Vue depuis Vaulion

Région: «Sur Grati», 3 fois oui!

Après un processus qui aura duré 6 ans environ, le projet de PPA intercommunal «Sur Grati» mené de concert par les communes de Premier, Vallorbe et Vaulion et par VO Energies SA a été déposé en décembre 2014 auprès des trois organes délibérants communaux concernés. Durant la phase de mise à l’enquête, le projet a suscité 24 oppositions regroupant près de 220 signatures.

Il s’agissait aussi bien d’oppositions de particuliers que d’oppositions d’ONG ou d’associations et collectifs divers. Chaque opposition a fait l’objet d’un examen spécifique et lors du dépôt du dossier auprès des conseils, les Municipalités ont traité chaque opposition en proposant leur levée pour des motifs à chaque fois en relation directe avec la problématique soulevée. Des commissions ad hoc ont été nommées dans les trois conseils afin d’examiner cette proposition municipale et une séance uniquement consacrée à cet objet, fixée volontairement à la même date et à la même heure, a eu lieu mardi soir dans chacun des villages.

Encore un long chemin

À Premier, la question n’a pas soulevé de grands débats. Le projet a été admis par 25 voix pour, 6 voix contre et 1 abstention, non sans que 13 nouveaux conseillers aient fait leur apparition au Conseil. À Vaulion, le score est encore plus net en faveur du projet: 25 voix pour, 1 contre et 1 abstention. C’est finalement à Vallorbe que le parc éolien aura été le plus discuté. Au vote final et à bulletin secret, il a été approuvé par 25 voix contre 19, sans abstention. Après la fin des opérations formelles, les trois syndics des communes concernées se montraient satisfaits.

Pour Claude Languetin, syndic de Vaulion, le conseil a bien fait confiance à son exécutif pour un projet important et complexe. À Premier, le syndic Étienne Candaux était ravi de pouvoir montrer que la génération actuelle de responsables politiques savait encore être visionnaire, «comme c’est son rôle trop souvent négligé». À Vallorbe enfin, le syndic Stéphane Costantini avouait aussi sa satisfaction, qu’il qualifiait toutefois de toute intérieure par respect pour la démocratie et la position des adversaires. « Le chemin sera encore long, le projet devant une nouvelle fois passer par les services cantonaux avant de pouvoir se concrétiser. »

Sans compter à Vallorbe et à Vaulion la possibilité d’un référendum populaire, d’ores et déjà promis par les adversaires du projet à la sortie de la séance.

Le nouveau municipal Guido Roelfstra.

Orbe: le PLR conserve son siège à l’exécutif

Dimanche, le corps électoral urbigène a élu à la Municipalité le candidat PLR Guido Roelfstra, par 704 voix, son adversaire des Verts Luiz de Souza récoltant de son côté 573 voix. La participation s’est élevée à 28,3%, alors que 44 électeurs ont choisi… de ne pas choisir en votant blanc. Le nouvel élu se montrait très content de ce score et du résultat. «Avec mon élection, l’exécutif pourra poursuivre sans accroc dans la voie des projets actuellement en cours. Le plus important à mes yeux est celui de Gruvatiez. Nous devons faire en sorte de pouvoir loger nos enfants. La cité urbigène a besoin de ce développement pour consolider son statut de petite ville». Sur la question de la participation au scrutin, Guido Roelfstra est satisfait. «Il ne faut pas oublier que nous étions en période de vacances et en plus qu’il s’agissait d’une élection complémentaire à laquelle plusieurs partis ne présentaient pas de candidat. Un taux de 28% dans ces conditions est tout à fait honorable, quand on le met en relation avec les taux usuels de participation de 35% environ, lors du renouvellement intégral des autorités.»

Un résultat important en vue de 2016

Pour le président ad interim du PLR d’Orbe Pierre-Alain Wieland, le «résultat est encourageant. Il nous a permis de conserver notre siège à l‘exécutif, ce qui était important en vue des élections générales de 2016 et aussi pour ne pas perturber l’avancement des chantiers ouverts actuellement par la Municipalité». Du côté des perdants du jour, on ne faisait pas grise mine. «C’est la vie politique, expliquait Luiz de Souza, et je trouve que mon score est bon. La mobilisation populaire a sans doute souffert de cette période de vacances et je souhaite plein succès à mon adversaire». Avant de rejoindre une délégation des Verts urbigènes sous le porche de l’Hôtel de Ville pour déguster un apéritif bien mérité. Rappelons enfin que le parti Union Libre avait renoncé à présenter un candidat de même que le PS d’Orbe et environs. Union Libre n’avait donné aucune consigne de vote alors que le PS soutenait la candidature des Verts.

