L’Omnibus prend 2 semaines de vacances

Votre hebdomadaire de proximité ne paraîtra pas les 5 et 12 août, pour cause de vacances.

Prochaine parution vendredi 19 août 2016, prochaine édition "tous ménages" vendredi 26 août 2016

Le bureau, quant à lui, est officiellement fermé du 28 juillet au 14 août.

Une veille quotidienne des adresses email sera toutefois effectuée

Bonnes vacances donc, à celles et ceux qui en prennent.

Deuxième depuis la gauche, Steve Berger pensif devant le tableau électronique de commande.

Lignerolle: la fromagerie Berger « au top » de la technologie !

Après trois mois et demi de travaux importants qui ont nécessité l’arrêt complet de la production, la fromagerie Berger de Lignerolle a recommencé la semaine passée à produire des meules de Gruyère AOP. Le tout dans un environnement technologique complètement revu et corrigé. «Cela fait environ une année que nous avons commencé à imaginer le positionnement et l’ordonnancement des nouvelles installations, car nous avions une condition de base restrictive: la surface existante, qui ne pouvait être étendue» explique Steve Berger.
Il s’est donc agi de faire tenir dans ce même espace un réseau compliqué de nouvelles installations, cuves, tuyauteries et machines diverses complètement informatisées, et devant permettre à la fromagerie de faire face à la transformation de lait, en augmentation très importante. Avant les transformations, nous produisions 126 tonnes de Gruyère par an, et depuis la semaine passée, nous en produirons 227 tonnes, ceci avec une marge importante pour absorber une production supplémentaire. C’est dire si la modernisation s’imposait, d’autant que les anciennes installations avaient un peu plus d’une vingtaine d’années, durée normale de vie dans le métier. Élément important, alors que l’équipe «ancienne» se composait de 4 personnes, dont une apprentie et moi-même, la production nouvelle pourra être assumée par la même équipe de quatre professionnels».

Réglages fins encore nécessaires

Lors du passage de l’Omnibus sur place, tout n’était pas encore parfait, les mécanismes et les nouvelles installations nécessitant des réglages fins «en situation de production». En plus des réglages fins, il s’agit aussi pour les fromagers de s’habituer à de nouvelles commandes et à de nouveaux processus offerts par l’impressionnante tuyauterie qui circule autant en sous-sol qu’au plafond des locaux. Si l’on ajoute à cela que les fournisseurs des systèmes viennent du canton de Saint-Gall, avec les problèmes de compréhension réciproque que ceci peut engendrer, les premiers jours de production n’ont pas été de tout repos. À relever enfin que la laiterie reçoit toute l’année le lait de 6 «couleurs», alors que durant l’hiver ce nombre passe à 5.

Enfin, ainsi que l’a précisé à l’Omnibus Jacques Nicolet, le président de la Société coopérative de laiterie de Lignerolle – fondée en 1884 et propriétaire des locaux et installations!, «cette dernière a investi 3 millions de francs sur deux ans, aussi bien pour la création et l’équipement de la nouvelle cave d’affinage que pour les travaux de modernisation des locaux et des équipements de la fromagerie elle-même. Des nouveautés que chacun pourra admirer lors d’une inauguration qui est prévue à l’automne».

Marc Formosa à la barre, dans la timonerie.

Pompaples: beau destin pour arriver à destination!

Babord, tribord, proue, poupe, tangage, roulis... Ces mots font partie intégrante du vocabulaire employé au quotidien par Marc Formosa, et cela depuis son enfance ! Et ce n’est pas grâce au capitaine Haddock ou à Tintin qu’il a appris cela, mais bien par la vraie vie... Car le destin du nouveau capitaine de la CGN, Marc Formosa, habitant de Pompaples, tout fraîchement assermenté le 10 mars, n’est pas commun ! C’est l’histoire d’un Basque pur souche, au caractère bien trempé, que nous allons vous conter.

Jamais travaillé sur terre

«En fait, je n’ai jamais travaillé sur terre !», affirme avec humour celui qui nous reçoit dans la timonerie du bateau Général-Guisan, amarré au port d’Ouchy. Pendant la traversée du lac vers Thonon, nous avons tout le loisir de converser. Marc Formosa est né au printemps 1971. Il est marié à Danielle et père de deux garçons ados, Toni et Diego. Du haut de ses 45 ans et avec son accent basque qu’il ne peut renier, il explique qu’il dispose d’une expérience de 11 ans en tant que patron marin-pêcheur, passée au large sur l’Atlantique, entre Saint-Jean-de-Luz, Biarritz, Hossegor et Arcachon. «J’ai ça dans le sang... Je dois bouger sur l’eau!», dit-il. Et si ce matelot est devenu batelier, passant du «marin» au «lacustre», il l’a fait par amour, en suivant son épouse suissesse qui désirait revenir au pays.

