Les résultats des élections communales dans l’ancien district d’Orbe

Bonjour à toutes et à tous.

Vous devez peut-être attendre avec une certaine impatience de connaître les résultats des élections communales de la localité que vous habitez.

Nous avons annoncé dans notre dernière édition que nous vous tiendrions informés en direct des résultats en question au moyen de notre site internet.

Il s'agit des résultats bruts dont nous avons connaissance. Rendez-vous sur cette page spéciale pour en prendre connaissance

Nous reviendrons sur ces résultats, avec tableaux et analyses, dans notre édition du vendredi 4 mars 2016.

Merci de nous avoir rendu visite et bonne fin de dimanche.

Le parc vu du centre de Premier

Eolien: le PPA « Sur Grati » approuvé par le canton

Ce vendredi 26 février, le canton de Vaud a approuvé le PPA "Sur Grati" délimitant le parc éolien du même nom situé sur les communes de Vaulion, Premier et Vallorbe.

Les promoteurs l'ont annoncé lors d'un point presse tenu à Vallorbe à 12 heures.

Cette phase importante du processus ouvre maintenant la voie à un éventuel référendum ainsi qu'à d'éventuelles procédures de recours judiciaires. Ce n'est qu'une fois le sort de ces éventuelles procédures connu que le projet pourra aller de l'avant.

Détails, analyse et réactions dans notre édition du vendredi 4 mars.

Madeleine Develey dans le fauteuil offert par le Canton et la Commune d’Orbe

Orbe, centenaire: le bonheur personnalisé

Madeleine Develey respire la bonne humeur. A cent printemps, elle a gardé un sens de l’humour extraordinaire. Pas question de s’apitoyer sur son sort, bien au contraire. Malgré une existence qui ne fut pas toujours facile, elle a cette faculté de garder le sourire en toutes circonstances. Au point de vous faire envie de vivre aussi longtemps. Un bel exemple pour sa famille et tous ceux qui la connaissent, à commencer par le personnel de l’hôpital qui apprécie cette dame, toujours coquette, puisqu’elle se rend chez le coiffeur tous les 15 jours, respectant en cela la devise que lui a inculquée sa maman : « Soigne ton corps et ton visage ».

De Mathod à Orbe par Vaulion

Née à Mathod, où elle suivra l’école, Madeleine entamera sa vie professionnelle en s’occupant du ménage d’une famille d’Yverdon, puis à Genève, avant de quitter la ville pour trouver de l’emploi dans un restaurant de Vaulion, où elle s’intéressera davantage à la cuisine qu’au service. Elle y fera la connaissance de son mari qu’elle épousera à la veille de la guerre 39-45 à Romainmôtier. De ce couple naîtront trois enfants, deux garçons et une fille, qui disparaîtra trop vite. A la maison, grâce à une bonne oreille, elle confectionnera des boîtes à musique, puis de l’horlogerie. Elle donnera un coup de main à ses parents qui tenaient le moulin. Malheureusement, son mari décédera d’un cancer à 55 ans. Malgré ce coup du sort, elle restera dans le vallon du Nozon jusqu’en 1999, date à laquelle son petit-fils l’incitera à descendre à Orbe pour plus de commodité. Elle demeurera au bas de la ville jusqu’à l’an passé, pouvant encore vaquer allégrement à ses occupations ménagères. C’est finalement le bris d’un col du fémur, dont elle s’est parfaitement remise, qui l’obligera à quitter son domicile pour l’hôpital dont elle apprécie les services.

La marche et le Canada

Tout au long de sa vie, elle a aimé les grandes balades à pied, notamment du côté de Champex, où son petit-fils possédait un chalet. Elle s’est rendue au Canada pour rendre visite à son fils Willy qui exploitait une ferme entre Montréal et Québec. Malgré une bonne mémoire, elle ne garde qu’un vague souvenir de ses seules vacances estivales à l’étranger (à Sanary en France) avec sa famille. Lorsqu’il s’agissait de se distraire, elle appréciait particulièrement les fanfares comme les courses de formule 1 automobile à la TV, même si elle n’a eu que le permis de scooter avec lequel elle se baladait à Vaulion.

