Raphaël Berthoud

Un enseignant à la tête du SDISPO

Raphael Berthoud a été nommé commandant du nouveau regroupement de pompiers de la Plaine de l’Orbe. Ce professeur de français, latin et histoire, qui enseigne à Chavornay, n’appartenait pas à l’Etat-Major du corps urbigène qu’il avait pourtant intégré en même temps qu’il avait été nommé commandant des hommes du feu de Valeyres/Rances (2004) où il réside.

Instructeur fédéral avec le grade de capitaine, il a entamé sa carrière à Lausanne avant de venir s’établir dans la région. Il relèvera ce défi avec conviction, sachant qu’il devra y consacrer beaucoup de temps. Il sera moins sur le terrain pour pouvoir structurer le Sdispo (Service de défense incendie et secours de la Plaine de l’Orbe) comme il entend établir de bonnes relations à l’interne, ainsi qu’il privilégiera les contacts avec les corps des 17 localités affiliées. «Il faut que les hommes du feu de nos villages se sentent concernés par ce nouveau Sdispo. A l’heure où la taxe non-pompier va disparaître, il est indispensable que les localités conservent un effectif qui sera très utile dans la lutte contre les sinistres grâce à leur connaissance des lieux».

Etat-Major en formation

Si le nouvel Etat-Major n’est pas encore définitivement formé, on sait que Serge Herzig demeurera le chef du DPS (Détachement de Premier Secours), Antonio Sanchez conservera son poste de quartier-maître, Denis Leuenberger aura la charge du DAP (Détachement d’Appui), Philippe Meier sera responsable technique et Sébastien Dürrenmatt s’occupera des appareils ARI (respiratoire). Les autres postes de l’EM seront attribués lors de la prochaine séance du comité directeur.

Le Rimini night n’ouvrira jamais.

Arnex: fin de saga pour la disco

L’évacuation de la discothèque d’Arnex, ordonnée par le Tribunal des baux, a eu lieu le mercredi 13 novembre.

C’est dans le noir que la Municipalité, le juge, les gendarmes et le représentant du propriétaire ont constaté que les lieux avaient été entièrement vidés par le locataire et qu’il avait eu la bonne idée de couper l’électricité. Ce qui a eu pour conséquence d’amener de l’eau dans les sous-sols, car la pompe ne marchait plus.

Petit retour en arrière : la discothèque, connue sous le nom «Le Cash-Box» à son origine en 1976, puis «L’Arthur’s», ou encore «Le Why Not» (un nom qui est resté), ensuite «K-Ré Blanc» et «Euphoria» aurait dû s’appeler finalement «Rimini Night». Mais qu’importe le changement de nom, les Arnésiens ne l’ont jamais appréciée. Les nuisances engendrées : circulation, bruits, stationnement sauvage ont généré un nombre de plaintes ininterrompu.

Facture de Fr. 500’000.- envoyée à la Municipalité

Le nouvel exploitant, un Suisse résidant au Maroc, avait payé d’avance 2 ans de loyer au propriétaire et a cru pouvoir faire ce qu’il voulait des locaux. Il a donc entrepris de grandes rénovations, sans se soucier de mettre à l’enquête; le permis d’exploiter lui a donc été refusé. La Municipalité souhaitait une nouvelle affectation pour ce bâtiment et une grande majorité des habitants s’est opposée au moyen d’une pétition à la réouverture d’une boîte de nuit au centre de leur village.
Une bataille judiciaire s’est donc engagée, et le dernier recours du locataire au Tribunal fédéral a donné raison à la Municipalité fin 2012. Un nouvelle action judiciaire s’est alors engagée entre le propriétaire et le locataire pour faire évacuer les lieux. Le locataire a envoyé la facture des travaux à la Municipalité ! et est venu au dernier moment retirer tout ce qui pouvait avoir encore de la valeur.

Cette page enfin tournée, l’exécutif d’Arnex souhaite élaborer un nouveau PA (Plan d’affectation) et aimerait plutôt des logements dans ce bâtiment.

Sonde dans l'Orbe

Sondes dans l’onde

Cette formule a été piquée sur la page Facebook de l’Association Orbe-Vivante et résume sa dernière action en faveur d’un débit suffisant dans l’Orbe.

