Hugues Schertenleib (à gauche) quittera l’Exécutif urbigène pour la dernière année de législature, alors que Claude Recordon (au milieu) et Pierre Mercier (à droite) ne se représenteront pas en 2016.

Orbe: démission surprise

Ambiance plutôt calme et bon enfant pour une séance rapidement menée à son terme. Malgré tout, un coup de tonnerre est venu secouer une assemblée qui semblait être partie pour se terminer sans remous particuliers. L’ordre du jour s’est égrené dans l’ordre. Il a d’abord vu la confirmation de sept commissions chargées d’étudier les préavis qui nourriront les débats des prochains Conseils. Le rapport sur la demande d’un crédit pour la réalisation d’équipements «Aux Pâquerets» est passé au vote sans opposition.

Police et UAPE accaparent

L’ambiance est montée d’un cran pour l’adoption de la motion de P.-A. Wieland qui demande une réflexion sur le futur de la police intercommunale. Acceptée à une voix près en 2012, l’adhésion à la Police Nord Vaudois apparaît aujourd’hui comme onéreuse avec un budget pour 2015 de près de Fr. 1’800’000.-. De plus pour ce prix, selon le motionnaire, la satisfaction des usagers n’est pas au rendez-vous et le poste manque d’effectifs.
Remous supplémentaires du côté de l’interpellation UAPE (unité d’accueil de la petite enfance): l’impatience se fait sentir. En projet depuis 2013, la mise à disposition de places complémentaires pour l’accueil parascolaire est toujours à la traîne. Le municipal P. Mercier espère pouvoir présenter, si tout va pour le mieux, un projet définitif d’ici à la mi-année. Selon l’avis du syndic, ce n’est pas encore partie gagnée car ce projet rencontre nombre d’obstacles.

Démission d’Hugues Schertenleib

Le clou de la soirée a été planté au cours des communications municipales. C’est l’annonce par Hugues Schertenleib de sa démission au 30 mars prochain. Remis de sa surprise le Conseil lui a réservé un tonnerre d’applaudissements.

Entré à la Municipalité le 1er juillet 2012, Hugues Schertenleib occupait son poste de municipal en parallèle avec sa fonction de préposé-receveur responsable du bureau de la recette d’impôts à Orbe. Le regroupement des bureaux de l’Etat de Vaud amène au déménagement de ce Service vers Yverdon-les-Bains. Dans ce cadre, M. Schertenleib a été nommé sous-directeur des offices d’impôt pour les districts Jura – Nord-vaudois, Broye – Vully et Gros-de-Vaud. Face à l’ampleur de ses nouvelles tâches, il se voit, à son regret, contraint de renoncer à son poste de municipal.
A la veille d’une année d’élections communales, le président du PLR, Guido Roelfstra, affirme que son parti est prêt. La réflexion en vue des prochaines élections est déjà bien avancée. Il s’agit maintenant de l’adapter afin que l’objectif final, soit le maintien des acquis à la Municipalité, deux membres du parti et la syndicature restent dans le giron PLR. Les candidats pour 2016 sont déjà pressentis et parmi eux le choix du meilleur candidat pour l’élection complémentaire sera communiqué sous peu.

Date de l’élection

Il est trop tôt pour savoir si un ou plusieurs conseillers communaux revendiqueront le poste laissé vacant par Hugues Schertenleib. L’annonce de cette démission a pris de court tous les partis et groupes, qui devront se décider rapidement sur leurs intentions puisque le premier tour se déroulera le 19 avril prochain, avec dépôt des listes pour le 23 mars. Un second tour est envisagé en date du 10 mai pour compléter l’Exécutif.

Baulmes: une passion dévoreuse de temps

Gianfranco Silvestri est un collectionneur d’anciennes radios (depuis longtemps) et un authentique passionné de juke-box depuis une quinzaine d’années.

L’origine

Cette passion est née du cadeau de mariage de son épouse Amanda. C’était un Seeburg LP 160 datant de 1962. Il était en mauvais état et a nécessité une coûteuse réparation.

Bricoleur, méticuleux, patient, et surtout méthodique et volontaire, Gianfranco s’est alors informé sur ces merveilleuses machines. Il a voulu en comprendre le mécanisme et le fonctionnement et la passion est arrivée tout naturellement.
Des amis ou connaissances ont appris son hobby et l’ont contacté pour des remises en état parfois longues et périlleuses. Ces appareils ne sont pas des tableaux, mais des instruments, ils doivent donc fonctionner et je me lance à fond pour arriver à mes fins. Je pense en avoir déjà réparé une bonne quinzaine, précise-t-il.

