De gauche à droite, la conseillère d'Etat Béatrice Métraux, le syndic d'Essert-Pittet Dominique Vidmer, président du Copil et Christian Kunze, syndic de Chavornay

Chavornay: le projet de fusion capote

Dimanche vers 14 h., les résultats officiels de la votation sur la fusion autour de Chavornay sont tombés. Deux des cinq communes impliquées dans le processus ont refusé la convention qui leur était proposée: Ependes, à une courte majorité de 88 voix contre et 83 voix favorables plus 1 vote blanc et Belmont-sur-Yverdon, à une majorité nettement plus claire de 106 voix contre et 71 voix pour, avec 2 votes blancs. Les trois autres communes ont en revanche nettement accepté la convention de fusion. Elle a recueilli 741 oui contre 488 non à Chavornay, ainsi que 26 votes blancs, 131 oui contre 42 non et un vote blanc à Corcelles-sur Chavornay et 59 oui contre 7 non et un vote blanc à Essert-Pittet. En pareil cas, la convention de fusion est rejetée, puisque c’est un vote favorable dans chacune des communes intéressées qui seul permet une acceptation et l’aboutissement du processus. Les réactions étaient à l’image des scores réalisés dans les différentes communes à la salle polyvalente de Chavornay où s’étaient rassemblés dès 12 h nombre de citoyennes et citoyens des communes concernées, en compagnie de l’intégralité des membres du comité de pilotage. Peu avant la proclamation des résultats, la conseillère d’État Béatrice Métraux, Laurent Curchod, Monsieur Fusion du canton et la préfète Évelyne Voutaz ont rejoint les élus.

Analyse nécessaire

Le comité de pilotage a pris acte des résultats en se réjouissant des bons scores réalisés dans trois communes. Il a estimé, par la voix de son président Dominique Vidmer, syndic d’Essert-Pittet, que certains citoyens avaient pu avoir l’impression qu’ils allaient «se faire snober» par la grande commune de Chavornay. Les mots et slogans utilisés durant la campagne ont aussi été critiqués. Une campagne qui s’est un peu envenimée et durant laquelle quelques arguments des opposants auraient dépassé le cadre du sujet traité. Pour la suite, le comité de pilotage se réunira durant les prochaines semaines pour étudier en profondeur les raisons qui ont conduit à cet échec. Rien ne filtrait dimanche sur les suites qui seront officiellement données à ce processus arrêté net par la sanction du vote populaire.

Groupe de travail au niveau cantonal

La conseillère d’État Béatrice Métraux a regretté l’issue du vote. Elle a annoncé la création d’un groupe de travail visant à revenir sur la mise en oeuvre des fusions et la façon de les conduire. Elle a également laissé entendre que dans le futur, il conviendrait sans doute de se pencher avant le vote, sur les tendances notées dans les différentes communes concernées. Une manière de procéder qui permettrait peut-être de redonner un élan à ce processus de fusion de communes que le gouvernement entend poursuivre ou du moins continuer à encourager. Elle a également rappelé que malgré les votes négatifs enregistrés dans les processus de fusion ces derniers temps, ce type de rapprochements restait à ses yeux la seule voie permettant aux communes de remplir leurs tâches de plus en plus complexes et nombreuses, tant actuellement que dans le futur.

De son côté, Laurent Curchod, Monsieur Fusion du canton, a estimé que l’échec du processus pouvait provenir d’une défiance générale vis-à-vis des autorités que l’on rencontre de plus en plus fréquemment dans la population et pas seulement de motivations locales ou régionales.

Ils sont arrivés au printemps : Sarah, Pierre-Alexandre, Morgane 5 mois. Il manque sur la photo, Juliette 10 ans et Noémie, 9 ans, qui préféraient musarder dans la salle.

Ballaigues: hausse significative de la population

Grosse affluence au Centre villageois lors de la réception organisée par la commune pour les nouveaux arrivés durant l’année 2014. Comme d’habitude, les membres de la Municipalité étaient présents, accompagnés des principaux employés communaux.

Le syndic Raphaël Darbellay a tenu à rappeler succinctement les chiffres de l’année. Alors que 83 résidents ont quitté la commune, ce sont 133 nouveaux habitants qui sont nés ou arrivés à Ballaigues en 2014. Le village comptait 1034 habitants au 31 décembre 2014. L’augmentation nette de la population durant l’année s’élève donc à une cinquantaine de personnes, un taux de progression qui augmente régulièrement depuis quelques années.

