Les regains et le fourrage d’automne sont très maigres.

Agriculture: la canicule, et ensuite…

Lorsqu’il fait chaud, votre habitation prend cette chaleur et la garde. Le sol de votre balcon devient très chaud. Lors d’une averse, l’eau mouille ce sol qui va l’évaporer aussitôt. En agriculture, c’est le même phénomène qui se passe sur les champs. Le sol absorbe une partie de cette humidité qui va s’évaporer presque aussitôt par la chaleur du sol. Cette année, après les averses, il y a beaucoup de vent, ce qui assèche d’autant plus. Les plantes n’ont pas l’humidité nécessaire, elles n’ont que la chaleur et n’arrivent plus à prospérer correctement. Les prairies ne sont plus que misère.

L’inquiétude monte chez les agriculteurs

Sur les alpages, il n’y a plus assez d’eau, le Canton aide l’agriculture actuellement pour en amener. Les pâturages sont maigres et n’apportent pas partout suffisamment d’aliment et des amodiataires doivent donner du foin aux bêtes, amené depuis la plaine. Ce qui veut dire que les vaches vont certainement descendre plus tôt de l’alpe pour retrouver leurs fermes. Des éleveurs parlent d’une désalpe pour les vaches laitières à fin août déjà, mais avec quoi vont-ils les nourrir ? En plaine, des agriculteurs donnent déjà du foin de la récolte de ce printemps. Ils tentent de trouver du fourrage à acheter à l’étranger. Mais il semble que la frontière française, après celle de l’Allemagne, s’est fermée à l’exportation de foin et que des agriculteurs en commandent en Italie. Autre solution envisageable, les conduire à l’abattoir...

Il faut de l’eau

C’est le seul espoir des agriculteurs: que la pluie vienne arroser suffisamment (au moins 50 l./m2) avant la mi-août pour faire pousser les semis de cultures dérobées (culture implantée entre deux cultures principales) ou les prairies. C’est le souhait de Bertrand Gaillard à Montcherand. S’il est vrai qu’il a été “déçu en bien” sur ses récoltes de blé, orge et colza, son maïs est maigre. Il est resté petit, la plante forme plusieurs rafles qui donneront de maigres épis. La récolte, mise en silo, donnera un peu de fourrage, mais pas assez. Si l’herbe ne pousse pas il faudra compléter les rations par de la paille avec des concentrés. Bertrand se veut optimiste, il attend de voir ce qu’il va se passer ces prochaines semaines, car en 2003, par exemple, l’agriculture a profité d’un superbe automne.

Sur l’Esplanade du Château, le groupe écoute les explication sur l’implantation des EPO et de Nestlé.

Orbe: à la découverte d’Orbe

La semaine passée, une quinzaine de personnes s’étaient inscrites au tour de la ville d’Orbe, organisé par l’Office du tourisme.

Ce jour-là, la guide était Marianne Conod. Ils sont plusieurs guides et chacun concocte un commentaire à sa façon. L’histoire de base des vieux murs du centre-ville reste la même, mais Marianne Conod avait choisi de la rendre très vivante et y ajoutant moult anecdotes.

La balade se concentre autour de la vieille ville. Il y a déjà tellement de lieux et d’histoires que l’heure et quart prévue a été largement dépassée et il y aurait eu encore beaucoup de possibilités de rallonger la visite. En plus des lieux historiques à proprement parlé, la guide nous a fait découvrir de charmants endroits ou recoins insoupçonnés, d’anciennes cours ou des coups d’œil étonnants par-dessus les murs. Pierre Viret et Charles le Téméraire sont les personnalités historiques qui ont hanté ces murs et sont souvent citées.

L’OT avait bien fait les choses puisqu’il y avait des gens non seulement de la région, mais également de plus loin, Renens et Lausanne. Et également un groupe de jeunes de la Fondation Cherpillod. Cette fondation s’occupe de jeunes en difficulté et le mercredi ils ont des cours «vivre ensemble». Une jeune fille d’Yverdon et une autre de la Vallée étaient ravies de découvrir Orbe, qu’elles ne connaissaient absolument pas.

Plusieurs autres balades sont proposées tout au long de l’été par l’OT (www.orbe-tourisme.ch)

  • ).
  • De gauche à droite: Anni Sordet, syndique de la Praz, Patrick Agassis, syndic de Mont-la-ville et Rosemay Christen, syndique de Juriens durant la séance.

