Bon appétit!

Epicurien

Bon appétit!

Bon appétit!

 

Épris de liberté, on veut nous rendre la vie difficile, nous donner mauvaise conscience. Que l’on nous prie de veiller à l’écologie, pas de souci. On s’étonne même que les nations ne tiennent pas davantage compte des études des scientifiques qui nous interpellent sur l’avenir de notre planète. Mais…

L’autre jour, on a pu voir les reflets d’une manifestation de végétaliens qui se plaignaient de leurs conditions dans les restaurants. Peut-être. Mais qu’on ne vienne pas nous dire qu’il ne faut plus manger de viande. Surtout à cause de l’élevage et des conditions d’abattage des bêtes.

Si un morceau de «bidoche» ou un poisson nous fait plaisir, pourquoi devrions-nous nous en priver? De tous temps, l’être humain a chassé ou pêché pour se nourrir. Donc, il n’y a pas de raison de nous priver de cette alimentation.

Tout cela pour que l’on vieillisse plus longtemps? D’abord, aucune étude ne prouve que l’on meurt plus vite lorsque l’on est carnivore. Ensuite, est-il bien nécessaire de devenir centenaire? Avouons que les dernières années de vie ne sont pas les plus drôles. A moins que l’on découvre des gélules qui nous permettent de garder notre verdeur d’ado jusqu’à 80 ans. La perspective de terminer sa vie dans un EMS n’est pas forcément enchanteresse.

C’est pourquoi mieux vaut profiter de la vie, avec tout ce qu’elle nous offre, pour notre plaisir car il y a déjà assez de soucis quotidiens pour entraver notre existence. Alors faites comme bon vous semble et n’ayez pas de remords à l’heure d’aborder une belle entrecôte et son verre de vin. Bon appétit et santé!

Ces dames se penchent sur l’avenir de l’entraide familiale.

Orbe: avenir incertain pour l’entraide familiale

Ces dames se penchent sur l’avenir de l’entraide familiale.

Ces dames se penchent sur l’avenir de l’entraide familiale.

Lors de cette assemblée générale, il a plus été question de l’avenir de cette association que de son activité annuelle. Certes, ce futur ne manque pas d’inquiéter puisque les ventes au magasin Vest’hier sont en baisse constante, depuis quelques années. C’est au point de se demander si cette boutique de deuxième main est encore utile. Il arrive régulièrement que des clientes font des comparaisons avec les enseignes discount qui offrent des vêtements neufs à des prix très concurrentiels.

Demeure également le problème des bénévoles qui consacrent des après-midi entiers au Vest’hier pour quelques clients, lorsqu’il y en a. Visiblement, le désarroi gagne logiquement ces personnes. En plus du fait que le magasin se trouvera à proximité du centre du chantier qui devrait prendre place au bout de la Grand-Rue où il se situe.

Pas de relève

C’est dire que le comité se pose des questions sur la suite à donner à cette association qui possède tout de même un capital supérieur à 170’000 francs. Une réflexion sera faite au cours des mois prochains pour une éventuelle réorientation de l’activité. Un comité qui ne trouve pas de successeurs. Sans doute que l’Entraide familiale doit mieux se profiler afin de susciter l’intérêt. Par bonheur, l’activité des visiteurs demeure appréciée puisque ces personnes vont rendre des visites aux personnes âgées et solitaires.

Il serait regrettable que cette association se dissolve car son but solidaire semble répondre aux inquiétudes actuelles d’une partie de la population. Il faut encore noter que les quelques personnes présentes ont accepté de mettre un terme au contrôle des comptes par une fiduciaire pour réduire les frais dans un plan comptable simple. Enfin, la présidente Brigitte Zeller conduira la réflexion, avec la secrétaire Eliane Meystre et la caissière Natacha Bugnard.

Photo Pierre Mercier

A gauche Jean-Pierre Dodon , à droite Jean-Jacques Paillard, chacun avec une tablette.

Arnex: des cyberpapys inventent le loto sur tablette

A gauche Jean-Pierre Dodon , à droite Jean-Jacques Paillard, chacun avec une tablette.

A gauche Jean-Pierre Dodon , à droite Jean-Jacques Paillard, chacun avec une tablette.

