Pas beaucoup de poissons dans le Nozon ce soir-là.

Pompaples: on cherche idées d’investissements

Les Pompapolitains membres du Conseil général se sont réunis pour la dernière fois de la législature sous la présidence de Stéphane Schneider, qui continuera à s'imposer un silence obligé en exerçant non sans humour la même charge dès le 1er juillet. Première étape d’une soirée ordinaire: l’assermentation du nouveau conseiller municipal Olivier Waber, qui pourra ainsi s’atteler à sa nouvelle tâche dans quelques jours. Passage obligé ces temps, l’examen des comptes 2015 de la commune et de sa gestion. «Une bonne année 2015, relèvera le Municipal des finances Alain Bonzon, qui s’est réjoui d’un excédent de recettes de l’ordre de Fr. 60 000.– sur un total de 2.65 millions de francs de produits et charges – ceci après des dotations extraordinaires, à des amortissements et à des provisions. Même si elle est en diminution, la marge d’autofinancement du village est de l’ordre de Fr. 300 000.– ce qui lui permet d’exécuter la plupart des tâches courantes sans recours à l’emprunt».

Appel inhabituel aux idées

Dans la foulée, Alain Bonzon a lancé un appel aux membres du Conseil et à la population: «La commune n’a plus de grands travaux à exécuter durant la prochaine législature et toute idée ou envie d’intérêt général qui se révélerait bonne et maîtrisable pourrait intéresser le futur exécutif, qui, sans en promettre l’exécution, pourrait l’inscrire dans son plan d’investissements. Les idées sont à transmettre avant la fin de l’été». Pour surplus, les comptes et la gestion ont été adoptés à l’unanimité. On notera aussi que, pour exercer son mandat efficacement, la commission de gestion s’est réunie à 4 reprises, et non simplement quelques heures, comme on a souvent tendance à le voir. Dans un autre domaine, Pompaples est aussi devenue sociétaire de la société régionale des abattoirs d’Orbe dont elle a souscrit quelques parts sociales, pour des raisons de proximité géographique et d’économie de transports.

UAPE en vue

Une première UAPE de 12 places ouvrira à la Sarraz à la rentrée d’août, avec… deux places en principe réservées à Pompaples. Cette nouvelle institution est gérée par l’AJERCO, pendant local de l’AJOVAL, qui englobe 28 communes pour un total de l’ordre de 23 000 habitants. À noter enfin la «standing ovation» chaleureuse faite par le Conseil au syndic sortant Roland Studer, après son dernier message officiel, qu’il a eu de la peine à terminer sans que sa voix tremble.

La Poste oublie 13’000 exemplaires de l’Omnibus !

A nos abonnés, lecteurs et annonceurs,

Nous venons d'apprendre -non sans amertume - que la Poste (encore et toujours elle) a cette fois oublié de prendre en charge la totalité des exemplaires de notre édition  "tous ménages" de ce jour.

Bravo pour cette nouvelle performance!

Aux dernières nouvelles, les exemplaires devraient être distribués demain samedi 25 juin. Nous vous présentons nos regrets, mais sommes tributaires d'un service public de pire en pire et de plus en plus coûteux.

Dans ces conditions, nous avons décidé de placer en accès public notre édition numérique de ce jour. Vous pouvez y accéder en cliquant simplement sur ce lien.

Une fois encore avec nos excuses à toutes et tous.

Muriel Vuagniaux secrétaire, Philippe Monnard président et le syndic dans sa dernière présentation des comptes.

Bofflens: tonnes de cendres polluées

Le syndic, Christophe Le Nédic, était heureux d’annoncer pour la deuxième année consécutive des comptes positifs pour la commune, même si ce n’est que de Fr. 533.29.

L’eau en question

Suite à une contamination, l’eau du village doit être chlorée et une pompe d’épuration mobile utilisée. Toutefois le municipal en charge, Renaud Besson, se veut rassurant; les doses de chlore utilisées sont vraiment minimes. La commune travaille sur un projet afin de boucler les réseaux entre villages voisins (Agiez, Arnex, Croy). Ce dernier problème avec la distribution d’eau pousse Bofflens a chercher des solutions pour rénover et améliorer la situation d’eau. Par contre bonnes nouvelles pour les nitrates, les taux descendent régulièrement grâce à des accords avec les agriculteurs proches des sources. Le syndic qualifie les derniers résultats d’extraordinaires.

Vingt tonnes de cendres polluées

Le municipal des forêts, Vincent Monnier, a eu beaucoup à faire à nettoyer la place du Crêt d’été, dont il a fallu enlever les déchets des feux. Leur analyse a montré la présence de métaux lourds genre chrome. Heureusement, il n’y a pas eu besoin de les éliminer en déchets spéciaux, ce qui aurait coûté très cher, 20 tonnes de cendres ont été évacuées chez Cridec. Vincent Monnier compte sur les utilisateurs du lieu pour ne pas y brûler n’importe quoi, en particulier les restes de feux d’artifice.

