admirer samedi matin lors de la Foire aux Sonnailles de Romainmôtier, il y a des heures de travail ! Nous avons suivi les préparatifs du troupeau de Roger Roy sur l’alpage des Places, à l’entrée de La Vallée de Joux.

Les quelques 55 génisses ont passé l’été avec les vaches laitières au Petit Cernicolet, un alpage français à quelques encablures de La Vallée.

Cette désalpe clôture un estivage aux conditions climatiques difficiles. Entre sécheresse et chaleur, il a fallu jongler avec la gestion des réserves d’eau et la repousse de l’herbe dans les pâturages.

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Orbe et Chavornay: ouvrir la voie au RER Vaud

Deux soirées publiques d’information largement fréquentées ont été organisées successivement à Chavornay et à Orbe, avec pour objectif de présenter les projets d’amélioration de la mobilité entre et au sein des deux localités, ainsi que les modifications de tracé de l’OC actuellement à l’enquête avec la construction d’un pont routier dans la plaine pour enjamber le futur tracé corrigé de l’OC.

A Chavornay comme à Orbe, les syndics respectifs Christian Kunze et Henri Germond étaient à la manœuvre en compagnie du directeur de Travys SA, Daniel Reymond, et du responsable de la planification à la Direction générale de la mobilité et des routes (DGMR) du Canton, Frederico Molina.

Si les projets qui ont été présentés dans les deux localités sont identiques, les attentes et interrogations des populations sont légèrement différentes. Les projets impactent en effet différemment les territoires des deux communes.

Boucle ferroviaire et pont routier

Pour l’essentiel, le projet actuellement à l’enquête publique concerne le tracé de l’Orbe-Chavornay. Il comprend la construction d’un pont dans la plaine un peu en dessous de PESA et la correction importante de l’entrée du train à Chavornay grâce à la création d’une boucle traversant la zone agricole. Elle permettra aux rames de s’insérer dans l’axe du trafic Lausanne — Yverdon-les-Bains en gare de Chavornay. Cette boucle, située entre un quartier de villas et la réserve du Creux-de-Terre, aura un rayon d’environ 185 mètres, le minimum nécessaire pour permettre aux compositions modernes du RER comme aux locomotives et wagons-marchandises d’y circuler sans restriction. Le système d’électrification doit aussi être changé, pour passer de l’alimentation historique à courant continu de l’OC à un raccordement complet avec l’électrification CFF, homogénéité des matériels oblige.

Autres mesures

Ce projet s’accompagne de mesures propres à chaque localité. A Chavornay, dans un double souci de sécuriser la route de Corcelles et de freiner les envies des pendulaires d’y circuler, des traversées piétonnières avec feux lumineux ont été réalisées en 2016. Du côté d’Orbe, ce sont les carrefours des Ducats et de Taborneires qui devront subir des modifications. Ces dernières ayant pour but aussi d’inciter fortement les pendulaires urbigènes à utiliser la sortie d’autoroute des Mosaïques en empruntant la route de contournement d’Orbe et non pas celle de Chavornay. Cet objectif sera recherché en ralentissant, aussi grâce à des feux et des systèmes de présélections-triage, le trafic entre les deux localités, pour augmenter la cadence de passage des usagers qui choisiront le « bon parcours et ralentir les usagers purement locaux ».

Gare de Chavornay

La gare de Chavornay sera revisitée avec création de quais à hauteur, de passages sous voie, en pente douce, d’un ascenseur côté place de la Gare et d’un aménagement de quai plus long pour accueillir les rames du RER-Orbe. Dans un premier temps, les usagers devront changer de train, mais sur le même quai, pour se rendre à Lausanne ou à Yverdon-les-Bains. Dans un second temps, le trajet complet pourra être effectué sans changer de train. Cette seconde phase est fonction de l’avancement de travaux entre Bussigny et Lausanne — doublement des voies existantes — à l’horizon 2023. La première phase du projet présenté devrait pouvoir être réalisée en 2018-2019 avec entrée en fonction à l’horaire d’hiver 2019, si les oppositions, recours et procédures ne le retardent pas trop.