Un meneur de jeu souvent appelé crieur et qui plonge la main dans un sac contenant des numéros. Une belle brochette de joueurs tous plus attentifs les uns que les autres aux cartes qu’ils ont achetées et déposées devant eux. Une ambiance faite à la fois de convivialité, de petites manies et d’une certaine tension, surtout chez celles et ceux pour qui c’est plus un sport qu’un jeu. On veut bien sûr parler du loto, ce jeu ancien et très populaire et qui connaît actuellement un regain de succès.

Quelle que soit la méthode choisie (vaudoise, fribourgeoise ou neuchâteloise), il comporte 90 numéros, qui se retrouvent partiellement et au hasard sur des cartes de trois lignes que les joueurs achètent. Une ligne complète donne une quine, deux une double-quine et trois un carton, le tout avec des variantes, voire des numéros ou des séries supplémentaires.

Naissance d’une idée

On prétend que chaque joueur standard achète quelques cartes, cinq à six, et les place devant lui. Difficile de suivre déjà 15 numéros inscrits en désordre sur chacune des 5 ou 6 cartes. Mais d’autres pimentent l’exercice en achetant plus de cartes, ce qui rend le jeu encore plus difficile, notamment quand le crieur va vite. C’est en sortant d’une soirée de loto que Jean-Pierre Dodon, qui avait sans doute un fort mal de tête après avoir fixé ses cartes pendant plusieurs heures, a eu l’idée d’une aide électronique. Mais il n’est pas du tout du métier.

L’inventeur au travail

Un de ses voisins Jean-Jacques Paillard n’est quant à lui absolument pas joueur, en particulier de loto. En revanche, c’est un passionné de programmation informatique. Le joueur parla donc au programmeur de son idée … et le temps s’écoula. Après plusieurs mois de travail, Jean-Jacques Paillard est venu trouver son ami Jean-Pierre Dodon muni d’une clé USB. Une clé qui contenait la première ébauche d’un programme permettant de jouer au loto grâce à un téléphone portable. C’était il y a 18 mois. Ça marchait, il paraît, mais l’écran était petit et les numéros difficiles à sélectionner avec les doigts. Une version sur PC fut aussi réalisée, mais trop compliquée au goût des concepteurs.

Après des lundis soirs de réflexion et de longs mois de programmation, mise au point, phases de tests à blanc et en situation, un nouveau programme est né. Destiné cette fois aux tablettes tactiles que l’on trouve de plus en plus dans les foyers et dont les prix se démocratisent. Le nouveau programme, qui s’appelle XLQuine, est en vente depuis début mai sur l’Apple Store et le Google Play Store, puisqu’il fonctionne aussi bien sous iOS que sous Android.

Comment ça marche

«C’est une formidable aide» expliquent les concepteurs. «On peut en effet acheter jusqu’à 30 cartes et les jouer en même temps. Avec la garantie de ne pas rater une quine ou un carton, puisque la machine se souvient de tous les numéros de toutes les cartes achetées. En gros, il suffit de passer 30 secondes par carte achetée pour introduire ses données dans la tablette et le tour est joué, la machine est prête. Ensuite, pendant la partie, le joueur indiquera du doigt ou à l’aide d’un stylet les numéros qui sortent. Et à chaque quine, double-quine ou carton, la machine affichera un message bien visible comprenant aussi le numéro de la carte gagnante.»

Premiers retours

Si l’on en croit les expériences de la petite équipe familiale dans le secret du projet et qui a aussi contribué aux phases de tests en situation, le rendement est amélioré et le confort de jeu inégalé par rapport au système manuel. Du côté d’Arnex, on s’active donc maintenant à la commercialisation, au travers d’une société qui porte le même nom que le programme. Et on espère, non sans raison, un succès commercial. La preuve que le cœur du terroir et des Côtes de l’Orbe recèle également des artisans et des inventeurs dans le domaine de l’informatique.

Une démonstration en mouvement du système et une présentation de ses concepteurs sera diffusée prochainement sur TV Mozaic et aussi sur Max TV, qui reprend certaines émissions de TV Mozaic. Elle est réalisée par Jean-Claude Gigon et Jean-Jacques Dupuis.

Le site internet du nouveau programme en trois langues: www.xlquine.com

Photo Olivier Gfeller

C'est fait!

Bavois en première ligue

C'est fait!

C'est fait!