    Juriens, éoliennes: la désinformation hargneuse prend le dessus

    Salle comble à Juriens la semaine passée pour la séance publique d’information organisée par les responsables du parc éolien du Mollendruz. Ce projet d’implantation d’une douzaine d’éoliennes qui devraient se situer entre le col du Mollendruz et la commune de Juriens et qui réunit La Praz, Vaulion, Mont-la-Ville, Juriens, Yverdon-les-Bains et EWZ, le service d’électricité de la ville de Zurich, a subi les assauts des anti-éoliens venus en nombre pour monopoliser ce qui aurait pu être un débat courtois, mais qui a finalement tourné au pugilat oratoire. Invectives, fables, propagande et «litanies» rabâchées depuis des années ont meublé l’heure prévue pour les questions-réponses, que les habitants des communes concernées auront attendu en vain et frustrés. Si certains arguments des anti-éoliens pourraient mériter qu’on s’y attarde, leur perpétuelle hargne les discrédite d’emblée.

    Encore du pain sur la planche

    «Votre attitude est égoïste, s’est finalement exclamé Philippe Guignard, un amoureux vaulieni des courses pédestres, du bois et de la nature! Moi, les éoliennes, je les admire, notamment depuis le Chasseral, lorsque je m’y rends. C’est notre devoir que de mettre à disposition de tous une petite partie de notre environnement pour que nous puissions, en Suisse, comme à l’époque de la création des grands barrages, disposer d’installations de production d’énergie verte et durable» a-t-il encore précisé, recueillant d’ailleurs un très large soutien à l’applaudimètre. Le PPA mis sur pied par Energie naturelle Mollendruz SA est actuellement à l’enquête publique, après que le dossier a passé favorablement dans les mains des services concernés du canton. Si l’on tient compte du temps qui sera nécessaire à parcourir toutes les étapes avant la construction, il paraît peu probable que les travaux puissent commencer avant 2017, voire 2018. Une fois sur pied, les machines permettront de produire l’équivalent de la moitié de la consommation d’une ville comme Yverdon-les-Bains. Une paille pour les opposants, une belle contribution écologique pour les partisans de ces engins.

    A relever la critique entendue des deux côtés sur le choix de l’époque de mise à l’enquête, au cœur de l’été et des vacances. De même, mais le point n’est pas nouveau, le refus des promoteurs de fournir, en l’état, des chiffres concrets sur les retombées financières futures pour les actionnaires et singulièrement pour les communes. Pour le surplus, le projet a subi les examens de tous les experts, y compris des biologistes et autres spécialistes de la faune. Selon eux ce projet tient compte de l’ensemble des paramètres, et remplit donc toutes les garanties exigées par la loi.

    Orbe: Passeport-vacances sans pluie et sous la canicule

    Quand tout se passe bien, il n’y a pas grand-chose à dire. C’est du moins ce que prétendait Marion Ferrari, au terme de cette semaine qui a permis à 300 gosses de participer à quelques-unes des cent activités proposées. La responsable du PVO, avec son mari Roberto, se souviendra tout de même du fox-trail à travers Lausanne à pied qui a permis aux enfants de découvrir un peu mieux la capitale cantonale. Elle se réjouit aussi des échos reçus des différents organismes qui ont accueilli les jeunes et qui ont relevé l’intérêt et la bonne tenue des groupes. Il en a été de même lorsqu’il a fallu servir une collation à des pensionnaires du Verger et de l’EMS du Nozon. «Après avoir confectionné des biscuits en matinée, ils se battaient presque pour accomplir le service l’après-midi», dixit la cuisinière en chef de l’opération, Monique Broenimann. On relèvera que malgré la canicule, il a fallu annuler la soirée sur le bateau «La Vaudoise» à cause de risques d’orages violents de même que la sortie sur des voiliers à Yvonand qui s’est transformée en partie de pédalos, en raison d’un vent trop violent.

