Pierre-Alain Gachet (président Codir Ajoval) - Janine Raynaud (présidente conseil intercommunal Ajoval) et Claude Borgeaud (directeur Ajoval).

AJOVAL et ARAS: économie effectuée

C’est au Sentier que les communes ont été convoquées pour ces assemblées intercommunales. Concernant l’Ajoval en 2013, 567 enfants ont fréquenté les garderies de Chavornay, Le Sentier, Orbe et Vallorbe.

Ils étaient 633 à être accueillis par des mamans de jour dont le nombre a un peu diminué, mais, en revanche, pas la quantité d’heures effectuées. Sur le plan comptable, une économie de près de Fr. 300 000.– a été réalisée, ce qui permettra de rendre un peu plus de cinq francs par habitant aux communes. Les parents paient le 44% de la facture proche de dix millions de francs, les communes assument le tiers, le restant provient de recettes diverses et de la FAJE (Fondation pour l’accueil de jour des enfants). L’introduction du RDU (Revenu Déterminant Unifié) pourrait changer un peu ces proportions dès 2015. Ce nouveau système permettra d’uniformiser la prise en compte des revenus des familles pour déterminer le coût de garde par enfant. On notera encore que Madeleine Guyon (Vaulion) entre au comité directeur en lieu et place de Catherine Gringet (Les Clées).

Progression stabilisée

L’association Régionale de l’Action Sociale n’a pas enregistré de déficit comptable par rapport au budget dans la mesure où charges et recettes ont un peu augmenté en se compensant. Relevons que la progression de l’assistanat n’a pas pris l’ascenseur, comme on pouvait le redouter dans le cadre de la facture sociale aux communes. La stabilité devrait être encore de mise puisque le Canton prendra en charge l’essentiel des PC familles, qui servent à compenser le salaire d’une personne qui retrouvrait de l’emploi à un salaire moindre par rapport au précédent.

Amélioration relative

Au terme de cette assemblée, une représentante de l’Office des curatelles et tutelles (qui a remplacé le tuteur général), Katiuska Stekel, a informé les délégués sur les nouvelles dispositions. Des curateurs professionnels ont été engagés: 42 pour traiter les 1 700 dossiers d’adultes dont 23% proviennent de notre région y compris le Gros-de-Vaud, et 18% pour les 600 enfants épaulés. Si l’on doit se réjouir de cette professionnalisation, la justice de paix peut toujours désigner des curateurs parmi la population dont les pouvoirs sont précisés en fonction des aptitudes de la pupille que l’on encourage à conserver une certaine autonomie.

Pour le reste, rien n’a vraiment changé et ces désignations d’office ne sont pas toujours heureuses. D’autant plus que les rémunérations sont demeurées identiques sans que l’on ait procédé à une meilleure répartition de cette manne qui est diverse en fonction de la fortune de la personne aidée!

Les travaux sont repartis pour Ballaigues Village ouvert

Ballaigues: la STEP locale à l’examen

«J’ai enfin des nouvelles du projet de règlement du Conseil», a indiqué en préambule le syndic Raphaël Darbellay, lors de la séance du conseil communal de Ballaigues lundi, sous la présidence de Frédéric Santschi. «Après son élaboration par la commission, il est revenu du Service des communes et du logement. Le juriste chargé de son examen a formulé 15 remarques, et invite la commission à en tenir compte. Après quoi le projet… retournera dans les services de l’État pour un nouvel examen pour ensuite revenir à Ballaigues. C’est donc dire que nous avons encore du temps devant nous avant de pouvoir l’examiner en plénum et le voter», a-t-il encore ajouté.

Sur un autre sujet en revanche, la situation administrative s’est presque miraculeusement débloquée. Après une discussion récente à Bavois lors des journées des énergies douces avec le conseiller national Roger Nordmann, dans laquelle le syndic lui a indiqué «que l’ennemi de l’énergie verte, c’étaient les méandres administratifs et non les opposants», ce dernier est intervenu dans les 48 heures auprès de la conseillère d’État Jacqueline de Quattro. Résultat: le dossier des éoliennes du Bel-Coster est débloqué et peut être soumis enfin à l’examen complet.

