L’Hôpital de Saint-Loup.

Saint-Loup – EHNV: une nouvelle école

Fidèle à ses habitudes, la direction des Etablissements hospitaliers du Nord vaudois a récemment réuni ses partenaires institutionnels représentés par les exécutifs communaux du périmètre et les députés.

La réunion tenue sur le site de Saint-Loup à Pompaples a tout d’abord permis à Jean-François Cardis de donner quelques nouvelles concernant ce site dont les activités en soins aigus sont en augmentation grâce notamment à la neurochirurgie et à l’orthopédie. L’hébergement déployé sur les deux unités Germond et Nozon est stable.

La communication principale a été consacrée à la nouvelle implantation de l’Ecole de soins et santé communautaire (ESSC) déjà partiellement présente sur le plateau de Saint-Loup. Le projet consiste à regrouper à Pompaples les sites de Morges et Vevey. L’importance de cette formation a été rappelée : des assistants en soins et santé communautaires (ASSC) certifiés au terme de 3 ans de formation assurent le bien-être physique, social et psychique des malades, appliquent certains traitements et effectuent des actes médico-techniques sous la responsabilité du personnel infirmier. Parallèlement, une formation d’aide en soins et accompagnement (ASA) débouchant sur une attestation de formation professionnelle est aussi proposée.

En 2015, l’ESSC comptait 663 élèves, ce qui est insuffisant pour répondre à la demande. Les possibilités d’agrandissement des sites de Morges et Vevey étant inexistantes, c’est assez naturellement qu’une étude a mis en avant Saint-Loup, site au bénéfice d’un plan partiel d’affectation de 2009 permettant un développement rendu possible par le soutien de l’Institution des diaconesses de Saint-Loup qui accorde un droit de superficie gratuit pour le projet.

Belle utilisation du potentiel de Saint-Loup dans la diversification et le renforcement du secteur formation avec le maintien en parallèle d’activités médicales importantes. Si le site pose toujours quelques difficultés d’accès en transports publics, cela ne semble plus insurmontable; le renforcement de la ligne ferroviaire Aigle – La Sarraz, ainsi que le déploiement de bus permettront une bonne accessibilité avec des temps de transport pas supérieurs à ce que l’on peut trouver dans les villes.

En troisième partie de séance, la rénovation complète des cuisines de l’hôpital a été présentée. Ces nouvelles installations permettront de faire face – en plus des missions de base – à l’arrivée de l’EESC et de délivrer également des repas pour le CSR de Cossonay et pour les écoliers.

Dans un «champ» d’oiseaux

Orbe: l’AVIVO dans l’arche de Noé

A l’occasion de la course de printemps, huitante vadrouilleurs ont sillonné l’Arc jurassien.

Départ de deux cars de la plaine de l’Orbe par «une roille» de saison, mais déjà sur le contrefort du Mont-Aubert, la pluie ne devenait plus que souvenir. Il est vrai que le panorama à la vue des Alpes était limitée. Heureusement, l’arrêt prévu café croissant a bien arrangé la chose. Puis tout ce petit monde reprend la route par les Franches Montagnes, direction Saint-Ursanne. Une pittoresque petite ville médiévale sise au bord du Doubs, la perle du Jura. Après un temps de visite du site historique, les aînés vaudois se retrouvent au restaurant «Les Deux Clefs», reçus par un restaurateur accordéoniste convivial, accompagné d’ une cuisine mitonnée dans une ambiance familiale, il a offert à chacune et chacun un beau voyage gustatif.

Au milieu de l’arche

Après le repas, départ en direction de Vicques haut lieu de la taxidermie, avec la visite de la galerie de l’arche de Noé. Accueillie par Christian Schneiter taxidermiste et laudateur avisé, la petite troupe de l’AVIVO se disperse au milieu des vitrines et autres scènes dans leur décor naturel, afin de découvrir pas moins de 3000 animaux naturalisés. Grâce à cette diversité d’espèces, il nous semble voyager à travers tous les continents. Entre savane africaine, forêt tropicale, Pôle Nord et faune locale, les formes, les couleurs, les regards qui redonnent vie débouchent sur une visite impressionnante d’un monde animal qui semble encore vivant!