«Je ne connaissais pas du tout le Léman. Mais quand j’ai vu cette immense étendue d’eau intérieure et sa merveilleuse flottille d’anciens bateaux à vapeur, je suis également devenu amoureux de ce lac. Mais encore fallait-il pouvoir entrer à la CGN. C’est l’Expo 02, où j’ai été batelier, qui m’a ouvert les portes de la compagnie en 2003», explique-t-il. Mais très motivé à l’idée de devenir capitaine d’une de ces merveilles, il suit alors tout le long processus de formation de la CGN avec ses nombreuses étapes, tout en devenant également citoyen suisse.

De matelot à capitaine

La formation à la CGN est très poussée. C’est une véritable pyramide à grimper pour arriver au sommet. Marc Formosa suit alors patiemment le cursus et passe successivement de «matelot léger» à «capitaine». Il a donc été engagé comme batelier-contrôleur (2003) puis il a été nommé batelier (2004), contrôleur II (2005), contrôleur I (2006), sous-timonier (2008), timonier (2009) et enfin timonier-pilote HGA (2013). Ce printemps, il est devenu capitaine (2016). A ce stade, il a passé les examens théoriques et pratiques de l’Offce fédéral des transports. Les capitaines sont habilités à dresser procès-verbal des infractions qui seraient commises à bord de leur bateau, soit un aspect juridique que leur confère leur assermentation.
Mais il n’en a pas encore fini pour atteindre son but. Une ultime formation doit être encore passée pour avoir le droit de commander les fameux vapeurs historiques. Un rêve qui est maintenant à portée de main et qui lui permettra enfin de coudre ses trois galons sur son épaulette.

Malgré les contraintes des horaires irréguliers, du travail du week-end, et d’effectuer de longues journées à bord, Marc Formosa est heureux comme un poisson dans l’eau... «C’est un métier de passion et j’ai eu une véritable chance professionnelle de pouvoir suivre ce cap. Surtout aussi que j’ai la chance de vivre «au Milieu du Monde», ce qui n’est pas rien!»

Le groupe EvE: de gauche à droite: Dominique Vidmer, Nadia Gloor, Etienne Miéville.

Essert-Pittet: ils ne seront pas nombreux

Dans le cadre de la fusion avec Chavornay et Corcelles, les électeurs d’Essert-Pittet pourront désigner le 25 septembre prochain un municipal et deux conseillers communaux. Exercice périlleux pour un village qui aujourd’hui comporte une Municipalité à cinq membres et un conseil général ouvert à tous. D’autant plus que pour le Conseil communal l’élection se fera au système proportionnel, mode opératoire qui n’est pas particulièrement adapté à l’élection d’un si petit nombre de conseillers.

Contrairement à ce qui s’est fait à Corcelles, aucune séance d’information n’a été demandée et n’a été mise sur pied. Cette situation semble créer du flou parmi la population qui n’appréhende pas pleinement les mesures à prendre pour accéder à des procédures électorales entièrement nouvelles à leurs yeux.

Des candidatures connues

Un premier groupe s’est créé sous le nom d’«Entente villageoise Essert-Pittet». On y trouve trois membres de l’actuelle Municipalité. Etienne Miéville est candidat à la Municipalité, tandis que Dominique Vidmer, actuel syndic, et Nadia Gloor sont eux candidats au Conseil communal. Leur credo: la connaissance des spécificités locales et des dossiers en cours, une manière efficace pour eux d’assurer l’intégration de leur village dans la nouvelle entité.

Un quatrième municipal de l’actuel exécutif sera également sur les rangs pour l’accession à la Municipalité. Il s’agit de Gérald Ottiger. Lui aussi revendique les mêmes valeurs que les membres du groupe EvE. Pour sa part, il étudie encore la possibilité d’avoir un duo de partenaires qui seraient candidats au Conseil communal.
D’ici au 8 août prochain, date butoir pour le dépôt des listes, d’autres candidats pourront encore se manifester.

Christophe Mégroz est prêt à s’engager.

Bofflens: Il succède à son épouse !

Le jeu de hasard des élections communales peut parfois jouer des tours et des coïncidences ! Cela a été le cas à Bofflens où c’est le mari qui succède à son épouse au sein de la Municipalité. En effet, Christophe Mégroz accède au collège municipal en occupant le siège laissé vacant par Laurence.