L’apprentissage

Les forums sur internet lui sont devenus familiers. Il y trouve d’autres passionnés avec qui il partage ses soucis, ses questions et ses réussites. Dès lors, que l’appareil proposé soit un Wurlitzer (sa marque préférée), un Seeburg, un Rock-Ola ou un Rowe Ami, il trouve toujours le passionné qui lui transmettra la solution du problème. Il faut ensuite trouver les pièces à remplacer en passant commande aux USA, en Allemagne, Angleterre ou Hollande. Et si elles n’existent plus, il essaie (avec un succès certain) de les fabriquer.

Comme une réparation demande souvent des heures de travail, le devis de réparation proposé par un professionnel ou le temps d’attente sont souvent dissuasifs. De nombreuses personnes ont renoncé à la remise en état de leur objet de collection. Grâce à ces forums, le bricoleur patient peut se lancer dans l’aventure. Mais c’est compliqué, il faut avoir de la méthode, des connaissances électriques et mécaniques et commencer par la partie «ampli». Lorsque l’ampli fonctionne, la réussite est en point de mire, car la partie mécanique est moins compliquée.

La fierté du devoir accompli

En présentant le Wurlitzer 2600 (son préféré), il aime préciser que l’appareil était une épave achetée dans la région Fr. 300.–, qu’il a consacré pour sa réparation 150 heures de travail et investi un montant de Fr. 1 200.– pour les pièces. On comprend alors sa légitime fierté lorsqu’il souligne que l’appareil en question est estimé à Fr. 12 000.–.

Parcage à Orbe: les raisons d’une augmentation

On a pu le voir récemment: l’exécutif de la cité aux Deux Poissons a décidé d’augmenter les prix du stationnement. L’occasion pour l’Omnibus de se pencher sur les raisons qui ont conduit à cette hausse, en interrogeant le municipal de la police Pierre Mercier, qui nous a confié ceci: «Orbe compte environ 1’000 places de parc situées sur le domaine public et réparties sur tout le territoire de la commune. Celles se trouvant au centre-ville sont payantes depuis plusieurs années.

L’idée de base qui a prévalu, à l’époque, lors de l’instauration de la taxe, était de ménager des places pour les clients des commerces et d’éviter les voitures-ventouses. Il faut savoir que le compte «parkings» est déficitaire pour les finances communales, mais il est de l’obligation d’une localité comme la nôtre d’offrir des places de parc et nous n’avons pas à faire du bénéfice dans ce domaine, comme une société privée le doit. Nos charges sont liées à l’investissement bancaire (amortissements et intérêts hypothécaires) que nous avons concédé avec la construction de garages couverts, aux frais d’entretien et de remplacement des horodateurs, de la conciergerie des lieux, etc.. Comme nous n’avions pas retouché ces prix depuis une quinzaine d’années, nous avons donc décidé d’aligner un peu nos taxes sur ce qui se fait ailleurs, toutes proportions gardées.

Une affaire d’équité

En pourcentage, la hausse peut paraître parfois lourde, mais 60 centimes par heure pour un parking urbain reste encore une dépense acceptable. Nous avons classé les parkings en trois zones. Ceux appartenant à la zone 1 étant celle du centre-ville et de la Grand-Rue, et ainsi de suite au fur et à mesure qu’on s’éloigne du centre. En principe, chaque zone a son propre tarif, les parkings couverts étant plus chers que ceux à ciel ouvert. Nous n’avons pas pour mission de livrer une chasse effrénée aux contrevenants. En revanche, comme nous avons des abonnés, nous devons, par respect pour eux, vérifier que les automobilistes payent leur dû. C’est donc plus pour une question d’équité et d’égalité de traitement que nous procédons à des contrôles.

Récemment, nous avons organisé un contrôle à grande échelle à une heure inhabituelle et nous avons dressé 95 procès-verbaux d’infraction, ce qui fait la preuve que l’on abuse. À noter que les nouveaux horodateurs seront en contact direct avec le poste de police, qui pourra donc voir immédiatement s’ils tombent en panne ou s’ils posent quelques soucis. Certaines anciennes machines ont en effet des problèmes fréquents avec certaines pièces de monnaie comme ils sont parfois volontairement endommagés, ce qui entraîne des frais importants.»

Les manifestations rendent la ville d’Orbe vivante

Le nombre et la variété de manifestations organisées à Orbe sont importants. Elles rendent notre ville animée et attrayante, et les autorités souhaitent les encourager. L’Agenda 21 communal a édité un guide pratique, utile aux organisateurs d’événements.