Changeant de sujet, le délibérant a voté un crédit de Fr. 30 000.– pour l’examen de la STEP, construite en 1976, et qui donne des signes de fatigue assez évidents, notamment au niveau de l’élimination des graisses. L’étude commandée devra faire l’état de la situation et préconiser une nouvelle STEP ou un branchement à celle de Vallorbe, éventuellement même à celle d’Orbe. Le dépôt des comptes 2013, sur lesquels on reviendra lors de leur examen, laisse un syndic heureux. L’exercice 2013 a été excellent, il est encore une fois en excédent, malgré le budget négatif. Le résultat provient des très bonnes performances des industries locales et d’une croissance aussi de l’impôt sur le revenu des personnes physiques, qui était resté stable depuis 3 exercices au moins. En fin de séance, le président Frédéric Santschi a encore lancé un appel pour que le 100e anniversaire de la Lyre en juin soit bien suivi et se transforme en très belle fête.

Pourquoi faire simple

La fabrication des règlements communaux en Pays de Vaud laisse songeur. L’examen d’un premier projet communal élaboré longuement par une commission du conseil, sur la base d’un règlement standard produit par le canton, prend de très longs mois dans les services du canton. Il en ressort meurtri par les soins attentifs du juriste de service, qui devra de toute façon le reprendre après le 2e examen par la commission. Qui devra elle, façonner ensuite un projet supplémentaire, lequel sera nécessairement amendé par le Conseil et devra donc retourner encore au canton avant l’hypothétique bénédiction finale. Tout ça pour préserver une utopie de restant d’autonomie communale, ça fait beaucoup de temps et donc d’argent qui passe par les fenêtres. L’usage imposé d’un règlement type serait au final nettement moins coûteux et ne changerait pas la face du monde au quotidien.

Des experts made in Orbe.

Orbe: de futurs consommateurs responsables

Sous l’impulsion de Caroline Desponds, enseignante secondaire à Orbe, des élèves se sont mutés en experts pendant leur cours de sciences. Dans le cadre du concours lancé par la FRC, fédération romande des consommateurs, ils ont choisi de tester des bonbons, des vernis à ongles ou du dentifrice. L’équipe de jeunes, qui a opté de s’intéresser aux gels pour les cheveux, a même eu l’occasion de vivre un tournage pour l’émission «A bon entendeur», émission sur RTSun et partenaire de cette action pédagogique. Une belle expérience qui mettait en valeur un travail de longue haleine. En effet de novembre à mars, ils ont dû constituer tout un dossier digne des comparatifs professionnels élaborés par la presse spécialisée.

Un travail d’équipe

A raison de deux heures hebdomadaires, chacun met ses compétences en avant, que ce soit pour détailler les étiquetages, faire les tests et introduire les résultats dans l’ordinateur. Même si le cadre était bien défini, ils ont fait preuve de créativité et ont eu une grande liberté dans le choix des critères, les questions à se poser et les justifier. Des méthodes originales ont également été trouvées pour simuler de fortes pluies ou l’inflammabilité entre autres. Caroline Desponds est fière de leur travail et de leur implication tout au long de cette enquête. Les gagnants du concours seront connus mardi 20 mai lors de l’émission «A bon entendeur». Si le jury n’aura pas décerné la palme aux Urbigels, ils auront au moins appris à être plus critiques face aux choix de gels dans le commerce.

Les lauréats

Les lauréats de la deuxième édition « Les experts de demain » se sont vus décerner leur prix mardi dernier lors de l’émission « A bon entendeur » . Parmi les septante classes de toute la Suisse romande, trois dossiers ont retenu plus particulièrement l’attention d’un jury professionnel, tel que Lionel Cretigny, responsable des tests comparatifs pour la FRC, mais également doté d’une pointe d’humour avec les deux Vincent, Kucholl et Veillon, chroniqueurs de « 120 secondes » sur Couleur3. Les élèves d’Echallens ont reçu la palme d’or avec leur étude sur les sparadraps. Les boissons au Cola décortiquées par Crissier se retrouvent sur la deuxième marche du podium et enfin la crème fouettée par la classe de Cugy. Que ce soit de l’avis des enseignants ou des organisateurs, tous les jeunes ont fait preuve de pertinence, de créativité et ont su argumenter leur conclusion. Désormais, ils auront un œil plus critique avant de remplir leur panier.

Une grande partie de la Municipalité accompagnant la 4000e habitante de Chavornay, Nina Vuillemin dans les bras de sa maman sous le regard de son papa.

