Vue générale du bâtiment et de la retenue actuelle.

La Foulaz : un projet vert novateur

Historique

À quelques centaines de mètres en aval du Musée du fer, au fil de l’Orbe, se trouve un ancien bâtiment industriel qui utilisait déjà la production hydraulique d’énergie en 1657, pour les besoins d’une fabrique de clouterie. Devenue tannerie, battoir, scierie, puis fabrique de rasoirs et de limes au fil des ans, l’ancienne roue à aubes du complexe fut remplacée plusieurs fois par des turbines. Depuis 1911, l’ensemble changea d’affectation et fut utilisé pour la fabrication de boîtiers de montres et de pierres d’horlogerie, ceci jusque dans les années 1970. A partir de là, le bâtiment fut transformé en appartements et en ateliers artisanaux. En 1997, une équipe de passionnés imagine de réhabiliter la production de courant au moyen de nouvelles installations. A l’époque toutefois, les puissances possibles rendaient le projet non viable économiquement. La technologie ayant changé et les conditions-cadres aussi, le projet est repris en 2007. C’est courant 2008 qu’une société anonyme est créée pour racheter les immeubles auxquels est rattaché un droit d’eau non limité dans le temps.

Nouveau projet

Les initiateurs envisagent de modifier les batardeaux existants, d’installer une vanne à clapet, de construire un canal latéral plus large pour pouvoir y installer des turbines en siphon et de prévoir une échelle à poissons, dispositif qui n’existe pas à l’heure actuelle. Les débits mesurables sur l’Orbe sont très variables en fonction des saisons. A la Foulaz cependant, un volume turbinable de 175 millions de m3 par an est disponible en respectant les équilibres écologiques et les besoins des autres installations environnantes (STEP, canal du Musée du fer notamment). Compte tenu de la dénivellation qui n’excède pas 3 mètres, le choix de turbines axiales en siphon développées par Mhylab à Montcherand s’impose. Le nombre idéal est de trois engins d’une capacité de 3,3 m3 par seconde. L’important point de la gestion des crues est quant à lui géré par le système de vanne à clapet et de vannes télécommandées sur les canaux latéraux (STEP et canal latéral). Concernant l’échelle à poissons, une longueur de l’ordre de 32 mètres est prévue pour en limiter autant que possible la pente. A relever que cet endroit est actuellement le seul qui empêche les poissons de remonter le courant entre le Day et la Dernier.

Avantages du projet

Outre l’échelle à poissons qui n’existe pas et sans compter les aspects énergétiques, les nouvelles installations permettront de garantir le bon fonctionnement des roues du Musée et de limiter au maximum les problèmes d’érosion des berges dus aux fréquents turbinages de la Centrale de la Dernier. Les inondations des chemins pédestres en bordure de l’Orbe seront aussi évitées.

Énergie et mise en oeuvre

La production électrique annuelle attendue, calculée par les experts est de l’ordre de 725 000 kWh. Annoncé en 2008 à Swissgrid, le projet pourra bénéficier de la RPC avec un tarif garanti sur 25 ans. Le projet a obtenu son permis de construire après enquête, ceci sans aucune opposition. L’ancien droit d’eau illimité dans le temps a été légèrement amplifié par les services du Canton et remplacé par une concession d’une durée de 60 ans. Il y a deux mois environ que le dossier est bouclé sur le plan des diverses autorisations et que les initiateurs vont pouvoir passer à la phase de réalisation. Si l’on tient compte d’un chiffre moyen de consommation électrique de 4’500 kWh par année pour un ménage, ce sont donc plus de 155 ménages qui pourraient être annuellement entièrement alimentés par cette énergie verte nouvelle. Le projet prévoit en effet le branchement du système de production au réseau de VO Energies.

Encore un beau projet d’énergie douce dans la vallée.

La batteuse soulève beaucoup de poussière, mais ne garde que les grains, riches en acides gras mono-insaturés, en Oméga 6 et Oméga 3.

Les moissons: étonnés en bien !

