Paul Gremion

Orbe: retraite du secrétaire municipal, un homme apprécié de tous

Son départ va créer un vide, car Paul Gremion connaissait tout du fonctionnement de la commune. A 61 ans, il a cependant décidé de s’en aller, laissant les clefs de la maison à son successeur Xavier Duquaine. Il a passé 21 ans entre les murs de l’Hôtel de Ville, une période qu’il a effectuée sous le mandat d’un seul syndic alors que son prédécesseur, Louis Ducraux, en avait connu six. «D’œuvrer avec Claude Recordon durant tout mon mandat a créé une complicité évidente. Je connaissais son approche de la gestion communale et ses attentes. Dès lors, tout devenait plus facile et agréable. D’autre part, mon travail a été facilité par la présence de chefs de service. Mon rôle consistait à superviser les affaires communales, car eux s’occupaient des questions propres à leur département. La diversité rend l’emploi gratifiant. On passe de choses bénignes comme les soucis liés aux chiens, à des plans de quartier déterminants pour l’avenir de la ville. Comme je connaissais bien la commune et ses habitants, cela m’a aidé à répondre aux attentes des citoyens. Toutefois, les gens sont devenus plus réactifs et égoïstes. Si bien qu’il a fallu parfois dire non à certaines demandes ce qui m’a valu quelques inimitiés».

Garder la maîtrise

Paul Gremion considère que l’agrandissement d’Orbe est devenu une nécessité dans le développement économique du canton. Il faut cependant en garder la maîtrise. La mise en œuvre du quartier de Gruvatiez-Lavegny est impérative comme l’a été le développement du chemin du Suchet. Accueillir jusqu’à 8 à 10 000 habitants lui paraît convenable. Il craint qu’au-delà, la localité perde son âme. Il admet que l’administration communale est trop souvent ralentie par les contestations et les recours. Au point que le fonctionnement n’est pas celui d’une entreprise privée qui décide d’un jour à l’autre de l’instauration d’un projet. Cela évite probablement de faire des erreurs même si parfois ces retards peuvent avoir des conséquences fâcheuses. Mais force est de constater que la population n’a plus le même respect de l’autorité et manque de confiance vis-à-vis de l’institution.

Se donner du temps

Auparavant, notre futur retraité a œuvré pendant 18 ans dans le monde carcéral dans lequel les décisions ont des dimensions plus graves. «Un refus pouvait avoir des conséquences importantes. Un détenu pouvait commettre un acte suicidaire. Je craignais les téléphones de nuit puisqu’on pouvait m’annoncer le pire ou une évasion pour lesquels il fallait prendre des décisions immédiates. C’était un travail passionnant, mais forcément stressant». A l’heure de prendre sa retraite, Paul Gremion n’a pas échafaudé de plan. Il se donnera le temps d’y penser au fil des jours, en commençant par s’occuper de sa famille. Sans doute consacrera-t-il quelques soirées à son idole, Johnny Hallyday ou aux clubs sportifs lausannois comme le LHC et le Lausanne-Sports dont il est fan depuis toujours. Parmi les bons souvenirs que la commune lui a procurés, il retient en premier lieu l’organisation de l’assemblée des communes vaudoises en 2004.
Paul Gremion peut quitter la commune la tête haute. Il a su rester proche de la population et des employés de la ville. Sachant manier l’humour comme il a su quelquefois se montrer ferme, il peut s’en aller avec le sentiment du devoir bien accompli. Merci Paul et bonne retraite!

Le caveau sur 2 étages de face avec sa superbe terrasse panoramique.

Début juillet torride à Valeyres-sous-Rances !

Deuxième volet: les constructions

A droite de la route direction Orbe ou de la semi-autoroute direction Vallorbe, les bâtiments construits par la Jeunesse de Valeyres-sous-Rances s’érigent hardiment. Situés sur un replat, ils bénéficient d’une splendide vue panoramique.

