Orbe: semaine intense pour la CISEROC

La Commission Intercommunale d’Intégration Suisse Etrangers d’Orbe et Chavornay (CISEROC) avait concocté un programme d’activités assez intense à l’occasion de la semaine de lutte contre le racisme.

Deuxième mosaïque pour Orbe

Les membres de cette commission n’ont jamais l’air d’être à court d’idées ou d’énergie. En collaboration avec la Maison des Jeunes, des classes d’Orbe et aussi de quelques migrants de l’EVAM, une magnifique mosaïque a été réalisée le long du chemin des Présidents. Les organisateurs et les participants ont travaillé d’arrache-pied pour la finir pour samedi. Le pari est réussi même s’il reste encore à finir les joints. Un triptyque avec une partie «citoyen du monde», une partie «la ville d’Orbe», reconnaissable grâce à la Tour Carrée et enfin une partie «nature».

Le café-contact qui se déroule habituellement deux fois par mois à la Maison des Jeunes d’Orbe (MdJO) s’était délocalisé devant l’Hôtel de Ville tous les matins de la semaine. Et le mercredi un film était programmé au cinéma d’Orbe. Cette comédie espagnole, «2 Francos, 40 pesetas» (le prix d’un café dans les années 70) qui passe à la moulinette tous les clichés sur la Suisse primitive, mais en se moquant également des Espagnols a été bien appréciée.

Enfin le samedi, la MdJO avait organisé plusieurs activités en relation avec le thème du racisme, dont un atelier de calligraphie où les enfants se sont exercés à reproduire de belles lettres à l’anglaise ou se sont initiés aux caractères arabes avant de les reproduire sur les murs en grand. La semaine s’est terminée sur une note festive avec un grand repas canadien au Verneret à Chavornay.

Ballaigues: les grands travaux continuent

C’est un ordre du jour au régime minceur qui attendait la petite trentaine de conseillères et conseillers ayant répondu présents lundi soir à l’appel du président Frédéric Santschi. Après avoir pris connaissance de la démission de Guillaume Poncet, les élus ont dû constater, presque déçus, que pour une fois l’exécutif n’avait aucune communication à leur faire. Ils se sont donc rabattus sur l’élection peu disputée d’un nouveau délégué supplémentaire à l’ORPC d’Orbe, le village y ayant droit en raison du nombre de ses habitants qui désormais dépasse le millier. C’est Valentin Santschi qui a été choisi pour cette mission, qui selon les aveux mêmes du délégué actuel de la commune, le municipal Michel Junod, ne devrait pas peser trop lourd dans son agenda annuel.

Encore des trous

L’exécutif et singulièrement Thomas Maillefer n’a pas encore terminé la fameuse réfection de la traversée du village qu’il souhaite rempiler avec de nouveaux grands travaux. C’est donc un investissement de l’ordre
Fr. 985 000.– qui va être soumis à l’examen d’une commission ad hoc, ainsi que de la commission des finances, en vue de financer la réfection des services EU-EC et autres sur un tronçon allant de la ruelle du Chalet, et se poursuivant sur la première partie de la route du Signal. L’équipement de ces tronçons est très vétuste et comme VO Énergies a planifié la rénovation et l’extension de son réseau dans ces zones, la commune veut profiter des fouilles pour effectuer ces travaux.

2016 se rapproche

L’exécutif a également déposé en dernière minute le préavis traditionnel relatif au nombre de conseillers à élire pour la prochaine législature 2016-2021, que ce soit pour le Conseil communal ou pour la Municipalité. Une commission va donc plancher sur la proposition de l’exécutif et suggérer une solution au délibérant dans les semaines à venir.

Maison de commune de Sergey

Région: fusion Montcherand-Orbe-Sergey, une question d’avenir

Dans moins d’une semaine (jeudi 26 mars), les Conseils de Montcherand, Orbe et Sergey se prononceront sur leur volonté de fusionner ou pas. Dans cette perspective, nous avons posé trois questions aux syndics de ces localités pour connaître les arguments en faveur de cette fusion éventuelle.

1. Pour quelles raisons vos conseillers devraient-ils voter oui?
2. De la même manière, pourquoi pencheraient-ils pour le non?
3. Comment estimez-vous la tendance dans votre lieu?