Comme toutes bonnes choses ont une fin, reste à la joyeuse troupe encore sous le charme de cette découverte, de s’en retourner pour rejoindre notre coin de pays sous une pluie revenue.

L'artiste et ses bois

Premier: l’homme aux bois qui chantent

Hans-Martin Bader confesse au moins deux passions: la lutherie, le métier qu’il exerce depuis 45 ans, et la paysannerie à l’ancienne. Après un apprentissage en Allemagne, le maître-luthier a exercé son art à Zurich, puis à Allaman. Depuis 1982, il est installé à Premier. Entre les odeurs de vernis, de colle, d’essences de bois et les crépitements d’un fourneau métallique qui trône dans son atelier, Hans-Martin Bader a les yeux qui brillent lorsqu’il parle de son métier.

Des archets baroques (année 1700 environ) au col de cygne différent des archets classiques (100 ans plus tard) aux quatre instruments majeurs du «quatuor à cordes du luthier», le violon, l’alto, le violoncelle et la contrebasse, il pourrait évoquer son art des heures durant. Œuvrant pour des clients fidèles depuis des décennies, tant dans la fabrication que dans la réparation et l’entretien des instruments, l’artisan artiste de Premier est intarissable sur la colle ancestrale qu’il utilise – la même que celle que les Indiens «peaux rouges» utilisaient pour coller les plumes aux flèches, et qui permet de faire naître un instrument «pour mille ans».

Centaines d’heures de travail

«Nos instruments ont une durée de vie aussi longue, c’est donc raisonnable de penser qu’il faut 400 heures pour fabriquer un violoncelle et 200 pour un violon» explique l’artiste. Pour les archets, il utilise les crins de ses propres chevaux, une race à part reconnue pour cette qualité. Quant aux bois principaux des instruments, ils proviennent des forêts alentour, riches en bois de résonance, épicéas et érables en particulier. L’intérieur d’un instrument est l’extérieur d’un tronc, et l’extérieur de l’instrument est le cœur du tronc. C’est là que les veines sont les plus souples et les plus belles.

Elles ressortent d’ailleurs grâce à la coupe longitudinale et au placement symétrique des pièces taillées. Un luthier respecte des règles de l’art séculaires qui le conduisent à travailler avec une précision au dixième de millimètre. «Chaque luthier possède ses secrets, notamment sur ses vernis, explique encore l’artiste. Mon vernis a évolué au long de ma carrière, mais reste en effet un mélange personnel et qui évolue encore». Hans Martin Bader a reçu plus de 100 personnes le weekend passé, par petits groupes. Après leur visite, les yeux des visiteurs ressemblaient à ceux de l’artiste.

Un nouveau livre illustré vient de paraître au sujet de Hans-Martin Bader: «De la charrue au pain, de l’arbre au violon», poèmes de Esther Ekezie et photographies de Patrick Dutoit, 72 pages et plus de 50 photographies, ISBN N° 978-2-8399-1882-4, à commander chez lui ou sur www.poemesetimages.jimdo.com

Henri Germond

Orbe: Henri Germond, premier syndic socialiste

C’est donc la première fois dans l’histoire qu’Orbe sera dirigée par un membre du parti socialiste. Jusque-là, les partis radical et libéral ont dominé le débat et ce n’est que dans le dernier quart du 20e siècle que la gauche a émergé. Pour entamer cet entretien, l’Omnibus a demandé à Henri Germond de quel courant de gauche il s’inspirait :
«A vrai dire, je n’ai pas baigné dans la politique dans ma jeunesse. C’est au contact de ma femme Michèle que je me suis intéressé à la chose. Le fait de concevoir l’avenir de la localité a provoqué mon intérêt. Si je devais me définir, je pense avoir une sensibilité sociale avec un souci du consensus. Je vous fais remarquer aussi que c’est la première fois qu’un syndic ne pourra pas se reposer sur une majorité que cela soit à la Municipalité ou au Conseil. Cela sous-entend un autre style de conduite et il me faudra faire en sorte de rallier l’ensemble à nos idées».