Tout a été créé

Au départ, rien que des champs. A l’arrivée du 1er au 5 juillet, un giron et toute son infrastructure ! La Jeunesse n’a pas compté ses heures pour creuser, tirer eau et électricité, labourer, engazonner, décorer et bien sûr construire ! Lionel Corset se réjouit de la collaboration tant du village que des entreprises.
C’est une place de fête d’environ 1,5 ha qui accueillera les visiteurs avec 6 bâtiments autour de la tonnelle. La jungle étant le thème, l’accent est mis sur des éléments naturels comme le bois, la pierre et l’eau. Pour preuve, le bar à bière construit en gabions et dont l’entrée sera agrémentée d’une chute d’eau retombant dans une mare. On se réjouit d’avance, peut-être quelques bêtes sauvages viendront-elles s’y abreuver au milieu de lianes?

Le caveau, élément phare

Cette impressionnante bâtisse de bois montée sur d’anciennes charpentes de ferme ne peut que séduire. Elle nous hèle depuis la route ! Construite sur 2 niveaux avec une vaste terrasse sud-ouest à l’étage surplombant toute la plaine de l’Orbe, elle n’est rien d’autre que la cabane de Tarzan! Dans un tel cadre, celui-ci n’aura nulle peine à trouver sa Jane. La large terrasse est conçue comme un lieu privilégié pour se rencontrer, boire ou manger face au paysage. C’est au caveau aussi, sur la scène du rez, qu’auront lieu les concerts. On se réjouit de penser que cet édifice sera encore en fonction le soir, les 8, 9 et 10 juillet, lors de l’Abbaye.

Il eût été dommage de s’en priver !

A ce jour, hormis quelques finitions, les constructions sont terminées. Une fois ornées de végétation exotique, l’ambiance sera définitivement torride au giron de Valeyres-sous-Rances.

Bénévoles toujours bienvenus! sur le site du Giron

 

Le TGV actuel avec la Micheline au quai à Frasnes.

Vallorbe : une fête transfrontalière réussie

En effet, ce fut le 16 mai 1915 que les équipes de percement du tunnel françaises et suisses se rejoignirent après 5 ans de travaux. Toutefois le gros des travaux a commencé à Frasne, pour consolider le terrain situé dans une zone humide et montagneuse, où il a fallu percer aussi 4 tunnels secondaires. Les autorités et les sociétés des localités situées sur le parcours ferroviaire entre Frasne et Vallorbe se sont mobilisées sous l’autorité de Sylviane Tharin et d’André Chrétien pour marquer l’évènement sur les 4 jours du week-end de l’Ascension. Plus de 300 bénévoles ont collaboré au succès de la fête. Des trains navette ont relié les cinq stations concernées, et les curieux ont ainsi pu faire connaissance avec les richesses locales, tant économiques, gastronomiques que culturelles. Les trains étaient bondés et il a même fallu rembourser des billets, faute de place. Etienne Favez, notre chauffeur de bus, qui emmenait les passagers sur les divers sites vallorbiers a transporté plus de 2000 visiteurs sur 4 jours. «Ça a marché du feu de Dieu» résume-t-il.

Les CFF ont aussi joué le jeu: une rame historique a été mise à disposition des organisateurs. Le TGV qui a battu le record du monde de vitesse à 574,8 Km/h était aussi ouvert aux visites. Une draisine, chariot de transport pour les ouvriers et mue à l’huile de coude, a obtenu un franc succès auprès des familles. Du matériel d’entretien des voies a aussi fait le déplacement de Vallorbe pour mieux se faire connaître. Le Rail Model Club, association de modélistes a ouvert ses locaux pour l’occasion et présenté ses magnifiques maquettes de trains, de paysages et de bâtiments toujours modifiés et jamais terminés selon les humeurs de ses membres. Tous les commerces du centre ont aussi joué le jeu et décoré leur vitrine sur le thème du jour. Des expositions de documents d’époque, photographiques ou coupures de presse ont été organisées des deux côtés de la frontière.