Les manifestations se multiplient à Orbe et il y en a pour tous les goûts. Le public répond souvent présent en nombre et avec enthousiasme. Derrière une manifestation se cachent des personnes engagées passant plusieurs jours, semaines ou mois à réfléchir, planifier, organiser, répéter, bricoler, etc..
Nous avons pensé à eux! Afin d’y voir plus clair dans les méandres administratifs de l’organisation d’une manifestation, l’Agenda 21 communal a édité un guide pour les organisateurs. Il se nomme «Guide pour l’organisation de manifestations respectant le principe de développement durable». Il regroupe les démarches nécessaires à l’organisation, et toutes les coordonnées de contacts utiles. Il montre également dans quels domaines et avec quels moyens les organisateurs peuvent limiter l’impact négatif que peut «produire» une manifestation (notamment en matière de planification, de gestion des déchets, de mobilité, de consommation énergétique, etc.)

La Maison des Jeunes, la CISEROC et les services communaux ont utilisé ce nouvel outil et participent pleinement à son application. Par exemple la CISEROC, lors de l’événement «Samedi sans frontières», a utilisé des gobelets réutilisables à la place de gobelets jetables. Le comité a pu limiter les tâches de nettoyage après l’événement, diminuer la quantité de déchets produits et globalement limiter les frais. Pour exemple, la location et le nettoyage de 800 gobelets (mélange 2,5 dl et 1 dl) ne coûtent que Fr. 150.–.

Le guide est à découvrir sur le site internet www.orbe.ch/manifestation ou par courrier sur demande. La coordinatrice Agenda 21 reste à disposition des organisateurs pour tous renseignements.

Pour toute information: Laurence Bordet, coordinatrice Agenda 21, 024 442 92 15 www.orbe.ch/agenda21

Change: l’inquiétude s’installe

Lorsque la Banque Nationale a renoncé à soutenir le taux de change de l’euro, on a craint le pire pour l’économie de notre pays. Pour l’instant, quelques mesures ont été prises. Au Tessin plus spécialement où l’on a débauché du personnel pour réengager notamment les frontaliers italiens à des salaires inférieurs. Dans notre région, on n’en est pas encore arrivé à ce stade. Même si l’est encore tôt pour évaluer les conséquences de l’affaiblissement de l’euro, qui retrouve tranquillement des couleurs (1.05), des peurs se manifestent dans notre région.

Catastrophe au Creux

Dans l’alimentation, janvier n’a pas été un bon mois, mais il est prématuré d’affirmer que cela est dû au taux de change. De l’autre côté de la frontière, en revanche, les grandes enseignes de Jougne ont constaté un afflux de fréquentation les mercredis après-midi et les samedis, en particulier. En ce qui concerne la station BP du Creux, à deux pas de la frontière, on parle de catastrophe. Alors que déjà les Français ne se fournissaient plus en diesel, ils ne prennent plus d’essence sans plomb désormais. A un point tel que même certains automobilistes helvétiques vont se servir de l’autre côté de la douane. Les touristes eux ne s’arrêtent plus que rarement pour acheter du chocolat ou des cigarettes. Si la situation devait perdurer, il faudrait procéder à des licenciements de personnel. Ce d’autant que les gens de Vallorbe ne viennent pas jusque-là pour faire le plein. Du reste, les garages de Vallorbe font le même constat à propos de la consommation de carburant.

Répercussions modérées

Ce sont dans les domaines de ventes de matériel que le souci pourrait également se manifester. Chez Wanner Cycles, on observe que certaines firmes de vélos ont déjà réduit leurs prix de 10 à 15%. Si bien que nos magasins sont concurrentiels avec ceux des Français. En revanche, c’est sur le stock qu’on se montre plus soucieux. «Je possède un gros lot de bicyclettes achetées l’an passé et qu’il faudra peut-être que je me résolve à vendre moins cher, avec un manque à gagner pour conséquence. Dernièrement, j’ai raté la vente d’un deux-roues de près de deux mille francs, car le client avait 40 francs à gagner en allant de l’autre côté de la frontière! Pour l’anecdote, il faut signaler qu’un intéressé potentiel a téléphoné quelques heures après la chute de l’euro, pour savoir si l’on prévoyait de réduire le prix du vélo qu’il avait vu la veille au magasin.»