Comment envisagez-vous votre façon de travailler?

– Au début, il s’agira de faire connaissance. Je ne connais encore pas très bien certains de mes futurs partenaires et il me faudra les entendre pour établir en leur compagnie un programme de législature dans les 100 jours. Je vais rester fidèle à mes principes: Clarté, Confiance et Reconnaissance. C’est-à-dire qu’il sera nécessaire d’être précis dans notre démarche. Je désire que nos intentions soient bien comprises du Conseil et de la population comme je souhaite que nous soyons sensibles au travail effectué par l’administration communale. La communication me paraît un élément essentiel, à ce sujet les compétences de Xavier Duquaine seront mises à contribution. Nous ne pourrons pas avancer sans faire état de nos intentions. J’espère ainsi que nous aurons l’adhésion de l’essentiel des Urbigènes dont il faudra aussi être à l’écoute. Je veux installer un climat de confiance entre l’Exécutif et les gens de cette ville afin de réduire au maximum la contestation.

Allez-vous revoir les dicastères tels qu’ils sont actuellement?

– J’ai prévu que nous allions nous réunir durant tout un week-end (12 juin), à l’extérieur de la localité. Le samedi, les chefs de service nous rejoindront afin qu’ils portent à la connaissance de mes futurs collègues le courant des affaires et les projets de leur service. Le dimanche, nous débattrons alors de la répartition des dicastères. Au préalable, la nouvelle équipe aura assisté à la séance de l’Exécutif du 17 mai pour entendre ses prédécesseurs pour une première prise de contact. En premier lieu, je souhaite que chaque municipal bénéficie d’un chef de service, ce qui n’est pas le cas actuellement. En ce qui me concerne, je vais prendre en charge la stratégie de la commune et l’administration, ce qui sous-entend en principe les finances. Au chapitre de la refonte des dicastères, je pense par exemple que la police, les pompiers et la protection civile doivent être réunis sous un même toit. Pour le reste, notre discussion nous permettra de connaître les sensibilités des uns et des autres pour les différents domaines. Mon vœu est aussi de permettre à chacun d’entre nous d’être au courant de ce qui se passe dans les autres dicastères afin que le travail soit collectif.

Comment envisagez-vous vos rapports avec le Conseil qui ont été parfois difficiles lors de la législature qui se termine?

– J’espère que mon ambition d’être clair va se répercuter sur le Conseil que je souhaite proactif. A mes yeux, l’Hôtel de Ville doit être le lieu où l’on se renseigne, où l’on prend connaissance et où l’on s’informe. Un gros effort devra être fait par tous pour une clarté la plus totale possible. C’est grâce à cette confiance que nous devrions parvenir à aplanir les soucis d’antan. La présence de la plupart des partis à la Municipalité, à l’exception de l’UDC, nous permettra sans doute de mieux coopérer.
En quelques mots, quels seront les premiers sujets à traiter?

– A l’évidence, la planification financière sera un élément-clé de notre travail avec les conséquences de la nouvelle péréquation, le plafond d’endettement et les retombées du RIE III. L’arrivée du RER et le réaménagement de la gare sont d’autres sujets comme la mise en place des travaux pour Gruvatiez (avec normes WWF) avec la construction d’équipements communautaires et d’un CTR, ainsi que le projet «Orbe 1350 Sentiments» entre autres. La refonte de la place du Marché et du plan de circulation figurent également dans les projets immédiats dans un centre-ville qui devra faire place à plus de convivialité, un élément qui me semble important pour la ville tout entière, car Orbe doit rester attractive pour ses citoyens comme pour ses visiteurs.