Chavornay: plus de 4000 habitants

Avec sa jolie petite frimousse, affichant un sourire timide, la nouvelle habitante de Chavornay avait des airs perdus ce samedi 10 mai. En effet, du haut de ses 19 mois, elle ne s’est peut-être pas vraiment rendu compte qu’elle était fêtée par les autorités de sa nouvelle commune. Eh oui! depuis le 1er avril dernier, la petite Nina Vuillemin devenait une vedette chez les Corbeaux en étant la 4000e personne à venir s’installer dans le village.

Animée par la société de musique La Lyre & L’Espérance, la réception, organisée depuis quelques années par la commune, pour accueillir les nouveaux habitants et nouveaux bourgeois, est devenue un rendez-vous inéluctable pour la municipalité et les sociétés locales qui tour à tour se sont présentées à ces Corbeaux nouvellement établis. Il faut révéler qu’ils étaient 130 à venir gonfler les chiffres communaux et une dizaine de familles ont adopté une nouvelle origine en devenant bourgeois de Chavornay.

Après la présentation des dicastères et des nombreuses associations qui animent la vie du village, l’apéritif rituel, auquel chacun était convié, est venu conclure cette manifestation.

Sarah Mottaz.

Orbe: bienvenue à Articom

Au début du mois d’avril, une assemblée générale extraordinaire votait la dissolution de la Sicup, la société des industriels et commerçants de la localité. Dans la foulée, les membres présents décidaient de la création d’une nouvelle association. Ils abrogeaient du même coup des statuts et désignaient un comité. Ce dernier sera dirigé par Sarah Mottaz (Boutique au ô p’tit bout et MPM) qui sera secondée par Marie-Christine Aubert (Boutique Différemment). La trésorerie sera assumée par Serge Picard (Picard Mode), Catherine Engdahl (Droguerie Engdahl) s’occupera du secrétariat aux PV et la Vaudoise Assurances a proposé ses services pour le secrétariat général. Evelyne Rossopoulos (Envie de voir) et Yves Allimann (Magasin Pile Poil) complèteront le comité.

Campagne d’adhésion

Au cours de ses premières réflexions, ce comité a décidé de nommer la nouvelle association, Articom pour ARTisans, Industriels et COMmerçants d’Orbe et environs. Elle espère le transfert des membres de l’ex-Sicup dans la nouvelle entité comme elle souhaite la bienvenue et la solidarité des nouveaux commerçants puisqu’une campagne d’adhésion sera lancée ces prochaines semaines. A ce sujet, les cotisations demeurent inchangées malgré le manque de moyens financiers du moment. Articom entend collaborer avec Nicolas Frey, qui avait notamment aménagé un site sur lequel on trouve toutes les manifestations se déroulant dans la cité. Le président actuel du Conseil communal demeure aussi le lien urbigène de l’ADNV dans le cadre «des midis de l’entrepreneur», dont la prochaine session aura pour thème «Communiquez sur les réseaux sociaux».

Souhait de collaboration communale

Le comité veut aussi prendre langue avec la commune pour qu’elle encourage le commerce au centre-ville, pendant ces neuf mois de travaux. Elle souhaite que l’on mette mieux en évidence les possibilités actuelles de parquer dans la localité comme elle espère un encouragement par la pose de banderoles publicitaires aux entrées de ville afin d’inciter les chalands à acheter à Orbe. Enfin, elle organisera quelques manifestations dans la Grand-Rue devenue momentanément piétonnière, pour promouvoir les artisans, les industries et les commerces de l’association nouvelle.

Infographie source Beauverd & Halter Architectes Sàrl/AA: l’immeuble tel qu’il devrait apparaître au terme des travaux de réaffectation.

Chavornay: enfin un centre de vie enfantine

Pour sa première séance de l’année, le jeudi 1er mai passé, le Conseil communal avait quelques points de l’ordre du jour qui n’étaient pas courus d’avance et les débats ont été plutôt soutenus.

Les communications et les questions

Le village a atteint, le 1er avril dernier, les 4 000 habitants, ce qui lui permet de se gratifier du statut des 10% d’agglomérations vaudoises qui atteignent ce chiffre. Le 10 mai prochain, le 4 000e habitant sera fêté lors de la réception des nouveaux citoyens.

Après les démissions simultanées des deux membres de la commission CISEROC, il apparaît qu’un malaise s’est installé dans les fonctionnements de ladite commission, malgré tout, deux autres membres ont courageusement accepté le mandat.