Location attractive

Chez Jott’sports, seul un client a avoué avoir acheté deux paires de chaussures de ski en France. En ce qui concerne les skis, on n’a pas encore enregistré de diminution de ventes. Encore moins en matière de location puisqu’on estime que les prix pratiqués sont même meilleur marché que chez nos voisins. A titre d’exemple, on loue une paire de bâtons 10 francs pour la saison alors qu’un skieur d’occasion a déboursé 20 euros pour une location d’un jour en France. En résumé, on ne peut pas dire que les acheteurs suisses se ruent dans l’Hexagone et il faudra attendre les semaines prochaines pour procéder à une analyse plus précise.

Rue du vieux Lhassa rénovée.

Journal d’un Urbigène en Asie – 4

Après avoir traversé la Russie et la Mongolie, nous voici en escale à Pékin avant de reprendre le train pour le Tibet.
Pékin est vraiment la ville du XXIe siècle. Sa richesse et son dynamisme n’ont rien à envier à New York, son architecture non plus. Le nombre de chantiers en cours est impressionnant. Nous ne restons que deux jours. Juste le temps de visiter la grande muraille, la cité interdite et de se faire une idée de la vie nocturne, avant de reprendre le train pour Xining, la capitale de la province du Qinghai.

Positionnée sur l’ancienne route de la soie, au nord-est du plateau tibétain et à 2275 mètres d’altitude, la ville est à un carrefour ethnique. Chinois d’ethnies Han, Hui (qui sont des Han musulmans), Mongols et Tibétains y habitent. Un peu à l’écart de la ville se trouve le monastère de Kumbum, haut lieu du bouddhisme tibétain puisqu’il fut construit sur le site où naquit le réformateur Tsongkhapa (1357-1419), fondateur de l’école Gelugpa dont les Dalaï-lamas sont issus.

Arrivés le matin, nous ne restons que la journée pour visiter ce monastère ainsi que le musée de la médecine tibétaine. Nous rejoignons ensuite la gare pour notre dernier trajet ferroviaire. Nous traversons le plateau tibétain et roulons pendant plusieurs heures à 5000 mètres d’altitude. Le paysage ressemble à un désert gelé qui n’a rien de très accueillant, mais reste néanmoins fascinant. Certains passagers sont malades. Chaque compartiment du train possède des bornes à oxygène. Il est toutefois préférable de ne pas les utiliser et de tenter de s’habituer à l’altitude.

Nous arrivons enfin à Lhassa après avoir parcouru 15 000 kilomètres sur les rails. Nous y resterons trois jours avant de prendre une jeep pour la frontière népalaise. C’est la deuxième fois que je me rends à Lhassa. Ma première visite, en 2006, avait déjà fait l’objet d’un article dans ce journal. La ville s’est développée. Le vieux Lhassa a été complètement rénové. D’un quartier populaire, il est devenu un quartier chic, aux loyers peu accessibles. Les Tibétains reconnaissent toutefois que le développement économique est positif, même si ce sont les Chinois venus s’installer au Tibet qui en profitent le plus. Ils regrettent toutefois que la situation politique n’évolue pas, mais font néanmoins confiance à l’avenir.

Notre premier jour à Lhassa coïncide avec le jour anniversaire de la naissance du Bouddha. Plusieurs pèlerins font le tour de la vieille ville, en se prosternant tous les trois pas. Cela perturbe le trafic, mais personne ne leur en tient rigueur, car leur dévotion inspire le plus grand respect.

Notre jeep nous emmène dans les hauts lieux du Tibet central. Nous arrêtons au bord du lac Yamdrok pour admirer la clarté de son eau, puis continuons jusqu’au camp de base de l’Everest. Le temps est magnifique et la vue à couper le souffle. Nous admirons le coucher et le lever de soleil sur l’Everest avant de reprendre la route et traverser l’Himalaya. La météo est toujours aussi idéale et nous pouvons voir des aigles voler dans le ciel bleu, avec les sommets enneigés en arrière-plan.

Le plus haut col que nous traversons culmine à 5280 mètres. La route descend ensuite le versant sud de l’Himalaya jusqu’au poste-frontière avec le Népal. Après quelques tracasseries administratives, nous roulons sur les routes cabossées du Népal et arrivons à Katmandou.
35 jours de voyage et un tiers de la circonférence du globe parcouru sans décoller du sol. Certainement un de mes plus beaux voyages. Le rail se développe en Asie et je ne peux que conseiller aux amateurs d’aventure de tenter ce genre d’expérience.

