Gil Pidoux et Pierre-André Vuitel remttent le prix à Johanna Troyon, meilleur poème des moins de 18 ans

Orbe: concours de poésie 2014

Vendredi 22 août, aux anciens moulins Rod, a eu lieu le vernissage de l’exposition de tableaux de Gil Pidoux. Présentée dans les silos, cette exposition de miniatures et de tableaux est à voir jusqu’au 21 septembre. La visite dans ce dédale est une promenade au gré de l’esprit. L’interprétation des images est toute personnelle et l’on ne peut que recommander d’aller les voir et de laisser son esprit voyager.

Poésie

Il est vrai que c’est un poète qui les a peints et dans cet art, il excelle. Gil Pidoux a fait rêver l’auditoire lors de la remise des prix du concours qu’il a organisé en collaboration avec la Libraire Le Cerf-Livres et le festival Moulin mouline.

Introduit par l’orgue de Barbarie d’Irma la Glousse, le poète a donné lecture de quelques œuvres et le public s’est surpris à glisser sur le fil des mots…
Les poètes sont des enfants… mémoire au fil de l’eau, au fil du temps… se mêlent à la farine, à l’eau… jusqu’au vertige du silence… «longtemps, longtemps après que les poètes ont disparu, leurs chansons courent encore dans les rues…»

Les mots ont chanté dans le petit théâtre avec des interventions musicales de Gil et Ayuta, le temps s’est presque arrêté…

Concours

Le jury, composé de Gil Pidoux, Patrice Lefrançois et de Etienne Reichel, a choisi le meilleur poème des moins de 18 ans et un pour les moins de 108 ans. Le prix des jeunes est revenu à Johanna Troyon qui habite à Orbe. Ce qui a ravi l’organisateur de voir que parmi les Urbigènes, on trouve encore des poètes de talent. Le prix des moins jeunes est revenu à Catherine Gaillard-Sarron de Chamblon. Après lecture de leur poème, Gil Pidoux les a félicités. Chacune a reçu un prix de Fr. 300.– et une roue qui mouline en souvenir.

En visite, les arquebusiers de l’Abbaye de Nyon en plein exercice bruyant.

Rances: les Laboureurs en Fête

Comme le rappelle «Le Conteur vaudois» dans son numéro 29 du samedi 22 juillet 1922 – et dans sa 60e année d’existence – «en regardant l’ensemble des Abbayes qui s’étaient rendues à la constitution toute récente de l’Abbaye des Abbayes vaudoises, on avait bien l’impression d’un tableau d’ensemble de la population vaudoise».

Lors de cette assemblée constitutive, l’Abbaye des Laboureurs de Rances était bien entendu présente, elle qui a été fondée en 1802 et qui continue, tous les deux ans de perpétuer la tradition sous la direction de son Conseil emmené par l’Abbé-président Sébastien Guex.

Le week-end des 7 au 11 août, les festivités de l’édition 2014 de cette respectable Confrérie se sont déroulées par un temps mitigé, mais qui a malgré tout permis aux réjouissances de se dérouler normalement, dans la bonne humeur et la fraternité.

Entamée dès le jeudi soir par la traditionnelle ouverture du caveau au centre du village, avec ses planchettes et ses pâtes-chalet, la fête s’est poursuivie le vendredi en fin d’après-midi par le tir des jeunes et par une première soirée musicale. Samedi était réservé au tir et à une deuxième soirée, qui a fini fort tard selon quelques témoignages glanés sur place dimanche matin lors de la proclamation des résultats. Un dimanche qui aura vu aussi se dérouler la partie officielle et… une nouvelle soirée musicale, au goût bavarois cette fois, après une première édition du cortège des chars et des groupes. Traditionnellement, le lundi est le jour des enfants, avec durant l’après-midi une seconde présentation du cortège.

«Une belle édition» si l’on en croit l’Abbé-président Sébastien Guex qui, avec son Conseil, était ravi de la vivre et d’avoir pu offrir ces réjouissances traditionnelles à la population et aux membres de la société.

Palmarès

1er roi: Michel Cottens, 417 points
2e roi: Lionel Seiler, 100
3e roi: Sylvain Raymondaz, 415 points
4e roi: Patrice Hug, 98

Rois du tir des jeunes
Filles: Julie Guex, 43 points
Garçons: Evan Jaquenoud, 45 points.