    Envol pour Mars

    L’apothéose a sans doute été la comédie musicale qui a clos cette 32e édition du passeport-vacances. Réunies vendredi dès 9 heures, une centaine de jeunes ont préparé un spectacle qui était programmé à 13 h. 30. Sous la houlette du groupe musical Biremis, quatre heures ont suffi pour présenter cette mise en scène. Pari totalement réussi puisque les enfants avaient parfaitement ingurgité le rôle qui leur était dévolu. Autour d’une conteuse, six différents groupes ont donné de la couleur au spectacle en ayant recours à des sons insolites ou à travers la danse (hip-hop). Le dénouement s’est déroulé à l’extérieur de la cantine du Puisoir avec un lâcher de ballons qui était censé s’envoler vers Mars en signe d’amitié vis-à-vis de deux habitants de cette planète qui leur avaient rendu visite auparavant.

    Un peu de compréhension

    On ne pourrait terminer ce chapitre sans remercier toutes les personnes qui ont contribué de près ou de loin à la réussite de ce passeport-vacances. Nous ne les citerons pas de crainte d’en oublier. Il faut néanmoins savoir que la mise en route d’une telle organisation exige une attention de tous les instants pendant de longs mois pour permettre à 300 jeunes enfants de trouver du plaisir dans un programme d’une centaine d’activités. On regrettera toutefois que certains parents se permettent d’insulter les organisateurs lorsque leur gosse ne voit pas ses vœux de participation totalement réalisés. On ne peut pas aller à 50 dans un endroit où l’on ne peut accueillir que 15 participants et le programme informatique qui procède au tri ne peut pas être accusé de tricherie. Un peu de compréhension serait apprécié, car la tâche n’est pas aussi simple que certains le croient.

    Depuis la gauche: les rois, Jacques Ravey, Bertrand Nicolet, Marc-Henri Conrad et Laurent Fiaux et leurs reines et demoiselles d’honneur.

    Valeyres-sous-Rances: les festivités s’enchaînent sous le soleil

    Droit direct après le fameux giron, les gorilles et ouistitis de Valeyres ont plongé avec conviction dans leur Abbaye des Carabiniers. A peine 2, 3 jours pour souffler et la liesse a battu à nouveau son plein! Pour parfaire la mise en beauté du village, quelques sapins du giron ont été changés, d’autres distribués. Samedi matin, menés par l’Abbé-président, Pierre-Alain Conrad, les carabiniers sont montés au stand avec leur fanfare l’Echo des Campagnes, puis ils ont tiré, entre hommes, comme il se doit encore! A
    17 h., les rois ont été couronnés en grande pompe. C’est là que, à cause d’un improbable coup centré, votre rédactrice a été plongée à sa grande stupéfaction dans le vif de l’affaire. «Ça peut arriver à n’importe qui» m’ont assuré des voisins compatissants!

    Les rois et leur reine

    1er roi, Jacques Ravey avec 440 points, 2e roi, Bertrand Nicolet avec un coup centré de 100, 3e roi, Marc-Henri Conrad avec 434 points et, 4e roi, Laurent Fiaux avec un coup centré de 98. Ce sont respectivement les ravissantes reines Lola Jaton, Alicia Ravey, Marie Pinard et Léa Guignard qui ont accompagné leurs Majestés. Sous un soleil éclatant, l’abbé-président a mené la parade jusqu’aux traditionnelles verrées chez les rois. Ensuite, la soirée s’est joyeusement déroulée sous cantine. Dimanche matin a vu la distribution des prix et la verrée chez les roitelets, Carmen Abegglen et Bryan Burnier. Ensuite avec la fanfare du Pontet, tous se sont rendus aux Planches pour le culte, la partie officielle et le banquet. Rémy Cand en major de table a assuré les intermèdes. Corinne Tallichet Blanc, la syndique, a avoué avoir été surprise des réserves d’énergie et de vin de ses concitoyens!

    Eh oui, le giron, loin d’épuiser les Renards, a stimulé et resserré les liens entre les villageois!

    Valeyres-sous-Rances: 5 jours étincelants sous le soleil exactement

    Ce giron serait-il celui des superlatifs? Si chaud, si beau, si dépaysant, si attractif, si réussi… Très probablement, oui! «Incomparable! particulièrement la décoration!» commentaient dimanche quelques jeunes de Cronay, habitués des girons. Oui, les dimensions, la disposition de la place de fête ainsi que sa végétation offraient une impression de village de vacances. Nous étions loin, ailleurs, peut-être bien dans la jungle. De nuit, la lune ronde et l’illumination avivaient cette ambiance magique.