© Didier Deriaz Niger 1985

Le photographe Didier Deriaz expose à Champittet

En évoquant avec un paysan vaudois la disparité qui existe entre le paysan de chez nous et le cultivateur d’Afrique ou d’Amérique latine, Didier Deriaz, photographe à Baulmes, a entendu cette réplique fulgurante : «Tu confonds tout, ce n’est pas le même contexte, on ne peut pas comparer agriculture suisse et agriculture du Tiers Monde».

Cette remarque a perturbé Didier quelque temps, il y a réfléchi longtemps et est arrivé à une conclusion toute simple : même avec ces disparités scandaleuses, le cultivateur qui laboure sa terre en Suisse ou au Mali a de la peine à joindre les deux bouts.

L’idée a alors germé de collecter les photos prises dès les années 70 en Afrique ou en Amérique latine et de les comparer avec des clichés pris récemment dans le Nord Vaudois. Ces magnifiques photographies sont exposées sur les murs du Centre Pro Natura de Champ-Pittet jusqu’au 3 mai prochain (du mardi au dimanche de 10 h. à 17 h. 30).

Et le contraste est saisissant entre les semailles sur le terroir baulméran en 2013 et la mise en terre des graines de sorgho au Niger il y a 30 ans. Le travail n’est pas le même lorsqu’on voit la riche prairie suisse et le sol sec et craquelé du paysan tchadien. On en a une preuve supplémentaire en prenant conscience du labour communautaire (un pour tous, tous pour un !) au Niger et celui du paysan suisse qui tourne seul des hectares de terre avec sa charrue à quatre socs.
Ces superbes photos tirées sur papier granuleux nous font prendre conscience qu’une paysanne africaine utilise des outils qu’on ne rencontre plus chez nous que dans les musées et que cette paysanne suisse de moyenne montagne utilise un souffleur à moteur (le même que celui des cantonniers pour chasser les feuilles en automne) pour mettre son foin en andains.

Nous retiendrons également ces très beaux visages de personnes prises en plein travail ou en posant qui démontrent qu’ici comme ailleurs elles exercent un métier vraiment valorisant.

Emilie Bovet entourée de ses enfants: Madeleine, Roger et Marie-Rose.

Orbe: Emilie Bovet, centenaire

C’était la joie et le bonheur dans la villa de la famille Bouverat où l’on fêtait le centième anniversaire de la maman de Madame, Emilie Bovet. Il y avait de quoi se réjouir puisqu’Emilie est en parfaite santé à l’heure de souffler cent bougies, en dehors d’une vue un peu défaillante. Elle possède du reste une mémoire remarquable puisqu’elle se souvient précisément des événements de sa vie, comme des numéros de téléphone de ses proches. Née à Arnex, elle est venue s’installer à Orbe en 1954 avec ses enfants Marie-Rose, Madeleine et Roger. Elle a travaillé pendant une vingtaine d’années dans l’usine Paillard, devenue au fil du temps Hasler puis Ascom, avant de prendre sa retraite à 60 ans.

Vivre chez elle

Elle attribue sa bonne santé au fait de sa conduite même si elle ingurgite son verre de rouge, car « boire de l’eau en mangeant n’est pas une vie », dit-elle. Son privilège est de vivre chez elle, depuis 66 ans dans le même appartement de deux pièces. Elle peut encore se promener et se rendre presque tous les jours chez sa fille, comme elle fait de petites courses à la Coop. Elle mange de tout sauf les crustacés, et Madeleine précise que sa maman a encore bon appétit, même si elle n’a jamais dépassé les 53 kilos sur la balance. Notre centenaire a beaucoup joué avec son petit-fils handicapé, Guy. Elle a longtemps suivi les courses de formule 1 automobile, car elle appréciait Michael Schumacher dont elle regrette le destin. Elle est encore très attentive au jardin de son beau-fils et surtout aux quelques ceps de vigne, pour s’en être occupés dans sa jeunesse à Arnex.