Un fauteuil confortable

Lors de cet anniversaire particulier, Mme Develey a eu droit aux félicitations de la Préfète, Evelyne Voutaz, qui lui a transmis un message de la Conseillère d’Etat Béatrice Métraux et d’un discours du Syndic Claude Recordon. A l’heure de résumer son existence, elle n’hésite pas à dire qu’elle a eu une belle vie, faisant tout de bon cœur et acceptant tout ce qui venait. Dans le fauteuil offert par le Canton et la Commune, elle ne manquait pas de plaisanter avec son entourage. Oui, Mme Develey, votre rencontre a été un vrai bonheur, tant votre forme, votre élégance et votre bonne humeur ont fait plaisir à voir.

Olivier Chautems, vice-président de la FVV et secrétaire de la section des Cotes de l’Orbe remet un bouquet à Maryline Lavenex, démissionnaire du comité.

Côtes de l’Orbe AOC: chaleur finalement prometteuse

La semaine passée, les vignerons des Côtes de l‘Orbe ont tenu leur traditionnelle assemblée générale annuelle à la Cave du Marterey, à Bavois, chez leur confrère Yves Martin. Aux dires du président Benjamin Morel, le millésime 2015 est attendu avec impatience par les spécialistes et les amoureux des crus de la région. L’année a en effet été marquée par des records absolus de température en juillet – 4 degrés de plus que d’ordinaire – qui ont fait monter les taux de sucre.

Petite année en revanche en termes de quantité, puisque l’appellation a produit 900 000 litres de vin, contre 1 million environ au cours de l’année précédente. 2015 représentera la plus petite récolte réalisée au cours des 33 dernières années. En plus d’un rôle sur la qualité, la chaleur a aussi vaincu les insectes ravageurs du genre «Drosophile Suzukii» qui n’ont pas supporté la canicule. Tant pis pour eux et tant mieux pour les amateurs.

Un départ au comité

Les discussions avec le géant de la chimie Bayer continuent à travers les associations professionnelles au sujet des dégâts provoqués par son produit phytosanitaire «Moon Privilege». A en croire l’attitude des patrons allemands, il semble que les négociations devraient aboutir à des propositions d’indemnisation acceptables. Affaire à suivre. Au comité, Maryline Lavenex a présenté sa démission après avoir œuvré au bien commun durant 14 ans. Elle a été vivement remerciée et remplacée dans sa charge par le jeune vigneron d’Arnex Frédéric Gauthey.

Le secrétaire de la FVV Philippe Herminjard a participé à l’assemblée et apporté nombre d’informations importantes relatives à la défense de la profession. On retiendra de ses propos un appel vibrant ce que l’un ou l’autre des producteurs des Côtes de l’Orbe se lance avec un rouge dans la course aux «1ers Grands Crus», cette nouvelle distinction qui pour l’instant ne concerne que des blancs. Il s’est aussi réjoui du fait que, malgré les réorganisations intervenues, un service continue de s’occuper de la «viticulture» et porte encore ce vocable dans le canton, car il a malheureusement disparu des radars à Berne.

Le passage dans l'émission

Chanson: le triomphe d’une jeune Chavornaisanne à Paris

L’un après l’autre, les fauteuils rouges ont pivoté d’un demi-tour. Celui de Mika d’abord après quelques secondes puis le siège de Florent Pagny, celui de Garou et enfin le fauteuil de Zazie. Les compliments fusent. «Super! Quelle belle énergie! On voit que tu as absolument besoin de chanter. C’est rafraîchissant!» «Tu te maquilles avec ta voix. Il y a là un diamant.» poursuit Zazie.

Et Mika de reprendre: «Tu sais provoquer l’émotion. Ta voix a énormément de relief.» Et Garou de renchérir: «Tu maîtrises ta chanson. Tu es complètement impliquée. Tu peux faire n’importe quoi!» «Qui es-tu?» Le visage expressif de la jeune femme est illuminé d’un grand sourire. «Je m’appelle Amandine. Je viens de Suisse.» Elle avait glissé, juste avant d’entrer sur le podium: «J’ai la tremblote.» Amandine a fait preuve d’un aplomb remarquable. D’emblée, elle a charmé les quatre coaches et le public.