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Gare et haltes d’Orbe

A Orbe, la halte de Saint-Eloi sera déplacée sur un tronçon plus rectiligne situé en aval, qui permettra de construire des quais de 120 mètres de long environ et la gare des Granges verra son quai allongé et déplacé en face du complexe de Nestlé. La Gare du centre-ville ne verra dans un premier temps que ses quais adaptés et prolongés. D’autres modifications pourraient survenir ultérieurement, mais elles font partie d’un autre projet de réaménagement complet de cette place sur lequel les autorités communales travaillent de concert avec Travys SA et les propriétaires privés des terrains concernés.

Ne pas rater le bon wagon

Aussi bien à Chavornay qu’à Orbe, les syndics ont insisté sur le fait que ce projet était essentiel pour les localités, qui y travaillent depuis 8 ou 9 ans, notamment au travers de l’ADEOC. Les deux localités sont considérées par la canton comme des centres régionaux. A ce titre, leur développement est favorisé. Mais pour rester des centres régionaux, la présence d’un raccordement au chemin de fer est impérative. A l’horizon 2030, Orbe devrait voir les emplois locaux augmenter de 2 200 unités pendant que Chavornay devrait voir ce même chiffre augmenter de 1 300 environ. Les emplois de proximité sont l’avenir, ont dit en cœur Christian Kunze et Henri Germond, comme sera aussi offerte, dans un avenir pas très éloigné, la possibilité de prendre son train à Orbe pour se rendre directement et rapidement à Genève ou à Montreux. L’un comme l’autre ont aussi insisté sur le fait que, quand le char des subventions passe, il faut le héler de suite, car en général il ne repasse pas de sitôt. Surtout pas garni de plus de 70 millions de francs que la Confédération et le Canton sont prêts à investir dans le projet global.

Réactions

A Chavornay, l’essentiel des questions et réactions est venu d’un groupe d’habitants du quartier En Forez qui sera « encerclé » par la future boucle. Emplacement de celle-ci, sécurité des enfants, environnement, faune, proximité de la réserve du Creux-de-Terre, bruit nocturne des wagons de marchandises à la manœuvre et dévalorisation des immeubles ont été autant de sujets évoqués. A Orbe, la question du déplacement de la halte de Saint-Eloi a préoccupé plusieurs riverains, pour des raisons de bruit, de vibrations et surtout d’apport sur des chemins actuellement privés de circulations automobile et piétonnière supplémentaires. Le bien-fondé global du projet n’a pas été contesté lors de l’une ou l’autre des soirées.

Procédure

Les promoteurs du projet ont rappelé que la procédure d’enquête publique court jusqu’au 24 octobre. Ils ont incité les opposants ou les résidents qui auraient des questions à se manifester jusque-là, y compris s’agissant de compensations financières. En matière de chemins de fer, la procédure est particulière. Elle a été rappelée par Frederico Molina, qui a souligné que les oppositions ou remarques seraient traitées par l’Office fédéral des transports (OFT), seul compétent en la matière. Le permis de construire sera délivré par cet Office, le cas échéant avec des charges qui s’imposeront aux promoteurs. Divers recours existent, au Tribunal administratif fédéral, puis le cas échéant au Tribunal fédéral lui-même. Les délais sont longs, les procédures coûteuses, et Frederico Molina a suggéré au public concerné directement de privilégier les voies des discussions et des négociations, hors cadre judiciaire, car elles se révèlent en principe préférables et moins onéreuses que le passage chez les juges.

Position ambiguë de Chavornay

Il y a quelques jours, le Conseil communal de Chavornay a adopté une motion enjoignant la Municipalité de s’opposer au projet global dans les délais. « Nous ne sommes pas opposés au développement d’un concept de transports publics desservant la commune d’Orbe, mais nous souhaitons que certains points de ce projet d’importance soient étudiés, approfondis et précisés » laissent entendre les motionnaires. L’Exécutif actuel ne semble pas non plus très conséquent dans ses démarches, car tout en promouvant le projet en public, il en déplore certains aspects. « La Municipalité n’est pas enchantée par ce projet, a tenu à préciser Christian Kunze, le syndic, notant que la Confédération a écarté pour des raisons financières, mais aussi à cause de la proximité de la nappe phréatique, l’idée de créer un tunnel à la place d’un pont ». Interrogé spécifiquement sur cette question par un participant à la réunion de Chavornay, le syndic est resté laconique et n’a pas commenté. Reste que la nouvelle Municipalité élue ne partagera peut-être pas ces interrogations et leur aspect contradictoire. Affaire à suivre sur ce plan aussi.