Du côté des politiques, on est unanimement d’accord sur un point: il faut tout faire pour pérenniser cette ligne transfrontalière. Stéphane Costantini, syndic de Vallorbe, regrette que les décideurs font passer cette ligne, la plus courte entre Lausanne et Paris, au second plan de leurs préoccupations.

Il est aussi regrettable qu’il n’y ait plus de réseau de transports publics courts entre les deux régions, excepté pour les travailleurs frontaliers. La fête fut belle et peut-être que des idées germeront pour renouveler l’expérience, on trouve toujours des motifs pour faire la fête.

L’aménagement du sentier des géants sera un des projets à réaliser!

Baulmes: séance consacrée au Prix Binding!

La séance de mardi dernier a commencé par le visionnement du reportage de Couleurs locales consacré à l’obtention par la commune de Baulmes du prix Binding pour ses prestations exemplaires en matière de conservation des vieux arbres.

L’essentiel de la séance a été consacré à ce prix de Fr. 200 000.– que Baulmes recevra le 18 juin prochain à Bâle. Julien Cuérel a donné toutes les explications qui s’imposaient: plus de 7000 arbres d’un diamètre supérieur à 70 centimètres sont recensés sur le territoire communal; le service forestier communal veille depuis plus de 50 ans à ce que les arbres gardent leur fonction de protection pour la nature et soient exploités selon les règles du développement durable. Le syndic a rendu hommage à toutes les personnes qui, depuis des décennies, ont fait des forêts baulméranes un exemple à suivre. Il a précisé que la commune n’avait pas sollicité ce prix, mais que c’est un conseil d’experts qui s’en était chargé sans que quiconque à Baulmes soit au courant.

Fr. 150 000.– de la somme attribuée doivent permettre la réalisation de 3 projets: une chênaie sera plantée dans la forêt de Feurtille sur une surface de 2 ha; un inventaire informatique des plus beaux arbres de la commune sera établi et mis à la disposition de la population; des sentiers de visites seront aménagés.
Les conseillers ont également appris que le montant de Fr. 117 000.–, nécessaire au paiement des réparations du toit du Temple malmené par la foudre en août 2014 a été pris en charge par l’ECA. La commune a fait l’acquisition du pacte de 1291 en patois vaudois; celui-ci sera placé dans la salle du conseil communal. Les nuisances provoquées par les conducteurs de motos et de quads dans les forêts ne seront bientôt (peut-être) plus qu’un mauvais souvenir. Le changement de deux chaudières à la centrale du chauffage à distance n’aura pas d’incidences sur les finances communales: la commune se contentant d’augmenter son cautionnement pour l’obtention du prêt bancaire.

Photomontage – Voilà ce que donneraient des feux sur la route de Corcelles.Photomontage – Voilà ce que donneraient des feux sur la route de Corcelles.

Chavornay: feu vert pour les feux rouges

Pour la séance du printemps, le jeudi 7 mai passé, le Conseil communal avait surtout un point de l’ordre du jour qui a demandé des débats plutôt soutenus.
Les communications et les questions.

La volonté de la Municipalité de reconduire la fusion à trois communes (Corcelles-sur-Chavornay, Essert-Pittet et Chavornay) est maintenue. Mercredi 1er juillet prochain, les conseils des communes seront en possession des préavis et conventions de fusion. Si les conseils approuvent, le 13 septembre aura lieu la votation populaire. Si celle-ci est positive, en automne 2016 il y aura l’élection des autorités de la nouvelle commune et le 1er janvier 2017 la fusion entrera en vigueur.

Les décisions

La demande d’autorisation d’échange d’actions en vue de la fusion de la société Urbagaz SA dans le groupe VO Énergies Holding SA a été acceptée sans problème. Il faut dire que Urbagaz SA est détenue à 100% par Orbe avec 63,33% des parts et Chavornay avec 36,66%. Elle distribue le gaz à l’un des tarifs les plus bas de Suisse. Comme le prix de VO Energie est un peu plus élevé, il est convenu de conserver et d’exploiter séparément les deux aires de dessertes, avec des prix différenciés, pendant encore une dizaine d’années. Cette fusion n’a aucune conséquence sur la valeur du patrimoine communal.