C’est fait. Le club du président Jean-Michel Viquerat jouera à l’échelon supérieur, la saison prochaine. Avec huit points d’avance sur son dauphin, Team Vaud, à quatre parties de la fin de la compétition, les Bavoisans pouvaient voir venir. Ils se faisaient toutefois un point d’honneur d’obtenir leur promotion sur le terrain des réservistes lausannois. Ce fut chose faite au terme d’un match de petite cuvée grâce à un but de Zari à la 36e minute, qui leur permettait d’empocher leur 21e victoire de l’exercice.

Alors qu’il reste trois matches à jouer, l’équipe d’Uka présente un bilan magnifique, n’ayant concédé qu’une défaite, à Bavois contre le voisin La Sarraz/Eclépens (0-1) et un match nul 1-1 à Lerchenfeld (6 avril 2013) en 23 rencontres. Ainsi, Bavois retrouve la première ligue dans laquelle il avait déjà fait une courte apparition lors de la saison 2009/10.

Début du 2e tour décisif

Au terme de la partie, le capitaine Frédéric Gilardi était fort réjoui de cette réussite. «Certes, la rencontre n’a pas été de grande qualité. Notre entraîneur nous avait demandé de nous méfier des rushes des Lausannois qui devaient absolument s’imposer. Il a voulu que le milieu du terrain reste compact afin de ne pas offrir d’espace dans nos trente derniers mètres. Ce que nous sommes parvenus à faire. Si Team Vaud s’est procuré une ou deux possibilités au début, nous n’avons pas eu beaucoup de soucis par la suite.

Obtenir la promotion à la Pontaise est la cerise sur le gâteau». Pour leur part, Marco Malgioglio comme Nicola Zari relevaient que le point crucial a été le début du second tour. «Après une longue préparation dans des conditions météo délicates, nous avons peiné face à des équipes du milieu du tableau. Nous avons néanmoins eu la force mentale pour passer les écueils, parfois dans les dernières minutes de jeu. Nous avons alors compris que nous avions l’esprit nécessaire pour aller au bout de l’aventure».

L’éloge du président

Le président Viquerat tirait le bilan de cette saison. «Je savais que nous étions capables de jouer les premiers rôles, mais pas aussi bien que nous l’avons fait. L’équipe n’avait pas de point faible. Cette réussite est le fruit d’un travail, d’une solidarité et d’un esprit exemplaires. J’aimerais souligner l’excellent boulot de notre entraîneur Békim Uka. Cet homme a été fidèle à son image de joueur. Il a su coacher, corriger, maintenir un esprit et prendre les bonnes décisions, tout en demeurant d’un calme olympien. Je suis fier de pouvoir compter sur un personnage aussi exigeant, appliqué et honnête, ayant toujours eu soin d’entretenir de bons rapports avec le reste du club. Je le félicite comme l’équipe qui nous apporte une magnifique consécration».

Photo Pierre Mercier

Sous les yeux de l’instructeur à gauche, une équipe de forestiers arrive sur les lieux de l’accident simulé.

Vuiteboeuf: 30 forestiers en exercice de sauvetage

Sous les yeux de l’instructeur à gauche, une équipe de forestiers arrive sur les lieux de l’accident simulé.

Sous les yeux de l’instructeur à gauche, une équipe de forestiers arrive sur les lieux de l’accident simulé.

Une trentaine de forestiers appartenant aux arrondissements 7 et 10 qui couvrent les régions allant de la bordure de l’ancien district d’Orbe aux communes de celui de Grandson avaient rendez-vous vendredi passé à Vuiteboeuf pour suivre un cours de formation portant sur la sécurité, sous les ordres, entre autres, de René Guex, garde-forestier à Bullet. Le programme de la matinée a porté avant tout sur une mise à niveau et des exercices de premiers secours.

Des exercices au massage cardiaque ont eu lieu, de même que des mises en œuvre de défibrillateur, le tout dans un programme en groupes. Une partie théorique a aussi été présentée, qui concernait avant tout les mesures à prendre et les méthodes à utiliser en cas de sauvetage d’un ou plusieurs collègues blessés.