Pour en savoir plus

www.adeoc.ch : carte interactive

www.travys.ch : modernisation de la ligne Orbe- Chavornay, images et vues aériennes détaillées.

© Illustrations: Travys SA

Cyril Romand, torréfacteur à Vaulion, contrôle sa production.

Vaulion: tous les arômes du café

En dessus du village de Vaulion, il y a un hameau qui se nomme Le Plâne... Mais les gens qui y habitent ne planent pas ! Au contraire, au fil des ans, ils ont développé des activités originales et peu communes. Après quatre générations de Reymond armuriers au XVIIIe siècle, l’histoire plus contemporaine note aujourd’hui la présence d’un cultivateur de plantes médicinales et aromatiques ainsi qu’un torréfacteur de café qui s’est installé récemment.

Malgré son nom prédestiné, Cyril Romand, 43 ans, est Français, né à Lons-le-Saunier. Il a été pâtissier-confiseur de métier mais, en tant que fils et petit-fils de torréfacteur, il a eu envie de se retrouver dans son univers du café et de fonder sa propre entreprise. En 2006, il a choisi de venir en Suisse et la maison du Plâne était à vendre. Une opportunité pour lui. Plutôt que d’inventer une nouvelle raison sociale, il reprend alors le nom de l’entreprise familiale, Cafés Roger, assorti de l’inscription «Torréfacteur depuis 1956».

Un concept inédit

Mais loin d’être traditionaliste, le jeune entrepreneur veut innover, trouver un concept inédit. «En principe, tout le monde boit du café. Mais, j’ai constaté que beaucoup de gens ignoraient totalement le processus de torréfaction des grains. Je me suis donné pour mission de combler cette lacune!», nous explique-t-il. Et pas n’importe comment puisqu’il a lancé la «torréfaction mobile et itinérante», qu’il est le seul à pratiquer au moins en Europe, si ce n’est dans le monde entier. Et le moyen pour le faire est original, lui aussi. Il a racheté un vieux camion Saurer-Berna de l’armée, datant de 1941, pour le transformer en véhicule de vente et démonstration, avec une petite machine de torréfaction embarquée.

Ce point de vente mobile qui sillonne les marchés permet à tout un chacun de comprendre le processus, de déguster et d’acheter des cafés de toutes provenances en sachets ou en boîtes de grains ou moulus, produits de façon artisanale.

«Ce camion qui suscite l’admiration est la pub qui me fait connaître. Mais, ici au Plâne, je peaufine encore l’aménagement de mon laboratoire installé dans l’ancienne écurie rénovée pour aussi mieux accueillir mes clients sur ce lieu fixe. Quand j’y travaille, la porte est toujours ouverte pour des visites ou satisfaire la curiosité des intéressés», précise-t-il en conclusion.

Chavornay: 9e Municipal connu

Le deuxième tour des élections à la Municipalité de Chavornay a donné les résultats suivants ce dimanche:

Electeurs inscrits : 2'904

Bulletins rentrés:  894 soit 30.78 % de participation

Majorité absolue: 444

Est élu Paolo Troilo, CELI, avec 498 voix

Obtient des voix : Monika Commissione-Schwab, UDC, 352 voix

Voix nulles : 8

Voix éparses : 13

Verticale impressionnante

Depuis la plaine, impossible de voir le Suchet en ce matin de brouillard intense sur les crêtes. Cette météo n’a pas pour autant retenu les 205 inscrits à prendre le départ de cette course contre la montre (départ des concurrents toutes les trente secondes) qui menait les athlètes de la cabane du Mélèze au sommet du Suchet. A l’arrivée, les visages étaient crispés par l’effort mais, sitôt la ligne d’arrivée franchie, tous relevaient le plaisir qu’ils avaient éprouvé sur les quatre kilomètres d’ascension et 900 mètres de dénivelé.
Béquet impressionnant

Eric Gorgerat, président du club des amis de la course de Chavornay, manifestait sa satisfaction au terme de son parcours. «C’était magnifique. Il est clair qu’il faut bien s’entraîner pour affronter une montée pareille (2 à 3 fois par semaine sur 10 km.). Dans ce type de compétition, il est impératif de répartir son effort, en ne partant pas trop vite. Particulièrement en prévision de la fin car le «béquet» entre la sortie de la forêt et le sommet est particulièrement sévère. Comme nous venons régulièrement nous entraîner par-là, je savais à quoi m’attendre».