Le clocher touché

Baulmes : trois mois d’échafaudages !

La foudre a frappé le clocher du Temple de Baulmes dans la nuit du 8 au 9 août réveillant une bonne partie des villageois. Le lendemain matin, plus un Baulméran n’ignorait que le toit de l’édifice était partiellement détruit.

L’Eglise protestante de Baulmes est située sur un monticule d’où l’on jouit d’une très belle vue sur le Plateau et les Alpes par beau temps. Ce vénérable édifice était déjà mentionné en 1228 sous le vocable de Saint-Pierre. Au 18e siècle, de grands travaux sont nécessaires, l’idée de l’abandonner au profit d’une construction au centre du village avec une horloge pour donner l’heure aux Baulmérans est évoquée. Leurs Excellences de Berne refusent le projet, et font construire une Tour à la place.

Des travaux à l’Eglise sont tout de même entrepris au début du 19e siècle et un orgue est acheté en 1870. Pour pouvoir l’installer, des travaux de surélévation du plafond sont nécessaires (l’orgue sera remis en état en 1981). En 1914, la commune procède à la rénovation du toit et de l’intérieur de l’édifice. D’autres travaux (avec notamment le changement du coq) seront entrepris dans les années 1950-60.

Les dégâts actuels concernent essentiellement les tuiles et les chevrons. L’ECA a demandé deux devis qui seront déposés lorsque les échafaudages seront installés (pas avant le 6 septembre). L’accès à l’Eglise n’est possible que par la porte côté cimetière qui donne accès à l’orgue. La porte principale n’est pas accessible en raison du risque de chutes de tuiles. Un filet de protection sera installé.

Les travaux dureront plus d’un mois : la flèche sera découverte de toutes les tuiles restantes et recouverte après le changement de deux chevrons. Tout pourrait être rentré dans l’ordre (au mieux) dans le courant du mois de novembre.

Une mer de maïs à franchir

L’Urba Byrinthe de l’été

Urba Kids propose pour l’été un parcours-labyrinthe éphémère dans les maïs sur plus de 20 000 m2, deux parcours pour grandes et petites jambes en face du centre de loisirs.

Une mer de maïs, au début c’est facile; en plus, les maïs ne sont pas encore très hauts, mais très vite cela se corse. En tournant dans tous les sens, on perd vite son chemin. Heureusement des indices nous guident dans les moments difficiles. Et pour finir un parcours pieds-nus pour sentir différentes sensations sur différents supports, sable, gravier, foin...

Le parcours a été fait en partenariat avec un paysan, Michaël Magistral de Suscévaz, qui exploite ce champ. Il a d’abord été testé avec une classe de Chavornay et selon les circonstances, il risque d’évoluer. Le centre de loisirs Urba Kids a ouvert en 2012 et poursuit son développement: il a presque doublé son nombre d’entrées.

Pour plus d’informations: www.urba-kids.ch.

Le lys martagon

Flore: ces rois modestes

Leur beauté sophistiquée avec ce brin d’exotisme fait qu’on peut les remarquer de loin... et pourtant.

Les lys sauvages, que ce soit le chatoyant lys safrané orange (Lilium bulbiferum croceum ) ou le romantique lys martagon rose (Lilium martagon ) tous deux font partie des 30% des plantes menacées en Suisse. C’est grâce aux cultures extensives, celles qui ne maximisent pas le rendement et qui utilisent des ressources naturelles, que le lys safrané commence enfin à se stabiliser dans les statistiques.

Originaires de Syrie, les lys ont une histoire parmi les hommes. En Égypte ancienne, ils étaient déjà symbole de résurrection. Hâpy, dieu du Nil, en était coiffé. En Grèce antique, c’est la déesse Hera qui, lorsqu’elle créa la Voie lactée grâce à son lait, fit tomber une fine goutte de celui-ci sur terre et un lys blanc apparut. Les lys s’observent aussi sur les mosaïques de nos églises, jusqu’à Rome. Les Carolingiens, pour Charlemagne qui en était fou, cultivèrent beaucoup de lys dans les jardins royaux.