Un plaisir de voyager

Bien entourée par sa famille, elle a reçu plusieurs cadeaux des autorités cantonales, représentées par la préfète Evelyne Voutaz, et communales par le truchement du syndic Claude Recordon. Elle disait son plaisir d’avoir reçu de nombreux téléphones de ses connaissances, dont le premier d’Italie avec une amie qui lui a chanté bon anniversaire en allemand. Grâce à son fils qui travaillait chez Swissair, elle a visité l’Angleterre, l’Allemagne, la Belgique, l’Italie et le Canada. Elle aime encore faire quelques balades par chez nous et elle ira prochainement passer quelques jours de vacances chez son aînée Marie-Rose à La Fouly.
Enfin, elle espère pouvoir terminer sa vie dans l’EMS projeté dans les hauts de la ville pour ne pas être dépaysée de son quartier de Montchoisi. Son petit-fils Guy lui a souhaité de vivre encore cinq ans. Alors longue vie encore à vous, Mme Emilie Bovet, votre rencontre a été un vrai plaisir.

Vallorbe: superbe 10e édition du Festival des Couteliers

Le 10e Festival des couteliers, qui se déroule traditionnellement le week-end de Pâques et ouvre la saison touristique de Vallorbe a attiré de nombreux visiteurs, malgré le temps froid. C’est l’événement annuel du Musée du Fer et du Chemin de Fer. Plus du 20% de la fréquentation annuelle se concentre sur les trois jours du festival. Rémy Santschy, le président d’organisation a voulu faire connaître toutes les étapes de la métallurgie, en partant du minerai brut, de la séparation du fer et des scories dans le bas-fourneau médiéval installé pour l’occasion, en passant par la forge et se terminant par la finition.

Tous les aciers les plus travaillés furent présentés et les bois précieux ou les cornes les plus improbables garnissaient les manches des couteaux ou autres outils tranchants.

On a pu admirer des poignées en merisier, en loupe de chêne, en bois exotiques divers, en corne de cerf, de bouquetin, d’antilope, en défense de sanglier ou en molaire de mammouth entre autres. Les aciers les plus fins et les plus divers étaient présentés. En particulier le Damas, un acier deux fois millénaire à l’origine syrienne comme son nom l’indique, dont une exposition spéciale aura lieu en fin de saison. Cet acier est le nec plus ultra de la coutellerie: nos ancêtres constatant que l’acier doux étant souple, mais peu tranchant et l’acier trempable très cassant les ont forgés par couches alternées, un peu comme un mille-feuille, afin de mélanger les diverses propriétés du métal. Ainsi naquit l’acier souple et résistant.

Divers produits régionaux étaient proposés aux gourmands à la Charbonnette, attenant au musée et gérée en partie par l’Office du Tourisme. La Concorde, fabrique de bière artisanale voisine proposait une dégustation de ses diverses spécialités.

Petite frayeur vite canalisée

Durant la semaine précédant l’événement, les fortes pluies combinées à la fonte des neiges a fait déborder l’Orbe et inondé la forge Estoppey et la magnifique place de pique-nique de l’île. Plus de peur que de mal, le problème a rapidement été résolu et la manifestation a pu se dérouler normalement sans se mouiller les pieds. Seule la cantine a été déplacée par prudence.

Orbe: crise de décroissance au collège de Montchoisi

Les dossiers d’organisation scolaire sont complexes, imbriqués et impliquent des acteurs aux attentes différentes, du canton aux communes, des enseignants aux élèves, sans oublier les parents. Notre région n’est pas épargnée par les soubresauts consécutifs à de très nombreux changements dans l’organisation scolaire romande, cantonale et locale.

Pour faire simple, et se limiter aux derniers éléments nécessaires à la bonne compréhension des problèmes, il faut savoir que le collège de Montchoisi (siège de l’ESOE, Etablissement secondaire d’Orbe et environs) vit une perte d’effectifs sévère. L’ancien Etablissement ESBCO (Baulmes – Chavornay – Orbe) comptait plus de 1 000 élèves, contre moins de 400 pour la prochaine rentrée de l’ESOE. Les causes principales et combinées étant le rattachement des deux années 7e et 8e au secteur primaire, le redécoupage régional avec la création d’un établissement secondaire à Chavornay et la perte des élèves de Baulmes et environs, la présence de classes démographiques ponctuellement moins fournies…