Avec Florent Pagny

Fait inattendu, Mika quitte le plateau. Il part à la recherche des proches d’Amandine et s’adresse à ses parents: «Elle est fabuleuse! Il faut qu’elle rejoigne mon groupe!» Accompagné donc d’une demi-douzaine de personnes, il revient sous les feux des projecteurs. Amandine rit, très à l’aise sur scène et dans ses propos. «On n’a jamais vu ça à The Voice» lance quelqu’un. Amandine doit choisir celui qui l’intégrera dans son groupe. Mika est sûr de son coup. Finalement c’est vers Florent Pagny qu’elle se tourne.

Voilà la jeune professeur de musique sur le devant de la scène! Plusieurs millions de spectateurs ont découvert sa présence extraordinaire et sa voix inimitable. C’est qu’Amandine a suivi des master classes de théâtre à Paris avec le soutien de la Fondation Little Dreams d’Orianne Collins. Née à Chavornay il y a 24 ans, elle a grandi dans le bourg de la plaine de l’Orbe. Un public suisse, français et londonien a déjà été impressionné par le talent et l’originalité de cette auteur-compositeur-interprète romande.

Un métier de rêve

«On a mis une semaine pour se remettre!» glisse Claude, le père. «On est sur quelle planète? Serrer la main de chanteurs confirmés! Se retrouver ainsi sur le plateau d’une émission prestigieuse avec notre fille qui nous a procuré un tel bonheur! C’est tout simplement extraordinaire! Amandine était stressée; elle a fait quelques respirations et lorsque la musique a commencé, elle s’est immergée dans sa chanson et a donné le meilleur d’elle-même.» Sa générosité, son enthousiasme, son charisme ont séduit.

C’est en mars lors des «battles» que la jeune femme montera à nouveau à Paris, bien décidée à poursuivre l’aventure. Pour l’heure, elle a repris le chemin de Château d’Oex où l’attendent des élèves si fiers de leur maîtresse de musique. Les quittera-t-elle ainsi que ceux d’Apples pour embrasser cette carrière de chanteuse qui lui ouvre grand les bras? «Je m’en voudrais si je n’avais pas essayé de faire mon métier de rêve.» The dream may be true. The Voice est un formidable tremplin!

© Crédit Photo Patric Carpentier/Shine/Bureau 233/TF1

Yves-Alain Golaz (Yago) l’un des animateurs de RNV au micro

Orbe: Radio Nord Vaudois, pas que pour les jeunes

Basée au Technopôle d’Orbe grâce à l’appui de l’ADNV (Association de Développement du Nord Vaudois), cette radio du web diffuse, 24 heures sur 24, un programme essentiellement musical. En matinée après le wake up (pour vous réveiller), la tranche 8 h.-10 h. intitulée «on ne va pas s’NRV», Alain Golaz évoque l’actualité nationale sur la base des journaux et du Télétexte, car son média n’a pas les moyens d’être abonné aux agences de presse.

Puis de 10 à 20 h., la musique prend le relais. A partir de 20 h. toutes les deux semaines, on présente un acteur économique de la région sous l’enseigne «Enjeux Nord vaudois». L’année star consacrée aux faits culturels de l’année prend place les autres semaines, juste avant «on veut des légendes» qui délivre les coups de cœur de Fred Philipona.

Soirées variées

C’est en soirée que ces amateurs de l’antenne font preuve d’imagination. Le mardi avec «Tiivy show» qui revient sur les programmes TV et le cinéma. Le mercredi, Pal Dégome dès 17 h. suivi par Living’blues à partir de 20 h. Le jeudi, émission de musique et talk-show en direct depuis l’Impro d’Yverdon. Le vendredi, c’est Access week-end, un sujet présenté par le patron de la chaîne Raphaël Descombes. On passe au dimanche, avec un programme de musique classique de 11 h. à 13 h. De 17 h. à 19 h., on épluche le Swiss Music Index avec une participation des auditeurs qui peuvent voter pour un titre.