Des femmes heureuses

Sa voisine de Chavornay, Sandrine Viglino, avouait très volontiers qu’elle avait peu couru. «Il n’y a pas de replat où l’on peut récupérer. C’est pourquoi j’ai préféré marcher à une certaine cadence et je suis contente d’avoir terminé en 1 heure 15. Le défi est relevé pour la troisième fois et j’en suis fière». Danielle Roussy n’avait qu’un mot à la bouche. «C’était beau malgré le brouillard. Les conditions atmosphériques étaient bonnes. Il est vrai que j’accumule les compétitions, ces temps. J’étais notamment à Morat-Fribourg, dimanche passé, et je serai à La Vallée demain». A 52 ans, l’ancienne syndique de Bofflens (10e chez les dames), se porte comme un charme au point de ne refuser aucune invitation de participer à des courses, avant une pause hivernale bienvenue.

Relevons qu’à l’issue de cette verticale, tous les participants étaient invités à manger la fondue, ce qui rend la course encore plus conviviale car l’atmosphère qui y régnait était empreinte d’une belle amitié.

Au niveau des classements généraux, Stéphane Heiniger (Cuarny) s’est imposé en 35 min. 04 alors que chez les dames, la Genevoise Maya Chollet l’a emporté en 39 min. 40. Du côté régional, on relèvera le 4e rang de Karine Pythoud (Orny) et le 17e de Fabrice Cuagnier (Rances), nos deux meilleurs représentants.

© image Team Suchet

Romainmôtier: le labyrinthe sauvé !

L'Omnibus a appris aujourd'hui que le labyrinthe contesté par les services administratifs cantonaux pourra perdurer et permettre à ses propriétaires et utilisateurs d'en jouir à leur guise.

C'est en tous cas dans ce sens que la Cour de droit administratif et public du Tribunal cantonal vaudois a jugé, après avoir tenu une audience assez particulière sur place, à laquelle l'Omnibus a eu le plaisir d'assister - pour la relater.

Certes le SDT peut encore recourir dans ce qu'il semblait considérer comme un cas de principe. Mais les voies juridiques qui sont à sa disposition sont désormais plutôt maigres.

© photo: les propriétaires. Par ailleurs ravis d'accueillir des voisins paisibles ... sur la "construction"

Chavornay: remise en question d’un projet

Le Conseil a accepté une motion qui somme la Municipalité de déposer, dans les délais, une opposition au projet de modernisation de la ligne Orbe - Chavornay. En effet, s’ils ne sont pas fermement opposés au projet, les membres du Conseil veulent en connaître, dans les détails, les tenants et aboutissants. C’est surtout la boucle de 185 mètres linéaires qui passerait près de la réserve naturelle et du quartier Lougilloux-Mollenchire qui pose problème. Ce sont également les impacts sonores des trains de marchandises, la nuit, qui sont spécialement pointés. Les autorités auraient préféré que ce tronçon passe par un souterrain, sous la route cantonale, solution que l’OFT a écartée pour des raisons financières et de manière à ne pas endommager la nappe phréatique. En outre, la population aura l’occasion d’être informée des grandes lignes du projet, lors d’une séance publique de Travys, le 12 octobre à Chavornay et le lendemain à Orbe.

Réaction urbigène

Du côté d’Orbe, ce frein à la construction de la ligne qui relierait le RER à la cité urbigène, n’étonne que partiellement le syndic Henri Germond. « Je peux bien comprendre que l’on s’inquiète des nuisances que peut entraîner cet aménagement et il est normal que les gens posent des questions. Il faut savoir aussi que si l’on ne parvient pas à trouver une solution ferroviaire, c’est la circulation automobile qui pourrait augmenter d’une manière sensible, ce que les Chavornaysans ne souhaitent pas. Il faut rappeler que le but du projet est de réduire le trafic routier au profit du chemin de fer. En plus, l’abandon de ce tronçon priverait notre région du Centre de Traitement et de Réhabilitation (CTR) qui remplacera l’hôpital actuel. J’attends de lire les considérations émises lors du conseil de nos voisins et de savoir comment la Municipalité va réagir avant de me prononcer définitivement, dans l’espoir que l’esprit régionaliste primera.»