Puis c’est Louis VII qui imposa le lys comme symbole de royauté, en semant le trouble chez les historiens avec la «Flor de Loys» (fleur du Roi Louis) qui phonétiquement ressemblait beaucoup à «Flor de Lys».

En Savoie, le lys martagon était appelé «racine d’or» jusqu’à la fin du XIXe siècle. On l’utilisait comme nourriture, teinture et les alchimistes ont tenté de l’utiliser comme transformateur de matière en or. Il paraît que son nom aurait été donné par ces derniers, signifiant «de la planète Mars». Que ce soit sur le drapeau de Québec, de Bruxelles, de Serbie ou encore du Détroit du Michigan, le lys est mondialement connu. Et dans nos belles contrées le connaissez-vous?

Ces jours il fleurit parfois dans les pâturages d’altitude, où il domine les graminées, parfois en lisière de forêt ou encore dans les hêtraies claires de basse altitude.

Pierre Vannod et Claude Lapalud en pleine expertise.

La grêle s’est abattue

En date du 13 juin, la grêle s’est abattue sur une zone entre Arnex, Croy et Pompaples. Le lendemain, ce sont les paysans qui ont été abattus de constater les dégâts. Tous ceux qui ont une assurance grêle les ont signalés et les autres ont regretté de ne pas l’avoir faite. Sur les orges et les pois, les dégâts sont estimés entre 30 et 90%.

La vigne

Le vignoble d’Arnex, également touché, a fait l’objet d’un passage des experts de Suisse Grêle les 7 et 8 juillet. Ces experts sont ou étaient des vignerons actifs. Sur demande de l’assurance, une équipe, sous la direction de Daniel Rossier, s’est partagé le travail. Les premières heures, ils se sont familiarisés avec les tablettes, car l’assurance vit avec son temps et les a informatisés. Puis ils ont fait les premières estimations et comparé leurs résultats afin que toutes les parcelles soient expertisées de la même manière.

L’expertise

Ces hommes sont tout-terrain et travaillent par tous les temps ou presque, ils ont bravé la pluie et ont visité le vignoble.
L’expertise provisoire se fait environ 15 jours après la grêle, car immédiatement après, on ne voit pas bien les dégâts. Après quelques jours, les grains deviennent noirs et les grappes qui ont été coupées par un grêlon sèchent. La grêle ne frappe pas uniformément. Les paramètres sont nombreux, comme, par exemple, l’exposition de la vigne, dans un contour ou sur une bosse, abritée par un bosquet ou selon la disposition des lignes. Les espèces cultivées peuvent également influer sur les dégâts. Certains cépages ont un feuillage plus épais, ce qui protège mieux les grappes.

Comptage

Dans une vigne, si les lignes sont longues, il peut y avoir 15 à 20% de perte à un bout et 60% à l’autre bout, c’est pourquoi les experts font des comptages à plusieurs endroits.
Ils se placent dans la vigne et comptent le pourcentage de perte sur 25 à 40 grappes en suivant, puis sur autant de grappes de l’autre côté de la ligne. Il n’est pas rare de voir que seul un côté a été touché, selon d’où venait l’orage. Ils prendront la moyenne des deux résultats pour leur estimation. Ce jour-là, ce ne sont que les grappes qui ont été estimées. Les dégâts sur les bois font l’objet d’une autre assurance. Mais en passant on a pu remarquer que des bois ont été blessés, pas trop gravement pour l’instant. Cette expertise provisoire sera revue en septembre en fonction de l’évolution et deviendra ensuite définitive.

Rosiers

Au bout des lignes, on a pu, au passage, admirer les rosiers qui ont été plantés il y a deux ans. Outre les paiements directs que les viticulteurs touchent pour les mettre, ces rosiers existent depuis longtemps dans les vignes. Etant plus sensibles, ils annoncent les attaques de mildiou (maladie de la feuille): comme ils ont des épines, les chevaux les contournaient, évitant ainsi de les piétiner pour aller à la ligne suivante et puis, c’est beau ces touches de couleur dans la verdure.

A travers Sergey

Un point sur le processus de fusion en cours

Les communes de Montcherand, Sergey et Orbe ont entamé un processus de fusion.