Enfin Bofflens participera à la réserve naturelle des Gorges de l’Orbe pour treize hectares, dont trois parcelles en réserve intégrale pour une durée de 50 ans. Pour cela, elle recevra une subvention cantonale unique de Fr. 50 000.–

Pour clore ce dernier Conseil, Christophe Le Nédic a remercié ses collègues et le Conseil pour ces 8 ans passés ensemble. La secrétaire du Conseil, Muriel Vuagniaux, va passer municipale et va laisser sa place à Gabriel Baltariu.

Le bureau reconduit dans ses fonctions; de gauche à droite, M.-C. Schneiter, secrétaire, P. Pfister, 2e vice-président, Ch. Chevalier, présidente, Y. Thiéry, 1er vice-président.

Chavornay: «Petits Poucets» déjà complets

Les comptes 2015 se sont soldés par un bénéfice de Fr. 1 475 736.53, témoignant ainsi de la bonne santé financière de la commune. Le Conseil les a adoptés sans remarque.

Le centre de vie enfantine Les Petits Poucets rencontre un vrai succès et les 44 places mises à disposition en août dernier n’y suffisent plus.

Sollicitée par l’AJOVAL, la Municipalité a informé qu’elle a donné son accord pour augmenter les places de la garderie de 44 à 66. Les volumes nécessaires avaient été prévus lors de la construction et les travaux indispensables à leur aménagement définitif seront réalisés durant la fermeture estivale de la structure. Pas de souci pour le financement assuré par le biais du solde restant sur le crédit de construction de la garderie.

Suite au départ de Corinne Baud, les 900 élèves de l’établissement primaire et secondaire de Chavornay trouveront une nouvelle directrice le 1er octobre prochain. Il s’agit d’Anne Fournand qui quittera la tête d’un établissement morgien. C’est la décision du Conseil d’Etat du 25 mai dernier que la Municipalité a fait connaître aux conseillers.

Les CFF ont récemment mis à l’enquête la réfection des quais de la gare. Il y a dès lors bon espoir pour que les travaux puissent se réaliser avant 2023… Cette bonne nouvelle réjouira les passagers à mobilité réduite qui actuellement se voient contraints d’embarquer à Bavois ou Essert-Pittet, là où la distance entre le quai et la première marche du wagon n’oblige pas à un exploit sportif.

On joue les prolongations

Fusion obligeant, le Conseil actuel voit sa vie prolongée jusqu’à décembre prochain. Par souci d’efficacité et de simplicité le bureau du Conseil ainsi que toutes les commissions permanentes ont été globalement reconduites jusqu’ à fin 2016.

Rois et reines avant le déluge.

Baulmes: entre les gouttes!

Tous les deux ans, les organisateurs de l’Abbaye ne ménagent pas leurs efforts pour apporter, grâce aux festivités, de la joie et de la bonne humeur aux Baulmérans d’ici et d’ailleurs. La fête, extrêmement variée, apporte son lot de satisfaction à chacun en commençant par les concours de tir pour les fins guidons, les repas pour les gourmets, les défilés pour ceux qui aiment marcher au pas, les bals pour les danseurs et les manèges pour les plus jeunes.

Les temps changent, les traditions restent

Si la manifestation n’est plus aussi populaire qu’il y a quelques lustres, les personnes qui y participent profitent de ces beaux moments d’échanges et de retrouvailles. Le cortège folklorique et humoristique n’est peut-être plus aussi imposant qu’avant, mais on reconnaît aux membres des sociétés qui ont préparé les chars ou les groupes un savoir-faire et une envie de plaire.

Désignation des rois

Quatre cibles étaient proposées aux tireurs, et les rois suivants ont été désignés: Alexandre Scramoncin a été sacré 1er roi à la cible société (au total des points) devant Daniel Jaccaud (au coup centré). A la cible Bonheur, c’est l’Abbé Président de la société, Marc von Ow, qui est devenu roi grâce à un impact sur le 100 de la cible. A la cible Contornet, Marc-Etienne Deriaz a également obtenu un 100. Sur la difficile cible Fantaisie, le plus habile a été Michel Roethlisberger qui a réussi un total de 413 points sur 500.

Lors du banquet du dimanche, Laurent Dubuis a été sacré roi de la fête en obtenant le meilleur total à l’addition de toutes les cibles.