Par contre, la demande de crédit de Fr. 240 000.– pour sécuriser les passages piétons et ralentir un peu le trafic par des feux rouges sur la route de Corcelles, a suscité pas mal de débats. Si tout le monde s’accorde sur le principe d’améliorer la sécurité sur cette route qui compte un trafic d’environ 12 000 véhicules par jour, il y a moins d’harmonie sur les modalités du projet. En effet, la commission concernant ce préavis municipal a déposé un amendement demandant à la municipalité de continuer le suivi des autres options proposées par l’ESAM. Selon la commission, il faut le faire de suite, car les démarches nécessaires demandent de longues procédures auprès des services cantonaux et fédéraux. D’autant qu’il s’agit d’étudier une demi-jonction autoroutière entre Orbe et Chavornay, quitte à supprimer l’actuelle jonction. L’amendement, pourtant accepté, ne sert à rien, selon le syndic: il serait préférable de voter une résolution. De plus, une motion demandant de goudronner le chemin piétonnier le long de la route en même temps que les travaux de sécurisation a été déposée. Le syndic, Christian Kunze, explique que de toute façon, il faudra refaire entièrement la route de Corcelles d’ici 2018 ( ensuite les subventions fédérales tomberont) et que la municipalité pense qu’il faudrait attendre plutôt que d’investir au bas mot Fr. 25 000.– pour à peine 3 ans. La motion a été refusée par le Conseil, mais le préavis concernant les feux de sécurité a été accepté de justesse.

Préparation d’un convoi pour un village.

Séisme au Népal: récit d’une semaine agitée

Samedi 25 avril vers midi, je suis dans la maison de mon épouse à Katmandou lorsque la terre se met à trembler. Il nous faudra plusieurs jours pour mesurer l’ampleur de la catastrophe.

Les secousses cessent. Mon épouse, sa famille et moi sortons de la maison pour nous rendre sur le terrain vague du monastère d’à côté. Plusieurs personnes s’y trouvent déjà et beaucoup vont nous rejoindre. Il y a peu de destruction autour de nous. Quelques réservoirs d’eau se sont cassés et se vident dans la rue. Des fissures sont visibles sur les façades. L’après-midi s’écoule au rythme des répliques. La connexion internet du monastère qui abrite l’institut dans lequel je travaille fonctionne toujours. J’en profite pour rassurer ma famille en Suisse. Nous apprenons alors que les centres historiques des trois principales villes de la vallée, Katmandou, Patan et Bhaktapur ont été sévèrement touchés. Nous commençons à réaliser l’ampleur de la catastrophe. L’épicentre étant à 80 km au nord-ouest de Katmandou, l’inquiétude monte concernant les villages de cette région.

Par précaution, il nous faut rester dehors durant 72 heures. Le monastère, dont la cuisine a subi d’importants dégâts, parvient à organiser la distribution d’eau et de nourriture, et installe un campement pour les personnes du quartier. Nous décidons de faire une rapide expédition dans les maisons pour prendre quelques affaires. Les répliques continuent toute la nuit et nous ne parvenons pas à dormir.
Dimanche, l’électricité et les communications ne fonctionnent plus. A midi, un nouveau séisme frappe le centre du pays. Le compteur des 72 heures est remis à zéro. Nous organisons le campement de manière plus durable et tentons d’établir le contact avec nos connaissances. Nous sommes coupés du monde et ne pouvons qu’organiser la survie autour de nous.