Le Conseil a également accepté une résolution encourageant la municipalité dans la démarche d’opposition au plan partiel d’affection «Gruvatiez-En-Lavegny» et la zone future «Pôle Sud» à Orbe, dont l’enquête court jusqu’au 15 mai (voir l’Omnibus N° 415 du 2 mai).

À part quelques demandes, notamment de procéder à des réparations à l’église, d’installer un WiFi libre d’accès dans la salle du Conseil et sur les problèmes de réception des emails, émis par la Municipalité, destinés aux conseillers, les discussions ont doucement pris fin.

Les décisions

Assorti de trois amendements, dont deux ont été refusés, un centre de vie enfantine installé dans l’immeuble du Vieux Battoir sera créé et fonctionnel pour le printemps 2015. Ce centre, d’un total devisé à Fr. 2 081 000.– auquel il faudra ajouter Fr. 60 000.– pour l’ascenseur, pourra accueillir dans un premier temps, 44 enfants de 0 à 30 mois et à terme pourrait recueillir 22 enfants de plus. Les charges d’amortissement seraient contrebalancées à presque 90% par le loyer payé par l’AJOVAL.

Enfin, le toit de la buvette du Football Club de Chavornay sera réparé pour un total de Fr. 51 400.–. dont une partie sera compensée par le travail des membres du FCC, ramenant la facture à Fr. 48 000.–.

Rue Sainte-Claire – Un rappel sympathiquement «inofficiel» à une courtoisie élémentaire!

Entente cordiale Orbe-Chavornay: comme un début de désamour!

Il semble bien loin le temps où, au Casino, devant un public extasié et sous la probablement onéreuse houlette d’un consultant en communication à utilité variable, les deux syndics de nos communes voisines s’avouaient une fraternité sans faille(s) ainsi qu’une volonté de collaborer à un développement social, culturel et économique digne de marquer la région d’une empreinte futuriste, définitive et profonde, ceci main dans la main et, bien entendu, au bénéfice de toutes et tous!

Suite à la mise à l’enquête publique du PPA «Gruvatiez-En Lavegny», l’administration de Chavornay a avisé, par e-mail, notre Municipalité du dépôt d’une opposition officielle, opposition assortie d’une action incitative auprès de la population de procéder à la même démarche. La surprise a été totale dans les rangs de notre Exécutif, ceci aussi bien sur la forme que sur le fond de cette manière de procéder.

C’est d’ailleurs en toute conscience de l’amplitude du problème représenté par la circulation de transit que subit sa commune voisine qu’Orbe a déjà, dans toute la mesure des moyens à sa disposition (fléchages routiers, déviation des poids lourds par Boscéaz, arrivée du RER en 2018-2010 pour une mobilité autre que routière et autres), fait en sorte de dissuader les usagers de la route de passer par  Chavornay. Notre Municipalité affirme qu’elle ne peut pas admettre que le développement d’Orbe soit en quelque sorte pris en otage à cause de négociations longues et difficiles entre la Commune de Chavornay et le Canton dans la recherche de solution(s) à ses problèmes de traversées routières, générés par la proximité de l’autoroute.

Séance brève, mais intense

Cinq préavis ont été déposés ou sont en passe de l’être dont, entre autres,  celui présentant la gestion et les comptes 2013 ainsi que celui traitant du PPA «Gruvatiez-En Lavegny», cible de l’ire de nos voisins de l’autre bout de la ligne de l’ex-OC. Le rapport de la commission approuvant le PPA du lieu-dit «Aux Pâquerets» n’a provoqué aucune discussion et permettra d’envisager le déplacement prochain du séchoir à herbe, qui perturbe les habitants du chemin de Longeraie, dans les environs de la STEP.
Une longue interpellation due à la signature de trois membres du parti socialiste ainsi que d’une conseillère issue des rangs de l’Union Libre suggère à notre Exécutif pas moins de sept mesures concrètes destinées à favoriser l’élimination des déchets. Le sujet sera approfondi lors de l’étude de la réponse de la Municipalité.
Une pétition appuyée par près de 100 signatures, revendiquant essentiellement une limitation sévèrement contrôlée de la vitesse à 20 km/h. au centre-ville, a été adressée au Conseil communal qui a, majoritairement,  estimé qu’il relevait de sa compétence de traiter le sujet et a, de facto, chargé une commission de l’élaboration d’un rapport circonstancié.

Plus de camions à Chavornay?

La lecture des communications municipales nous apprend, entre autres, que huit nouvelles salles de classe vont, après mises à l’enquête publique, être érigées devant le bâtiment de Montchoisi, côté route, sous forme de cabines provisoires.