Avec, entre autres objectifs, la possibilité d’atteindre une taille critique meilleure et plus représentative au niveau cantonal et régional, puisque dans l’hypothèse où la fusion envisagée se concrétise, l’agglomération urbigène après fusion atteindrait le 15e rang des villes du Canton. Le processus est actuellement en route et se déroule bien, aux dires unanimes des responsables municipaux respectifs.

Comme dans les autres cas de fusions, un comité de pilotage présidé par Jean-Michel Reguin, actuel syndic de Montcherand, a été mis en place. Avec une particularité: Alain Flückiger, secrétaire général de l’Association de la Région du Gros-de-Vaud en fait partie, en qualité de coordinateur. Cette décision montre que les différents acteurs ont voulu que ce processus se déroule dans la transparence et bénéficie de l’apport d’expériences vécues ailleurs dans le canton.

Les villages conserveront leurs noms

Des groupes de travail spécifiques ont été créés pour aborder les thématiques des finances, des bâtiments et domaines et de toutes les questions administratives, de personnel et qui concernent les sociétés locales. Le projet de convention de fusion sera préparé sur la base des conclusions des rapports de ces groupes de travail. Au point de vue du calendrier, les débats démocratiques doublés de séances d’informations auront lieu à la fin de l’année 2014. Il est prévu que la convention de fusion soit présentée aux Conseils en mars 2015. En cas d’acceptation par les délibérants communaux, le peuple sera appelé à se prononcer fin mai 2015.

En cas d’acceptation du projet, la nouvelle Commune pourra fonctionner dès le 1er juillet 2016, après l’aval des autorités cantonales et les élections communales. À noter que pour communiquer les communes ont mis sur pied un site internet spécifique à la fusion que l’on trouve à l’adresse fusion-mos.ch. On sait déjà qu’Orbe sera le nom officiel de la future commune fusionnée et que les villages conserveront leurs noms dans le futur.

Les communes participantes en trois chiffres-clés
Montcherand

490 habitants environ, 302 hectares.
Taux d’imposition communal : 69.

Sergey

160 habitants environ, 147 hectares.
Taux d’imposition communal : 81.

Orbe

6’700 habitants environ, 1’200 hectares.
Taux d’imposition communal : 69.

Départ du canyon en rappel pour Stéphane Frossard, qui faisait sa 2e sortie.

On a testé pour vous : frôler la mort !

Mais non, mais non, je rigole bien évidemment! Quoique, je ne faisais pas tant la maligne avant le moment fatidique!
Mais alors, on a testé quoi?

Une eau turquoise, mais glaciale… Des roches hautes, mais hautes de plusieurs mètres ! Des casques pour se protéger… Vous devinez? Non?
Et si je vous dis « canyoning », ça vous parle?

Personnellement, quand on est arrivé à ce sujet lors de la séance de rédaction, j’en avais une petite idée, mais sans plus. C’est par curiosité que je me suis proposée pour cette activité! Parce que si j’avais su… J’aurais sûrement fait comme à l’école lorsque le professeur cherche qui interroger: baisser les yeux et faire l’invisible. Technique infaillible!

Bref, petite leçon théorique
Le canyoning est une activité en milieu naturel qui consiste à progresser dans le lit de cours d’eau qui cheminent dans des gorges ou des ravins étroits, avec des cascades de hauteurs variées et dont le débit va de faible à important.
Bon, dit comme ça, cela paraît «un chouia» dangereux, et c’est exactement ce que je me suis dit lorsque je me suis documentée. «Mon Dieu, je vais mourir, il faut que je fasse mon testament!». Cela a bien fait rire mes proches et l’équipe du club «Retour Aux Sources», avec qui je me suis finalement lancée.

Jour J – Je m’échappe ?

6 h. 30, le réveil sonne. Hé oui, il faut se lever tôt, il y a un peu de route à faire quand même. Là, je ne réfléchis pas et saute dans la voiture de mon accompagnatrice, direction le local du Club pour se munir de l’équipement nécessaire.
Arrivée à Vallorbe, rencontre avec les autres membres de l’équipe et essayage de la superbe combinaison-gaine qui me sublimera toute la journée. M-A-G-N-I-F-I-Q-U-E, et c’est génial: on arrive même à respirer! (rires).
C’est l’heure, départ direction le site de Coiserette, près de Saint-Claude, en France. Dans la voiture, l’ambiance est aux taquineries, histoire de me détendre un peu, malgré le stress qui m’envahit au fil des kilomètres. Arrivés à proximité du canyon, tous sont impatients de démarrer le parcours, tandis que moi, ben… J’aurais bien aimé rester dans la voiture ! Mais dans la famille, on n’est pas des chochottes et comme on était déjà seulement deux filles, j’ai suivi le mouvement: même pas peur!