Katmandou fut sévèrement touchée, mais c’est dans les villages reculésque les destructions sont les plus massives et que l’urgence se fait le plus sentir.
L’électricité et les communications ne sont rétablies que mardi en fin de journée. L’approvisionnement en eau commence à être un problème et des nouvelles terribles nous arrivent des villages. 90% des maisons sont détruites. Aucune aide ne leur est parvenue. Certains villages sont inaccessibles par la route à cause des glissements de terrain. Alors qu’à Katmandou 90% des maisons ne présentent pas de danger et que l’approvisionnement en nourriture est assuré.
Beaucoup d’étrangers tentent de rentrer chez eux et le chaos s’installe à l’aéroport. De nombreux avions cargo atterrissent pour apporter de l’aide, mais l’absence d’organisation de l’Etat et le manque d’infrastructures du pays fait que cette aide reste confinée dans la capitale. Le gouvernement semble complètement débordé et va jusqu’à refuser l’aide proposée par d’autres pays. La colère gronde dans la population qui s’inquiète des conséquences que peut avoir la corruption du gouvernement sur la gestion de l’aide humanitaire. Les organisations locales, notamment les monastères bouddhistes, s’organisent pour distribuer des vivres et des tentes dans les villages.

Mercredi, quelques magasins ouvrent leurs portes à Katmandou. La situation s’améliore à l’aéroport, mais les temps d’attente sont longs et beaucoup de vols sont retardés. Nous n’avons pas eu de répliques majeures depuis 24 heures et envisageons de retourner dans nos maisons. Des hélicoptères nous survolent, signifiant que de l’aide est acheminée dans certains villages. Mais le nombre d’hélicoptères est insuffisant face au grand nombre de villages dans l’urgence.
Jeudi, la vie à Katmandou reprend son cours et nos efforts se concentrent sur les villages. Le restaurant de notre institut se transforme en poste de commandement pour organiser et préparer les convois.

Nous faisons notre possible pour acheminer de l’aide dans le village de mon épouse, mais la route est endommagée et il n’est possible d’y accéder qu’en moto. Finalement samedi, une semaine après le séisme, nous parvenons à y envoyer des vivres et des tentes, avec l’aide d’un hélicoptère de l’armée indienne. D’autres villages sont toujours sans aide et nous tentons de faire de même pour eux.

Il faudra plusieurs semaines pour cerner l’ampleur de la catastrophe dans les villages de montagne, et certainement plusieurs mois pour que la situation humanitaire redevienne tolérable et que le pays se mette sur la voie de la reconstruction. Espérons que d’ici là la solidarité internationale ne s’essouffle pas trop et que le gouvernement népalais fasse preuve d’efficacité. Sinon, il est fort probable que la crise humanitaire débouche sur une crise politique.

Vous pouvez aussi aider
Notre ami et collègue urbigène Frédéric Richard vit au Népal depuis une année, en compagnie de son épouse, qui est originaire de ce pays. Il y travaille encore pour quelques mois. Soucieux de participer activement à l’aide à la reconstruction du pays, il récolte vos dons qui serviront à aider les plus démunis et à reconstruire une école, sous sa responsabilité et celle de sa belle-famille. L’Omnibus vérifiera que les dons que vous ferez seront intégralement transmis au Népal.
L’IBAN du compte sur lequel vous pouvez effectuer des dons est le suivant: F. Richard - BCV Orbe CH96 00767 000K 0140 4129

François Maréchal, Nicolas Frey, Christophe Hunziker (Verts) et Pierre-Alain Wieland, animateurs du débat sur Gruvatiez.

Orbe: une séance marathon, des débats fleuves

4 h. 40 de séance ont été nécessaires pour venir à bout d’un ordre du jour de 17 points. Deux préavis ont monopolisé l’attention et copieusement nourri les débats des conseillers: l’approbation du PPA (plan partiel d’affectation) «Gruvatiez – En Lavegny» et la fusion d’Urbagaz dans le groupe VO Energies Holding SA.