D’abord il y a eu ceux qui ont eu la chance de récolter les orges avant l’orage. Puis ceux qui ont vu leurs récoltes ravagées par la grêle. Ensuite, les cultivateurs ont piaffé derrière leur fenêtre en espérant la fin de la pluie (environ 100 l./m2), désespérant de voir les épis et la paille noircir…

Enfin le soleil est revenu

Dès lors, ça a été la course contre la montre, car la météo annonçait à nouveau de la pluie et des orages pour la fin de la semaine passée. Du matin au soir, le plus tard possible avant la rosée, les moissonneuses ont mené le bal avec tracteurs et chars. Qui n’a pas tempêté sur la route car il se retrouvait derrière un convoi qui allait trop lentement à son goût? Car, sitôt l’orge, le colza ou le blé moissonné, les cultivateurs devaient jouer des coudes pour aller livrer leurs précieuses récoltes dans l’un ou l’autre des centres collecteurs.

Débordés

Les centres collecteurs de céréales ont tourné quasi 24 heures sur 24, tout le monde était sur le pont. Certains ont eu des pannes, forçant les agriculteurs à livrer ailleurs, d’autres ont eu des malades qu’il a fallu remplacer au pied levé. Mais en règle générale, tout se passe bien et les paysans n’attendent pas beaucoup, le programme joue bien. Selon un relevé le 21 juillet, toutes les orges, le 75% du colza et le 25% du blé sont rentrés.

Déçus en bien comme disent les vaudois!

Les centres collecteurs ont reçu trois qualités d’orges: 25% est assez lourd, entre 68 et 71 kilos à l’hectolitre, 40% entre 66 à 68 kg/hl, et le reste 62 à 65 kg/hl. Le rendement oscille de 60 quintaux/hectare pour l’extensif à plus de 100 q/ha pour l’intensif. Rappelons que la culture extensive apporte moins d’azote et d’engrais organique et renonce au traitement pour raccourcir la tige. Ceci évite la verse des plants, les céréales couchées ont tendance à germer et sont difficiles à récolter.

Résultats

Le colza est rentré relativement bien sec (6,5 à 9% d’humidité). Les rendements sont bons à très bons entre 35 et 45 q/ha.
Les blés sont de bonne qualité, de 80 et 85 kg/hl avec 12 à 14.5% d’humidité et un rendement de 70 à 85 q/ha. Les résultats sont donc encourageants pour les parcelles qui n’ont pas eu la grêle. Dans certaines régions, les céréales, qu’elles soient panifiables ou «biscuit», sont déclassées en fourragères à cause des grains germés (mesure du centre collecteur: le temps de chute se situe en dessous de 180).

La nature dicte sa loi et les cultivateurs ne peuvent que faire avec, se dépêcher ou ronger son frein et ceci que ce soit dimanche ou non, pour assurer notre pain quotidien. Remercions-les, même s’ils sont sur la route, c’est pour notre alimentation de demain.

L’Omnibus prend des vacances

Dès le 24 juillet et jusqu’au 17 août, la majeure partie de l'équipe de l'Omnibus est en vacances.

Le bureau est fermé et votre hebdomadaire ne paraitra donc pas les 1er, 8 et 15 août. En revanche vous recevrez demain, comme d'habitude, l'édition du 25 juillet

Nous vous remercions de votre confiance, et souhaitons de très bonnes vacances à toutes celles et ceux qui peuvent en prendre.

Aux autres, nous souhaitons un très bel été.

Pour les urgences, une permanence est assurée et vous pouvez ainsi nous atteindre durant toute la période en question à travers nos adresses mail de contact.

Les rois, depuis la gauche, Xavier Greppin, Olivier Delay, Lionel Bovay et Julien Valceschini.

Montcherand: l’Abbaye des Volontaires en réjouissance

De la diane à la rentrée des drapeaux, la fête fut belle, avec au programme, bonne humeur, joie et convivialité.

Samedi dès cinq heures, sonnerie de la diane pour appeler les habitants de Montcherand aux festivités de la traditionnelle fête bisannuelle de L’Abbaye des Volontaires.
Après la prise des drapeaux, départ en cortège pour participer à l’assemblée sous la cantine.

Ce sont 111 membres, couverts du rituel canotier et brassard au bras gauche qui ont accepté dix nouveaux membres présentés par l’Abbé-président Etienne Weber, ce qui amène l’effectif à 157 membres. Après les délibérations, départ pour se rendre au stand proche afin d’effectuer les tirs sur différentes cibles mises en compétition.
La participation a été réjouissante avec 101 tireurs qui ont rivalisé d’adresse, et, le tir réservé aux dames qui a vu une participation record de 59 concurrentes.