Raphaël Darbellay a relevé que cette petite cérémonie marquait le premier pas des nouveaux arrivés vers l’intégration dans un village «qui ne demande qu’à les recevoir». Rappelant également qu’en 2016 auront lieu les élections communales, il a invité chacune et chacun à se demander ce qu’il pouvait apporter pour améliorer le mieux-être, le mieux vivre ensemble, avant d’inviter chacun à partager un buffet campagnard.

Région: ce qu’il faut savoir sur la naturalisation

Depuis plusieurs années, l’Autorité fédérale est en train de revoir les critères d’octroi de la naturalisation helvétique qui devraient faire l’objet d’une révision en 2016. A première vue, ils pourraient être plus contraignants que ceux actuellement en vigueur. L’Omnibus a fait le tour des principales communes de notre région afin de savoir comment l’on procède dans ce domaine.

A Orbe, c’est une commission du Conseil communal qui interroge les candidats avant de soumettre un rapport à la Municipalité qui statue sur la base du préavis de cette commission. A Vallorbe, c’est également une délégation du Conseil communal, avec la Municipale de police à sa tête, qui accueille les candidats avant que l’exécutif ne se prononce. A Chavornay, c’est une délégation de la Municipalité qui reçoit et apprécie les aptitudes des candidats avant de leur accorder ou pas le passeport rouge. L’entrevue avec le candidat dure en principe une demi-heure.

Parler français

Au préalable, chaque demande fait l’objet d’une enquête sur la personne. Si les conditions sont remplies, les requérants sont convoqués pour une audience. Selon nos informations, il apparaîtrait que l’on se prépare moins que par le passé pour aborder ce rendez-vous. Le premier critère important est celui de la maîtrise de la langue française. Parfois, les candidats ne comprennent pas les questions qui leur sont posées ou ne parviennent pas à délivrer une réponse de par l’absence de vocabulaire. A Orbe, il peut arriver qu’au terme de la rencontre, il soit préconisé d’accorder la nationalité à l’un ou à quelques membres de la famille, mais pas à celui qui se trouve dans l’impossibilité de répondre aux questions ou qui méconnaît nos us et coutumes. Dans une situation identique, à Chavornay, la demande du couple sera refusée. Les recalés se voient accorder un délai de 6 mois à une année pour une nouvelle audition.

Des questions pointues

L’intégration dans la commune est un autre critère important dans cette attribution. Contrairement à ce que l’on croit, il n’est pas demandé comment confectionner un plat helvétique. Les questions posées sur le fonctionnement de la commune, du canton et de la Confédération. Au sujet de la localité, on interroge sur le drapeau communal, sur les autorités, sur les principales industries ou sur les aspects touristiques, comme on demande si l’on connaît quelques noms de personnages du lieu. Au niveau cantonal, il est bienvenu de savoir comment celui-ci est géré (Conseil d’État, Grand Conseil, etc.). On tente de savoir si l’on sait le nom du district dans lequel on vit ou celui de quelques villes du canton, non sans évoquer parfois quelques dates importantes comme le 24 janvier 1798 (indépendance vaudoise) ou le 14 avril 1803 (entrée du Canton de Vaud dans la Confédération). Il en est de même à propos de la Suisse, dont il faut connaître, par exemple, la date de création de la Confédération, les cantons fondateurs ou le nombre de cantons de notre État, ainsi qu’avoir une certaine connaissance de la géographie de la nation (entre Jura et Alpes par exemple), comme il se peut que l’on s’informe sur le dernier Général en exercice (Henri Guisan) ou dans quelles circonstances il est nommé!

Différentes conditions

Ce ne sont là que quelques exemples de questions auxquelles les personnes qui souhaitent acquérir notre passeport rouge à croix blanche sont confrontées. C’est dire qu’il faut bien préparer cet examen. Il est entendu que le cursus des personnes et leur motivation à devenir Helvète jouent un rôle décisif. Il y a toutefois quelques exceptions dans cette démarche. Les étrangers nés en Suisse et ayant toujours vécu ici bénéficient d’une procédure simplifiée (sans audition) tout comme les jeunes qui ont suivi au moins cinq années de scolarité obligatoire dans notre pays et qui peuvent entamer la démarche entre 14 et 24 ans révolus. A l’inverse, la naturalisation sera refusée lorsque le requérant n’est pas en mesure de présenter un casier judiciaire vierge, qu’il fait l’objet de poursuites ou n’est pas à jour avec le paiement de ses impôts. Il arrive parfois aussi que le chômeur de longue durée soit recalé.