Un affrontement Verts – PLR

L’avenir de Gruvatiez- En Lavegny se dessine depuis plus de 30 ans et personne ne conteste la nécessité d’envisager le développement de la zone Sud de la cité. Si les PLR considèrent que le projet est mûr et que le PPA doit être adopté, il n’en va pas de même pour les Verts qui ne sont pas satisfaits des réponses apportées par la Municipalité à leurs questions. Pas assez écologique, trop de questions en suspens, trop d’approximations. Dès lors, les Verts proposent le renvoi du préavis.

Pour le syndic Claude Recordon, le Conseil est face à un choix politique pour la ville: grandir ou rester une petite bourgade. Pour le municipal H. Germond, refuser le PPA, c’est retarder la réfection rapide de la chaussée de la rue Saint-Martin, ne pas affirmer la nécessité de l’arrivée à Orbe du RER et mettre en péril le projet de construction d’un centre de santé par les eHnv.

Après deux heures trente de débat et un vote, au bulletin secret, le rapport de minorité des Verts est rejeté, avec 42 voix pour 58 bulletins délivrés, le PPA est accepté. Le référendum spontané demandé par Luiz De Souza ne rencontre pas non plus le succès. Mais les Verts sont convaincus que les Urbigènes ne seront pas en accord avec la décision du Conseil, il est vraisemblable qu’un référendum populaire puisse être lancé.

Les bénéfices de la fusion Urbagaz – VO Energies Holding SA

Deuxième débat fleuve de la soirée: la fusion d’Urbagaz avec VO Energies. Là aussi un rapport minoritaire met en doute le préavis municipal; pour quelles raisons le projet de fusion n’envisage-t-il pas une prise de bénéfice immédiate estimée à plus d’un million de francs pour la cession de cette société qui fonctionne bien?
Claude Recordon et Jacques-André Mayor auront toutes les peines du monde à faire valoir les arguments du préavis municipal. Renforcer la part des communes au capital-actions de VOEH avec 64% du capital, c’est le meilleur moyen pour garder la main sur les décisions tarifaires appliquées aux abonnés du gaz et ainsi maintenir un tarif de distribution très inférieur à celui en général appliqué dans les autres réseaux vaudois. Au final, c’est le rapport majoritaire qui l’emporte largement. La fusion sera effective si le projet est adopté par Chavornay, l’autre propriétaire de la société, puis, si l’assemblée générale de VOEH valide l’accord, en juin.

Et 15 autres points à l’ordre du jour…

En vrac, on peut principalement relever l’assermentation du nouveau municipal Guido Roelfstra, celle de son remplaçant au Conseil, Alain Michel, l’acceptation d’un crédit de Fr. 1 040 000.– pour le plan quinquennal d’entretien du réseau routier 2015 – 2019, ainsi que celle d’un crédit de Fr. 240 000.– pour mettre à jour le plan directeur communal et poursuivre la révision du plan général d’affectation.

Le Choeur d’Hommes d’Arnex, sous la Le Choeur d’Hommes d’Arnex, sous la Le Choeur d’Hommes d’Arnex, sous la direction de Christelle Muth

Superbe 80e Giron Choral

C’est sous le thème «Générations… en chantée» que le 80e Giron Choral de la plaine de l’Orbe s’est déroulé samedi à Ballaigues. On aurait pu imaginer que le soleil ne fasse pas grève ce jour-là. Mais la bonne humeur et l’application des choristes n’avaient visiblement pas besoin de lui pour régner en maître sur cette journée qui fut longue et riche en émotions.

La matinée a permis aux 11 formations de la région qui avaient fait le déplacement de répéter une dernière fois et de se faire déjà entendre des amateurs aux quatre coins du village, ainsi qu’au centre villageois, cœur de la manifestation. Après une pause méritée, l’après-midi était consacré, comme le veut la tradition, au concert public. Chaque chœur a présenté deux morceaux, entrecoupés par des présentations amusantes et souvent taquines de Luc Leresche. Le programme musical a été très varié, allant de chansons d’Émile Gardaz à des mélodies anonymes du 17e siècle, en passant par des gospels ou une incursion dans le monde des comédies musicales. Sérieux sur nombre de points et sur le «la» initial, le juge pianotait sans musique sur son ordinateur en plein centre de la salle, dans laquelle plus aucune place n’était disponible.