Précisons encore que les plus jeunes ont pu s’exercer au tir à 50 mètres à la carabine 22 long rifle; Marion Urfer et Lancelot Conod s’y sont montrés les plus adroits.

De gauche à droite: Stéphane Costantini, syndic de Vallorbe; Etienne Candaux, syndic de Premier; Martine Favre, directrice générale VOénergies; Claude Languetin, syndic de Vaulion; Claude Recordon, président VOénergies.

Vallorbe: Sur Grati, Mamma mia… elles arrivent !

C’est dimanche en fin de matinée qu’est tombé le résultat tant attendu de la votation communale de Vallorbe sur le projet du parc éolien «Sur Grati».

Avec 770 de oui, contre 569 non, 12 blancs et 4 nuls, les Vallorbiers ont accepté le plan partiel d’affectation de ce futur parc. Le taux de participation enregistré de 52,83% semble relativement faible par rapport à son importance.

Victoire importante pour les partisans du «oui» et principalement pour les syndics de Premier, Etienne Candaux; de Vallorbe, Stéphane Costantini; de Vaulion, Claude Languetin associés à VOénergies et Martine Favre, directrice générale, qui se réjouissent de poursuivre ensemble le développement d’une production d’énergies renouvelables diversifiées dans la région.

Cette acceptation permet l’avancement du projet, qui comporte cependant, encore plusieurs étapes importantes à passer avant la délivrance des permis de construire et l’arrivée des éoliennes.

Il est bon de relever que ces éoliennes, pourtant pas encore installées, en ont fait tourner des têtes dans la Cité du fer, certains ont même réussi à la perdre!

Yves Mouquin devant le Môtier.

Romainmôtier: une UAPE pour la reprise

Il y a un peu plus de dix-huit mois, les communes du Vallon du Nozon sont parvenues à se mettre d’accord sur la création d’une Unité d’Accueil pour la Petite Enfance. C’est dans le cadre d’une discussion en marge de l’Ascovabano que les politiciens de cette vallée ont réalisé qu’il était nécessaire de disposer d’une telle infrastructure pour leurs jeunes élèves.

Enclassés à Romainmôtier, il était bien normal que l’on cherche un local dans ce bourg pour ces gosses de 4 ans et demi à 6 ans et demi. Trois lieux semblaient exploitables. Dans la maison de commune, ces jeunes pensionnaires auraient trouvé place au troisième étage d’où un certain danger. Dans l’ancien EMS Contesse, les frais de rénovation auraient pris des proportions importantes si bien que l’on s’est rabattu sur le Môtier surtout que ce dernier était à vendre.

La commune de Romainmôtier a pris les devants en même temps qu’une association, formée de huit villages (Bofflens, Bretonnières, Croy, Juriens, La Praz, Premier, Romainmôtier et Vaulion) était constituée pour imaginer la structure, après avoir effectué un sondage afin de connaître l’éventuel intérêt des parents. Au terme de cette consultation, il paraissait évident que cette UAPE s’avérait être un besoin.

Un comité directeur était constitué d’un municipal par localité et présidé par Roger Dupertuis (La Praz). Pour sa part, Yves Mouquin (Romainmôtier) s’occupait de faire avancer les choses dans sa localité. Le préavis et les conditions financières pour les travaux étaient accordées en juin 2015 pour un établissement de 24 places dont douze seront à disposition à la reprise des classes en août prochain. Le solde sera aménagé en fonction des besoins.

Les réticences de Croy et Juriens

Après la mise à l’enquête, il a fallu mettre les bouchées doubles dans l’espoir de bénéficier du lieu pour l’été 2016. Si le pari semble en bonne voie, l’Ajoval va devoir fournir le personnel qu’elle a cherché récemment dans les journaux et surtout enregistrer les inscriptions de la première douzaine d’enfants, puisque c’est elle qui gérera l’UAPE.

Si les huit communes se sont réunies pour créer cette UAPE, deux d’entre elles ont pris le risque de ne rejoindre l’association qu’en 2017. Pour des raisons financières puisque rien n’avait été prévu dans les budgets 2016. En se montrant aussi prudentes, Croy et Juriens ont pris le risque de n’être pas prioritaires à l’heure de l’attribution des places.

Pour justifier cet ajournement, la syndique de Juriens, Rosemay Christen évoque sa retenue. «Nous sommes allés très vite en besogne dans ce projet et je crains que certaines instances cantonales nous mettent les bâtons dans les roues. En plus, nous n’avons pas encore présenté de préavis à notre Conseil général et je devine que mes concitoyens ne seraient pas contents de se retrouver devant le fait accompli.