Des délais plus longs qu’on ne l’imagine

L’après-midi était réservé à un exercice de sauvetage en grandeur nature. On attendait de pied ferme l’arrivée d’un hélicoptère flambant neuf de la Rega. Ce fut toutefois en vain, puisqu’à l’heure planifiée, les appareils rouges de la garde aérienne étaient tous engagés dans des missions effectives et qui prenaient forcément le pas sur un exercice. Ceci n’a pas empêché une série de forestiers de jouer le rôle de l’équipe devant faire face à un accident et les autres d’observer attentivement les mesures prises et les techniques utilisées pour porter assistance et finalement délivrer le «blessé» de sa fâcheuse posture.

On aura en particulier remarqué les difficultés de transmission humaine à l’époque du GPS et du portable, ainsi que l’allongement considérable des délais nécessaires à chaque geste en situation de détresse. L’observateur béotien n’aura pas manqué de remarquer les nouveaux casques émetteurs-récepteurs dotés de petites antennes portés par certains participants, très utiles en pareilles circonstances, mais qui font un peu ressembler le forestier à une sorte d’extraterrestre chaleureux et résistant à l’épreuve.

Photo Olivier Gfeller

Comme un «temps mort» au développement imposé par les contraintes financières du moment.

Orbe: quand le pognon commence à manquer…

Comme un «temps mort» au développement imposé par les contraintes financières du moment.

Comme un «temps mort» au développement imposé par les contraintes financières du moment.

Notre Municipalité présente au législatif un préavis dont la teneur a l’heur de, pour le moins, surprendre par son libellé, d’également interpeller quant à sa finalité réelle. Une fois n’est pas coutume, le dit préavis ne tend pas à dépenser, mais bel et bien à encaisser et surtout, tant que faire se pourra, pas forcément sur le dos du citoyen contribuable chez qui le sentiment d’être corvéable à merci commence à devenir pesant!

La forme

Il s’agit, de manière très résumée, d’intervenir auprès des promoteurs pour les faire participer de manière financière ou physique à la mise en place d’équipements communautaires (écoles, crèches, locaux administratifs et autres) qu’exigera la densification en logements et habitants dont ils tireront bénéfice(s).

Le fond

Entraînées depuis quelques années dans un tourbillon expansionniste débridé, nos autorités exécutives, largement cautionnées, il faut bien le dire, par un législatif obnubilé par un discours percutant, lancinant et incisif, ont peu ou pas voulu percevoir que le plafond d’endettement représentait un obstacle qui approchait dangereusement.
L’aphorisme destiné à convaincre que plus la commune compterait d’habitants, c’est-à-dire de contribuables, plus les factures inhérentes à son développement seraient divisibles par un grand nombre se révèle, à terme, dénué du plus élémentaire sens comptable.

Les nouveaux venus ne sont pas forcément tous des nababs et les familles, ne serait-ce que par les infrastructures scolaires qu’elles nécessitent de manière parfaitement compréhensible, ne sont, en toute bonne logique, pas recensables au répertoire des contribuables généreux, ceci dit à titre de pur exemple et en toute aménité pour les têtes blondes et autres qui égayent nos préaux scolaires.

Changement de paradigme dans le discours ?

La réalité économique a rattrapé nos édiles, le dépôt de ce préavis en est la preuve administrative.
Quid d’un centre ville revisité, d’une cité de 10 000 âmes sans soucis, d’un pôle sud à faire fondre la banquise, d’une gare et d’un RER à en mettre le TGV à la ferraille ?
Il semblerait qu’une pause s’impose dans les velléités de faire d’Orbe une mégapole digne de dithyrambes qu’elle n’a, semble-t-il tout au moins, plus guère les moyens d’assumer, à court terme en tous cas.

Vers une confrontation droite-gauche?

Les sensibilités politiques risquent de peser sur les débats qui ne vont probablement pas manquer de sel au sujet de ce règlement (gratuit celui-ci, il est bon de le préciser…) sachant que, s’il passe la rampe au niveau du Conseil communal, il devrait recevoir l’approbation du Département cantonal compétent.
Il reste néanmoins à craindre que quelques difficultés apparaissent lorsqu’il s’agira de le mettre en application.

Ceci, cependant, seul l’avenir nous le dira!

