La Grand-Rue sera nouvellement éclairée pour les fêtes.

Orbe: c’est pour dimanche

Un peu plus de trois semaines avant les fêtes de Noël, le centre-ville sera investi par 115 échoppes de commerçants, locaux et de Romandie, pour vous permettre de faire quelques emplettes pour cette période particulière de l’année. Un moment privilégié pour nous tous et les enfants en premier lieu. La famille de Marcel Bossel organisera pour la 19e fois d’affilée cette manifestation qui a donc commencé en 1996 alors qu’Orbe était déjà en travaux si bien que la première édition n’avait pris place que dans les rues Sainte-Claire et des Remparts.

Devant le succès de cette première, décision a été prise d’étendre la foire dans le centre de la ville. Cela dit, l’ampleur de cette foire a été telle, à un certain moment, qu’il a fallu restreindre le nombre de stands, car il était devenu très difficile de déambuler dans la bourgade, notamment dans la rue Centrale qui accueillera cette année 25 chalands au lieu des trente du passé. Le nouvel aménagement de la Grand-Rue promet de garantir davantage d’espace. En dehors de ces deux artères et de la Place du Marché, les rues du début (Sainte-Claire et Remparts) seront aussi à la fête, interdisant toute circulation dans le centre. Cependant, les différents parkings extérieurs seront à disposition gratuitement et une navette de Pro Senectute conduira les gens depuis le parc du collège de Montchoisi en ville.

Nouvelle décoration lumineuse

Comme par le passé, un carrousel pour les petits enfants sera installé sur la Place du Marché où le sculpteur à la tronçonneuse de Mathod, Didier Schmid, fera des démonstrations de son art particulier. Il est entendu que les commerçants locaux profiteront de l’occasion pour s’installer aussi dans les rues, comme les cafetiers vous offriront de quoi manger et boire. En fin de journée, vous pourrez également admirer les nouvelles décorations lumineuses dont la commune a fait l’acquisition pour prendre le relais des sapins qui ont égayé nos rues pendant plus de trente ans durant le mois de décembre.

Autour du 22 décembre

L’Omnibus profite de l’occasion pour vous informer que la Grand-Rue sera à nouveau ouverte à la circulation aux environs du 22 décembre, en précisant que les commerces locaux ouvriront leurs portes le dimanche 21 décembre pour vos derniers achats de Noël ou presque. A cette occasion, vous aurez la possibilité de découvrir une artère à l’aménagement nouveau, notamment en matière de mobilier urbain.

Mais pour l’instant avec l’espoir que la météo soit clémente, les commerçants vous donnent rendez-vous ce dimanche 30 novembre dès 9 h. pour une foire qui promet d’être intéressante.

Photo Sylvie Troyon

Le syndic Christian Kunze et Olivier THibaud, auteur du rapport de minorité

Chavornay: au peuple de s’exprimer sur la fusion

Comme il fallait s’y attendre, les législatifs des 5 villages (Belmont, Chavornay, Corcelles, Ependes et Essert-Pittet) ont donné leur feu vert à la poursuite du projet de fusion. Le gros travail effectué par le comité de pilotage se voit récompensé même si cette phase initiale a frustré quelques municipaux. Les délégations communales étaient composées d’un syndic et d’un municipal. Les collègues de ce dernier n’hésitent pas à faire part de leurs frustrations pour avoir été peu informés ou à défaut d’avoir été contrecarrés sans égard par les membres de la société qui a accompagné le projet. Si la fusion veut devenir réalité, il sera nécessaire de profiter de ces deux mois, jusqu’à l’heure de la votation (25 janvier 2015), pour communiquer au mieux, afin que la population puisse se prononcer en toute connaissance de cause

Arguments douteux

Au cours de la séance de Chavornay, partisans et adversaires se sont affrontés (des rapports de majorité et de minorité ont été présentés) faisant valoir des arguments de qualités inégales. Dire que les futurs municipaux des petites communes n’auront pas les compétences nécessaires pour occuper leur fonction est vexant. Prétendre que les coûts vont exploser en matière de personnel paraît excessif, car il serait étonnant qu’il faille, par exemple, une travailleuse sociale supplémentaire pour veiller à l’évolution de la jeunesse dans les petits villages! Mais la perte d’une certaine autonomie communale peut susciter des craintes puisqu’il s’agira d’allier son sort à des villages, comme Belmont et Ependes, avec lesquels les Chavornaisans ont peu de relations, sauf sur le plan scolaire.