Région: des approches différentes pour le déblaiement de la neige

«Tombe la neige» comme le chantait Salvatore Adamo, est totalement d’actualité. Du moins l’était particulièrement lors du week-end dernier puisqu’on mesurait 25 cm au total à Orbe et 70 à Vallorbe. Pour l’instant, le responsable urbigène Christian Mojonnier considère que cet hiver est normal. Sans oublier que l’année précédente avait été particulière puisque seules 16 tonnes de sel avaient été répandues sur les routes alors que le décompte actuel fait état de l’utilisation de 43 tonnes. De piquet, douze hommes de la voirie sont réveillés avant 4 h. du matin à l’instigation du chef de groupe qui vérifie par sa fenêtre s’il faut déblayer la localité ou pas. Deux camions et un tout-terrain se mettent alors en route pour dégager les axes principaux pour 6 heures avant de délester les trottoirs et les escaliers pour 7 heures. Par la suite, quatre autres véhicules peuvent être mobilisés pour les travaux moins importants de déneigement. Cet engagement a forcément des répercussions sur le ramassage des ordures, par exemple. Dans des cas de chutes excessives de neige, il arrive que le groupe forestier Equifor vienne donner un coup de main.

400 heures supplémentaires

Lorsqu’il neige, il arrive que les ouvriers soient sollicités de 4 h. à 17 h, avec une pause à midi et il faut parfois remettre l’ouvrage sur le métier en soirée. Des journées longues qui provoquent un certain nombre d’heures supplémentaires que l’on évalue proche de 400 heures jusqu’ici. Cet hiver, Orbe n’a pas connu trop de soucis de circulation à l’exception de la montée de Saint-Eloi, vendredi passé après-midi, où des véhicules insuffisamment équipés, ont glissé et provoqué des bouchons. En revanche, le chemin de la Dame n’a pas été fermé, contrairement aux autres années, car il est dégagé avec précaution pour permettre à l’Urbabus de poursuivre sa marche.

Hiver extraordinaire

A Vallorbe, cet hiver est considéré comme extraordinaire, comme nous le dit le sous-chef de la voirie, Bernard Ecuyer. «Depuis quelques années, nos services étaient moins sollicités. Nous étions sur le pont pendant 6 ou 7 jours par hiver alors qu’auparavant, c’était bien plus. Actuellement, nous en sommes à plus de dix interventions et nous avons répandu près de 60 tonnes de sel sur un budget de 70 tonnes. Si nous obtenons aisément de la matière aujourd’hui, cela risque de ne plus être le cas si les chutes de neige reprennent. Il faudra alors attendre deux semaines au moins et c’est la raison pour laquelle nous avons commandé du sel pour ne pas être à court durant les prochaines semaines. Les huit personnes mobilisées entament leur journée vers 3 h. 30 pour terminer à midi. En principe, nous n’intervenons plus en soirée à moins que la gendarmerie nous le demande en fonction des circonstances». On précisera pour terminer que dans la cité du fer, ce sont 70 km de route qu’il faut déblayer afin que la circulation puisse se dérouler normalement.

Image © Marianne Kurth

Orbe: engager sa responsabilité personnelle

Les nouveaux citoyens urbigènes ont été accueillis par la Municipalité au grand complet à l’Hôtel de Ville. Les messages des différentes autorités : Claude Recordon, syndic, Jean-Marc Bezençon, président du Conseil communal et Evelyne Voutaz, préfète, invitaient l’assemblée à trouver sa propre manière de s’investir. L’engagement de chacun favorise non seulement l’appartenance à une collectivité, mais aussi la création des liens entre les pairs.

Frivoles, mais avec un certain sérieux

Malgré les fous rires et l’insouciance ambiants, les jeunes sont impatients d’user de leur nouveau droit, de donner leur avis par le biais des votations. La majorité d’entre eux s’informe déjà quotidiennement sur les événements en lisant la presse, sur le net ou en discutant en famille. Les attentats de janvier en France ne les ont pas laissés indifférents. Ils ont tous été choqués selon leur propre sensibilité. Une gymnasienne s’inquiétait des répercussions ou les agressions qu’auraient pu subir ses amies musulmanes, ainsi que leur communauté. Les discussions menées dans sa classe l’ont rassurée, car ses congénères avaient l’intelligence de ne pas mettre tout le monde dans le même panier.

Une autre s’offusquait que cette actualité fasse oublier des conflits mondiaux qui impliquent des milliers de personnes, comme en Palestine ou au Nigéria entre autres. «Si on a peur d’une menace, on ne peut pas avancer», rétorque une étudiante, qui estime que c’est un coup bas à la liberté d’expression. Un jeune homme, catholique et pratiquant, affirme que l’on ne peut pas rire de tout en citant le pape François «On peut avoir la liberté d’expression sans attaquer la religion des autres.». Les avis divergent certes, mais cela démontre bien qu’à l’avenir il faudra compter sur leurs opinions pour ne pas se laisser mener par le bout du nez.