S’en suit «Jazz Cab (10 h. -22 h.)» avant de terminer la soirée avec «on veut des légendes (22 h. à 2 h. du matin). Radio Nord Vaudois vous offre donc un programme varié et surtout musical qui devrait charmer les ados en particulier et l’on souhaite bonne route à cette équipe dont les moyens financiers et techniques sont limités ce qui ne fait que relever son mérite.

A suivre sur Radio Nord Vaudois

A Orbe, la nouvelle Unité de vie enfantine de Saint-Claude est déjà complète.

Orbe: l’AJOVAL sous la loupe

Pour ne pas dire sous la sellette, car plusieurs parents ne sont pas tout à fait satisfaits de son fonctionnement...
L’Ajoval (pour Accueil de Jour Orbe Vallée de Joux) est la structure qui s’occupe de l’accueil de jour des enfants, à savoir les mamans de jour (oups non! on dit maintenant accueillantes en milieu familial ou AMF), les garderies et les Uape (Unité d’accueil pour les écoliers), existantes ou à venir.
Pour faire court: depuis 2009, la garde des enfants a été regroupée en régions. L’Ajoval dépend donc de l’Aras Junova (Association Régionale d’Action Sociale, Jura-Nord vaudois), dont le comité de direction est composé de municipaux, qui lui-même dépend d’un conseil intercommunal regroupant 75 communes.

Liste d’attente longue

Pas moins de 237 enfants sont actuellement en liste d’attente, cela équivaut à environ 120 places (0-4 ans), car les enfants sont rarement placés à plein temps. Mais le directeur de l’Aras, Claude Borgeaud et la directrice de l’accueil de jour sont très clairs cela résulte de décisions politiques: un rapport avait été fait avant la création de L’Ajoval pour en définir les besoins. Une estimation sur le nombre de places nécessaires se tenait dans une fourchette avec un maxima et un minima; c’est en général le minima qui a été pris en compte, car le coût de chaque place à créer a fait peur à plus d’une commune...
Cela dit un bon nombre de places ont été créées dans la région: Les Petits Poucets à Chavornay, une trentaine de places supplémentaires, la nouvelle garderie de Saint-Claude peut accueillir 66 enfants. Sans oublier la future Uape d’Orbe qui sera à la rue Sainte-Claire et dont les travaux devraient démarrer sous peu.

37 000 heures de plus

Du coup ce sont les AMF qui sont très sollicitées: pour l’Ajoval en 2015, elles ont effectué 37 000 heures de garde de plus qu’en 2014. Ce n’est pas forcément juste un petit job d’appoint; certaines arrivent à en retirer un salaire.

Les plaintes des parents

De côté des parents dont certaines plaintes récurrentes reviennent sur le tapis: la liste d’attente et la facturation en sont les points noirs. La liste d’attente est remise à jour tous les trois mois et les parents pas attentifs peuvent en sortir. Si en attendant une place dans une structure officielle, on est chez une AMF, l’Ajoval considère que votre problème est réglé et vous retire de la liste.

Une maman raconte qu’elle a disparu de la liste d’attente et que la coordinatrice ne l’a jamais contactée et ne répondait pas à ses mails, alors qu’il lui fallait absolument une solution de garde pour la rentrée. Dans la facturation il y a quelques couacs également. L’Ajoval admet qu’il y a eu des problèmes, mais assure que cela est maintenant rentré dans l’ordre et les problèmes informatiques ont été résolus.

Cela peut arriver qu’il y ait des erreurs, mais sur le nombre de factures, cela reste tout à fait acceptable. Une autre maman se plaignait des AMG qui ont la télévision constamment allumée comme principe éducatif. L’Ajoval affirme que toutes les AMF sont régulièrement contrôlées: la coordinatrice fait des inspections annoncées ou surprises. De plus elles sont tenues à suivre un minimum de formations continues, chaque année. Même si c’est rare il peut arriver que l’autorisation de garde soit retirée.