A MONTCHERAND, C’EST JEAN-MICHEL REGUIN, SYNDIC ET PRÉSIDENT DU COMITÉ DE PILOTAGE DE LA FUSION QUI RÉPOND

1. Jean-Michel Reguin voit dans cette fusion le moyen de conserver une mainmise sur l’avenir du village. «Si j’en crois mes collègues de la Municipalité, un ou deux d’entre eux envisagent de ne pas se représenter l’an prochain. Quant à moi, il y a 22 ans que je siège et il serait temps que je rende mon tablier. Qui dès lors va accepter de prendre du service? Je vois que l’intérêt pour la commune a diminué avec le temps et c’est notamment une des raisons pour laquelle nous avons songé à la solution de nous regrouper avec d’autres. Il faut savoir que les villages n’ont bientôt plus rien à dire vis-à-vis du potentat cantonal et les citoyens ne se rendent pas compte de cette situation.
2. C’est sûr que l’augmentation du taux d’imposition (plus 3 points) effraie mes concitoyens. D’abord, je répète que les impôts de Montcherand devront aussi prendre l’ascenseur dans les deux ans à venir afin de pouvoir faire face à toutes les charges que nous devons honorer. En plus si l’on veut bien se donner la peine de faire le calcul, ce supplément n’est pas très conséquent pour les familles. Avec des postes comme la garde des petits enfants, les écoles, etc., notre budget explose et ce n’est pas parce que nous commettons des folies, mais tout simplement parce que nous ne maîtrisons plus grand-chose».
3. Quant à la tendance dans le village, le syndic pense que la population est divisée par moitié. «Les nouveaux habitants sont plutôt hostiles à l’idée, car ils ont choisi de venir vivre dans une petite bourgade et ne veulent pas d’une administration citadine. D’autres ont peur de la suprématie d’Orbe. J’aurais tendance à croire que les plus anciens ainsi que ceux qui participent au Conseil se rendent bien compte que nous avons atteint nos limites et nous unir avec une plus grande localité est la solution d’avenir pour réduire les coûts».

DU CÔTÉ DE SERGEY, C’EST LE SYNDIC ALEXANDRE MARTINIS QUI NOUS RÉPOND

1. La complexité de l’administration nous pose de plus en plus de problèmes pour gérer notre commune. Comme on constate que les personnes se désintéressent de la gestion communale aujourd’hui, je crains que le fossé s’agrandisse avec le temps entre Canton et petites communes, car il faut un investissement continuel pour faire face aux exigences. Je pense que la population ne se rend pas compte des soucis que nous avons pour remplir nos obligations vis-à-vis de l’Etat de Vaud. Donc, la fusion devient indispensable dans le futur. Sur le plan fiscal, nos impôts sont élevés par rapport à la péréquation. En nous liant avec les deux autres communes, nos gens sont garantis de bénéficier d’une baisse de leurs charges fiscales.
2. Il est certain que la perte d’identité crée des réflexes d’auto-défense. Pourtant Mme Mettraux veut s’attaquer à ce problème. En outre, la peur de l’inconnu et du changement peuvent envahir notre population. Certains pensent qu’Orbe va nous avaler sans état d’âme. Ils n’ont pas raison, car Sergey sera traité comme un autre quartier urbigène et nous aurons des représentants au Conseil communal comme à la Municipalité.
3. Il est difficile de se faire une opinion. On entend de tout. Face à moi, on est plutôt positif. D’autres me disent que les avis négatifs sont conséquents. Je pense que le Conseil général fera en sorte que la population se prononce sur la fusion. C’est une décision importante pour le village qui est complètement concerné. Je compte sur l’honnêteté de mes citoyens sur ce choix déterminant pour notre commune.