Résultats des tirs

Cible Abbaye, 1er roi Xavier Greppin 351 points, 2e roi Olivier Delay coup centré 100/78. Cible Volontaires, Xavier Greppin 516 points, 3e roi Lionel Bovay 501 points et Etienne Weber 493 points. Cible Jura, 4e roi Julien Valceschini 788 points. Cible des dames, 1ère Justine Sanchez 380 points, 2e Anva Bachmann 368 points 3e Nicole Maubert 366 points. Cible des jeunes, 1er Timothée Martin avec 37 points devant Julien Gaillard 35 points.
Dimanche, suite des festivités, avec le culte sur le préau de l’église, verrée de l’Abbé, banquet et partie officielle. Sous l’égide du major de table Jean-Michel Reguin, se sont exprimés, J.-P. Grin Conseiller National, Jacques Nicolet, président du Grand Conseil, Jean-François Tosetti, municipal, ainsi que Charles-Henri Kohli représentant des Abbayes vaudoises.

En fin d’après-midi, cortège humoristico-folklorique et dernière verrée offerte par la commune à la cantine. Lundi, place à la journée de la jeunesse avec le traditionnel ramassage des «oeufs» et, de terminer sous la cantine pour déguster la soupe aux pois.

Vue de l’intérieur du parc - Photomontage.

Parc éolien Sur Grati: des oppositions attendues

Au terme de la procédure de mise à l’enquête qui s’est terminée le 7 juillet au soir, les communes de Vallorbe, Premier et Vaulion ont dénombré 24 oppositions aux différents actes du projet soumis à l’examen.

La plupart sont des oppositions globales, à savoir qu’elles ne distinguent pas le PPA proprement dit des machines mises à l’enquête conjointement. Elles comportent au total 219 signatures. Cette différence entre le nombre d’oppositions formelles et le nombre de signatures provient de la typologie des signataires. On peut classer les oppositions en trois grandes familles: celles des ONG, comme Pro Natura, Birdlife, Helvetia Nostra de Franz Weber, celles des associations comme Paysage Libre Vaud ou sa section locale SOS Jura Vaud-Sud, «constituée pour contrer les trois principaux projets que sont Mollendruz, Sur Grati et Bel Coster» et enfin celles d’une série de particuliers. «Devant un tel projet, nous étions parfaitement conscients du fait qu’un certain nombre d’oppositions allaient être déposées», explique le syndic de Vallorbe Stéphane Costantini.

Volonté de transparence et d’ouverture saluée

«Nous nous réjouissons donc qu’au terme d’un processus particulièrement ouvert et salué comme tel par certaines des ONG qui s’opposent au projet, la voix du citoyen puisse se faire entendre. A noter que le WWF a salué l’ouverture pratiquée par les promoteurs du projet, auquel il ne s’oppose pas, mais sur lequel il a formulé quelques remarques. Nous allons maintenant prendre le temps d’étudier de près chaque opposition.

Certaines comportent peut-être des éléments auxquels nous n’avons pas pensé ou des considérations pertinentes. Une fois ce travail effectué, nous préparerons le dossier pour sa présentation aux Conseils communaux de Vaulion et de Vallorbe et au Conseil général de Premier. Car ce sont les élus locaux qui, en effet, devront se prononcer sur le PPA. Ce n’est qu’une fois l’accord des Conseils recueilli que le dossier pourra partir au canton, pour que ce dernier donne son aval final. Cet aval est de compétence cantonale, s’agissant d’un PPA et surtout s’agissant d’un projet de parc éolien. Le dossier devrait pouvoir être présenté aux Conseils en fin d‘année 2014.»

Le canton a entrepris une étude globale sur l’impact des projets de parcs éoliens. C’est en particulier à l’aune des futurs résultats de cette étude que seront sans doute jugées les oppositions au parc «Sur Grati.

Jacques Nicolet

Lignerolle: Jacques Nicolet préside le Grand Conseil

C’est mardi 1er juillet que Jacques Nicolet a été élu à la présidence du Grand Conseil à cette occasion. Il a bien voulu consacrer un moment à l’Omnibus, malgré un emploi du temps déjà très chargé.

Jacques Nicolet est le premier élu de la région porté à la présidence du Grand Conseil depuis la création du district Jura Nord vaudois. Avant lui, dans l’ancien district d’Orbe, on évoque un président dans les années 1960 et pour l’ancien district d’Yverdon un autre dans les années 1990. C’est dire si une telle élection au perchoir du législatif cantonal comme premier citoyen vaudois est rare dans la région. Jacques Nicolet, 49 ans, est originaire de Lignerolle et y vit depuis toujours. Séparé, il a 4 enfants, 3 filles et un garçon. Ce dernier exploite le domaine familial avec son père et probablement plutôt en solo, durant l’année à venir, compte tenu de l’emploi du temps d’un président du Grand Conseil. L’une des ses filles a elle-même 3 filles.