L'heure du choix

Baulmes: l’heure du choix pour le secondaire

L'heure du choix

L'heure du choix

Mardi passé le Conseil communal de Baulmes a tenu séance sous la présidence de Marc von Ow. Avec un ordre du jour plutôt léger, puisqu’un seul crédit a fait l’objet d’une votation. Il s’agit d’un montant de Fr. 39 000.– destiné à la réfection de la route des Planches, qui a entraîné de quelques votes négatifs et quelques abstentions. Il faut dire que si le principe de la réfection de la route en question n’a pas été remis en cause par la commission chargée de l’étude cet objet, le programme des travaux prévus par l’exécutif dans son préavis a soulevé quelques objections de spécialistes.

Certains pensent en effet que cette route ne doit pas être complètement refaite, mais que les soubassements doivent être conservés pour garantir à la route, une fois refaite, une meilleure assise. Sans trancher définitivement sur le détail des travaux qui seront entrepris, la Municipalité a informé le délibérant qu’elle tiendrait compte de l’avis de la commission dans ses discussions avec l’entreprise chargée des travaux. Dans un autre domaine, la commission de gestion s’est penchée sur les détails de la gestion administrative de l’exécutif pour l’exercice 2012. Elle n’a pu que louer le sérieux du travail effectué et la bonne tenue de tous les éléments de documentation nécessaires à la prise de décision.

Les primaires resteront au village

Dans le cadre des communications de la Municipalité, le syndic Julien Cuérel est revenu sur la déchetterie revue et corrigée. Cette dernière sera opérationnelle au mois d’octobre et une information est prévue d’ici là sur les nouvelles dispositions prises. Le syndic a confirmé l’information parue dans l’Omnibus de la semaine passée concernant les élèves du secondaire de Baulmes. Ces derniers iront en classe à Sainte-Croix dès la rentrée 2016, peut-être même dès celle de 2015. Entre temps, des mesures transitoires seront prises dès cet été. Dans le même cadre, toutes les classes primaires resteront à Baulmes. Il semble que cette annonce n’ait pas fait que réjouir les membres du corps enseignant concernés par ces changements et qui font aussi partie du Conseil communal.

À noter dans les divers l’appel de Luc Pillevuit, toujours à la recherche de bénévoles pour les 3 jours de fête de fin juin à l’occasion des 25 ans du jumelage avec Mont-Saint-Sulpice.

Photo Olivier Gfeller

Responsabilité mortelle

L’assassinat de Marie relance le débat en matière judiciaire. Elle démontre la fragilité du système dans la mesure où une personne seule peut libérer ou pas un individu qui subit une longue peine après avoir effectué les 2/3 de celle-ci. En la circonstance, on n’a pas tenu compte de l’avis de l’office de probation qui avait souhaité que le criminel retourne en prison puisqu’il ne respectait pas les règles de sa libération conditionnelle.

Je m’étonne de la discrétion de l’avocate du meurtrier qui a obtenu cette sortie de prison. J’ai du reste les plus grands doutes quant à l’honnêteté de quelques membres du barreau, qui n’ont aucun scrupule au même titre que leurs clients, s’appuyant sur une loi qui protège trop les voyous. Quitte à mettre la population en danger, ne se souciant que de leur propre réputation qu’ils pensent grandie lorsqu’ils obtiennent gain de cause.

A l’époque, lorsqu’il s’agissait d’accorder une sortie conditionnelle du pénitencier, une douzaine de personnes, représentant les différents corps de métier impliqués, décidaient du sort du prisonnier. Mettre entre les mains de la seule juge d’application des peines, la décision de la levée d’écrou pour des condamnés souvent affabulateurs, ne s’avère pas être la solution. Ce n’est pas que l’on puisse dire que les deux personnes impliquées sont incompétentes, mais sûrement trop éloignées du terrain, appliquant la loi à la lettre comme souvent le font les nouvelles générations, bardées de leurs diplômes et de certitudes en sortant de leurs études et éloignées de la réalité du terrain.

En marge de ce drame sordide, les déficiences du bracelet électronique sont également apparues. A l’heure où les prisons vaudoises regorgent de clients, Béatrice Métraux avait évoqué une utilisation plus conséquente de cet outil pour surveiller des prévenus et pour libérer des cellules. La conseillère d’Etat a fait machine arrière, du moins pour les individus dangereux. Il faut surtout qu’elle tire les leçons des erreurs de la procédure judiciaire et qu’elle prenne les mesures adéquates pour éviter la mort d’une autre Marie !