D’autre part, le programme de travail administratif, devant amener à la fusion des trois communes d’Orbe, Montcherand et Sergey, est sous toit. Les citoyens seront amenés à se prononcer d’ici une année déjà.

Dans le chapitre des divers, nous avons appris, par la bouche d’un conseiller, la fermeture dans les deux ans du secteur marchandises de la douane de Vallorbe, port franc qui devrait être déplacé à Chavornay!

Des feux à Chavornay pour dissuader les pendulaires de traverser la localité.

La Municipalité de Chavornay en appelle au peuple

Alors que la mise à l’enquête publique du PPA «Gruvatiez-En Lavegny» court jusqu’au 15 mai, la Municipalité de Chavornay a lancé un pavé dans la mare au travers de son bulletin communal du 25 avril sous la forme d’un «Appel à la population». Chaque habitant de la commune est invité à se présenter au greffe municipal pour signer une lettre d’opposition formelle préparée par ses soins, au motif essentiel que ce PPA ne tient pas compte des problèmes actuels de circulation à Chavornay et de ceux que généreront l’installation des 1 200 habitants et les mouvements de visiteurs du nouveau quartier, partie intégrante de la zone future «Pôle Sud». Un tel procédé émanant de l’exécutif d’une commune est pour le moins inhabituel. Il a même suscité des réactions étonnées de Chavornaysans rencontrés samedi qui se demandent «s’il ne s’agit pas simplement de jalousie de leurs autorités» face à un développement ambitieux et maîtrisé.

Ce que dit l’exécutif de Chavornay

Contacté durant le week-end, le syndic de Chavornay, Christian Kunze, se défend de tout acte belliqueux à l’encontre de sa voisine. «Nous ne contestons en rien le développement d’Orbe. Ce que nous disons, c’est que l’étude d’accessibilité et les recherches entreprises et financées par les communes concernées et le canton pour améliorer la question du trafic n’ont débouché sur aucune solution. Sur près de 13 000 véhicules par jour qui traversent Chavornay, 9 000 sont des pendulaires qui passent le giratoire et circulent sur la route de Corcelles». Et le syndic de poursuivre en précisant: «A plusieurs reprises, j’ai averti mes interlocuteurs des groupes de travail ainsi que le public que notre commune s’opposerait à ce PPA, sans solution valable pour canaliser et réduire le trafic. Mais Orbe et le canton ne semblent pas avoir entendu ces avertissements. Le problème vient avant tout des sorties d’autoroute de Chavornay et d’Orbe, qui ont historiquement été très mal placées. Une sortie au milieu de la plaine divisant le trafic en deux flux est la seule solution viable à mes yeux». Interrogé sur la question du droit d’un citoyen chavornaysan à élever une opposition à un PPA à l’enquête dans une commune voisine, Christian Kunze estime que «pour l’instant nous ne faisons pas du droit. On verra plus tard si cette question doit être débattue. Après tout, ce PPA générera de la circulation et aura donc des effets sur la commune», conclut-il.

Orbe se veut responsable

Le syndic d’Orbe, Claude Recordon, insiste d’emblée sur sa volonté de ne pas mettre d’huile sur le feu, malgré une action de masse qu’il ne goûte manifestement pas. Sa perception de la situation de fait diffère, on s’en doute, de celle de son collègue de Chavornay. Pour lui, l’origine du mal provient de la fameuse sortie d’autoroute de Chavornay, en faveur de laquelle la cité des Corbeaux avait engagé à l’époque un lobbying important. Une sortie dont aucun des penseurs de l’époque n’avait réellement mesuré les inconvénients potentiels, que ce soit au niveau des communes ou des services cantonaux et fédéraux. «Cette erreur n’est pas contestée, mais ce n’est pas parce qu’elle existe qu’Orbe doit en supporter les conséquences, ajoute Claude Recordon. Orbe a le droit et d’ailleurs le devoir de densifier et de se développer de façon harmonieuse et contrôlée. L’exécutif a choisi la voie «Pôle Sud», car elle lui semble la meilleure actuellement, en particulier pour tirer profit de la liaison ferroviaire existante qui se transformera en RER vaudois à l’horizon 2018. Mais pas de RER si la masse critique de la population n’atteint pas environ 10 000 habitants.»