C’est parti pour 3 h. 30 d’adrénaline

Pour une débutante, on peut aisément dire que cela commence fort! «Tu vois, on va descendre là». Oui, mais où « là »!? « Penche-toi, tu verras » Je peux vous dire que pour le coup, je me suis demandée ce qu’il m’avait pris! Une chute d’eau, magnifique c’est sûr, mais de 25 mètres de haut! Comment vous décrire… Je devais être blanche, presque transparente et mon cœur n’a fait qu’un tour: « Non, mais là, ça ne va pas être possible ». Et pourtant, il a bien fallu se lancer. Enfin, je n’ai pas sauté, hein! Mais je me suis fait descendre « gentiment » le long de la paroi, tel un morceau de bois inanimé. Non, mais j’ai apprécié la vue tout de même! Enfin… Celle du haut, parce que regarder en bas, décidément ce n’est pas l’idée du siècle! Car j’ai oublié de préciser, mais… Le vide et la profondeur de l’eau ne sont pas vraiment mes copains, alors quand on m’a dit «Arrivée à un mètre de l’eau, il faudra te détacher, mais ne t’inquiète pas, il y a du fond» j’avais sérieusement envie de pleurer! Du coup, arrivée dans le bassin naturel, sublime et limite magique, j’ai admiré avec fierté la descente parcourue, agrippée à mon sac flottant, meilleur ami de la journée!

Par la suite, nous avons enchaîné les descentes en rappel, sauts, toboggans et moments plus «tranquilles» à la nage, et ce, dans une eau à 35°. Hé non, ne rêvez pas, c’était plutôt de la glace fondue, vu la température! Mais la combinaison permettant de stocker l’eau, elle se réchauffe rapidement à la température du corps. Nous avons donc continué notre périple, découvrant au passage des tas de magnifiques endroits, comme certaines jolies petites «plages» nichées au fin fond de ce canyon que j’ai véritablement adoré traverser! Il faut aussi dire que mes accompagnants ont vraiment été géniaux, tant au niveau sécurisant qu’humoristique, car oui on a bien bien ri! Et puis, on a même eu droit à des madeleines gorgées d’eau du canyon, MIAM !

Conclusion

Totalement terrorisée à l’idée d’affronter mes peurs lors de cette activité, j’en ressors totalement conquise! Bien évidemment, il n’y a pas que les beaux paysages et petites chutes d’eau sympathiques, il faut être conscient que ce n’est pas une activité anodine et sans danger. Mais si vous vous sentez l’âme d’un aventurier et que vous êtes du genre sportif et courageux, je vous conseille fortement de vous rendre sur le site du Club «Retour Aux Sources» de Vallorbe et de prendre contact avec eux. Ils répondront à toutes vos questions, privilégiant le plaisir lors des expéditions à l’instar du profit et, qui sait, peut-être vous lancerez-vous à l’aventure!

Site internet du club : www.ras-canyoning.ch

Montchoisi vu de l’arrière avec les jardins actuels

Bâtiments communaux : du pain sur la planche

L’Omnibus a pu rencontrer le Municipal Henri Germond pour évoquer avec lui les dossiers importants relatifs au patrimoine communal, des dossiers actuellement en travail dans les services de la Commune.