Pour finir, sachez que Henri Germond quittera son poste de cadre chez Nestlé en tant que responsable de la sécurité et de la santé sur le site de Vers-Chez-Blanc, au début juillet prochain. Agé de 62 ans, le socialiste est marié et père de deux enfants qui ont eux-mêmes trois enfants. De quoi changer les idées de notre futur syndic lors des jours de tempête, s’il y en a!

On bichonne ...

Orbe: la montbéliarde en fête

C’est dans la ferme de Denis Michaud, dans la plaine, que la Fédération des Sélectionneurs de Bétail Bovin fêtait le week-end dernier son cinquantième anniversaire. Une société qui était née de la révolte d’une partie des éleveurs de la région qui avait défié leur Fédération d’alors et la Confédération, en faisant franchir illégalement la frontière à des vaches de race montbéliarde malgré l’interdiction de leur importation. Leur obstination a finalement eu raison des Neinsager suisse-alémaniques.

Depuis 1976, la tension a diminué et les éleveurs ont eu plaisir à présenter leurs animaux, pas toujours dociles lors du défilé, organisé il est vrai dans un environnement inhabituel (musique, bruit, stress, etc.). Sous les ordres d’un speaker français, près de 200 génisses et vaches ont été présentées autant pour leur tenue, leurs pis que pour la grosseur de leur mamelle. Des ruminants tirés à quatre épingles qui n’ont pas manqué d’impressionner le nombreux public présent.

Prix du lait en question

Au cours de ce week-end, un autre sujet préoccupait les éleveurs: le prix du lait. Comme nous le précisait le président de la FSBB, le Neuchâtelois Jérôme Hirschy (La Sagne), ce prix désuet met sa fédération en péril. «Nous avons pour mission première l’importation de semences de montbéliardes, en collaboration avec nos collègues français de Jura Bétail. Si ce prix continue de péricliter, nos paysans n’auront plus intérêt à se profiler dans la filière du lait et nous pourrions disparaître. Nous sommes encore 400 membres à la FSBB, mais le nombre n’a fait que diminuer au cours des années puisque nous avons compté jusqu’à 700 sociétaires».

Cette race offre tout de même l’intérêt d’être à deux fins (lait et viande) contrairement à la Holstein qui n’est quasi exclusivement qu’une laitière. Malgré l’ambiance festive qui régnait dans les différentes halles, l’inquiétude est énorme dans le milieu et l’on compte beaucoup sur le peuple suisse qui devra se prononcer prochainement sur l’avenir de l’agriculture, indispensable à notre pays.

Immense succès

On relèvera enfin l’immense succès de cette manifestation qui a réuni près d’un millier de spectateurs le samedi, au point qu’il a fallu solliciter les parkings de Nestlé pour caser les voitures des visiteurs. Le dimanche, 450 personnes ont participé au brunch au cours duquel les enfants ont été nombreux à venir voir les animaux, comme nous le dit Denis Michaud, qui recevait dans sa ferme cette manifestation qui a dépassé toutes les espérances en matière de visibilité.

La piscine d'Orbe

Orbe: une piscine aux teintes pimpantes

Le printemps a déjà fleuri notre environnement, le thermomètre est monté de quelques degrés, révélateurs de l’ouverture de la piscine communale.

Comme évoqué l’an dernier, lors de la période estivale caniculaire, le bassin urbigène avait subi la visite inopinée d’algues indésirables, mais inoffensives. La vétusté avérée du bassin et un léger affaissement occasionnant une mauvaise circulation de l’eau, était en partie la cause de ce désagrément. Suite au vécu de cette problématique, le comité de la piscine a œuvré fermement pour améliorer sensiblement la situation. Le fond du bassin et les parois ont été poncés et une nouvelle couche de peinture appliquée, ce qui va enchanter les yeux avec un ton bleu caraïbe. De plus, le traitement de l’eau sera amélioré sur la forme et le tempo.