    Affluence

    Dès mercredi, le ton était donné. Au repas de soutien, le nombre de participants a explosé (plus de 400 couverts) tant et si bien que certains retardataires ne pouvaient plus s’inscrire! Un quatrième parking a dû être créé le samedi matin. Les ravitaillements de toutes sortes se sont multipliés. On articulerait le chiffre de plus de 30 000 visiteurs. Néanmoins, tout a suivi grâce à la bonne adaptation des organisateurs. En 5 jours ils ont vendu, des chiffres qui parlent: 6 400 burgers, 620 kg de frites, 490 kg de chickens, 380 kg de pâtes.

    Torride il devait être, torride il a été

    Reparler de la canicule qui a marqué tout le giron tient presque de l’euphémisme. L’ajustement à ces conditions exceptionnelles s’est bien fait tant de la part des jeunes que des organisateurs. Accent sur les boissons non alcoolisées, crème solaire, parasols et brumisateurs avaient la cote. Des jets d’arrosage ont été installés dès samedi pour rafraîchir les abords des terrains de sport. Les samaritains, usuellement sur un poste, se sont déployés en trois postes lors du cross du dimanche matin, disposition imposée par la FVJC. Une première pour Amanda Leigundgut, chef de la section d’Orbe. Celle-ci ne relève que peu de grosses urgences, la majorité des interventions relevant de la «bobologie» en relation avec la météo et la nature des terrains de sports. A relever qu’entre transpiration et crème solaire, les sparadraps ne collaient pas. Les samaritains ont donc employé des bandes adhésives et étaient présents pour refaire les pansements.

    Sport et canicule

    Certes, la chaleur a quelque peu freiné les inscriptions sur place pour des disciplines comme l’athlétisme, le cross, la lutte, le tir à la corde. Mais ce sont quand même plus de 1 100 sportifs qui se sont mesurés le samedi sous le soleil ardent. Mis à part quelques malaises, rien de significatif à signaler ceci prouvant bien l’adaptation de part et d’autre à la météo.

    Que vive la Fédé!

    Le dimanche soir, la partie officielle et le cortège ont marqué la fin de l’aventure. Dans la foule sous la cantine, les jeunesses portaient fièrement leur drapeau, l’émotion était intense, les allocutions des officiels admiratives. Lors de la chanson fédérée, les tables et bancs n’ont pas survécu aux piétinements enthousiastes… Puis, une quarantaine de chars a défilé dans le village qui s’était paré de ses plus beaux atours! Le slogan «Allez viens, on est bien» a donc parfaitement été entendu!

    Orbe: Michel Trentini, ma vie en chaise roulante

    Paraplégique depuis sa naissance, Michel n’est pas pour autant malheureux. Même s’il n’a pas aimé le temps où il a dû vivre en institution ou en atelier protégé. «Ces temps n’étaient pas très valorisants. On vivait en vase clos et cela ne me plaisait pas. Il faut savoir qu’il n’y a pas vraiment de solidarité entre handicapés. Donc, devant le manque de satisfactions personnelles, je n’ai pas aimé cette période de ma vie». Au point que le jeune homme concède que c’est ce qui lui a le plus manqué jusque-là, cette absence d’amitié et d’échanges avec des potes de son âge.

    Accepter de l’aide

    Vivre en chaise oblige d’anticiper tous ses mouvements. Avant de sortir, il faut réfléchir à tout au point que l’on opère stratégiquement. «Je dois reconnaître que les gens m’aident beaucoup désormais. Ils me poussent volontiers ou m’aident à porter mes courses ou à glisser ma chaise dans ma voiture. J’avoue que j’ai eu de la peine à admettre que l’on me soutienne. Jeune, j’en faisais une affaire de fierté de me débrouiller tout seul. Puis devant la gentillesse des gens, je me suis dit que je devais accepter leur empathie. A part cela, je dois maintenir la musculature des membres supérieurs pour faire aller mes roues. En dehors de cette physio, je vais nager à la piscine couverte d’Yverdon dans laquelle je peux me glisser avec mes grands bras, mais j’ai besoin d’un élévateur pour sortir de l’eau. Cela dit, je suis fatigué au terme de mes journées».