Robert Gaillard au bureau de tir

Une coutume sympathique disparaît

Robert Gaillard au bureau de tir

Robert Gaillard au bureau de tir

Le tir des municipalités du district Jura Nord-Vaudois a vécu sa 20e édition et hélas la dernière !

Après 20 ans d’existence «le tir des munis» a fini d’exister.

L’organisateur de cette coutume sympathique, en l’occurrence la société de tir «Les Ourloups» de L’Abergement - Sergey, se retrouve sans relève pour maintenir la pérennité de cette rencontre annuelle. Organisé au début dans le cadre de l’ancien district d’Orbe, ce tir des municipalités était programmé de manière informelle, afin de permettre de sympathiser et échanger idées et soucis du moment sans protocole. La coutume a résisté dans un premier temps à la refonte des districts, mais la roue tourne et les organisateurs s’essoufflent. Ce tir des municipalités s’effectue à l’occasion de quatre jours programmés d’avril à mai, sous la houlette de Robert Gaillard accompagné des aides nécessaires au bon fonctionnement de ces rencontres amicales.

Le classement des groupes municipaux, au nombre de 23, voit apparaître en première place la commune de Chamblon, devant celles de Vaulion et Rances. Le challenge des syndics est remporté par Patrick Gaillard de Sergey devant Nicole Blaise de Chamblon et Bertrand Gaillard de Montcherand. Le challenge des Ourloups réservé aux dames a été remporté par Monique Salvi de L’ Abergement et le tir des passes «médaille» par Yvan Riesenmey de Sergey.

Une dernière édition semble-t-il ou se trouvera-t-il une municipalité du district Jura Nord-Vaudois pour reprendre le flambeau?

Photo Alain Michaud

Pendant l’assemblée des Amis du Musée, debout au fond Rémy Santschi, président.

Vallorbe: professionnalisation partielle attendue

Pendant l’assemblée des Amis du Musée, debout au fond Rémy Santschi, président.

Pendant l’assemblée des Amis du Musée, debout au fond Rémy Santschi, président.

C’est à Juraparc que la Fondation des Grandes Forges a tenu, comme à son habitude, sa traditionnelle assemblée générale annuelle la semaine passée. Placée sous la direction de Jean-Philippe Dépraz, cette assemblée aura dans un premier temps pu prendre connaissance du rapport présidentiel, duquel il ressort que la fréquentation des deux musées a été en augmentation en 2012 pour atteindre 10’500 visiteurs.

L’un des grands moments de l’année aura été l’organisation du Festival des Couteliers, qui attire de plus en plus de monde et qui a vu en 2012 une fréquentation de l’ordre de 2’000 visiteurs. Le problème du manque de forces vives au sein du conseil a été relevé. Le président a même fait passer un appel à candidatures dans la presse locale, avec un succès très relatif, si l’on en croit sa réaction. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle le président a demandé la Municipalité de Vallorbe l’octroi d’un poste de délégué communal à plein temps.

La création de ce poste, admise par l’exécutif, est soumise à l’approbation du Conseil communal, en principe en juin. Si elle devait être acceptée, elle permettrait un peu aux membres du Conseil de se reposer sur un professionnel qualifié pour accomplir un nombre de tâches toujours grandissant.

Des amis très engagés

À la suite de cette première assemblée, l’ADAM, association des amis du Musée, a tenu sa propre assemblée, sous la direction de son président Rémy Santschi. Cette association regroupe l’ensemble des bénévoles qui oeuvrent lors des manifestations et qui permettent, année après année, de remettre un montant plus que symbolique à la fondation. Des bénévoles que le président Jean-Philippe Dépraz a tenu à remercier chaleureusement. En effet, quand il s’agit de mettre la main à la pâte, ils ne rechignent pas, puisque chaque année, les gros travaux de nettoyage d’ouverture des musées ont lieu uniquement au travers de l’engagement des bénévoles en question, «ce qui nous fait économiser environ Fr. 5 000.– par an» a encore précisé Rémy Santschi.

Photo Olivier Gfeller

Sur ce champ de blé, ne manquent que les grenouilles

Bientôt du riz dans la plaine de l’Orbe?