Prévisions et ouverture de la saison 2016

La connaissance de vétusté du bassin et de son mécanisme amène à réflexion. Une lourde réfection s’avérera nécessaire, à ce titre, un projet d’étude de remise en état sous l’égide d’un comité de pilotage composé du comité de la piscine et des autorités communales est envisagé.

L’ouverture officielle de la saison 2016 est programmée pour le samedi 14 mai. A titre promotionnel, comme l’année dernière, l’offre préférentielle sur le prix de l’abonnement de saison 2016 sera offerte pour 80 francs en lieu et place de 100 francs. A cet effet pour bénéficier de l’action, la caisse sera ouverte le vendredi 13 mai dès 12 h. au dimanche 15 mai jusqu’à 19 h. Les autres prix d’entrées restent identiques.

En temps opportun, un programme d’animations sera publié par l’office du tourisme, et, le restaurant et sa terrasse seront à disposition de la clientèle idoine. Le comité de la piscine va être à coup sûr attentif au bon déroulement de la saison et à la satisfaction des usagers, reste à espérer un coup de pouce de Jean Rosset et tout sera parfait.

Louve arrivée du zoo de Berne (le rouge sur les poils étant de la peinture qui s’estompera dans les semaines qui viennent).

Vallorbe: la nouvelle louve est là !

C’est entre Vallorbe et la Vallée de Joux, au Mont-d’Orzeires, dans un milieu forestier totalement naturel, qu’est aménagé le fabuleux parc animalier «Juraparc», dans lequel s’ébattent bisons, ours et loups.

La possibilité nous est offerte de nous familiariser un peu avec ces trois espèces, de les admirer en hauteur depuis la passerelle qui traverse le parc, nous permettant non seulement de vivre une aventure exceptionnelle en observant leur comportement, mais également de bénéficier d’une magnifique vue panoramique. La cohabitation au quotidien des loups et des ours qui évoluent dans un espace commun nous interpelle, et cependant, celle-ci se passe merveilleusement bien.

Une nouvelle arrivante, une louve, née au printemps 2015, en provenance du zoo de Berne, s’est installée tout dernièrement à la mi-mars à Juraparc, et semble s’y plaire. Elle a bien pris ses quartiers et attend impatiemment l’arrivée de son futur compagnon, un Français, qui interviendra normalement dans quelques semaines. Il est prévu que ce nouveau couple crée une nouvelle meute, qui viendra rajeunir l’actuelle, composée d’une femelle et de deux mâles, qui se fait vieillissante. Il faut savoir que de nombreuses démarches ont été menées afin d’éviter tout risque de consanguinité pour cet accouplement. Patience, il en faudra encore un peu avant de pouvoir découvrir une portée de louveteaux!

Mais les impatients peuvent se réjouir et s’empresser de se rendre à Juraparc pour y découvrir «Surprise», un adorable ourson né vraisemblablement en janvier de cette année, et qui a pointé le bout de son nez tout dernièrement hors de sa tanière avec sa maman ourse, Zora, née en janvier 2012.

La gare porte bien son nom : elle est sur Romainmôtier, mais seulement à quelques pas de la limite de Croy.

Croy et Romainmôtier : unis, mais néanmoins divisés

Les limites communales entre Romainmôtier et Croy ont un tracé qui n’a rien d’évident. Même dans le centre du village de Croy, on peut se trouver sur la commune de Romainmôtier! Par exemple, la Rôtisserie du Gaulois a la bizzarerie d’être sur le territoire de Romainmôtier alors que son parking qui lui fait face est bien situé sur Croy! Plus on avance en direction de la Gare, et moins c’est clair. La «frontière» passe devant le Buffet de la Gare qui est sur Croy alors que la gare elle-même est sur Romainmôtier. De même que toute la zone industrielle et le quartier résidentiel du Fochau qui poussent ainsi un triangle pointé sur Bofflens.