Chavornay a participé aux discussions

Claude Recordon relève également que l’ADEOC existe et qu’en son sein un groupe ESAM a travaillé sur l’ensemble de la problématique des transports et d’accessibilité multimodale. Chavornay fait bien entendu partie de ces instances, qui ont mis au jour trois pistes de solutions: la création d’une nouvelle sortie autoroutière, dont l’OFROU ne veut pas, une route de contournement de Chavornay, dont le canton ne veut pas et… le maintien du statu quo, ce dernier étant assorti d’une réflexion encore en cours sur la façon de complexifier la circulation à Chavornay pour dissuader les pendulaires de passer par cette localité. «On imagine des sortes de robinets, peut-être des feux rouges, fermant un peu le débit décrié de l’autre côté de la plaine, explique Claude Recordon. Actuellement cette étape de la réflexion n’est pas terminée et nous attendons les conclusions des services de l’État, entre autres. Orbe enfin a conclu des accords avec l’ensemble des industriels des Ducats et de la plaine pour que les camions qui desservent cette zone ne tournent pas en direction de Chavornay, mais passent par les Mosaïques, une solution que le service cantonal des routes ne voulait pas.

Pas être pris en otage

«Comme le résume la Municipalité à l’intention de son Conseil communal, Orbe a toujours pris en compte tous les aspects de son développement, y compris et peut-être même surtout le problème de la mobilité et des circulations et a apporté tout son soutien à toute démarche permettant de trouver des solutions. Néanmoins, elle ne peut pas admettre que le développement de la Commune d’Orbe soit en quelque sorte «pris en otage» par des négociations longues et difficiles entre la Commune de Chavornay et le Canton dans la recherche de solutions à son problème. Il n’est pas inutile non plus de rappeler qu’une grande partie de ces problèmes de traversée de la localité n’est qu’une résultante d’une décision malheureuse des autorités de Chavornay, il y a plusieurs années, sur le choix de l’emplacement d’une sortie autoroutière.

L’Exécutif urbigène attend le développement de ce dossier sans remettre en cause les autres démarches.»

Le collège Louis-Ruchonnet qui sera rénové en profondeur.

Vallorbe: investissements supplémentaires massifs

Ce n’est pas parce que la séance du Conseil ne dure pas que l’on n’investit pas massivement à Vallorbe. En une petite heure en effet, le délibérant vallorbier, placé sous la présidence de Nourredine Ghennoune, a en effet débloqué pour plus de 5.2 millions de francs de crédits lundi soir, faisant ainsi droit aux demandes de l’exécutif.

Le plus gros morceau de ce total impressionnant, plus de 4 millions de francs, sera consacré à la réfection du collège de l’avenue Louis-Ruchonnet, qui, en trois phases s’étalant jusqu’en 2016, verra ses façades, sa toiture et de nombreux éléments intérieurs complètement remis à neuf. Ajoutons à cela l’installation d’un ascenseur attendu depuis longtemps par les personnes à mobilité réduite et l’étude, souhaitée par la commission, de l’absorption de la résonance excessive qui se manifeste dans les corridors.

Une somme de Fr. 910 000.– a également été votée pour la réfection complète de la partie Est de la rue de l’Ancienne-Poste, en conjonction avec les travaux des futurs bâtiments du centre médical de groupe et d’appartements protégés qui débutent ces jours et qui vont s’étendre sur deux ans environ.

Augmentation importante de la population

Poursuivant sa politique d’équipement des terrains constructibles qu’elle possède, la commune va aussi entreprendre des travaux de ce type sur une parcelle de plus de 6 000 mètres carrés dans le quartier de Bellevue. À relever que ces frais seront compris dans le prix de vente que la commune consentira aux acquéreurs, qui seront au final les porteurs économiques de cette charge. Dans les communications de la Municipalité, le syndic, Stéphane Costantini, a fourni les chiffres tout frais de l’évolution de la population de la cité du fer pour 2013: elle s’est accrue de 5.5% passant de 3356 à 3539 habitants. Ce taux d’augmentation est significatif à ses yeux, le district dans son ensemble réalisant une augmentation de 2.1% dans le même temps.

En parallèle, l’exécutif a adopté les comptes 2013 ce même lundi. Ils seront présentés et discutés d’ici à l’été. Ils se révèlent à nouveau positifs et surtout comprennent une marge d’autofinancement dépassant le total de 3 millions de francs. «La preuve que notre politique de développement commence à porter ses fruits» ajoutera le syndic.