Les décisions

Après de très longues négociations, le règlement du Conseil communal a été adopté, sous réserve de l’approbation de l’autorité cantonale.
Le conseil a accordé à la Municipalité un crédit de Fr. 69’000.- afin de procéder à la réfection du sol et de l’éclairage de la grande salle.
Il a adopté l’achat pour Fr. 275’700.- de 10 places de parc souterraines dans les nouvelles constructions situées «En Couvalau» afin de libérer les places sur le parking en face de la maison de commune, pour les mettre à disposition du public.

Enfin, le conseil a accepté le complément I au budget 2016 qui prévoit une diminution du déficit de Fr. 378’000.-.

Olivier Petermann, syndic, et Yvan Bourgeois, président du Conseil, entourent Béatrice Petermann, secrétaire du Conseil.

Lignerolle: promenons-nous dans les bois…

A pied, à cheval ou à VTT, mais promenons-nous sans véhicule à moteur. Pascal Croisier, inspecteur forestier, est venu expliquer aux conseillers le plan de fermeture des chemins forestiers. La législation forestière fédérale de 1991 interdit la circulation des véhicules à moteur en forêt, mais prévoit quelques exceptions pour divers usagers. Les bûcherons, les bordiers et quelques autres exceptions sont autorisés à les emprunter. Pas de problème non plus pour l’accès aux buvettes et refuges, il ne sera pas nécessaire de rejoindre la Thiolle à pied... La mise en place des panneaux d’interdiction est prévue pour le premier semestre 2017.

Un ordre du jour riche

Le Conseil a tranché favorablement pour l’autorisation générale de statuer sur les aliénations et acquisitions immobilières et pour l’autorisation générale d’engager des dépenses imprévisibles. Il est entré en matière sur la proposition de la Commission de gestion en ce qui concerne l’autorisation générale de plaider, mais la Municipalité devra informer la Commission de gestion lorsque les montants en jeu seront élevés.

Les déchets carnés et autres dépouilles animales seront déposées au centre de collecte d’Yverdon-les-Bains en parfaite légalité, Lignerolle devient officiellement membre de l’Association intercommunale du Centre de collecte de sous-produits animaux d’Yverdon.

Le bois de service du Triage du Suchet, dont fait partie Lignerolle, a trouvé un acquéreur de proximité. L’installation d’un chauffage à distance à Orbe permettra d’y vendre la production de plaquettes de bois. Profitant du montant de Fr. 40’000.- à recevoir dans le cadre de la création de la Réserve naturelle des Gorges de l’Orbe, les conseillers ont voté le financement de Fr. 58’000.- en faveur de la construction d’un hangar à plaquettes.

Propositions des conseillers

Jean-Pierre Blaser suggère qu’un panneau explicatif figure à proximité du majestueux sapin-président de la Commune. D’autre part, le Conseil prendra sa plus belle plume pour demander à l’Office fédéral des routes la remise en place des parois anti-bruit longeant l’autoroute.

Léane et Lucy font un bateau avec Arlette Belat.

Orbe: à la découverte des Ducats

Samedi passé, Articom, pour la première fois, avait décidé de faire découvrir par une journée «Portes Ouvertes» les artisans et commerçants des Ducats.
Les différents artisans avaient soigné l’accueil, organisé des concours et offraient le café ou l’apéro selon l’heure. Malheureusement, ce ne fut pas la grande foule, peut-être les odeurs de saucisses aux choux retenaient les Urbigènes en ville.

Les utilisateurs des transports publics recevaient un bon pour une petite collation, il y a eu des petits couacs au niveau des horaires, mais Travys promet que la prochaine fois les bugs de communications seront éliminés.

Parmi la quinzaine de membres d’Articom de cette zone de la ville, on peut relever que Sapival, Mood, Rubbish, D-Stock, Kurth-Volet et Urbakids proposaient des animations et faisaient des démonstrations et des visites de leurs ateliers. Par exemple, chez Rubbish, une toute jeune société qui fabrique des sacs en toile de kitsurf, on pouvait fabriquer des porte-clés ou des bateaux aux enfants. Leurs articles sont surtout vendus sur le net, mais ils ont un showroom aux Ducats.

Chez Kurth-Volet, l’apprenti montrait comment construire une maquette de charpente; leur concours n’était pas si facile qu’à première vue : planter un gros clou dans du bois en moins de 10 coups.

Sapival, de son côté, faisait des démonstrations d’usinage numérique. Le comité d’Articom est un peu déçu de la fréquentation, mais vous donne rendez-vous l’année prochaine.