ENFIN À ORBE, CLAUDE RECORDON NOUS A DONNÉ SON AVIS SUR LA FUSION

1. C’est une affaire de cohésion régionale. On est plus fort lorsque l’on est ensemble. Nous avons des intérêts et des visions communs. C’est dans la perspective de l’avenir que nous devons nous poser les bonnes questions. Même si cette fusion n’est pas d’envergure, elle est nécessaire à la construction de la région. La base de notre monde est faite de petites entités qui se répercutent jusqu’au plus haut niveau. Notre commune a toujours été favorable au développement et à la régionalisation. Cette fusion permettrait de poser une première pierre dans notre volonté affichée de travailler ensemble et non pas d’englober nos partenaires comme certains pourraient le penser, mais bien pour œuvrer ensemble au développement de cette région.
2. Il ne faudrait pas que cette fusion échoue pour des raisons de détails comme ceux évoqués pour la taxe au sac comme quelques citoyens l’ont évoqué (gratuité pour les 20 ans actuellement et qui est prévue pour les moins de 18 ans à l’avenir). Il est nécessaire de voir l’intérêt que nous avons tous à être ensemble.
3. La séance d’information n’a pas été très suivie à Orbe, car les Urbigènes n’ont pas le sentiment que cette fusion est contraire à la bonne marche de la localité. Nos concitoyens suivent nos réunions publiques lorsqu’ils ont le sentiment que le sujet peut leur être péjorant. Ce n’est pas le cas et je suis convaincu que nos conseillers ne verront pas d’inconvénient à cette réunification. Il y a quelques années, le Conseil communal nous avait recommandé de nous ouvrir à des fusions, ce que la Municipalité a toujours prôné. Et nous avons là l’opportunité d’aller de l’avant, car c’est demain qui compte.

A Gauche: Nuria Gorrite avec quelques syndics du Jura-Nord Vaudois.

Région: la petite enfance en question à la réunion des syndics

Vendredi dernier, les syndics du district Jura-Nord vaudois ont tenu leur assemblée de printemps au musée du CIMA à Sainte-Croix.

Ils ont entendu pour commencer Marc Miéville, chef du secteur lacs et cours d’eau, qui leur a expliqué les problèmes relatifs à l’entretien des cours d’eau et à la destruction des plantes nuisibles. Au cours de l’heure consacrée aux échanges, la syndique de Donneloye a soulevé le problème du dépassement du plafond d’investissement relativement à d’importants travaux de construction scolaires. Le syndic de Cuarny a évoqué quant à lui le danger que peut représenter la délégation de tâches publiques à des sociétés privées.

Vaud en retard

Invitée à cette assemblée, la conseillère d’Etat Nuria Gorrite, dont le département est chargé aussi bien des problèmes de mobilité que d’accueil de jour, a choisi ce dernier thème pour son exposé. Elle a présenté la loi votée en 2006, dont le but est d’offrir un choix aux familles, et qui a suscité une demande croissante de leur part. Les objectifs définis en matière de création de places d’accueil ont été dépassés, mais ils sont encore en deçà des espérances, une situation qui découle de l’évolution de la société comme des exigences de l’économie. Elle a insisté sur l’originalité du système vaudois caractérisé par un partenariat réussi entre les entreprises et l’Etat, puis présenté les grands principes de la loi. Il s’agit d’assurer la qualité de l’accueil (normes d’encadrement, bonnes conditions de travail), d’organiser un financement équitable et supportable pour les parents (40% du coût à la charge des parents, le reste pris en charge par l’économie et les collectivités publiques) et de développer l’offre dans un canton qui était très en retard.

Trop cher

La conseillère d’Etat a évoqué encore la journée continue de l’écolier qui contraint les communes à offrir un accueil facultatif avant, à midi et après l’école. C’est d’ailleurs le sujet qui a alimenté les discussions après son exposé, de nombreuses questions évoquant le coût excessif des transports scolaires, surtout pour les petites communes.

C’est à cet endroit que les principaux aménagements routiers et ferroviaires prendront place.

Orbe: séance d’information aux Urbigènes

A la séance d’information de ce dernier mardi soir Claude Recordon, syndic, a planté le décor. Le développement de la cité d’Orbe est basé sur 3 piliers : les emplois, le logement et le binôme confort/loisirs.
L’objet principal de la séance a été consacré au développement de la Mobilité, outil essentiel à la réussite des objectifs communaux.

Des projets pour le rail

Le matériel roulant de l’OC est vieillissant, sa modernisation s’annonce compliquée et coûteuse. La solution envisagée et déjà annoncée : raccorder Orbe au réseau RER, formule qui est rendue envisageable par le financement de la Confédération. Selon D. Reymond, directeur de Travys, il est raisonnable d’imaginer une mise en fonction pour 2019.

L’électrification deviendrait identique à celle des CFF. Du côté de Chavornay, le lien sur le réseau CFF se ferait par le biais d’un changement de tracé, soit une large boucle en direction d’Yverdon. Du côté d’Orbe, en raison de la longueur des trains, les arrêts Granges et St-Eloi se verraient légèrement déplacés alors qu’à la gare le quai serait allongé. Dans un premier temps ce seront des rames Travys qui seront engagées, la situation sera réexaminée en 2023, à la fin du gros chantier de la gare de Lausanne.
Objectif annoncé : inciter les automobilistes à privilégier les transports publics et du coup diminuer la pression sur le réseau routier.