Stratégie de circonstance

S’il est vrai que Chavornay n’a rien à gagner sur le plan financier (baisse du taux d’impôt de 72 à 70 points, mais augmentation du coût de l’eau d’où un équilibre), le protectionnisme villageois est réapparu. Certains conseillers regrettent que leur commune soit si mal représentée dans l’Exécutif (3 de Chavornay pour un représentant de chacune des 4 autres communes pour un total de 7 municipaux). C’est oublier qu’une autre stratégie pourrait faire capoter le projet, comme l’a dit le syndic Kunze: «Les futurs partenaires ont besoin de garanties au moment de lier leur sort à la plus grande commune. L’adoption d’un arrondissement unique aurait probablement contribué à une sous-représentation des plus petites localités, avec les risques inhérents. «Mais on a le droit de penser que Chavornay peut vivre seule et le choix définitif sera du ressort de la population comme certains conseillers l’ont clairement souhaité (J.F. Schneiter – C. Auberson)

Solidarité et attractivité

Un phénomène de solidarité intervient également. Belmont, Corcelles, Ependes et Essert-Pittet ont sollicité leur grand voisin avec le vœu de fusionner. Refuser de leur tendre la main ne serait pas bienvenu. Le projet est donc visionnaire. Partout, on constate que l’intérêt pour les affaires communales s’effrite. Intégrer une municipalité aux sujets multiples rend l’exercice plus intéressant, ce qui ne manquera d’accentuer l’intérêt des candidats futurs.

On imaginait que les partis pèseraient davantage dans la décision, mais force a été de constater que leurs membres sont divisés sur le sujet, en particulier à droite, alors qu’il semblerait que la gauche ait plus à craindre de cette fusion. Dans les arguments de la commission qui s’était penchée sur la poursuite de l’objectif, il avait été mentionné que la future grande commune de Chavornay serait un contrepoids à Orbe, voire à Yverdon, mais il serait faux de penser de cette manière. Cette région doit absolument collaborer afin que le Nord vaudois puisse être un partenaire solide par rapport au reste du canton et notamment vis-à-vis de l’arc lémanique. Jouer sa carte chacun de son côté serait contre-productif.

Informer précisément

On notera enfin que la votation du mercredi 12 novembre a démontré la volonté claire de chaque législatif de poursuivre l’aventure. Les citoyens des cinq communes se prononceront donc à la fin janvier avec l’espoir d’obtenir la subvention la plus élevée prévue par le Canton pour les fusions (1,3 million de francs). Reste que le comité de pilotage devra dissiper tous les doutes de ses habitants en les informant de manière la plus précise possible.

Daniel Marendaz, faisant déguster son Impérial Brut primé.

Mathod: les bulles en or de Daniel Marendaz

Depuis plus de trente ans, Daniel Marendaz plante, soigne, récolte, vinifie, invente et se passionne pour les bulles. Après une formation assez rapide acquise dans les terres de la Champagne, il a décidé que le Nord vaudois serait une terre propice à l’élaboration de vins mousseux. À cet effet, il a choisi et planté plusieurs cépages spécifiques, dont le chardonnay pour les bruts.

Et c’est précisément avec son «Brut Marendaz Impérial Méthode Traditionnelle» que l’artiste de Mathod vient de remporter une médaille d’Or au Grand Prix du Vin Suisse, se classant en plus de cela 2e de la catégorie des vins mousseux. Une consécration supplémentaire pour le «manipulateur» de mousseux, puisque c’est ainsi que l’on nomme les tourneurs de bouteilles spécialisés. «En méthode traditionnelle, nous sommes une petite poignée en Suisse à produire des mousseux, dont, en fait, deux en Suisse romande» explique Daniel Marendaz, qui consent volontiers à rappeler les étapes de la vinification traditionnelle.

La méthode traditionnelle

Après un pressage sévère, duquel on retranche la tête et les queues de vendanges, le vin passe plusieurs mois en barriques pour qu’il puisse respirer. Ensuite, il est mis en flacon et capsulé, puis il dort sur lattes pendant quatre ans. Pendant cette période, il va développer ses arômes. Au terme de ce processus, on renverse les bouteilles sur la tête pour les faire dégorger et pour que le reste des levures soit bloqué en position basse en bas. On élimine alors toutes les impuretés, puis on insère la fameuse «liqueur d’expédition ou de dosage», un extrait de vins qui va donner au mousseux ses caractéristiques finales.

Après le bouchonnage final, le cru est prêt à la commercialisation. «Même si on peut garder du mousseux longtemps, il faut en principe le boire assez rapidement», précise Daniel Marendaz. Et pas de doute que, lorsqu’on admire ses bulles, on n’a guère envie de patienter pour les goûter.