Depuis 1993, elle se bat contre Romande Energie pour que celle-ci restitue à la rivière une quantité d’eau qui convienne à la survie des poissons et de toute la faune aquatique. Le barrage du Day soit lâche trop d’eau d’un coup, soit la coupe brutalement.

Batailles d’experts

Il a fallu d’abord réussir à obtenir la concession du barrage valable jusqu’en 2034 (dont la lecture leur a d’abord été refusée). Grâce au soutien du WWF et de Pro-Natura, le dossier a été confié à un avocat et la concession a pu être étudiée, mais sur cet acte, aucune trace à propos des débits de restitution (pour les nouveaux barrages, c’est obligatoire). Une très longue démarche s’en est suivi, ponctuée de batailles d’experts sur le nombre de litres/secondes idéal. La nouvelle loi le fixe pourtant à 730 litres/secondes. En fin de compte, les nouvelles normes de la concession seront de 300 litres, mais 600 pendant les 3 mois d’été.

Orbe-Vivante est partiellement contente de ce résultat, elle a quand même passé de 0 à 600 litres, mais veut continuer à se battre pour obtenir un débit plus élevé. Elle espère convaincre Romande Energie qu’avec un returbinage des eaux, avant d’être relâchées, la perte économique serait moindre et elle pourrait donc en restituer plus.

De nouveau avec l’aide du WWF et de Pro-Natura, la petite association n’en aurait pas les moyens, une étude sur le débit de l’Orbe et ses conséquences sur la faune va être conduite pendant deux ans par un bureau d’études d’Yverdon. Deux sondes ont été posées, une vers le barrage du Day et une en dessous des Clées. Après un étalonnage, la sonde enregistre des données toutes les trois minutes et il faut juste aller les relever avec un ordinateur. Cette étude devrait durer deux ans.

Qualité préoccupante aussi

Orbe-Vivante se préoccupe également de la qualité de l’eau et fait ses propres mesures, le Canton n’en fait que tous les quatre ans et Orbe-Vivante revendique une proximité du «terrain». Selon leurs dernières observations, la biomasse a nettement diminué. Et même s’il y a des progrès, il y a encore des efforts à faire au niveau de l’épuration dans certaines communes, spécialement du côté de Ballaigues, où la Step ne marche qu’à moitié. Selon Orbe-Vivante, l’avenir sera dans le regroupement de l’épuration vers de grandes stations plus efficaces. L’association dialogue beaucoup avec les communes et les informe en cas de problèmes.

Rivière exceptionnelle

Christophe Estermann, co-président avec Christian Lambercy, souligne quand même que l’Orbe est une rivière exceptionnelle, qui, à cause du système karstique de son bassin, peut passer de 1 à 100 m3 en peu de temps; l’eau y circule très vite et les changements peuvent être impressionnants. D’autre part son tracé ombragé au fond des gorges la préserve du réchauffement.

L’association recherche toujours de nouvelles énergies et les personnes intéressées peuvent se renseigner sur www.orbe-vivante.ch; christian.lambercy@orbe-vivante.ch

Patricia Hiertzeler quitte la région et cède son poste à Pierre-Alain Gachet alors que Catherine Gringet entre au comité d’Ajoval.

La présidente de l’Ajoval s’en va

L’assemblée automnale de l’Ajoval (Accueil de Jour d’Orbe, Vallorbe et La Vallée) a été marquée par le départ de sa présidente Patricia Hiertzeler qui quitte Montcherand et laisse son siège à Pierre-Alain Gachet (Lignerolle).

Pour remplacer ce dernier, les délégués ont accordé leur confiance à Catherine Gringet (Les Clées) qui cède sa place à Thierry Dietrich (Sergey) à la commission de gestion. A l’heure d’adopter les comptes, le rapporteur, Olivier Petermann (Lignerolle) a relevé qu’il en coûterait désormais Fr. 139.- par habitant en 2014 contre 128 cette année. Cette augmentation est due à l’ouverture de la garderie de Vallorbe, comme à l’augmentation de la cotisation sociale de la CIP (Caisse Intercommunale de Pensions). Du côté de l’Aras (Régionalisation de l’Action Sociale), la présidente Jeannine Raynaud (Le Sentier) n’a eu aucune peine à faire passer les points de l’ordre du jour et a pu très rapidement donner la parole à Mme Françoise Jaques du SPAS.