Le problème de la traversée de Chavornay

La traversée de Chavornay, en direction de la jonction à l’autoroute, est à saturation. Après une première étude lancée par Chavornay, c’est l’Association pour le Développement Orbe – Chavornay, qui a repris la question. Trois solutions ont été écartées.

L’amélioration du parcours dans Chavornay est considérée sans effet. La création d’une route de contournement est trop chère et n’est pas une garantie pour le long terme. La meilleure des solutions, la création d’une nouvelle jonction autoroutière au milieu de la plaine, n’a pas reçu l’aval de l’OFROU.
La formule retenue : aux heures de pointe, contraindre au maximum les automobilistes à utiliser la jonction des Mosaïques. Aux carrefours des Ducats et des Tarboneires, des feux ralentiront les véhicules qui voudront aller sur Chavornay, alors que des présélections faciliteront l’accès à la route de contournement avec au final un gain de temps pour les automobilistes qui privilégieront l’entrée sur l’autoroute à Orbe. Ces quelques kilomètres supplémentaires devraient permettre à Chavornay de ne pas voir augmenter le flot des véhicules qui traversent la bourgade.

Connu sous le nom d’Etude Stratégique d’Accessibilité Multimodale, ce projet a l’appui solidaire des municipalités urbigène et chavornaysane.

Fanny, copilote et Virginie, pilote.

Baulmes: des relâches passées au volant !

Fanny Perrin de Provence et Virginie Martina de Travers sont enseignantes à Baulmes et ont passé les relâches de façon très originale. Elles se sont lancé le défi de participer au 4L Trophy (course en Renault 4 de Bordeaux à Marrakech soit environ 6000 km).

Pour cela, elles ont réussi à récolter le montant espéré de Fr. 8 000.– par diverses actions. Le solde restant après le rallye (700 euros) a été reversé à l’Association «Enfants du Désert». Les frais qu’elles ont dû couvrir pour participer à cette course hors du commun sont variables et concernent principalement l’inscription, la location et la préparation de la R4, le bivouac, la demi-pension ainsi que l’assistance médicale et mécanique durant la course.

Comme les 1200 autres équipages (de 2 personnes) de ce rallye, elles devaient passer par différents lieux imposés en parcourant le minimum de kilomètres. Nos deux enseignantes pilotant la 4L no 1777, pas vraiment expérimentées en ce domaine, ont été classées à un magnifique 381e rang après un départ canon.
Elles sont rentrées en Suisse avec des souvenirs plein les yeux et le coeur. Quelques pannes (démarreur après une heure de course, puis, surchauffe, pare-brise, porte du coffre et fenêtre) ont pimenté l’expérience. «Le premier soir à Biarritz, on s’est vraiment demandé ce qu’on était venu faire dans cette galère et on a bien cru qu’on n’irait pas plus loin», précisent-elles. En reprenant contact avec leurs élèves, elles ont eu la surprise de constater que ces derniers avaient suivi la course par internet et étaient déjà bien informés de l’aventure.

Au cours de ce périple, elles ont apprécié la solidarité entre les équipages et ont tout de suite sympathisé avec des étudiants bordelais et bretons. «Ils nous ont vraiment aidées dans les moments difficiles.» Impressionnées par la gestion et l’organisation du rallye (2400 repas servis chaque soir, bivouac installé pour permettre à chacun de passer la nuit sous tente en plein désert entouré de Berbères), elles avouent avoir souffert du froid, la nuit et parfois le matin. «On a d’ailleurs dû conduire en certaines circonstances avec bonnet et gants, mais on ne retiendra que le positif: les beaux produits récoltés en Suisse (cartables, trousses, crayons, trainings, etc.) pour être distribués à Merzouga, la gentillesse des indigènes, la qualité de la nourriture servie même si cette dernière avait souvent chaque jour le même goût.»

Elles sont surtout conscientes d’avoir participé à une expérience fabuleuse qu’elles ne vont pas oublier de si tôt.
«C’était comme un rêve de découvrir ces paysages de dunes, ces contrastes saisissants, ces villages sans les infrastructures que nous connaissons en Suisse, même dans les endroits les plus reculés de notre pays, ajoutent-elles les yeux encore scintillants.»