Une sorte d’AOC?

Sous l’impulsion de Daniel Marendaz, en accord avec l’OVV et avec le soutien financier de Swiss Wine, une Charte des producteurs de mousseux méthode traditionnelle est en cours d’élaboration. Elle conduira, en 2015, à une nouvelle appellation originale réservée aux producteurs en question et qui les différenciera clairement des autres. Le terme de Champagne est prestigieux, mais protégé. Le terme actuel de Mousseux recouvre de façon trop large des productions très dissemblables. On pourra lever un peu plus du voile prochainement sur ce premier pas vers une reconnaissance institutionnelle.

L’équipe éducative, de gauche à droite Solange, éducatrice, Matthieu Bailat, directeur et Jessie, apprentie.

Vallorbe: «La Récré» inaugurée

Samedi passé à Vallorbe, l’UAPE «La Récré» a été inaugurée en présence des représentants de l’AJOVAL et des autorités politiques locales, en particulier du syndic Stéphane Costantini et de sa collègue municipale des écoles Madeline Dvorak. Située dans les locaux de l’ancienne «Marmaille», qui fut une petite école dans les années 1970 puis une garderie, mais profondément transformée en 6 mois pour être affectés à son nouvel usage, cette unité d’accueil repensée par le bureau d’architecture Romain Carnal offre une capacité de 24 places.

Sa mise en service a eu lieu à la rentrée scolaire d’août et son taux d’occupation est déjà très satisfaisant, démontrant son utilité évidente dans une petite ville qui se développe. «Nous ne sommes pas encore complets, précise son jeune directeur Matthieu Bailat, mais, certains jours, nous «tournons» déjà à deux équipes de gosses. Il nous reste encore quelques places disponibles, selon les jours». Une équipe de deux éducateurs et d’une stagiaire prennent soin des enfants dont les âges se situent entre les classes 1P et 6P Harmos, soit de l’ancienne 1ère enfantine à l’ancienne 4e primaire.

Des locaux spacieux et attirants

Le bâtiment de la «Marmaille», sur le sort duquel la commune et la commission chargées d’étudier sa réaffectation ont longuement planché, ne se prêtait à ce nouvel usage qu’au travers d’un toilettage très important. Sa proximité avec les bâtiments du collège et ceux de la garderie Tire-Lune a été déterminantedans le choix de la transformation. Ce nouvel équipement social de la petite enfance vient harmonieusement compléter un dispositif global d’enseignement et d’accompagnement des jeunes dont Vallorbe et les communes voisines peuvent être fières. Les nouveaux locaux sont fonctionnels, colorés et très lumineux.

On s’y sent bien et l’équipe d’éducateurs met tout en œuvre pour que les enfants puissent y passer des moments agréables. Comme le précisait le syndic de Vallorbe dans son allocution: «La boucle est maintenant «bouclée», Vallorbe et les communes voisines disposent d’infrastructures de qualité pour accueillir les enfants depuis leur naissance jusqu’à l’âge de 12 ans.»

La laiterie d’Arnex.

Arnex : la fin d’une belle épopée

Au cours de ces derniers mois, des transactions ont eu lieu à propos des livraisons de lait à la suite de la prochaine fermeture de la laiterie d’Arnex. Les agriculteurs d’Agiez, Bofflens et Pompaples ainsi que les Arnésiens livraient leur marchandise à Edy Neuhaus dont le commerce cessera après 43 ans de bons et loyaux services. Les locaux étant devenus inadéquats, les producteurs ont sérieusement étudié la possibilité de construire une nouvelle fromagerie, mais ils ont finalement renoncé à leur projet devant l’ampleur des frais.

C’est la raison pour laquelle il a fallu trouver de nouvelles solutions. Ainsi, à partir du 1er janvier prochain, le lait d’Arnex et Bofflens sera exploité par la laiterie de Lignerolle, tandis que celui d’Agiez et Pompaples ira à Ballaigues. A dire vrai, le statut de la laiterie d’Arnex était un peu particulier, puisqu’il dépendait des agriculteurs du lieu, alors que ceux de l’extérieur avaient négocié leur apport directement avec le laitier lui-même. Bofflens fut le premier à mettre un terme à son local de coulage, il y a 17 ans, et a été suivi ensuite par Agiez et Pompaples.

Un apport de 96 tonnes de gruyère

Steve Berger, patron de la laiterie de Lignerolle, se réjouit de cette solution. «Cela nous permet de consolider l’avenir de notre entreprise même si cela occasionne quelques aménagements. A titre d’exemple, nous irons récolter le précieux liquide par camion, deux fois par jour. Nous allons au-devant d’une augmentation de production de 96 000 kilos de gruyère pour un total à l’avenir de 222 tonnes, l’an.