Le nouveau municipal bocani est âgé de 45 ans, père de deux garçons ados. Cantonnier de son état professionnel, il travaille au Service cantonal des routes. Arrivée de Valeyres-sous-Rances il y a dix ans, la famille a acheté à Bofflens une ancienne maison qu’elle ne cesse de rénover. «Depuis notre arrivée au village, nous avons toujours eu le désir de nous intégrer et de participer aux activités communautaires. C’est pourquoi je suis entré au corps des sapeurs-pompiers puis au Conseil général où j’ai siègé dans toutes les commissions importantes. Par contre, c’est une grande première, pour moi, d’entrer à la Municipalité et ce fut bien inattendu ! Mon épouse voulait arrêter après une législature. Elle ne désirait pas travailler avec une nouvelle élue et a préféré quitter l’exécutif. Personne d’autre n’a accepté le poste... Alors je me suis lancé!», nous a-t-il expliqué.

Quoi qu’il en soit, le nouvel élu a un avantage: il sait déjà comment ça se passe et aura une «formatrice» à disposition en permanence. Il reprend le dicastère laissé libre, mais on lui a encore adjoint les routes, rien de plus normal pour un cantonnier ! D’autant plus que la nouvelle Muni qui démarre cette législature est composée de quatre nouveaux, dont le syndic Pierre-Alain Fiechter, à l’exception de Renaud Besson, seul ancien resté en place.

Il y aura du pain sur la planche vu que de grands projets sont en cours. Notamment celui de la réfection de la traversée du village ainsi que la construction d’un nouveau réservoir d’eau, d’où de gros budgets à gérer. «Je ne réalise pas encore que je suis municipal. Je sais que ce ne sera pas facile, car on ne peut pas plaire à tout le monde. Je veux juste faire preuve d’un solide engagement pour ma commune et souhaite ardemment que d’autres citoyens suivront mes traces pour faire bouger ce village!»

Les enfants médaillés.

Montcherand: les Volontaires ont fait feu

Trois jours de liesse, trois jours de beau et chaud et trois jours de retrouvailles conviviales pour les festivités bisannuelles de l’Abbaye des Volontaires de Montcherand.

Déjà mercredi et jeudi, en fin de journée, les amateurs d’amitié étaient conviés au caveau de la jeunesse installé chez le syndic. Vendredi, tir des dames et de ceux que cela arrange. Samedi à l’aurore, sonnerie de la diane puis prise des drapeaux, et de monter en cortège à la cantine dans un village joliment décoré pour vivre l’assemblée statutaire. Le reste de la journée est dévolu aux tirs où pas moins de 150 fins guidons (45 dames et 91 messieurs) se sont concentrés de manière à obtenir les lauriers.

Fin d’après-midi, place aux couronnements des rois et énoncé des résultats par Etienne Weber Abbé-Président: premier roi cible société, Clément Brunner avec 347 points, deuxième roi, Cédric Jeanmonod 100 points au coup centré, troisième roi cible Volontaires: Gilles Chevallier 502 points appui 96, quatrième Roi cible Jura: Yvan Kaenel avec 781 points, première du tir des dames: Catherine Hostetler avec 379 points et premier du tir enfants: Julien Gaillard.

Dans l’élan d’euphorie du couronnement, toute l’aimable assemblée réunie sur la place a pu suivre la fanfare pour se rendre aux verrées en l’honneur des rois.

Dimanche, après la prise des drapeaux, culte, verrée des challenges et de l’Abbé, place au banquet et partie officielle. Suite à l’étuve de la cantine, prise d’air en cortège pour la rentrée des drapeaux et le déroulement animé, voire humide, du cortège «humo-folklorique» à travers le village. Et, la fin des festivités par l’offre apéritive de la commune à la cantine et du bal avec «Les Galériens».

Les rois et leurs demoiselles d’honneur, de gauche à droite: Ashley Barbey, Ludovic Maillard, Naomy Maire, Roland Matter, Charlène Rossier, Daniel Malherbe, Morgane Bischof, Sébastien Malherbe.

Chavornay : l’inventaire extraordinaire

Une tradition ancienne, deux fanfares, trois jours de liesse, quatre magnifiques rois, cinq parades, sept nouveaux membres, vingt-sept jolies demoiselles d’honneur, cent vingt-trois tireurs, mais pas d’autos-tamponneuses…

Voilà un résumé bien trop bref pour tenter d’évoquer la fête que vient de vivre Chavornay ce dernier week-end. En réalité, ce qui a compté, c’est l’esprit de fraternité, de convivialité qui a animé les confrères et les invités tout au long de ces trois journées de festivités et de retrouvailles amicales.