Orbe: une démission réfléchie

Hugues Schertenleib quittera donc l’Exécutif urbigène au 31 mars prochain. A 49 ans, il a fait un choix professionnellement intéressant comme un aboutissement de sa carrière dans l’administration fiscale cantonale. «Humainement, je ne me sentais pas en mesure de conjuguer les deux fonctions. Je devrai assister le directeur d’une région qui comprend les districts du Jura-Nord Vaudois, de Broye-Vully et du Gros-de-Vaud. L’investissement est important comme il est conséquent en politique. On dit à Orbe que notre labeur correspond à 40% d’une tâche à plein temps et c’est bien vrai. Donc avec l’éloignement et une voie nouvelle à découvrir, il n’était pas pensable de poursuivre ma tâche de municipal sans risquer de faire mal mon travail».

A la tête des projets

Lors de l’annonce de sa démission, Hugues Schertenleib a évoqué une expérience extraordinaire, hors du commun. Des propos sur lesquels il revient pour l’Omnibus. «La municipalité, c’est comme un mariage ou la naissance d’un enfant, on imagine quelles en seront les conséquences, mais cela ne se passe pas vraiment comme prévu. Auparavant, je veillais à appliquer des directives que je faisais exécuter. A l’Exécutif, vous construisez le projet avec réflexions et analyses dans l’espoir de le voir accepter par vos pairs avec lesquels il faut trouver le consensus nécessaire. Car vous vous trouvez face à des êtres humains que vous ne connaissez pas foncièrement et qui n’ont pas les mêmes intérêts que vous. Donc, il faut convaincre en dépit des mécanismes politiques et humains.

Que la pointe de l’iceberg

La politique vous oblige à vous mettre en avant comme il faut répondre aux attentes de la population. J’ai appris à travailler dans l’intercommunalité avec des collègues, que je ne connaissais souvent pas, et avec lesquels le courant est bien passé. C’est un bel exercice et j’ai toujours senti des gens très impliqués. Je ne pensais pas que cela me prendrait autant de temps et d’implication. Lorsque l’on vous décrit le poste, vous n’en apercevez que la pointe de l’iceberg. Dans le cadre du collège municipal, il faut faire confiance au travail de vos collègues comme il est indispensable d’étudier les dossiers qu’ils vous proposent. Il n’est pas nécessaire d’être toujours d’accord avec les propositions faites, mais le travail est sérieusement accompli. Pour terminer, je dois dire que les conditions étaient agréables et que le dialogue a toujours été de mise».

Orbe: à la découverte de leur localité

Au cours de la semaine des relâches, une dizaine d’ados ont découvert le fonctionnement de la commune d’Orbe. Mercredi, ils ont été accueillis par le secrétaire communal, Paul Gremion, qui leur a fait visiter les bureaux de l’Hôtel de Ville ainsi que la salle du Conseil communal. Ensuite, ils ont entendu les explications des chefs de service qui ont décrit l’activité de leur secteur. Puis, ils sont allés à la police, à la voirie, puis à la Step avant de terminer leur visite à la déchetterie. Ils ont bien voulu nous dire ce que leur attention a retenu de ces visites.

Le Cube, la Bourse et la Police

Paloma a été très impressionnée par la police et a appris beaucoup de choses à propos de la surveillance exercée en ville. Elle a constaté que nos agents étaient armés et elle a pu voir de près des menottes comme dans un rêve(!). C’est le département Cube (Construction, urbanisme et bâtiments) qui a séduit Alexander qui a vu que toutes les constructions dans la commune passent par ce service qui donne son aval afin que la loi soit respectée dans ce domaine. La Bourse ne l’a pas laissé insensible. Tout cela en fonction de son intérêt professionnel pour le futur. Youcef a aimé le contact avec la Police. Il a vu qu’une mitraillette pouvait orner une voiture de patrouille ce qui n’a pas manqué de l’impressionner.

Mona a gardé aussi un bon souvenir de son passage à l’hôtel de police puisqu’elle envisage d’épouser cette profession. La jeune fille a découvert à quoi servait une Step et n’avait pas imaginé que l’eau fasse un tel parcours. Loïc aussi s’est étonné que l’eau sale soit recyclée avant d’être jetée à l’Orbe pour l’essentiel. Samuel a vu que le Cube veille au développement de la localité en matière de constructions et d’urbanisation. Il ne pensait pas qu’un organisme s’occupait de cela à Orbe, ce qui n’a pas manqué de l’intéresser au plus haut point pour son avenir. Enfin, Valder a constaté que le Cube veille au juste développement de la localité comme il ne pouvait imaginer le travail de la Bourse avec son service de facturation, les salaires, comme la gestion financière de la commune.