Ce nouveau défi nous a obligés également à revoir un peu notre stratégie. Nous allons construire une nouvelle cave à Lignerolle, où nous pourrons entreposer 2700 meules qui seront frottées par un robot, ce qui facilitera notre travail. En outre, notre laiterie subira quelques rénovations afin de faire face à ce supplément de production ce qui nous permettra d’œuvrer dans un certain confort. Durant cette période de travaux (3 mois environ dès avril 2015), nous produirons à la laiterie de Vuarrens qui nous accueillera pour quelque temps».

Selon des accords avec l’interprofession, le gruyère de Lignerolle est vendu à un marchand agréé, Margot à Yverdon en l’occurrence, et il est bien difficile de savoir où il est écoulé par la suite. En tous les cas, cette nouvelle redistribution des cartes permet à nos producteurs et à nos laiteries régionales d’aborder l’avenir avec sérénité.

Dommage du peu de conseillers !

Valeyres-sous-Rances: conseillers généraux ardemment recherchés !

Ce dernier mercredi d’octobre, le Conseil général débutait, inhabituellement, à 19 h. 30.

En effet, à sa suite, la Jeunesse de Valeyres venait présenter le giron 2015. Est-ce à ce léger décalage ou tout simplement à un manque général d’intérêt des citoyens qu’est due la si faible participation aux choses de la commune? Ce soir-là, on guettait tout retardataire pour atteindre le quorum.

Comme lors du dernier conseil, ouf, le nombre fut atteint! Cette situation préoccupe et dans une missive, la municipalité déplore que l’effectif déjà très modeste de 35 conseillers généraux ne cesse de s’éroder. Ceci signifie qu’une quinzaine de personnes décide pour tout le village! Cette absurdité pousse l’exécutif à considérer la possibilité d’instaurer un conseil communal, où des conseillers élus se sentiraient plus concernés… Conseil épistolaire puisque lecture sera aussi faite de la lettre de démission du conseil de Gilbert et Joséphine Widmer.

Sinon, seul sujet à l’ordre du jour, le taux d’imposition pour 2015 reste inchangé à 68%. La situation est saine. De plus, la vente de la parcelle communale numéro 124 générera un produit estimé à environ Fr. 380’000.–.

Il sera aussi question de la mise en place d’une glissière le long de la route cantonale en bas du village. Certains s’étonnent de la réponse du voyer, arguant qu’une glissière à cet endroit, pour des raisons de visibilité, serait plus dangereuse que pas de glissière du tout...

Finalement, Nathalie Piguet rappelle que le 15 dé-cembre aura lieu la fenêtre de l’Avent de la Commune avec les classes de Valeyres. Chacun y est chaleureusement convié!

C’est à partir du collège de Montchoisi que piétons et automobilistes sont orientés vers les Mosaïques.

Orbe: le taux d’impôt prend l’ascenseur

Un Conseil mené promptement par Jean-Marc Bezençon en soixante minutes, montre en main.

Après l’appel nominal auquel une bonne cinquantaine de conseillères et conseillers ont répondu présents, la présentation du préavis sur le budget 2015 a été des plus concise. Sur un total de charges et produits de Fr. 38.5 millions, le tableau comparatif des charges et des produits laisse apparaître un déficit budgétaire de Fr. 400’000.-, cela en considérant une augmentation de trois points d’impôt sollicitée par la Municipalité.

A l’évidence de budgets déficitaires «endémiques», celui de 2015 serait ramené de moitié en comparaison du précédent, cela, pour autant que les retombées financières cantonales le permettent.

Le préavis d’une demande de crédits pour l’acquisition de machines, matériel et équipement technique demande un effort financier de Fr. 193 000.–.

Arrêté d’imposition 2015 en hausse

La Municipalité demande à ce que le taux de 69% de l’impôt cantonal de base soit augmenté de trois points, soit à 72%. Les éléments d’analyse des perspectives financières de la commune tel que le plafond d’endettement, l’imposition des entreprises, la péréquation intercantonale et intercommunale, l’augmentation des charges «AJOVAL» et scolaire ont amené la commission à proposer d’accepter le préavis municipal. Le Conseil a suivi la Municipalité et la commission en donnant son accord à une large majorité.