En fonction des lieux, les exigences sont plus ou moins grandes. En général, une dizaine de questions sont posées et concernent surtout les particularités de la localité. L’interrogation ne cherche pas à tendre des pièges, de sorte que la plupart des citoyens suisses seraient en mesure de répondre. A Vallorbe, la commune a rédigé un fascicule qui permet aux candidats de se rendre compte de ce que l’on pourra leur demander. Obtenir la citoyenneté helvétique n’est finalement pas si simple et mieux vaut connaître le fonctionnement de notre pays pour être sûr de recevoir l’aval de sa Municipalité.

Au premier plan, la famille Weidmann prépare les raclettes.

Valeyres-sous-Rances: le village s’agrandit

Vendredi dernier la commune de Valeyres-sous-Rances, fidèle à son habitude, a convié nouveaux venus et nouveaux citoyens à une soirée de présentation autour d’une raclette. Si l’agape a rencontré un succès modéré puisque seulement 1/5ème des personnes invitées ont répondu présentes, l’ambiance n’en était pas moins détendue et chaleureuse. L’apéritif a permis à chacun de faire connaissance ou de simplement se retrouver. Neuf nouveaux habitants et une ribambelle de jeunes enfants se sont mêlés aux représentants et collaborateurs du village. Parmi les 9 nouveaux citoyens, seuls Florian et Matthieu Stutz, tous deux gymnasiens, avaient fait le pas de participer. Bravo à eux!

Avenant discours

Corinne Tallichet Blanc, syndique, présente la commune incitant chacun à s’y intégrer. Avec ses 588 habitants et ses 14 nationalités différentes, Valeyres s’accroît et se diversifie. La population a doublé depuis 1980. La syndique vante les sociétés locales et rappelle que 2015 est une année faste puisque en juillet la jeunesse de Valeyres organisera au village le Giron du Nord qui sera suivi par l’Abbaye !L’été sera donc intense! En bruit de fond, les pépiements des enfants et le bruit des ballons de la salle de gymnastique agrémentent la partie formelle. Ensuite, la délicieuse raclette de la famille Weidmann, accompagnée de vins locaux puis les savoureux desserts d’Othmar Isler ont tôt fait de délier toutes les langues. Il y en a de bonnes choses dans ce village! S’en suit un brouhaha où l’on rit beaucoup sans toujours complètement se comprendre!

Pourquoi à Valeyres?

Pour certains, il s’agit d’un retour aux sources. Pour d’autres, c’est l’emplacement géographique qui a joué en faveur du village. Par exemple les Bernard, originaires de Nîmes, cherchaient un point équidistant entre Lausanne et Neuchâtel où Madame et Monsieur travaillent. D’un accent chantant, ils se déclarent ravis de leur nouvelle commune et y sont même devenus propriétaires. Vers 23 h., l’assemblée s’est joyeusement dispersée.

Orbe: piétons, appropriez-vous l’espace !

Depuis le 22 décembre, la Grand-Rue s’offre une cure de jouvence pour le plus grand plaisir des Urbigènes. La nouvelle configuration satisfait la majorité des habitants. La circulation à 20 km/h a un effet reposant, calmant; les bancs sont accueillants et invitent à se poser entre deux courses; la sinuosité évite tout excès de vitesse. Par contre, les avis sur les grands pots de fleurs sont mitigés: pour certains ils défigurent la ville médiévale, pour d’autres encore trop de couleurs. L’équipe de la voirie, chapeautée par Christian Mojonnier, a joué la carte de l’innovation. Les arrangements floraux au fil des saisons auront peut-être raison de leur audace.

Quelques inquiétudes

La cohabitation entre les voitures, les piétons et les vélos interroge quant à la sécurité. En effet, le manque de trottoir ne délimite plus l’espace de chacun, les plus petits sont moins visibles derrière les places de parc s’ils veulent traverser. Cela implique donc une responsabilisation et une plus grande vigilance de toutes les parties. Quand bien même une zone à 20 km/h oblige la suppression des trottoirs et des passages à piétons pour donner surtout la priorité aux piétons. C’est à ces derniers de s’approprier tout le secteur du centre-ville, en déambulant selon leur bon vouloir, sans abuser, afin que les automobilistes comme les propriétaires de véhicules à deux roues les respectent ainsi que la vitesse imposée.

Les finitions à venir

Selon les responsables de cette transformation, deux horodateurs seront installés au cours des prochaines semaines, le premier en principe sous la ruelle, qui relie la Grand-Rue et celle des Remparts, et l’autre vers le magasin Voegele. Si bien qu’il faudra à nouveau payer sa place de parc dès la fin février alors qu’une zone bleue a été instaurée momentanément. Pour rassurer les commerçants, on affirme que même s’il y a eu une idée de fermer la rue à la circulation, ce n’est pas d’actualité. Cela impliquerait un trafic bien plus dense à la rue des Terreaux, ce qui serait trop dangereux pour les petits enfants qui fréquentent le collège du Grand-Pont.