Mais dans l’ensemble, Claude Borgeaud est plutôt optimiste, le développement de ces dernières années est assez spectaculaire. Même si certains parents ont l’impression que les structures sont encore tout à fait insuffisantes, et que le retard ne sera jamais rattrapé.

Luc Pasquier explique comment voter

Orbe: savoir voter

Mardi dernier, la Municipalité d’Orbe a mis sur pied une soirée au cours de laquelle il a été présenté le fonctionnement du Conseil Communal et de la Municipalité, comme une information a été donnée sur la manière de voter et qui a permis aux cinq partis en lice de se présenter. On retiendra surtout que pour le Conseil communal, les électeurs devront remplir une SEULE liste de 65 noms au maximum puisqu’il s’agit du nombre de conseillers qu’il y a Orbe.

Vous pourrez cumuler deux fois le même nom, mais pas davantage. Si vous ne connaissez pas suffisamment de candidats, il n’est pas nécessaire de remplir entièrement votre liste, le solde manquant servira de suffrages pour la liste du parti que vous aurez choisie. Vous pouvez également biffer des personnes qui ne vous conviennent pas comme vous pouvez ajouter les noms de membres d’autres partis. Un seul tour sera nécessaire pour élire le Conseil et les sièges seront attribués en fonction du nombre de suffrages accordés aux différents partis ou groupes.

Mode différent pour la Municipalité

Pour l’élection à la Municipalité, vous avez le choix entre 9 candidats pour les 5 sièges à disposition. Vous ne pourrez voter qu’une fois pour un candidat et vous glisserez qu’une liste dans l’urne. Si l’élection au Conseil se dispute à la proportionnelle en fonction des suffrages et des voix obtenues par les candidats, celle de la Municipalité se joue à la majoritaire. Pour être élu, un candidat devra obtenir au minimum le 50% des voix.

Si 5 personnes réunissent ce score idéal, il n’y aura pas de 2e tour ce qui serait étonnant. Un deuxième tour aurait alors lieu le 20 mars avec de nouvelles listes de candidats et c’est alors ceux qui auront obtenu le plus de voix qui s’octroieront les dernières places à disposition à l’Exécutif.

Enfin, si vous avez des doutes encore sur la manière de remplir vos bulletins, le greffe communal (024 442 92 12) pourra répondre à vos questions. En tous les cas, ne manquez pas l’occasion d’élire vos autorités.

Le CEP de Vallorbe

Berne: coupable mutisme au sujet du CEP de Vallorbe

Depuis l’automne 2015, le bruit court selon lequel le Centre d’enregistrement et de procédure (CEP) de Vallorbe – 250 places – va être transformé d’ici deux ans par les autorités fédérales en «centre de départ».

Actuellement, un CEP est la première étape en Suisse d’un demandeur d’asile. Berne veut maintenant transformer le CEP de Vallorbe en dernier abri en Suisse des requérants déboutés, juste avant leur expulsion ou leur départ spontané, la frontière n’étant pas loin.

Ce changement d’affectation exercera une influence notoire sur l’esprit de la population du centre qui passera de celle du «demandeur d’intégration» à celle de «l’exclu attendant le départ forcé».

Les bruits insistants cités plus haut ont même provoqué la décision formelle et de principe du Conseil communal local de se réunir en séance extraordinaire et urgente pour traiter de ce problème, «une fois un minimum d’informations fiables et officielles disponibles».

2015 a vécu, sans que l’on puisse en savoir véritablement plus sur le sort du CEP de Vallorbe, et donc sans séance extraordinaire du délibérant local. Selon nos sources cependant, c’est depuis plusieurs mois que la décision de principe a été prise à Berne. Ce d’autant plus facilement que le centre d’enregistrement actuel est un bâtiment fédéral.

La Municipalité et son syndic Stéphane Costantini n’ont pas été tenus au courant de l’évolution de la situation. Le Secrétariat d’État aux Migrations ne répond pas non plus aux sollicitations de l’Omnibus, même formulées à plusieurs reprises par oral et par écrit. La politesse ne semble donc même plus de mise dans les couloirs bernois, dans lesquels on préfère sans doute le confort d’un mutisme peu courageux à la communication franche.