Il faut mettre en avant une sympathique particularité chavornaysane. A chaque fête, on y voit la participation d’une joyeuse et nombreuse cohorte de demoiselles d’honneur. Cette fois, elles étaient vingt-sept accrochées au bras des meilleurs tireurs. Vingt-sept jeunes filles et demoiselles qui ont égayé de leurs sourires et de leur présence toutes les parades où, sans compter leurs efforts, elles ont assuré un service généreux.

Les Malherbe font les rois

Pas d’abbaye sans l’épreuve du tir qui cette année a vu le couronnement à l’addition de Sébastien Malherbe, suivi de Roland Matter et au coup centré de Daniel Malherbe suivi de Ludovic Maillard.

La prochaine dans trois ans

Une année d’attente supplémentaire avant la prochaine fête, celle du centième anniversaire qui aura lieu en 2019. Il faut dire que pour marquer le 75e anniversaire un premier décalage avait été créé. Il faudra savoir être patient.

Adrien Kaenel prêtant serment devant la Municipalité et le bureau.

Valeyres-sous-Rances: le carrefour rue de la Chapelle-route Romaine suscite le débat

Dominique Streikheisen, président du Conseil, a orchestré durant plus de trois heures cette dernière assemblée de législature. Une seule assermentation à relever, celle d’Adrien Kaenel. Par ailleurs, Sylvie Troyon, secrétaire, continuera à lire le procès-verbal, pour notre plus grand plaisir!

Le bilan et les comptes de fonctionnement SIARV (service intercommunal d’eau Rances – Valeyres-sous-Rances) 2015 sont acceptés. Il en sera de même pour le bilan et compte de fonctionnement communal 2015 qui présentent un excédent de produits de Fr. 128 116.– avec un total de charges de Fr. 2 463 103.–

Valeyres s’anime!

Fin du long fleuve tranquille avec le préavis 36/16, demande d’un crédit de Fr. 161 000.– pour réaménagement du carrefour route Romaine/rue de la Chapelle. La récurrence et la sensibilité du sujet ne sont plus à prouver! Christian Kaenel, municipal des routes, présente le préavis. Quatre buts sont visés: ralentir la circulation, sécuriser le cheminement, refaire le carrefour et amorcer l’entretien de la rue de la Chapelle, ce qui est un nouvel élément.

La commission technique, dont c’est la première étude, soutient le projet, mais propose trois amendements, la commission de gestion en rajoute un. Finalement deux des quatre amendements seront retenus (pose d’un panneau de signalisation et continuation du tracé piétonnier). S’ensuit une discussion nourrie, les différents points de vue fusent. En vrac: une analyse globale ne fait-elle pas défaut? Ne risque-t-on pas de voir pleuvoir les préavis par souci d’atteindre le risque 0? Les zones villas se développant, n’est-il pas utile de renforcer leur lien avec le village? Au final, le préavis et les deux amendements sont acceptés lors d’un vote à bulletin secret.

Roland Stalder remplace Nathalie Piguet

Le préavis 38/16 proposant une augmentation des indemnités des membres de la Municipalité est accepté après quelques discussions.
Finalement, un gros bouquet de fleurs, les remerciements de la syndique et une salve d’applaudissements signent le départ de Nathalie Piguet qui sera remplacée par Roland Stalder au sein de la Municipalité.

Deux dates à retenir, le 1er août à Valeyres et le 24 septembre pour "Promenons-nous dans nos forêts"

Le comité du nouveau parti : Anne Rochat Brissot, caissière, Jean-Marc Bressan, Sandrine Viglino, Présidente, et Kornélia Thièry, secrétaire.

Chavornay: un nouveau parti

Pour animer la vie d’une commune, il est de bon ton de stimuler les points de vue et les idées politiques. Pour concrétiser cette certitude, deux pionnières, Kornélia Thièry et Sandrine Viglino ont décidé de fonder un nouveau parti local, donc limité dans son activité à la commune de Chavornay, sous le nom de GSE, Groupe Social et Ecologique. L’assemblée constitutive de la formation politique a eu lieu mardi 21 juin dernier, devant la présidente du Conseil communal de Chavornay, Christiane Chevalier et le municipal Claude Lebet. Plusieurs habitants de Corcelles-sur-Chavornay et de Chavornay ont fait également le déplacement.