La Terre de Romainmôtier

En 1970, les communes de Romainmôtier et Envy ont fusionné. Avec cette «annexion», Romainmôtier a agrandi son territoire d’une large bande en direction de Ferreyres, via le vallon des Bellaires. Ceci donne aux Romainmonastériens un territoire de 698 hectares pour une population de 530 habitants actuellement. Le syndic Fabrice de Icco ne peut pas expliquer le pourquoi de ces limites saugrenues.

«Il n’y a pas de raisons spécifiques connues. Tout cela s’est fait au cours des siècles, quand plusieurs communautés se sont succédées: les moines de l’Abbatiale, la Seigneurie, le Baillage bernois, la «Ville» puis la Commune. Aux XVIIe et XIXe siècles, différentes parcelles sont achetées. A l’époque, on privilégie les forêts, car elles représentent de la valeur. C’était l’enjeu, même avant le retrait des Bernois. L’avénement du canton en 1803 et la création des communes n’ont en fait rien changé (ou si peu) à ces limites déjà établies.»

Bonne entente

Ce qui a révélé ce découpage compliqué, c’est la contruction de la route Romainmôtier-Croy aux alentours de 1800, dans une zone encore non construite à l’exception de la Grange du Dîme (Auberge du Gaulois actuelle) qui était le seul bâtiment existant. L’ancien tracé suivait le cours du Nozon et traversait le village de Croy. Le préfet et ancien syndic de Croy, Etienne Roy, commente avec une pointe d’ironie: «Les moines et les baillis avaient su choisir le meilleur pour eux, laissant les bribes pour Croy qui a investi le bas du territoire. Malgré tout, les populations vivent en bonne intelligence en se partageant les infrastructures en commun: écoles, réseau d’eau, pompiers, déchetterie, STEP. Les sociétés locales ont un tarif commun pour l’utilisation des lieux de rencontre comme la cantine de Champbaillard ou la salle polyvalente de Croy.»

Les deux magistrats sont unanimes: «La simplification serait la fusion! En cela, c’est une autre histoire, car il s’agirait alors de coordonner au moins tout le vallon du Nozon. Et là... On n’y est pas encore!»

L’ourse Mina et ses deux petits sont impatients de se baigner dans l’Orbe.

Orbe: des ours polaires au Puisoir !

Les habitués des promenades dans les gorges de l’Orbe risquent d’avoir des surprises ces prochains jours. Pascal Michaud, déjà propriétaire de plusieurs wallabies, a décidé d’accueillir une famille d’ours blancs dans la ferme située non loin de la station hydroélectrique d’Orbe.

Une action de la Société vaudoise de protection des animaux (SVPA) vise en effet à sauver l’espèce, en créant des espaces de vie protégés pour les ursidés. Étant un grand ami des animaux, Pascal Michaud a tenté sa chance en déposant un dossier de candidature auprès de ladite société et s’est vu octroyer l’autorisation d’accueillir une famille d’ours.

Un bassin de natation pour s’ébattre

« Le terrain dont je dispose est en pente, proche de la rivière et de la forêt, c’est l’idéal pour les ours !» s’exclame-t-il. Quelques aménagements devront toutefois être apportés pour que les animaux puissent disposer de tout le confort nécessaire. « Nous allons aménager un accès à la rivière », explique l’agriculteur. Il n’y a cependant pas d’inquiétudes à avoir car l’endroit sera extrêmement bien sécurisé.

En début de semaine, l’ourse prénommée Mina et ses deux petits étaient déjà sur place. Le mâle, en provenance d’un zoo danois, devrait arriver d’ici quelques jours. Dès la semaine prochaine, il sera possible de rendre visite aux ours et d’assister à leurs repas qui risquent d’être spectaculaires vu qu’un ours peut manger jusqu’à 40 kg de viande par jour. « Le mieux serait d’avoir quelques phoques pour les nourrir, mais ça c’est de la musique d’avenir », explique Pascal Michaud le sourire aux lèvres.

Mina et ses petits seront visibles dès ce dimanche 3 avril à 9 heures.