Disponibilité appréciée

Après ce tour d’horizon, trois d’entre eux ont fait part d’un futur intérêt de joindre le Conseil communal alors que deux autres aimeraient appartenir un jour à la Municipalité. Enfin, l’une des responsables de la MdJO, Virginie Veyre, a apprécié la disponibilité des différents intervenants. Du reste, quelques jeunes gens visiteront le château d’eau de Montcherand alors que d’autres ont marqué un intérêt pour une prochaine visite des locaux de la Police du Nord Vaudois à Yverdon-les-Bains, qui n’a pas manqué de retenir l’attention de la plupart d’entre eux.

Le Quai des Anglais et la route d’Entre-deux Eaux actuellement .

Vallorbe: un «Quai des Anglais» tout neuf

En 2011, à la demande de la Municipalité, une vingtaine d’étudiants de l’EPFL a travaillé au centre de Vallorbe dans le cadre d’une semaine spéciale de formation en architecture et sciences de l’environnement. Le programme de cette semaine «ENAC» visait à passer de la théorie à la pratique dans divers projets relatifs à l’urbanisation. Plusieurs lieux de la cité du fer ont ainsi été passés au crible, notamment la route d’Entre-les-Eaux et la place jouxtant la maison de commune appelée communément «Quai des Anglais». Cette étude a été suivie d’un rapport sur lequel l’exécutif s’est appuyé pour déposer, l’an passé, son préavis visant à procéder à une réfection complète de cette zone. Le projet comprend également la remise en état du tronçon de route conduisant au Frézillon, ainsi que celle du sentier pédestre longeant le stade des Prés-sous-Ville, le futur Sentier des Saules. Le projet a été adopté par le Conseil et sa deuxième phase est actuellement soumise à l’enquête publique. Un projet que le syndic Stéphane Costantini a bien voulu détailler pour l’Omnibus.

Allier pratique à esthétique

Si le secteur de la route du Frézillon sera surtout doté de deux places d’évitement ainsi que d’un éclairage public, mais gardera ses dimensions actuelles pour limiter les ardeurs des automobilistes, la route d’Entre-les-Eaux va subir un profond lifting. Toute la partie qui borde directement l’Orbe est en très mauvais état. Les estacades actuelles ont dû être interdites au public. Toute cette bordure sera donc réaménagée pour offrir à la fois sécurité, calme et verdure aux promeneurs. Il s’agira de procéder à quelques enrochements supplémentaires, à la création de trois encorbellements en bois surplombant l’Orbe, de créer une nouvelle barrière et de réaliser un trottoir en bordure de berge. Une arborisation entièrement nouvelle est aussi prévue, de même que diverses réfections annexes. La place elle-même sera redessinée et comprendra 55 places de parking, une de plus qu’actuellement. Des places situées de part et d’autre de la future route, qui passera donc au centre et non plus «autour» du secteur de parcage. La totalité de la surface sera refaite et quelques conduites de service ou de réserve seront posées.

Petit paradis pour promeneurs

De l’autre côté de l’Orbe, le futur Sentier des Saules sera terrassé, sa barrière refaite et son sol ne sera pas goudronné, mais garni de «tout-venant» compacté. Un éclairage public sera aussi installé, et la zone proche du stade sera restituée aux passants et deviendra une aire de verdure arborisée, là où se trouvaient les anciennes installations de lancer du boulet. L’ensemble du projet représente un investissement de l’ordre de 1.9 millions de francs. Si l’enquête publique se déroule comme prévu, l’exécutif compte entamer les travaux en avril prochain pour les terminer en octobre. Cette période a été choisie en raison de la fermeture de la patinoire. En effet, durant les travaux, la route sera fermée, sauf cas exceptionnel, et le seul accès au Frézillon sera celui du pont en bois situé en amont du V-Center. Tout le projet a été conçu dans un souci participatif. Il devrait plaire aux habitants et visiteurs et rajeunir considérablement cette zone proche de l’Orbe, du centre et du Casino.