Le Groupe Social Écologique est né de la dissolution de l’Entente Villageoise de Gauche, représentée par quelques conseillers communaux lors de la législature 2001-2016. Le parti a pour but essentiel de défendre les intérêts de la nouvelle commune de Chavornay, née de la fusion d’Essert-Pittet, de Corcelles-sur-Chavornay et de Chavornay. Ceci, afin de mener une politique sociale d’intégration pour tous en n’affirmant aucune tolérance de racisme, d’une part, et de mener une action écologique en défendant la protection et la promotion de la biodiversité, d’autre part. Il a également la volonté de sensibiliser les élus et la population à la nécessité de prendre les mesures adéquates de protection de la nature et de l’environnement, lors de projet d’aménagement du territoire. Car, estiment-ils, c’est le seul véritable héritage que l’on laisse à nos enfants.

Comme les élections auront lieu cet automne, la création de ce parti est apparue comme évidente pour les deux fondatrices qui se sont fait élire secrétaire pour Mme Thièry et présidente pour Mme Viglino. Se sont joints à elles, Anne Rochat Brissot comme caissière et Jean-Marc Bressan comme membre.

Renseignements et statuts peuvent être demandés aux fondatrices : Kothièry@gmail.com ou viglino_gs@bluewin.ch.

Debout au centre, le président Claude Recordon durant l’assemblée. A sa droite, le vice-président Stéphane Costantini, la directrice Martine Favre et l’administrateur sortant Jacques-André Mayor.

Ballaigues: Voénergies en croissance

L’assemblée générale ordinaire des actionnaires du groupe Voénergies s’est tenue à Ballaigues, au Centre villageois. L’année 2015 aura été une année de croissance pour le distributeur et producteur régional d’énergies. C’est en effet en 2015 que la Société Urbagaz SA a été intégrée à la suite de l’échange d’actions intervenu entre les communes d’Orbe, de Chavornay et la holding du groupe. Une façon d’étendre de façon substantielle l’aire de distribution existante. En 2015 également, le groupe a absorbé deux sociétés de téléréseaux – Mormonnet et Oronvision –, faisant ainsi passer sa zone de desserte de 31 à 50 communes et augmentant ses clients de 7’000 à 10’000. Toujours du côté du multimédia, un domaine qui marche fort, le groupe a pris une participation de 5% dans le câblo-opérateur Netplus.ch SA qui fournit les signaux de télévision aux clients de la région ainsi qu’à quinze autres téléréseaux romands. Tout récemment enfin, la population vallorbière a approuvé le parc éolien «Sur Grati», après une période référendaire éprouvante. L’assurance de pouvoir à terme – une fois les procédés judiciaires des opposants réglés – couvrir la totalité du courant consommé dans la zone de distribution par une production régionale, qui plus est uniquement réalisée au travers d’énergies renouvelables.

Résultats encourageants

Dans un contexte de prix de l’électricité très bas et d’ouverture partielle du marché pour les gros consommateurs, l’exercice 2015 a dégagé un profit de l’ordre de Fr. 500000.–, en légère diminution par rapport à celui de 2014, mais permettant quand même la distribution d’un dividende de 6% en faveur des actionnaires. Comptes, gestion, utilisation du bénéfice et rapports ont été acceptés sans discussion. Le président du conseil d’administration, Claude Recordon, qui n’est plus le syndic d’Orbe au moment de la parution de ce numéro, conserve son siège au conseil d’administration, ceci pour 3 ans, mais cette fois en qualité de représentant des actionnaires privés. «Un honneur pour moi, un plaisir aussi et l’assurance de rester jeune en devant faire face quotidiennement à des défis majeurs passionnants» précisera Claude Recordon dans son allocution. De son côté, le municipal sortant urbigène Jacques-André Mayor a quitté le conseil, assurant l’assistance «qu’il avait eu plaisir à travailler avec tous ses collègues».

La question qui tue

Un actionnaire a choisi les «divers» pour reprendre à son compte la question-bateau des anti-éoliens. «Comment peut-on parler de pourcentage de production d’éoliennes, alors que ces dernières produisent de façon très intermittente?» L’occasion pour la directrice Martine Favre de lui rappeler que toutes les installations de production électrique sont en permanence interconnectées à un réseau suisse et européen. Dans lequel elles injectent la totalité de leur production, intermittente pour les éoliennes comme – depuis des décennies – pour les barrages ou les installations au fil de l’eau. On parle donc de chiffres de production globaux et de pourcentages globaux. Le fait que les éoliennes s’arrêtent, ne coupe pas pour autant la lumière de la lampe de chevet de Monsieur tout le monde. Le relais est pris par une autre électricité produite ailleurs, mais véhiculée sur le même réseau. Le principe physique de base étant, en plus, que chaque électron produit recherche toujours à être consommé le plus vite possible et le plus près possible de son lieu de production.