Vitesse modérée

L’ouverture de la rue, du côté giratoire de la Brasserie, n’a pas pu être encore opérée, car le parking couvert (14 places) du nouvel immeuble de la Grand-Rue n’était pas encore terminé, mais l’est désormais, impliquant un court secteur de circulation à double sens. Les premiers contrôles de vitesse ont rassuré la police, mais d’autres vérifications seront faites au cours des prochains mois avec l’espoir que la vitesse demeure modeste. On procédera à des contrôles identiques dans les rues de Saint-Claire et des Remparts afin de vérifier si les automobilistes sont devenus plus sages. Sans quoi il faudra verbaliser. A bon entendeur, salut!

La jeunesse partie pour plus de 3 jours de tambours.

Valeyres-sous-Rances: et tapent, tapent les tambours!

Il est une coutume depuis fort longtemps que les tambours des Jeunesses résonnent dans les villages pour le passage à l’an nouveau. Valeyres-sous-Rances ne déroge pas à la règle.

Cette année, du 30 décembre 2014 au petit matin du 2 janvier 2015, une quinzaine de jeunes gens déguisés en marins ont sillonné le village. Filles comme garçons tapent sur leurs tambours ou grosses caisses. Loin à la ronde, plus de 3 jours durant, rythme et résonance font écho, c’est d’ailleurs parfois difficile de les localiser avec justesse.

Mais où vont-ils ? Pas de programme préétabli si ce ne sont les invitations aux repas. Le périple s’articulant autour de ces points fixes. Si, dans un sourd roulement de tambours, ils s’arrêtent chez vous, ils seront reconnaissants que vous leur offriez quelque chose à grignoter et à boire. Car bigre, cela donne soif ! Ils seront aussi contents de converser et rigoler avec vous. Leur but est de passer un moment avec leur village et ses habitants. Ainsi la Jeunesse perpétue des valeurs authentiques et permanentes.

Gilles Kaenel et Michaël Troyon, président et vice-président de la Jeunesse se réjouissent de l’accueil réservé par Valeyres en cette fin d’année.

Maintenant, les tambours se reposent. Il faut dire qu’ils en ont tapé des Nouvels Ans, ils en ont vu des jeunesses, ils le connaissent ce village.... Ah, si les tambours pouvaient parler.... mais chut laissons-les dormir avec leurs secrets du moins jusqu’au prochain Nouvel An!

Chavornay: c’est dans 15 jours

Les citoyens de Belmont-sur-Yverdon, Chavornay, Corcelles, Ependes et Essert-Pittet se prononceront le week-end du 25 janvier sur le projet de fusion à 5 que leurs autorités ont concocté. S’il paraît certain que les électeurs d’Essert-Pittet et de Corcelles plébisciteront l’accord, des doutes peuvent surgir ailleurs, à Chavornay en particulier. En effet, deux groupes se sont formés dans cette localité. L’un soutient l’initiative, l’autre s’y oppose.

Plus marcher seul ou garder son indépendance

Dans le premier, il est dit que le village ne peut plus marcher seul. Il pense que s’isoler, c’est régresser et que c’est ensemble que l’on grandira et que l’on se fortifiera en devenant la troisième commune du district derrière Yverdon-les-Bains et Orbe. Il ajoute que la formule ne peut faire que des gagnants et présentera sur son site, durant les 25 jours qui précèderont la votation, autant de raisons de dire oui. Enfin, il se propose de rencontrer les citoyens, demain à la déchetterie communale dès 9 heures.

Dans l’autre camp, il est dit que cette fusion est artificielle et n’apporte aucun avantage à Chavornay pour lequel les coûts seront plus élevés avec les frais d’entretien des petits villages. Il se dit persuadé qu’il est mieux que chaque commune garde son indépendance, quitte à étendre des collaborations avec ces partenaires comme il en existe déjà. En d’autres termes, il s’oppose à l’ouverture qui est trop rapide, la chasse à la subvention cantonale ne doit pas être un alibi prépondérant dans cette décision.

Une affaire de collégialité?

Pour sa part, le comité de pilotage du projet argumente que fusionner, c’est aller de l’avant et préserver son identité. Il fait surtout valoir que devant l’avalanche de «paperasse» délivrée par le canton, il sera plus facile de résoudre les problèmes avec une administration communale forte qui sera plus prompte à répondre à l’attente d’une population à la mentalité identique puisqu’elle s’est connue à travers l’école ou les différentes structures intercommunales. Il y a un bémol à son argumentation lorsqu’il est prétendu que toutes les municipalités sont derrière cette fusion. Ce n’est pas tout à fait vrai puisque quatre municipaux de Chavornay (sur 7) figurent sur la liste des opposants au projet. On sait que certaines fusions récentes ont échoué devant l’absence d’unité des autorités concernées.