Diminution de l’offre scolaire

Vous l’aurez deviné, qui dit baisse drastique du nombre d’élèves, signifie inéluctablement non-réengagement d’enseignants. Nous y sommes et ces dernières semaines plusieurs enseignants (environ sept d’après nos informations) ont été informés qu’il n’y avait plus de travail pour eux à Montchoisi. On relèvera avec pertinence que d’autres corps de métiers vivent et vivront des tensions probablement encore plus fortes et dramatiques, que des propositions d’emploi ailleurs dans le canton sont faites. Certes, mais cette situation doit néanmoins interpeller les habitants de la région, qui doivent savoir que de tels réajustements, au-delà du choc qu’ils provoquent chez les intéressés, auront des conséquences sur le climat de travail de l’Etablissement, sur la qualité de l’enseignement dont la continuité est partiellement rompue et potentiellement sur l’offre d’options et d’activités parascolaires. L’équipe fortement réduite comptera-t-elle encore en son sein l’ensemble des compétences pour l’ensemble des matières?

Bonnes décisions ?

Votre journal donnera la parole à tous les acteurs désireux de s’exprimer sur ce dossier politiquement et humainement sensible. Pour l’instant le soussigné, à trois mois du terme de ses activités enseignantes, se pose quelques questions: La première consiste à se demander si les autorités cantonales et communales ont pris les bonnes décisions en matière d’organisation scolaire dans notre région. Deux établissements offrant le degré secondaire à trois kilomètres de distance, était-ce bien raisonnable, étant admis que les baisses d’effectifs étaient parfaitement prévisibles? La possibilité d’échapper à une construction scolaire très lourde n’a-t-elle pas favorisé cette stratégie de la division et de la taille sous-critique?

La deuxième pose le problème de l’efficience dans la gestion des constructions scolaires? Pourquoi avoir doté le bâtiment de Montchoisi d’annexes probablement coûteuses et inutiles pour un certain nombre d’années, au vu de la baisse des effectifs?

Le troisième questionnement, le plus sensible actuellement, relève de la politique suivie pour se séparer des collaborateurs en surnombre: on trouve parmi eux deux sexagénaires, une femme enceinte de huit mois, une enseignante relevant de maladie grave… A notre connaissance tous ces collègues ont des formations académiques et pédagogiques complètes, font (faisaient) partie de longue date de l’équipe pédagogique de Montchoisi et se sont tous signalés par un engagement irréprochable: quels ont été les critères de «sélection»?

Le comité de la SIC en début de séance: De gauche à droite: Loriane Bogliano-Foretay, Florence Ribotel-Jeanmonod, le président Jean Fleurimont, Line Rithner et le syndic Stéphane Costantini.

Vallorbe: Jean Fleurimont reste encore un an

La Société industrielle et commerciale (SIC) de Vallorbe-Ballaigues et Vaulion tenait son assemblée générale annuelle la semaine passée à Vallorbe. Une trentaine de commerçants et représentants des industries avaient répondu présents à l’appel du président Jean Fleurimont et de son comité. Un comité qui s’est réuni à huit reprises en 2014, pendant que son président représentait le groupement dans plusieurs manifestations régionales ainsi qu’au sein de rencontres avec l’ADNV.

Dans le but de rendre la séance plus synthétique, Jean Fleurimont a entrepris cette année, de donner connaissance lui-même des points importants de rapports sectoriels. On a ainsi pu apprendre que les banques locales ont bien résisté, malgré une année de taux d’intérêts très bas. Que les assurances se sont aussi développées, même si 2014 n’aura pas été une année exceptionnelle de croissance. Dans l’industrie, les économies très disparates de la zone euro et le désormais fameux vote du 9 février auront rendu la tâche plus difficile aux entreprises, cet aspect étant complété par une faiblesse du dollar américain favorisant une légère croissance.

«Et il faut cesser de parler de franc fort, mais simplement constater que c’est l’euro qui est faible» a ajouté Pierre Graf, représentant des industriels, comme dans une sorte de recherche de bons moyens de motivation au départ d’une année 2015 marquée par la fin du taux plancher et les attentats un peu partout dans le monde et pas loin de la Suisse.