Sur ce champ de blé, ne manquent que les grenouilles

Sur ce champ de blé, ne manquent que les grenouilles

Cet hiver, tout le monde s’est plaint des averses trop nombreuses et, avec l’arrivée du printemps, les agriculteurs n’ont pu que constater les dégâts aux cultures semées l’automne passé. L’abondance de pluies, d’octobre à avril, a trempé les semis et détrempé le terrain qui n’a plus pu absorber autant d’eau, formant ainsi des gouilles dans les champs.

Trop d’eau

Ces gouilles, à peine ressuyées, sont réapparues avec la nouvelle averse. Les céréales, trop chétives pour avoir suffisamment d’air, ont été étouffées par l’eau. Une partie des semis, plus forts, n’ont été que retardés dans leur évolution. Prenant leur courage à deux mains, des agriculteurs ont refait les semis manquants. Quelques-uns ont été malheureusement à nouveau étouffés, d’autres ont rattrapé le temps perdu. Mais, les jours passant, quelques paysans n’ayant plus trouvé de semences, ont brûlé le reste et mis en place une autre culture, comme du blé de printemps ou encore du soja. Les champs de colza ou de céréales sont marqués par de grosses taches vides de plants, qui ne rapporteront rien cette année.

La nature avance

Si le mauvais temps a perturbé les semis, il continue de perturber l’avance des travaux dans les champs. Les agriculteurs, lorsqu’ils devaient labourer, semer ou traiter la mauvaise herbe, voient leurs efforts anéantis par l’orage qui arrive et les en empêche.

Les champs de colza sont en pleine fleur et l’orge va bientôt épier. Dame Nature rattrape son retard, car les jours chauds font avancer les cultures et l’agriculteur espère bien que cet hiver ne sera bientôt plus qu’un mauvais souvenir…

Photo Marianne Kurth

L’offre du Tecorbe

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Jean-Philippe Petitpierre, directeur du Tecorbe (Technopôle urbigène), est venu présenter son entreprise dans le cadre des réunions dédiées essentiellement aux entrepreneurs, malheureusement trop peu nombreux à cette occasion. Plus personne ne peut ignorer que ce site permet le développement de projets écologiques, fomentés la plupart du temps dans le cadre universitaire, en offrant différentes aides telle que la location d'un bureau. Pour expérimenter leurs idées lorsqu’elles paraissent convaincantes, les étudiants ou les nouvelles sociétés peuvent venir s’installer à Orbe pour une mise en condition de fabrication. Ces entreprises bénéficient d’avantages (location de locaux, laboratoires, administration, etc) pour travailler et expérimenter dans la sérénité pendant deux ans, coachés par des experts indépendants. Dans l’espoir aussi d’attirer des industriels, susceptibles de commercialiser le produit imaginé puisque Tecorbe a notamment, parmi ses missions, de devoir de promouvoir les réalisations dans le domaine des technologies du futur.

Incubateur et cleantech

Tecorbe est un incubateur. Rien à voir avec une grosse machine technique. Il s’agit simplement d’une plateforme d’accueil où l’on permet le développement de projets. Actuellement sur 3000 mètres carrés, il n’est qu’au tiers de la taille projetée. Son directeur espère bien attirer plus de monde mais cette nouvelle branche de l’économie tarde à se développer. Le cleantech (technique du propre en français) compte recycler une grosse partie des déchets de l’industrie dans tous les domaines imaginables, pour une utilisation plus rationnelle et plus performante. Les moyens financiers ne manquent pas puisque Canton et Confédération sont prêts à soutenir les projets. Toutefois, il arrive que des projets soient abandonnés car leur réalisation peut s’avérer trop coûteuse ou d’un intérêt relatif.

Début de l’industrialisation

Malgré ces débuts timides, cette nouvelle technologie mérite d’être soutenue. Vaud est l’un des cantons les plus actifs en la matière avec le Valais ainsi que Zurich, Bâle et le Tessin. Il compte sept technopôles dans des activités diverses. Le nouvel organisme cantonal, Innovaud, permet d’orienter les chercheurs sur le site où leur projet trouvera les compétences adéquates pour aboutir. A ce jour, les collaborations avec des universités ou des partenaires étrangers sont inexistantes ou presque. Mais il faut savoir que l’on est au début de l’industrialisation en cette matière sauf en ce qui concerne les panneaux solaires qui ont déjà envahi le monde.

Photo Pierre Mercier