Derniers jours décisifs

A Chavornay, on craint surtout le manque de représentation des élus locaux au sein du futur exécutif. Ils ne seront que 3 sur 7 municipaux. Certains regrettent que le village le plus grand ne soit pas mieux représenté à ce niveau. Il faut tout de même se rendre compte qu’à l’inverse, les localités plus petites auraient pu considérer que la mainmise du «grand» aurait péjoré les chances de réussite de cette fusion. La campagne va singulièrement s’animer durant ces derniers jours. L’Omnibus veillera attentivement aux derniers arguments des uns et des autres pour évoquer cette votation que beaucoup considèrent comme essentielle pour l’avenir de cette région.

Baulmes: pas de neige mais beaucoup de convivialité

Quelques sociétés villageoises, les écoles, la paroisse, des familles, des voisins ont tenu à préparer la fête de la Nativité en organisant soir après soir dès le 1er décembre les «fenêtres de l’Avent» grâce au programme mis sur pied par Marie-Noëlle Delessert.

Les intentions étaient diverses: volonté de prendre du temps pour accueillir les amis autour d’un bon verre de vin chaud et de diverses pâtisseries, animer la discussion dans un cadre décontracté et convivial, présenter par des chansons bien interprétées ce qui a été préparé en classe, donner aux enfants et aux parents la possibilité d’écouter un conte de Noël venu d’ailleurs, faire savoir qu’on est de retour après une carrière professionnelle loin du village et que l’on veut faire revivre l’ex-bâtiment de la poste, ou tout simplement partager quelques instants privilégiés.

Marie-Noëlle Delessert précise avec un grand sourire que le millésime 2014 a été bon et qu’il a permis à des Baulmérans de découvrir (grâce à leur GPS!!!) l’emplacement de la rue du Pontet et du chemin Henri Giroud.

Montcherand, Orbe et Sergey: fusion, fusion, quand tu nous tiens

Les habitants de Sergey, Montcherand et Orbe ont été informés par leur Municipalité respective du projet de fusion des trois communes. Les exécutifs ont développé le résultat d’études de trois groupes de travail, dans lesquels les autorités de chaque localité étaient représentées et qui se sont préoccupées des finances et taxes (groupe 1), des services techniques, règlements, domaines et bâtiments (gr. 2), de l’administration, des autorités et des sociétés locales (gr. 3).

Des inquiétudes naturelles

La participation a été nombreuse dans les villages, un peu moins en ville d’Orbe, mais les intérêts et les craintes n’étaient pas les mêmes. Suite aux présentations sur écran, riches en enseignements, les questions ont été multiples et foncièrement intéressées. Les interrogations ont concerné, pour l’essentiel, le sentiment d’absorption des petits par Orbe, la perte décisionnelle et la représentativité dans les autorités futures comme les incidences financières concrètes en regard du porte-monnaie du citoyen! On a appris ainsi que les deux villages n’auront ensemble que 6 représentants au Conseil communal (de quoi former un groupe qui pourra participer aux commissions), non pas par un choix délibéré, mais en fonction de la loi qui tient compte des populations des localités. A la Municipalité, Montcherand et Sergey compteront chacune un représentant et Orbe cinq.

L’endettement d’Orbe

Dans le domaine des tarifs et des taxes, des différences existaient inévitablement. L’évaluation d’un prix moyen a fait l’objet d’analyses sérieuses. Les réponses des responsables ont permis aux auditoires de mieux comprendre le fonctionnement de la future entité. Notamment en matière d’endettement, puisqu’Orbe possède un passif important, car cette commune a dû investir pour des objets intercommunaux comme les écoles et les pompiers ou acheter des terrains pour permettre le développement de certaines industries sur son territoire.

Évaluation difficile

A première vue, on a observé un certain scepticisme en début de séance à Sergey et à Montcherand, et on a eu le sentiment que les personnes étaient un peu plus convaincues du bienfait de cette éventuelle fusion, après les précisions fournies. Mais rien n’est pour autant acquis même si, à Orbe, ce regroupement semble ne pas poser de problèmes. Désormais, le processus est lancé et les communes signeront une convention qui sera encore présentée aux populations, le 3 février prochain à Montcherand (20 h.), en présence de la Conseillère d’Etat Béatrice Métraux.