Un cheminement de la ville au site des Mosaïques

La mise en place d’un cheminement piétonnier, avec une signalisation standardisée du style «totems», agrémentée d’informations thématiques et d’un logo représentatif servirait de balisage. Le coût global est estimé à Fr. 45’000.–. L’Office du tourisme du Jura-Nord Vaudois s’engage à participer à hauteur de Fr. 20’000.– pour ce projet d’intérêt culturel. De ce fait, le Conseil donne son aval à un crédit de Fr. 25’000.– pour aller de l’avant avec ce programme valorisant.
Dans le même élan, une proposition de résolution envers le canton pour la mise en valeur de la villa romaine d’Orbe, présentée par Didier Zumbach, a été acceptée à l’unanimité.

Au final, deux interpellations, l’une concernant l’impact de la LAT pour la commune d’Orbe, l’autre qui demande qu’une amélioration soit apportée dans le fonctionnement du réfectoire scolaire, particulièrement dans le système d’encaissement des repas, sont reportées au prochain Conseil.

Au carrefour?

Chavornay: fusion à 5, vraiment ?

«Six coupons de gueules»: c’est ainsi qu’en langage héraldique se nomment les six découpes rouges figurant au bas du futur blason de la commune de Chavornay «fusionnée» selon la convention à adopter. Six pour… cinq communes restantes, après le refus du Conseil général de Suchy de poursuivre l’aventure au soir du 3 septembre. Le 12 novembre prochain, les délibérants communaux ont à nouveau rendez-vous pour se prononcer sur le nouveau projet à 5 communes. Un projet qui ne diffère de l’original que par des aspects financiers, actualisés au travers des chiffres 2013.

Mis en avant comme l’argument numéro 1 par les experts dans leur rapport complémentaire du mois de septembre, l’octroi de l’incitation financière cantonale à la fusion de 1.3 millions de francs, à condition que la décision définitive soit prise avant le 31 janvier 2015. Une somme rondelette pour une nouvelle entité qui compterait 5 000 habitants au 1er janvier 2017, date de naissance prévue de la future commune. Le deuxième argument essentiel qui milite pour une fusion, toujours selon les experts, est le gain substantiel de l’ordre de Fr. 407 000.– par année que réaliserait la nouvelle commune fusionnée sur la contribution à la péréquation financière intercommunale.

Diminution des recettes d’impôt

Au plan fiscal, des projections ont été effectuées reposant sur un taux d’imposition communal fixé à 70% de l’impôt cantonal de base. En comparaison avec les recettes fiscales actuelles globalisées, ce taux nouveau conduirait à une diminution de recettes de l’ordre de Fr. 330 000.– par année. Une baisse annuelle qui peut être comparée au gain, à peine plus élevé, issu de la péréquation. Sans compter que les contours de la future péréquation ne seront sans doute pas les mêmes qu’actuellement. Des économies d’échelles en matière d’investissement seraient possibles, toujours selon les experts, qui se sont bien gardés de les chiffrer, mais qui estiment qu’elles «permettraient une politique d’investissement plus ambitieuse».

Un «souhait contraignant» pas suivi

Restent les questions institutionnelles. Dans son rapport du 7 octobre sur la poursuite de la procédure, la commission du Conseil communal de Chavornay, partagée, a clairement précisé l’opposition à la fusion de sa minorité (2 contre 4). La commission estime en outre que la question de la future Municipalité à élire dans un seul cercle électoral «est un souhait contraignant». La commission ne veut donc pas d’un exécutif dans lequel Chavornay deviendrait minoritaire, 4 sièges étant réservés aux autres communes sur un total de sept. Or, dans la convention de fusion révisée, c’est bien ce scénario contesté par la commission qui est retenu. Si l’on ajoute à ceci la position incertaine de Corcelles-sur-Chavornay, qui est la seule commune dont le Conseil ne s’est pas formellement prononcé sur la poursuite du processus, on constate que des voix discordantes existent aussi bien chez les Corbeaux que dans les plus petites communes. Autant d’éléments qui rendent l’issue de l‘exercice incertaine à ce jour.

«Faire contrepoids à Orbe»

On aurait pu attendre des motivations variées et attractives de la part de la majorité de la commission du Conseil communal de Chavornay qui milite pour la fusion. Or n’écrit-elle pas au chapitre des raisons qui dictent son choix, en page 3 de son rapport du 7 octobre, que la fusion «permet d’accroître le rayonnement de Chavornay et de faire un contrepoids à Orbe». Avant d’ajouter: «Notre commune deviendra un interlocuteur qui comptera dans le Nord vaudois». Pourquoi donc faut-il à tout prix faire contrepoids à Orbe? Et actuellement, la commune ne compte-elle pas déjà dans la région? S‘agit-il de motifs vraiment vendeurs pour fusionner? Si tel est le cas, la créativité semble ici manquer nettement de talent.