Virus politique ou goût de servir

«J’ai très tôt ressenti le devoir et l’envie de me mettre au service de la population de cette région et singulièrement de ma commune, explique Jacques Nicolet. À 20 ans, je suis entré au Conseil communal, puis à la Municipalité à 28 ans. J’y siège toujours, avec le dicastère des forêts et domaines depuis 2010, après une pause de 5 ans. Quant au Grand Conseil, j’y ai fait mon entrée en 2008, remplaçant Jean-Pierre Gaudard qui avait démissionné pour raisons de santé.» Un parcours rapide pour un homme décidé qui sait ce qu’il se veut. Quand on lui fait remarquer que, comme président, il va devoir ne pas prendre parti durant un an, il sourit et admet que mettre un peu la sourdine ne lui sera pas désagréable. Ne pas «faire de politique» pendant un an ne le préoccupe pas, car il considère la charge à laquelle il vient d’accéder non pas comme une fonction politicienne, mais comme la responsabilité de faire fonctionner un tout, en particulier un bureau qui est une sorte de «mini exécutif du législatif».

L’importance du bureau

«Chaque président donne une impulsion particulière au bureau du Grand Conseil, il y met sa patte. Je ne vais pas remplacer Laurent Wehrli, mais lui succéder dans la fonction, avec mon style, qui s’inspirera de ce que mes prédécesseurs ont fait, explique Jacques Nicolet. Le bureau est un rouage essentiel au bon fonctionnement du législatif cantonal. Nous disposons d’un excellent support professionnel avec le secrétariat général, mais la cohésion qui anime tous les membres du bureau est essentielle. On peut dire qu’on y fait presque abstraction de sa propre couleur politique pour se consacrer au concret», ajoute-t-il.

Une charge sur trois plans

Sur la fonction proprement dite, Jacques Nicolet nous répond: «La présidence se résume à une fonction qui s’exerce sur 3 plans: la conduite du bureau, car un bureau de qualité sera le gage d’un travail parlementaire de qualité; la présidence des débats, essentiellement axée sur la bonne tenue des débats et la rigueur dans l’application des règles qui les gouvernent et enfin, les tâches de représentation, qui sont aussi d’une grande importance. La présence du président du Grand Conseil en de nombreux lieux et manifestations auxquels il est invité témoigne de l’importance que le parlement accorde à chaque partie du canton, et à nombre de sociétés locales ou régionales ou d’organismes ou entités en tout genre. Cette présence est un moyen de maintenir un lien essentiel entre les populations et les organes supérieurs de décision du canton.

Au menu

Parmi les dossiers qui attendent Jacques Nicolet durant cette année figurent entre autres une révision de la loi sur les débits de boisson et l’apurement de près de 50 objets sur 170 anciennes interpellations ou autres qui n’ont jamais reçu de réponse formelle et qu’il convient de mettre à jour. La modification de la loi d’exécution pénale sera aussi à l’ordre du jour, comme suite à l’affaire Marie, ainsi qu’un rapport intermédiaire sur l’avenir de la formation agricole dans le canton, comme suite à un postulat qu’il a lui-même déposé en son temps. La législation sur la pédagogie spécialisée sera également revue, de même que de nombreux objets concernant les investissements routiers ou des réparations de tronçons de route. La RC 177 vers Aclens donnera sans doute lieu à des discussions. La mise en oeuvre de la LAT et d’une façon générale, l’aménagement du territoire, figureront aussi au programme.

Lignerolle en fête le 2 septembre

Jacques Nicolet se réjouit à l’idée de pouvoir fêter début septembre cette accession à la plus haute marche cantonale dans son village qui s’y prépare depuis longtemps. «Voir et rencontrer des gens est toujours un plaisir et un enrichissement pour moi», conclut-il.

Le cortège dans les rues de Chavornay.

Chavornay: couronnes, danses et parades

La fête de l’Abbaye Union et Paix a battu son plein en ce premier week-end ensoleillé de juillet. Après le concours de tirs au stand d’Entre-deux-Ruz, les lauréats ont été couronnés rois devant l’église de Chavornay.

Abbé-président de l’Abbaye Union et Paix, Yann Spring a prononcé un discours de bienvenue et adressé ses félicitations, puis a énuméré les résultats.