Construire meilleur marché

La cheffe du Service de Prévoyance et d’Aides Sociales est venue parler du problème du logement pour les personnes en situation précaire. Comme une pénurie d’appartements dure depuis dix ans dans le Pays de Vaud, les gens en difficultés éprouvent de plus en plus de peine à se loger. Sans l’aide sociale, nombreux seraient livrés à eux-mêmes. 40% du budget des RAS sert à payer des loyers. En quatre ans, cette somme a passé à 171 millions de francs, soit une augmentation de 126%. Lorsqu’il n’y a plus d’appartements disponibles, on place ces personnes momentanément à l’hôtel ce qui a coûté 8,5 mios. au canton.

On notera que les jeunes et célibataires sont les plus gros clients de l’aide sociale, puisqu’ils représentent 70% des bénéficiaires. Mme Jaques a souhaité que les communes ou les institutions publiques construisent davantage d’appartements à des loyers accessibles, car les prévisions en matière démographique laissent percevoir que notre population vaudoise devrait augmenter de 170’000 personnes dans les quinze ans, avec le risque d’envoyer toujours plus de monde à l’aide sociale si les logements renchérissent encore.

Mesures efficaces

Si ces loyers pèsent lourd dans la facture sociale, les mesures prises par Pierre-Yves Maillard ont permis de réduire certaines dépenses. Ainsi 287 personnes touchent la rente-pont (octroyées aux travailleurs licenciés de plus de 60 ans), le PC famille concerne 941 ménages (qui touchent une somme complémentaire lorsque les revenus du travail sont insuffisants) et la mesure Forjad (qui appuie financièrement les 1197 jeunes en formation) ont permis à toutes ces populations de sortir de l’aide sociale tout en bénéficiant de subventions plus modestes et incitatives au travail. Même si elle augmente en raison de l’accroissement de la population, la tentative de freiner l’explosion de la facture sociale semble en bonne voie

Après l’assemblée, les discussions ont continué au caveau.

Visites en baisse aux Mosaïques

La Fondation Pro Urba s’est penchée sur ce problème, lors de son assemblée lundi soir.

Elle organise les visites des mosaïques, qui appartiennent au canton. Or cette année, il n’y a eu que 2490 visiteurs contre 3164 en 2012, ce qui inquiète les membres de la Fondation. Des solutions seraient possibles; elle tente de faire bouger le canton depuis des années, mais il ne semble pas avoir des moyens financiers à mettre sur le site d’Orbe.

2014

Raphaël Berthoud a annoncé les travaux pour l’année prochaine, notamment la sortie tant attendue du DVD sur le site, sponsorisé avec l’aide de la Raiffeisen, qui sera à disposition des écoles, et sera également mis en vente.

La mise en valeur du site doit redémarrer et des sponsors privés vont être cherchés pour faire avancer le projet.
L’ADNV est sur un programme de visites de sites du Jura suisse, il permettra aux visiteurs de découvrir, entre autres sites, les mosaïques sur tablettes numériques. Grâce à Lucius et Lucilla, on pourra ainsi voir le bureau dans la salle de la mosaïque d’Achille à Skyros, par exemple. Toutes ces améliorations pourraient attirer du monde, mais c’est de la musique d’avenir.

Soutien

L’Association des Amis de Pro Urba, qui soutient la Fondation, cherche de nouveaux membres cotisants et a annoncé qu’il n’y aura pas de brocante en 2014; elle va organiser d’autres rencontres. Le site www.pro-urba.ch présente les manifestations et offre la possibilité de louer le caveau et on pourra bientôt les trouver également sur facebook.

Couleurs et clarté

Vallorbe: du soleil pour inaugurer Tire-Lune

Samedi matin passé, une soixantaine d’officiels et d’invités ont participé à l’inauguration officielle de la nouvelle garderie de Vallorbe nommée Tire-Lune, en référence au sobriquet des Vallorbiers.

Les participants ont été accueillis par Madeline Dvorak, municipale en charge du social et des écoles qui s’est déclarée ravie d’accueillir autant de monde pour cette manifestation. Outre le directeur de l’ARAS Jura-Nord vaudois Claude Borgeaud, la présidente du CODIR de l’AJOVAL Patricia Hiertzeler, la Municipalité locale au grand complet et des délégations des municipalités des communes faisant partie de l’AJOVAL, le personnel de la garderie était présent en compagnie de sa directrice Monique Tzaud ainsi que quelques officiels du département.