    Bon cuisinier

    Dans son appartement, Michel fait à manger ainsi que sa lessive. Il a cependant besoin d’une femme de ménage pour le repassage et certains nettoyages. Car il est maniaque au point de dire que l’on pourrait manger sur le sol chez lui. En matière de cuisine, il se prépare des légumes sous toutes les formes comme il confectionne ses propres spätzlis. Sur plan professionnel, il s’est spécialisé dans la saisie informatique et travaille à domicile pour quelques petites entreprises. Avec l’aide de l’AI (Assurance invalidité), il espère bien décrocher prochainement un job à l’extérieur.

    Pas de mariage

    Au niveau des loisirs, il aime sortir et faire quelques balades dans la nature, le dimanche. Le samedi, il assiste à des concerts, car la musique l’accompagne souvent (le pop-rock en particulier). Il assiste aussi à des conférences, mais il va moins souvent au cinéma, car il n’aime pas y aller seul. Par contre, il regardera volontiers la télévision en semaine, notamment les «scènes de ménage» puisqu’il aime rire. Etablir une relation amoureuse est plus difficile. Certes il lui arrive d’avoir un flirt d’un soir, qui le rend très heureux, mais il n’a pas encore trouvé une vraie copine qu’il est aussi délicat de trouver dans son milieu. Pas question de se marier néanmoins lorsqu’il voit les difficultés qu’éprouvent les couples.

    Nouer des contacts

    Il possède un permis de conduire depuis douze ans et il vient d’acquérir une nouvelle voiture qui lui permet de visiter certains lieux qu’il ne connaît pas ou faire ses courses. Il est allé plusieurs fois à l’étranger et aime la Grande-Bretagne (Londres, Dublin et l’Ecosse) comme Paris où il a été invité par Norbert de «Top Chef». Enfin, son plus grand plaisir est de partager son temps avec des gens pour discuter de choses et d’autres. Alors ne manquez pas l’occasion d’engager la conversation avec Michel: cet être magnifique appréciera votre compagnie!

    Départ du cortège

    Bretonnières: les Fusiliers sont de retour

    Il y a plusieurs années que l’Abbaye des Fusiliers ne s’était pas déroulée chez les Caque-lentilles, et le début de l’été 2015 l’aura enfin vue revenir, pour le plus grand plaisir de la population. En principe, elle se déroule tous les 3 ans, ceci depuis sa fondation, dont la date officielle est en 1728. Elle doit cependant avoir une bonne cinquantaine d’années de plus, sous son ancienne appellation d’Abbaye des Mousquetaires.

    Forte d’un peu plus de 80 membres, la compagnie de fusiliers est placée actuellement sous l’autorité de l’abbé-président Frédéric Roy. Les résultats du concours de tir désignent deux rois, ainsi que des gagnants dans les catégories enfants. La fête se déroule sur trois jours, avec la prise de drapeaux le vendredi, les tirs et la proclamation des rois le samedi, et la partie officielle avec banquet le dimanche, sans compter les soirées récréatives et gastronomiques, pour lesquelles le Vallorbier Sébastien Rindlisbacher a officié avec talent et efficacité. Visiblement 2015 aura été une bonne cuvée, qui a pu se dérouler par un temps très agréable.

    Les deux rois de la fête sont: Frank Roy, 1er roi, avec un total de 395 points acquis sur une passe en 5 coups et Jean-Luc Conod, 2e roi, avec un coup centré de 99. Les 3e et 4e places reviennent à Christian Conod et Frédéric Roy. Les couronnes leur ont été tressées en bonne et due forme, samedi soir déjà, après le traditionnel cortège au travers du village.

    Danilo Wyss au centre

    Cyclisme : Danilo Wyss, un champion de Suisse à la Grande Boucle

    Depuis le temps, Danilo Wyss a enfin décroché le Graal et cela lors de la semaine au cours de laquelle il a appris sa première sélection pour le Tour de France. C’est à 10 kilomètres de l’arrivée que l’Urbigène a attaqué, entraînant avec lui le Valaisan Sébastien Reichenbach et Michael Albasini, l’un des hommes forts du peloton national. «Nous savions que l’avant-dernier virage avant la ligne d’arrivée était serré. C’est la raison pour laquelle nous l’avons abordé au sprint et j’ai juste pu passer alors qu’Albasini tombait, m’abandonnant ainsi la victoire. Cette victoire arrive à point nommé, mais elle ne me confère aucune obligation pour la Grande Boucle, car je devrai d’abord me mettre au service de l’équipe BMC. Je noterai que j’ai été bien aidé par mes coéquipiers, ainsi que par Théry Schir, un autre membre du VC Orbe qui évolue avec les espoirs de ma formation». Relevons encore que le dernier titre d’un romand aux championnats de Suisse avait été acquis par Pascal Richard qui était aussi membre du Vélo Club urbigène!