Cette politique du secret et du fait accompli est insupportable en démocratie. Elle l’est d’autant plus qu’elle fait le lit des extrémistes, qui se servent de cet argument pour louer leurs causes.

Au plan cantonal vaudois, on ne peut pas dire non plus que la plus grande transparence règne. Notamment au sujet des alternatives existant, ou n’existant pas, dans une telle situation et au moment des choix préliminaires effectués par Berne l’an passé.
2016 semble promettre un flux de migrants encore plus dense que celui de 2015. Ne pas tenir compte des efforts consentis et concertés depuis 20 ans par la population de Vallorbe, ses édiles et l’ARAVOH pour choisir de passer en force et en silence ne milite pas en faveur d’une cohésion sociale et d’une adhésion à une politique claire et efficace.

Conseil d’Etat interrogé

Mardi en fin d’après-midi, une interpellation a été déposée au Grand Conseil. Ses signataires demandent au gouvernement vaudois des précisions sur son attitude dans le choix de localisation des futurs centres de départ voulus par Berne, notamment celui de Vallorbe.

Les signataires lui demandent également si des emplacements alternatifs ont été étudiés et comment le canton tient compte de l’opposition vallorbière (Interpellation Denis-O. Maillefer et consorts).

A suivre donc!

De gauche à droite: Jean-Marc Blanc, Christel Truan, Isabelle Otz et François Leresche juste avant l’exposé.

Ballaigues: l’éolien pas rentable?

Le Centre villageois de Ballaigues a fait le plein mardi soir passé à l’occasion de la soirée d’information du mouvement anti-éolien SOS Jura Vaud-Sud. Saisissant l’occasion de la prochaine mise à l’enquête publique de différents parcs éoliens proches et singulièrement de celui du Bel-Coster, qui touchera Ballaigues, Lignerolle et L’Abergement avec neuf hélices géantes de 150 mètres de hauteur mesurée au moyeu des machines, les membres de l’association ont présenté leur vision de l’énergie éolienne en général et les raisons qui motivent leur opposition de principe.

Après une entrée en matière plus axée sur les contours paysagers du projet du Bel-Coster à laquelle s’est attaché Pierre Sauvain de Vallorbe, c’est François Leresche, de Ballaigues, qui s’est exprimé. Sortir du nucléaire nécessite de trouver une énergie de remplacement pour ce qui constitue actuellement environ 40% du courant consommé, soit le courant appelé «en ruban» parfaitement régulier, ce qui n’est pas le cas du courant éolien qui est le champion de l’intermittence aux yeux de l’orateur du soir.

La part du gâteau

Selon François Leresche, les promoteurs des éoliennes ne semblent attirés que par des considérations financières: pouvoir investir une partie des 9 milliards de francs qui seront nécessaires à la construction des 900 éoliennes prévues en Suisse (en moyenne 10 millions de francs par machine). Et surtout pouvoir investir en étant certain d’obtenir, avec la rétribution fédérale à prix coûtant RPC une rentabilité financière garantie par la Confédération – mais payée par les consommateurs – aux alentours de 21 centimes le kWh. Ce système a été battu en brèche durant toute la soirée, au motif que rien ne garantissait sa durée dans le temps.

Le courant électrique sur le marché européen se négocierait actuellement aux environs de 4 centimes le KWH. La promotion coûteuse de l’éolien serait à la source de la mise en sommeil des barrages qui ne sont plus rentables. Par ailleurs, pour contrer les hausses de tensions subites provoquées sur le réseau par les éoliennes, Swissgrid devrait investir environ 15 milliards de francs supplémentaires pour de nouvelles lignes à très haute tension. En forme de conclusion, les organisateurs proposent simplement d’avoir la sagesse de renoncer à l’éolien.

Divers avis se sont ensuite élevés dans la salle, certains partisans de l’éolien n’hésitant pas à comparer l’exposé de François Leresche à un «gigantesque galimatias de mauvaise foi». Des opposants à l’éolien ont aussi apporté leur pierre à la discussion, notamment quant à l’aspect fragile de la garantie dans le temps de la RPC.