Le syndic Stéphane Costantini a rappelé l’historique de la garderie, passant de la Marmaille privée à la Marmaille incluse dans l’AJOVAL, puis la décision politique du 27 août 2012 accordant les crédits nécessaires à la réalisation de Tire-Lune qui a pu ouvrir un an seulement après cette décision.

Un cocon coloré et doux

Fruit du travail des entreprises conduites par l’architecte local Romain Carnal, le bâtiment a été entièrement reconstruit sur la base des deux pavillons de 224 m2 chacun qui se situent derrière le collège et qui abritaient des classes. Deux pavillons qui ont été réunis par un corps central permettant d’insérer dans le dispositif l’ensemble des services nécessaires à une garderie de 44 places. 10 places sont en nursery, 14 pour les trotteurs et 20 pour les «moyens». Chaque semaine, ce sont 59 enfants qui profitent de ces installations, puisque tous n’y sont pas reçus à temps plein. Les différentes salles sont remarquablement isolées, très claires et gaies et pourvues d’un mobilier adapté. Les membres du personnel qui ont permis aux participants de visiter avec un commentaire avisé les différents locaux sont unanimes: travailler à Tire-Lune est un vrai plaisir. Y venir comme gosse doit l’être aussi, tant l’ambiance y semble douce et accueillante.

Changement d’affectation des places de parc de l’ancienne poste.

Montcherand: le Conseil a désormais son réglement

Sous la présidence de Christophe Rapin, le Conseil général de Montcherand s’est réuni dernièrement à la salle polyvalente des Trésys. Après l’appel d’une quarantaine de conseillères et conseillers, assermentation de cinq nouveaux membres: Martine Petter, Sandrine Corthésy, Joëlle Tripod, Sandra et Claudio Cunsolo.

On parle pompiers

Présentation des statuts concernant la régionalisation du service en matière de défense incendie et secours pour acceptation. Après lecture du rapport de la commission par Fabienne Delay, qui termine ses remarques en relevant très justement, que d’une façon ou d’une autre, nous n’avons pas le choix!

Au niveau comptable, les charges resteront approximativement les mêmes, par contre la disparition de la notion de service d’office dans la loi de 2011, verra la commune perdre environ les 7000 francs de la taxe d’exemption. L’assemblée vote l’acceptation de ces statuts à une large majorité.

Le Conseil général s’offre un règlement «perso»

A ce jour, le Conseil général n’était pas doté d’un règlement et se référait au règlement-type existant. La nouvelle loi sur les communes du 1er juillet 2013 exige d’édicter un règlement communal. Dans le cadre de la lecture du rapport de la commission ad hoc par Marianne Gaillard, plusieurs corrections et amendements ont été formulés. Les interventions de la commission donnent l’image de la qualité du travail effectué par cette dernière. Après l’acceptation d’une majorité des modifications, le législatif a unanimement accepté le nouveau règlement du Conseil général. Reste à soumettre le projet de ce futur règlement à l’approbation de l’État, en l’occurrence le Département de l’intérieur.

Nominations et divers

A l’appel municipal, les postes mis en postulation ont trouvé preneur. Secrétaire municipale, Sandra Cunsolo. Contrôle des habitants, Yvette Nicole. Responsable location de la salle polyvalente des Trésys, Corinne Martin. Reste à trouver la ou le municipal pour remplacer Patricia Hierzeler sur le départ. Votation 1er tour le dimanche 24 novembre prochain de 8 h. à 9 h.

Dans les divers, quelques remarques sont faites sur le marquage sécuritaire routier, l’horaire d’ouverture de la déchetterie ainsi que des communications sur l’appartement communal du pressoir et «ses» places de stationnement. Anciennement publiques, ces places de parc de l’ancienne poste deviennent dorénavant privées. L’appartement prévu dans l’ancienne poste, reste lui, en attente d’une solution liée aussi au parcage de véhicules.

L’étude d’un projet de fusion régional est toujours au goût du jour, le Conseil reviendra sur le sujet lors de la prochaine séance du 12 décembre prochain.