Comme le veut la tradition, les rois ont entamé quelques pas de danse au bras des charmantes demoiselles d’honneur et au son des notes de musique de la fanfare «La Lyre-L’Espérance de Chavornay-Bavois». Ensuite, tous ont paradé à travers le village accompagnés du public venu nombreux pour l’occasion.

Le lendemain, après le culte dominical, le cortège a serpenté de plus belle à travers les rues de Chavornay pour se diriger à la salle polyvalente où les attendaient banquet et remise des prix. En fin d’après-midi, les participants ont défilé à nouveau dans leurs beaux costumes, toujours réjouis par la musique et entourés des  villageois.
Lundi, les festivités ont suivi leur cours puis,au terme de la fête, la reddition du drapeau à la Maison de Commune a clôturé la cérémonie.

Le Musée du fer et du chemin de fer.

Vallorbe: le Musée du fer tient son chef d’exploitation

Après de multiples rebondissements, c’est à une très grande majorité que le délibérant de la cité du fer, placé lundi pour la dernière fois sous la présidence de Noureddine Ghennoune, a décidé d’octroyer un crédit annuel supplémentaire de Fr. 80 000.– à la fondation des Grandes Forges pour lui permettre d’engager un chef d’exploitation à plein temps pour le Musée du fer.

Épilogue heureux d’un chassé-croisé qui aura duré des mois, avant tout en raison d’une définition initiale du poste à pourvoir par trop imprécise et ambitieuse.

Du côté des comptes 2013, la Municipalité a reçu un «satisfecit» de la part du Conseil. Ils ont en effet été approuvés à l’unanimité. Avec un léger excédent de recettes techniques sur un total de recettes et dépenses de 19 millions de francs, la commune a retrouvé une situation financière appréciable. Sa marge d’autofinancement a doublé par rapport à 2012 pour se situer à plus de 3 millions de francs et tous les voyants sont au vert, notamment en raison d’un marché des capitaux toujours très avantageux. De solides provisions supplémentaires ont pu être comptabilisées. Cette embellie financière provient essentiellement d’une hausse du produit des impôts et de la bonne santé économique et immobilière locale, alliées à une gestion rigoureuse.

Le Conseil a encore accepté un crédit d’étude de Fr. 439 000.– pour la réalisation d’un PPA «Le Bugnon», aux alentours de la déchetterie et de la gravière qu’il va s’agir de remblayer à terme. Ainsi qu’un crédit de Fr. 298 000.– pour remplacer les canalisations d’eau potable et l’éclairage public au chemin des Champs-de-la-Croix.

Au chapitre des élections statutaires, c’est Yann Jaillet, du parti libéral radical, qui occupera le fauteuil du président dès la prochaine séance: il a été élu par 40 voix sur 44 bulletins délivrés. Le président sortant Noureddine Ghennoune a délivré un court message de remerciements à celles et ceux qui l’ont aidé durant son année de fonction et a souhaité bonne route à son successeur.

Le président sortant Nicolas Frey remet la clé de la ville à Jean-Marc Bezençon.

Orbe: dernière séance pour Nicolas Frey

Après l’assermentation de Alexia Verdon Joseph (PLR), le point sur la réponse à l’interpellation sur la politique de la mise en oeuvre de l’élimination des déchets a été reporté. Tous les autres points ont été acceptés.

Un préavis d’urgence concernant le PPA «Taborneires-Ducats-Passon» a été accepté pour compléter celui de fin 2013. Un rapport d’impact sur l’environnement devant y être joint.

Comptes 2013

L’exercice se termine mieux que prévu, avec un déficit de Fr. 390 721.98 au lieu des Fr. 918 110.– prévus. Il semble que les inquiétudes nées d’une prévision budgétaire négative ont été prises en compte et ont permis un résultat proche de l’équilibre. On peut noter que les dépenses occasionnées par la mise en place des zones 30 km/h et la réfection du chemin de Rive ont été prises en compte sur l’exercice et n’étaient pas au budget.

La commission de gestion, dans son rapport, a émis des vœux et observations qui sont ou seront mis en application par la Municipalité. Ce sont notamment la décoration de Noël, le chemin des Présidents, le revêtement du trottoir route de Chavornay, le nettoyage des lampadaires, un trottoir en couleur dans le virage de la Tournelle, les structures de l’UAPE, etc.