PPA Gruvatiez

Plus de 300 oppositions reçues au sujet de ce nouveau quartier, dont environ 10% émanent de voisins immédiats, nécessitent un traitement spécifique. «Nous distinguons trois classes d’oppositions, explique Henri Germond. Celles émanant de voisins, celles qui concernent des thématiques précises et enfin celles qui émanent de Chavornay, y compris de sa Municipalité. Chaque opposition est traitée individuellement en fonction des motivations soulevées. Dans la mesure du possible, nous avons pour principe de rencontrer les opposants pour voir dans quelle mesure une solution négociée concrète s’avère possible. Dans un grand nombre de cas, ce processus se révèle utile. Pour ce qui est des oppositions de principe, relatives notamment à l’accroissement de la circulation, nous cherchons des moyens permettant de prendre en compte ce souci que nous partageons. Notre objectif est de présenter le dossier au Conseil communal en octobre. S’agissant d’un PPA, c’est en effet le Conseil, dans un premier temps, qui devra statuer sur les oppositions, avant que le dossier passe aux mains des services cantonaux. Il n’est pas exclu que certains opposants veuillent faire valoir leurs droits devant les tribunaux, notamment à la Cour de droit administratif du Tribunal cantonal. Une telle action sera possible seulement après la détermination des services cantonaux.»

Montchoisi et Chantemerle

La solution «provisoire à moyen terme» des containers de Montchoisi doit être complètement opérationnelle à la rentrée d’août. Elle repose sur le choix fait par l’exécutif de consacrer dorénavant Montchoisi uniquement au secondaire, le degré primaire étant lui logé dans l’actuel collège de Chantemerle. Lequel est d’ailleurs actuellement aussi en travaux avec un objectif d’achèvement fixé à juillet 2015. En parallèle, l’extension de Montchoisi est à l’étude. Une chose est connue: l’agrandissement se fera sur la portion des jardins qui se trouvent derrière le bâtiment actuel, sur des surfaces qui sont déjà régies par un PPA existant. Une façon de procéder qui permet de ne pas passer deux ans au moins sur la conception et l’adoption d’un nouveau PPA qui retarderait d’autant le chantier. «Ce projet coûtera très cher et il ne sera sans doute pas entièrement réalisé durant l’actuelle législature», précise Henri Germond, qui pour l’instant ne s’exprime pas sur l’ampleur chiffrée de l’investissement.

UAPE au centre-ville ?

Pour faire face aux besoins réels et futurs en la matière, exprimés tant par les parents que par les usagers, une étude est en cours pour «rapatrier» l’UAPE au centre de la localité. Un tel déplacement permettrait de redonner de la surface à Chantemerle et surtout de doubler les capacités actuelles d’accueil. «Un tel investissement sera aussi important et il découlera d’un vrai choix de société», note Henri Germond.

Nouvel EMS à Orbe ?

Orbe estimerait utile de pouvoir offrir sur son territoire les services d’un EMS. Une étude est en cours pour la création d’un tel établissement qui comporterait 80 lits. Ce total inclurait la reprise d’un certain nombre de lits actuellement disponibles ailleurs. L’étude réunit la Commune, le Canton et une Fondation qui envisage la construction de l’EMS. La Municipalité soutient ce projet qui, pour l’instant, est encore au stade de la définition exacte des engagements et des responsabilités.

Place de la Gare

«Nous devons réfléchir à cette place en fonction de différents critères, mais en tenant compte de l’arrivée du RER» explique Henri Germond. Une étude est en route depuis le début de l’année avec en particulier une question à résoudre: future place de la Gare ouverte ou couverte? Le Canton, qui participe aussi au financement de l’étude est impliqué dans cette réflexion. L’idée de la route bleue et de la conversion du site en une véritable gare routière est au centre des préoccupations des acteurs de l’étude. De toute évidence, un partenariat public-privé sera envisagé, avec dans l’idée aussi la possibilité pour de nouveaux petits commerces d’ouvrir des arcades qui seraient comme autant d’appels au public à venir au centre-ville aussi.

Chauffage à bois à distance

Dans le cadre des extensions de Montchoisi et Chantemerle, une réflexion générale sur le chauffage à bois à distance est conduite, ceci en collaboration avec des partenaires privés producteurs d’énergie. Actuellement, les questions de dimensionnement et de faisabilité sont à l’étude, étant précisé que la possibilité de branchement de particuliers sur un futur réseau est aussi incluse dans les réflexions. «Avec ses forêts exploitées au travers du Triage du Suchet, Orbe pourrait en effet optimiser ses richesses avec une protection de l’environnement intelligente», explique Henri Germond.

Autant de dossiers qui occupent plus qu’à plein temps l’équipe de 4 professionnels qui secondent le municipal en charge d’un dicastère important dans une période de développement volontariste.