Terrains constructibles disponibles

Les commerçants ont noté une baisse de chiffre d’affaires en début d’année, à l’image des restaurateurs et hôteliers, qui ont en plus souffert d’une météo peu favorable en été. Le tourisme est quant à lui sur le bon chemin, avec des augmentations de fréquentation dans tous les sites touristiques vallorbiers. Dans les communes, on retiendra avant tout que Ballaigues offre ou va offrir une trentaine d’appartements, en construction ou en projet et que l’exécutif local est en tractations discrètes avec des propriétaires pour augmenter sa zone à bâtir en contrant les effets néfastes de la LAT. Pour Vallorbe, la LAT n’a pas d’effet néfaste et grâce à sa politique de maîtrise du foncier, la commune a toujours à disposition plus de 90 000 m2 constructibles en zone industrielle. Le syndic Stéphane Costantini a rappelé que la commune était toujours prête à étudier les projets et demandes d’implantation, études et autres dossiers analogues, même s’il s’agit de guider les décideurs au travers des arcanes des services cantonaux.

Du nouveau au comité

Jean Fleurimont a accepté de rempiler pour une année supplémentaire non prévue et qui sera véritablement la dernière pour lui au gouvernail de la société. Serge Audemars a démissionné après plus de 20 ans passés au comité. Cornelis Smit a également quitté le navire. Pour remplacer les démissionnaires, Delphine Nussbaumer, directrice administrative de Manuplast SA à Ballaigues, Xavier Colisson, paysagiste chez Valnatura Sàrl à Vallorbe et Ariane Baehni, pasteure à Vallorbe ont été élus par acclamations au comité. Après la séance, les participants ont pu assister à une présentation de l’entreprise Perform, d‘Yverdon-les-Bains, par son directeur Pierre Fellay.

De très heureuses fêtes de Pâques

Toute l'équipe de l'Omnibus vous souhaite de très heureuses fêtes de Pâques, que vous soyez de passage, lecteur assidu, abonné ou annonceur.
Soyez aussi remerciés pour votre fidélité chaque jour croissante.

Des apprenties de commerce de la région étaient venues assister aux débats dont Anchana Thambiaiya (Commune d’Orbe), Ivana Mitrovic (Busset Transports) et Raquel Baia Gonçalves (Gesthom).

Orbe: feu vert pour un EMS

Après un préambule consacré à la fusion avec les communes de Montcherand et Sergey, les conseillers se sont penchés sur le rapport concernant la cession d’une fraction d’une parcelle communale pour la construction d’un EMS.

Le groupe des Verts, par l’intermédiaire de Nicolas Frey, a posé plusieurs questions. Sur le prix de vente de la parcelle, fixé à Fr. 180.– alors qu’il aurait pu être de Fr. 200.– et sur l’intérêt du «prêt» de cette parcelle qui se situe derrière le Motel des Mosaïques, à 5% comme l’Etat de Vaud le répercute.

C’est surtout la construction d’une centrale de chauffe qui a inquiété certains conseillers. Toutefois, le préavis ne laisse pas d’alternative à la société Saphir qui devra construire cette annexe sans que l’on sache aujourd’hui qui elle desservira à part cet Etablissement Médico-Social, car l’approche de propriétaires de bâtiments environnants comme des futures constructions scolaires n’est pas terminée. Finalement, le Conseil a suivi la Municipalité à l’unanimité moins quatre abstentions. Cet objet rapportera 4,2 millions en 75 ans alors qu’une vente directe aurait été à peine supérieure au million.

Circulation et Agenda 21

Les autres préavis, demande de crédit pour la réfection d’assainissement d’eaux usées à la Tour Carrée et le plan partiel d’affectation du Puisoir, n’ont pas fait l’objet de débats. C’est au chapitre des divers que les conseillers se sont à nouveau manifestés. Notamment au sujet de la circulation au centre-ville pendant la deuxième phase des travaux de la Grand-Rue du 13 avril à fin mai, qui nécessitera le changement définitif du sens de circulation de la seule possibilité d’évacuer le centre-ville, par la rue Sainte-Claire et Remparts Nord (dans le sens contraire qu’actuellement).

Il a aussi été question du futur du bâtiment de tête de la cantine du Puisoir qui avait fait l’objet d’un débat dans le cadre d’Agenda 21. Henri Germond a concédé que la Municipalité n’avait pas, pour l’instant, la possibilité de rénover ce bâtiment alors que les participants, membres de sociétés en particulier, s’attendaient à des travaux dans un avenir très proche.