    POUR REVENIR À LA GRANDE BOUCLE, L’OMNIBUS LUI A DEMANDé S’IL A ÉTÉ surpris PAR CETTE SÉLECTION?

    «Pas totalement, dans la mesure où il avait dit que nous étions une quinzaine à être en lice pour les neuf places de la formation pour le Tour de France. J’ai donc axé ma préparation dans la perspective de cet événement. C’est la raison pour laquelle je n’ai pas participé au Giro, comme j’en avais un peu l’habitude.

    QUAND ETES VOUS PARTI POUR UTRECHT?

    – Nous avons pris l’avion mardi pour Paris, pour aller ensuite reconnaître l’étape des pavés avant de filer le lendemain vers notre hôtel en Hollande, 3 jours avant le départ.

    AVEZ-VOUS RECONNU D’AUTRES ETAPES AVEC BMC?

    – Au début juin, nous sommes allés rouler sur les étapes alpestres. J’imagine que la dernière semaine sera décisive avec notamment la 19e étape et le franchissement du Col de la Croix de Fer, avec arrivée à la Toussuire. Par contre, l’arrivée à l’Alpe d’Huez sera un peu moins compliquée, puisque les organisateurs ont renoncé au passage du Galibier suite à un éboulement.

    QUEL SERA LE PROGRAMME DE VOTRE EEQUIPE DURANT LES 3 JOURS QUI PRECEDERONT LE DEPART?

    – En principe, c’est l’occasion de nous reposer et de récupérer avant ces trois semaines de course. Il faudra être également à disposition des médias, en évitant les excès. Nous aurons aussi l’occasion de visionner des vidéos de certaines étapes, puisque les nouvelles technologies nous permettent de nous rendre compte du menu qui nous attend, comme nous parlerons tactique au sein de l’équipe.

    POUR LES NON-CONNAISSEURS, DITES-NOUS QUELLE SERA VOTRE MISSION DANS CE TOUR?
    – Il faut savoir d’abord que le cyclisme est devenu un sport d’équipe. Nous ne chercherons pas à placer 3 ou 4 coureurs parmi les 30 premiers du classement général, mais nous privilégierons notre leader (l’Américain Tejay Van Garderen) dans l’espoir qu’il termine sur le podium à Paris, ou qu’il empoche des succès d’étape. Dans cette perspective, j’aurai à rouler pour lui dans les étapes de plaine. En montagne, on me demandera d’effectuer le début de la journée à ses côtés avant de terminer dans le peloton des sprinters (gruppetto), avec le devoir de terminer dans les délais pour ne pas être éliminé de la course.

    ON SAIT QUE LES PREMIERES ETAPES DU TOUR SONT NERVEUSES, DE QUOI VOUS FAIRE PEUR?

    – Je me réjouis de vivre cela, car on dit que les nerfs des cyclistes sont mis à rude épreuve au début tant le peloton est excité. Je n’ai cependant pas d’appréhension particulière, pour avoir vécu cela au Giro. Cela dit, nous connaissons un peu les profils des étapes pour éviter ces pépins des premiers jours.
    QUEL SERA VOTRE BUT PERSONNEL?
    – Forcément aider mon leader, mais également rallier Paris. J’ai plusieurs fois vu la parade de fin sur les Champs Elysées et je rêve d’y participer, surtout avec mon maillot de champion de Suisse. Cela doit être exceptionnel et j’espère que j’y parviendrai. C’est mon rêve.»
    On notera encore que durant la semaine, Théry Schir avait remporté, pour la deuxième fois le titre de champion national du contre-la-montre des moins de 23 ans, et que Cyrille Thièry a enlevé la médaille de bronze du championnat élite sur route. Un superbe bilan pour le VC Orbe.