Splendides choeurs d’ensemble

C’est sous la direction de Massimo Graa que vers 16 h .ont eu lieu les choeurs d’ensemble. Ces derniers pour choeurs mixtes, puis pour chœurs d’hommes, rejoints pour l’occasion par des enfants des classes de Ballaigues, ont été justement acclamés par le public, dont les cris et applaudissements ont retenti loin à la ronde. Avant le traditionnel banquet du soir précédé de la partie officielle, les ensembles ont encore donné de la voix dans un 5 à 7 qui aura mêlé généreusement musique, convivialité et verrées. Aussi bien pour les organisateurs locaux que pour le comité d’organisation présidé par René Lambercy, la tâche a été bien menée et la fête a été belle. Tout juste persiste-t-il dans l’esprit du président ce souci de «voir les chœurs avoir une fâcheuse tendance à prendre de l’âge, faute de relève suffisante».

On ne peut qu’espérer que la perpétuation des girons choraux saura convaincre des jeunes de rejoindre l’une ou l’autre des formations présentes à Ballaigues.

Vue sur Grati depuis la Dent-de-Vaulion

Vaulion: un oui fier et droit pour Grati

Mardi 21 avril le Conseil communal de Vaulion s’est prononcé sur le plan partiel d’affectation intercommunal des éoliennes «sur Grati». Simultanément les Conseils de Premier et de Vallorbe ont fait de même.

Comme dans les autres communes concernées, le projet éolien de VO Énergies SA aura suscité de vives réactions dans tous les camps. Pourtant, tous d’accord sur le fond écologique des éoliennes, les craintes d’éventuelles nuisances sonores, du rendement réel en énergie, des travaux d’installations, de l’entretien et de la conservation des paysages ont rempli plus de deux cents dossiers et refait surface lors de l’assemblée.

Avec Yann Lorenzini comme président, la commission a été remerciée par tout le conseil communal pour son travail d’investigation. Car suite à l’ouverture d’esprit dans cette tâche, la commission aura réussi à rajouter une convention entre certains opposants inquiets d’éventuels saccages lors de la mise en place des éoliennes et VO Énergies SA. Des réponses rassurantes ont aussi été apportées aux inquiétudes concernant la faune et la flore où l’annonce des sept ans de surveillance garantie par des associations pour la protection de la nature. La question de l’impact sur le paysage a été jugée quant à elle non recevable, car «tout est une question de goût» et pour ce qui est d’abattage d’arbre, seuls une petite dizaine d’arbres seront couchés. Le modèle exact pour ces six éoliennes n’a pas encore été choisi par VO Énergies SA.

Côté chiffres, la commission a rappelé l’investissement de 60 millions de francs consenti, les trente années d’octroi d’un droit d’usage permanent et distinct de parcelles, un plan financier clair prévoyant des recettes garanties durant vingt années et l’étude de l’impact des éoliennes faite sur quatre ans.

Parmi les membres du Conseil, le débat fut serein avec un regard vers «ce petit pas dans les énergies renouvelables qu’est le parc éolien sur Grati». Tous applaudissent le principe de la sortie du nucléaire et sont d’avis qu’il serait «hypocrite d’aller chercher du nucléaire en polluant chez les autres sous prétexte que c’est moins cher».

C’est donc avec fierté et droiture que le Conseil aura été le seul à voter à main levée et sans «secret». Un «oui» écrasant avec 25 voix, contre un «non» et une «abstention». De quoi donner des ailes au projet éolien «sur Grati»!

Mais les opposants n’ont peut-être pas dit leur dernier mot lors du futur affichage public. Un référendum pourra toujours être lancé… Affaire à suivre.