Cheminement sur le Grand-Pont et croisée de la Route d’Arnex: la lumière jaillira-t-elle de la discussion?

Un vrai serpent… d’eau douce

Préambule sous forme de pétition

Alerte mise en train de séance du Conseil communal ce dernier jeudi à l’Hôtel de Ville sous  forme de lecture d’une pétition lourde de 167 signatures développant diverses idées de sécurisation du cheminement le long du Grand-Pont et du carrefour en sa partie sud. Force est d’admettre que la «champignonnière» récemment implantée ne satisfait, en tous cas, que peu de monde, voire personne, et transmet le malaise jusque sur les voies de circulation piétonnières le long de notre vénérable Grand-Pont.

En réponse à une suggestion venue des rangs de gauche, une commission issue du Conseil communal mais aux contours de compétence encore un peu évasifs, a été nommée  et statuera afin de répondre de manière tangible aux diverses propositions et desiderata des pétitionnaires. Affaire à suivre donc, la lecture de la pétition présumant de nombreuses idées à géométrie variable, mais à prendre en compte dans un débat espéré démocratique.

Statu quo sur nos impôts communaux

Un exercice toujours périlleux est exigé des instances législatives qui se doivent de statuer sur le taux d’imposition sans connaître le résultat comptable de l’année écoulée. Forts (ou faibles) de cette méconnaissance, les élus Verts, et en ceci appuyés par la gauche, ont suggéré une majoration des impôts communaux de 2 pts.
Un simple rappel des nouveaux prix des  sacs à poubelles et la taxe forfaitaire sur les déchets a fait purement et simplement capoter la proposition.
C’est donc sur un taux communal inchangé de 69% de l’impôt cantonal que nous vivrons l’année prochaine.

Nouveau statut du personnel communal

Malgré un débat nourri, c’est finalement sur quelques modifications toutes cosmétiques que s’est mis d’accord le législatif pour adopter un nouveau statut de notre personnel communal, largement  calqué sur les propositions municipales.

Le temps de travail hebdomadaire passera à 40 heures, le temps de vacances sera augmenté, les primes d’ancienneté revues et divers congés extraordinaires adaptés à la mouvance actuelle. Le tout assuré, à court terme en tous cas,  sans augmentation des charges.
La bienséance voudra, à l’avenir, que le terme de «fonctionnaire» soit abandonné au bénéfice de celui de «collaborateur», en référence aux rapports de travail de droit public, ceci selon le code des obligations. Éminente promotion à laquelle il faudra se conformer!

Une séance constructive

L’assermentation de trois nouveaux Conseillers a optimistement ouvert cette séance agrémentée, au final, d’intéressantes communications et questions touchant au futur tracé du cheminement routier depuis la Magnenette à la route de contournement, au nouveau logo de la commune, à un «cactus» décerné à la Municipalité sur sa manière de communiquer au sujet de la taxe sur les déchets, à l’état du Chemin des Philosophes, etc.

Il est toujours agréable de constater qu’une séance peut se révéler constructive sans forcément être dispendieuse. Bravo!

L’entrée du Musée du fer.

Vallorbe: le délégué au tourisme explose en vol

La simple lecture de l’ordre du jour ne laissait pas supposer que le président Nourreddine Ghennoune devrait jongler avec les amendements, sous-amendements déposés, retirés ou renommés et autres votes multiples à bulletin secret durant une bonne partie de la soirée de lundi. Et pourtant, tel a été le cas lors du nouvel examen du préavis concernant la création d’un poste de délégué au tourisme.

L’exécutif voulait au printemps un poste de fonctionnaire communal à temps plein au cahier des charges peu précis. Il a fait marche arrière en été en renonçant au plein temps pour un 50 % à destination du Musée du fer, demandeur de forces vives. La commission qui a étudié cette question proposait quant à elle un 80 %, toujours sans grande précision quant aux contours du poste, mais «convaincue de la lourdeur et de la multiplicité des tâches à accomplir». Le groupe socialiste a proposé que le poste ne soit pas formellement créé, pour des raisons de clarté de subordination délicate, mais qu’une subvention annuelle renouvelable d’un montant de Fr. 50’000.– soit allouée au Musée.