Donc, j’estime que nous ne sommes pas en mesure d’assumer une participation sur 2016 mais sachez que je suis plutôt favorable à la création d’une UAPE». Il n’y a pas de doute que les initiateurs n’ont pas ménagé leurs efforts pour tenir leur pari alors que dans le Vallon du Nozon, on entendait volontiers qu’il n’y aurait pas de garderie avant un quart de siècle ! C’est dire que les choses évoluent extrêmement rapidement de nos jours.

Le Grand Conseil vaudois leur a dit oui

Authentique moment d’émotion et de solennité pour la délégation venue des trois villages. Il était précisément midi quand, à l’unanimité des membres présents dans la salle du Grand Conseil, les députés vaudois ont entériné la fusion de Chavornay, Corcelles-sur-Chavornay et Essert-Pittet. Dans son allocution, Mme Béatrice Métraux, Conseillère d’Etat, a salué la présence des invités. Elle a particulièrement tenu à souligner que, si désormais Chavornay est une nouvelle commune vaudoise, il existera cependant toujours trois villages.

La fusion deviendra effective au 1er janvier prochain et l’élection du nouveau Conseil communal et de la nouvelle municipalité aura lieu cet automne.

Moment de convivialité
A l’issue du vote, à l’invitation de Mme Métraux, la délégation s’est retrouvée au caveau du Conseil d’Etat pour fêter l’événement en toute amitié autour d’un modeste apéritif.

Le TF veut-il faire fabriquer des pizzas en Tchéquie?

La semaine passée, le Tribunal fédéral a annulé les feux verts cantonaux vaudois – Conseil d’Etat et Tribunal cantonal – donnés à l’extension d’une zone industrielle. A ses yeux, le projet d’extension – sur des terres agricoles – de l’usine Hilcona à la périphérie d’Orbe ne permet pas de justifier une exception au moratoire de cinq ansinstauré en mai 2014, soit depuis l’entrée en vigueur de la dernière révision de la loi fédérale sur l’aménagement du territoire (LAT) approuvée en 2013 par le peuple en votation populaire.

Notamment pas en raison d’une urgence invoquée par la commune et soutenue par le canton, mais qui aux yeux des juges n’existe pas dans le cas Hilcona. «La nouvelle affectation en zone à bâtir des terrains litigieux d’Orbe pourra être approuvée lorsque des déclassements correspondants, à Orbe ou dans d’autres communes vaudoises, seront entrés en force», a indiqué le Tribunal fédéral. Cet argumentaire revient à dire que l’on peut sans autre repousser à 2020 au moins tout projet reposant sur des bases juridiques solides. Le nouveau plan directeur cantonal (4e adaptation) est censé entrer en vigueur au 1er janvier 2017, si le Grand Conseil l’accepte. Quant au PGA attendu – dans sa nouvelle livrée –, certains le voient prêt pour 2020 environ, sans compter les recours et oppositions qui ne manqueront pas de fleurir à son sujet.

Hilcona muet et syndic inquiet

Pour le syndic d’Orbe Claude Recordon, «l’affaire de cette extension refusée est symptomatique de l’attitude de juges déconnectés de la réalité économique». Il aura fallu 4 ans pour que ces derniers décident que l’extension ne présentait… pas de caractère urgent. Facile à dire avec le recul et le temps pris pour la procédure. Malgré l’insistance pressante de l’Omnibus, Hilcona n‘a pas souhaité s’exprimer sur cette question. Elle s’est contentée d’un courriel laconique adressé mardi soir à la rédaction dans lequel son directeur Fortunat Dillier précise: «Nous ne souhaitons pas commenter cette décision du TF». Même sans réaction de sa part, on peut toutefois imaginer que ce qui était pour Hilcona un plan de développement urgent en 2012 ne l’est plus forcément à mi 2016. A fortiori si ce n’est pas avant 2020 au plus vite qu’une nouvelle extension pourrait être envisagée. Non seulement les centaines d’emplois à créer avec l’extension prévue se feront attendre, mais il n’est pas impensable d’imaginer que le personnel actuel risque, à terme, de payer le prix d’une délocalisation, dans un pays plus accueillant administrativement et où les salaires sont plus avantageux.

«Je ne serai plus en charge de ces questions, précise encore Claude Recordon, mais je suis inquiet pour l’avenir du développement économique de la région, du canton et de la Suisse». A l’aide d’une vision très entomologiste de la loi et d’ordonnances concoctées par des fonctionnaires fédéraux politisés, on coupe la dynamique et l’imagination des autorités locales. Pourtant, Orbe est considérée comme un centre stratégique de développement économique par le canton. «Ce qui justifiait précisément, à notre sens, une dérogation et une urgence qui désormais n’en est plus une. Mais bref, il y a une décision judiciaire, on en prend donc acte, ce qui ne nous empêche toutefois pas d’être surpris et choqués».