Nos chères rues

Un crédit de Fr. 290 000.– a été octroyé à la Municipalité pour la mise en séparatif de la rue du Moulinet-Sud et Fr. 54 000.– pour une étude du tonnage, qui devra fournir une cartographie précise de l’état des routes de la ville. Un crédit de Fr. 43 000.– est encore accepté pour remplacer une camionnette à la Voirie.

Le plus gros point du jour était la pétition Claudine Baudin sur la zone 20 km/h de la rue Sainte-Claire. La lettre de la délégation, qui a rencontré le municipal Pierre Mercier, a été lue. Celle-là y a exprimé son insatisfaction de n’avoir pas eu un «dialogue serein et constructif», l’un parlant de l’inversion du trafic et l’autre de la régulation de la vitesse dans la zone de rencontre. Le Conseil a accepté la prise en compte de la pétition et chargé la Municipalité de liquider l’affaire, sur la base des recommandations de la commission (dépose de bacs à fleurs, pose d’un radar pédagogique et inscription au sol de la limitation à 20 km/h).

Bureau 2014-2015

Jean-Marc Bezençon (PS) est élu président du Conseil par 51 voix, Pierre-Alain Wieland (PLR) est 1er vice-président et Philippe Cochard (UL) 2e vice-président. Les scrutateurs sont André Bally et Christophe Hunziker.

À la question de François Maréchal sur le RER, Jacques-André Mayor a indiqué qu’il est trop tôt pour dire ce qu’il en est. Il a l’espoir que la planification ne change pas, mais la cadence ne sera peut-être pas tout de suite à la demi-heure.

Le président sortant a remercié la secrétaire et l’huissier pour leur aide précieuse ainsi que les membres du Bureau et les conseillers avant de les inviter à partager un moment convivial au caveau.

L’hélicoptère va se poser

Vallorbe: un blessé grave en forêt, pour un exercice

Les métiers de la forêt et singulièrement celui de bûcheron sont des métiers à risque. C’est pour tenir compte de cette réalité que des exercices de sécurité grandeur nature sont régulièrement mis en place, «au moins une fois par année» expliquait le garde-forestier Dominique Favre mercredi passé, dans une portion des forêts vallorbières où un tel exercice se déroulait précisément, en présence notamment du municipal des forêts Christophe Schwerzmann et de l’inspecteur des forêts de l’arrondissement Pascal Croisier. A relever que ce type de journées consacrées à la sécurité constituent un investissement important pour les employeurs, lesquels y consentent volontiers par respect pur et simple des hommes de la forêt.

Scénario classique

L’exercice auquel l’Omnibus a pu assister est assez classique. Un forestier perd l’équilibre, tombe et un arbre que d’autres de ses collègues sont en train d’abattre le percute. Gravement blessé, ses camarades doivent prendre les mesures adéquates pour lui porter secours au plus vite. L’exercice de mercredi passé a montré plusieurs aspects concrets de ce genre de situations, en particulier ceux de la difficulté à se mouvoir en forêt et celui des délais, toujours beaucoup plus long qu’on l’imaginait. La forêt n’est pas hostile, elle ne ressemble simplement pas à une route goudronnée. Dans le bruit ambiant des tronçonneuses, il est déjà particulièrement difficile d’entendre les appels à l’aide. Une fois ceux-ci perçus, rejoindre l’endroit où se trouve le blessé prend du temps. Dès que l’alarme est donnée, le temps lui aussi ne paraît pas seulement long : il l’est, en réalité.

Cascade d’intervenants

Dans le cadre de l’exercice vallorbier, tant les premiers répondants que les ambulanciers et la REGA ont été alertés. L’hélicoptère basé à Lausanne est arrivé rapidement. Mais son pilote a jugé qu’un hélitreuillage sécurisé n’était pas possible depuis le fameux point H, celui où se trouve le blessé. C’est donc dans une clairière en contrebas de ce point que l’aéronef s’est posé. Avec à son bord, outre le pilote, un médecin et un infirmier. Ces derniers se sont rendus vers le blessé pour lui prodiguer les premiers secours et examiner son état général. Dans le même temps approximativement, les premiers répondants sont intervenus, de même que l’ambulance. Dans le scénario de l’exercice, le blessé devait être ramené en hélicoptère au CHUV compte tenu de la nature de ses blessures.

Cet exercice, qui a duré une bonne partie de l’après-midi, débriefing compris, a été précédé par une matinée de théorie et de partage d’expériences vécues, qui ont été des moments forts, si l’on en croit les témoignages.