Bataille d’amendements

La droite a défendu bec et ongles, notamment par l’intermédiaire de Jean-Philippe Dépraz, la nécessité d’un poste à 80 % ou au moins d’une subvention de Fr. 100’000.–, voire de Fr. 75’000.–, évoquée par l’exécutif. «C’est une question de survie pour le Musée, dont les bénévoles sont épuisés», ajoutait-il alors que le syndic Stéphane Costantini, craignant sans doute que les autres sociétés locales ne déposent elles aussi des revendications de soutien, attirait l’attention du Conseil sur les finances communales et le danger de la multiplication des postes.

La position Dépraz a fait l’objet d’un amendement, de même que celle du parti socialiste. Au final, c’est l’amendement socialiste qui a été accepté à une large majorité. «Une demi-mesure qui m’incite à refuser tout le projet en l’état actuel» a sursauté Jacques-André Chezeaux, reflétant un sentiment croissant dans l’hémicycle. Après une suspension de séance de quelques minutes, le projet municipal est tout simplement passé à la trappe par 24 voix contre 17 et une abstention. Le serpent de mer du délégué au tourisme qui se transforme en chef d’exploitation «chargé de faire rayonner le Musée au loin» est donc provisoirement défunt.

Avec une leçon pour la droite sans doute: un projet mal ficelé au départ a rarement des chances de succès. À la fin d’une longue séance, le délibérant a encore accepté la nouvelle mouture du règlement communal sur la gestion des déchets avec l’introduction d‘une taxe forfaitaire par habitant et par entreprise «comme le veut la législation», dira l’exécutif. Ainsi qu’un crédit urgent pour la réfection d’un collecteur d’eau usée au passage du Temple.

M. Jean-Philippe Dépraz, Président du Conseil de Fondation des Grandes Forges, a annoncé sa démission lundi en fin de soirée, suite à la décision qui a été prise lors du Conseil communal. D’autres démissions pourraient suivre.

Projet d’extension de la gravière des Ages à Baulmes

Willy Haefliger, Hugues Schertenleib et Henri Germond coupent le ruban.

Orbe: un vieux rêve se réalise enfin à La Motte

Le Petit Larousse définit «une motte» comme étant une masse de terre détachée du sol par un instrument de labour et gardant une certaine cohérence.
Et c’est bien dans cet esprit de cohérence qu’a été décidée, en son temps, l’implantation en ce lieu-dit, sis au sud-est de notre Commune, à proximité de la route de contournement, d’une nouvelle caserne du feu.

Confort et modernité

Il était à prévoir que les nouvelles normes ECA (Etablissement Cantonal d’Assurances) en matière de régionalisation des services du feu imposeraient quelques obligations supplémentaires en matière de volumes et de surfaces de stockage des matériels divers.
De plus, la dispersion actuelle des lieux de dépôt et l’emplacement du bâtiment du feu actuel sur la place de la Gare ne répondent plus aux élémentaires exigences de sécurité et de nécessaire célérité lors d’interventions.

La nouvelle caserne du feu telle qu’elle a été inaugurée ce dernier vendredi répond donc aux normes les plus actuelles, voire futures en matière de lutte contre toutes formes de catastrophes naturelles ou autres dans la région.

L’écologie à l’honneur

Henri Germond, en sa qualité de municipal responsable des bâtiments, s’est plu à relever que cette toute nouvelle entité entrait parfaitement dans la philosophie voulue par «Orbe Cité de l’Energie», expliquant que la pose en toiture d’une importante surface photovoltaïque permettait au bâtiment de vivre en parfaite autarcie énergétique puisqu’en capacité de répondre aux nécessités en électricité d’un équivalent de plus de 30 ménages.

SDISPO

C’est sous ce vocable peu prononçable et qui signifie « Service de défense incendie et de secours de la Plaine de l’Orbe» que fonctionnera la nouvelle association intercommunale telle qu’elle a été présentée par Pascal Desponds, municipal à Chavornay et saluée par Willy Haefliger, inspecteur régional de l’ECA.

Le contribuable ne sera pas oublié…

Une journée communément qualifiée de «portes ouvertes» est prévue en date du 9 novembre prochain de 10 h. à 16 h, cérémonie jumelée au dernier exercice de l’année et à laquelle la population est largement conviée et sera très agréablement accueillie.
Qu’on se le dise!