Arnex, le bâtiment de la future agence postale.

Ballaigues et Arnex: tribulations postales

Arnex, le bâtiment de la future agence postale.

Arnex, le bâtiment de la future agence postale.

Ballaigues fait gris mine

Les bruits couraient depuis quelques mois d’une probable fermeture de l’office de poste de Ballaigues. Ils se sont concrétisés officiellement vendredi passé. Une communication du géant jaune pudiquement intitulée «décision de maintien» explique en effet, dans le langage habituel des communicants, que vu le peu d’intérêt montré par les usagers pour les services de la poste, une fermeture pure et simple a été sérieusement envisagée. Mais que, suite à des «entretiens et analyses», il a été décidé de maintenir «jusqu’à nouvel avis» un bureau de poste ouvert l’après-midi seulement, du lundi au vendredi de13 h. 30 à 18 h. et le samedi matin de 9 h. à 11 h.

Le syndic Raphaël Darbellay se félicite du maintien du bureau et précise: «Nous avons été interpellés fin 2012, et il était question d’une fermeture pure et simple du bureau de poste au profit d’une agence postale. Nous avons agi pour garder un bureau. Je donnerai plus de détails au prochain Conseil sur le contenu des discussions menées qui ont abouti à la solution présentée par la Poste».

Arnex sourit

A Arnex-sur-Orbe, la transformation d’un bâtiment communal touche à sa fin et c’est en son sein, dans l’antenne nouvelle de la Boulangerie-Pâtisserie Court, qu’une agence postale sera créée à partir du mois de juin, comme l’avait annoncé l’Omnibus en primeur dans son numéro du 2 novembre 2012. Une agence postale permettra entre autres les opérations suivantes : dépôt et retrait de lettres et de colis, achat de timbres-poste, paiements sans numéraire avec carte, retrait d’espèces avec carte sans oublier la vente d'enveloppes et autre petites fournitures. A Arnex, l’exécutif local s’est aussi mobilisé pour que la Poste accepte d’ouvrir une agence, ce qui a pu être réalisé au travers du partenariat avec le nouveau locataire de la commune. Pour la distribution du courrier, le service restera le même qu’actuellement. La date exacte d’ouverture de l’agence sera communiquée ultérieurement.

Photo Olivier Gfeller

L’abbé-président Marc von Ow compte les voix.

Baulmes: le papegeai pique du nez

L’abbé-président Marc von Ow compte les voix.

L’abbé-président Marc von Ow compte les voix.

Depuis plusieurs années, une commission était chargée, au sein de la société militaire Abbaye de Baulmes, de préparer de nouveaux statuts. Composée de Daniel Margairaz, abbé-président d’honneur, Charly Pillevuit, abbé-président honoraire et Marc von Ow, abbé-président en charge, elle pensait être parvenue au but jeudi passé lors de l’assemblée générale annuelle de la société. Avec en particulier deux propositions majeures et novatrices pour des changements: l’ouverture de la société aux étrangers répondant aux critères d’octroi du droit de vote en Pays de Vaud d’une part, et le choix d’un nouveau nom pour la société d’autre part. Pour l’ouverture aux étrangers, qui a été votée à l’unanimité et sans la moindre discussion, les membres de la société se sont montrés une nouvelle fois novateurs. Comme il y a une trentaine d’années, lors de l’ouverture de la société aux femmes, parmi les premières du canton.

Pas de nouveau nom

Le nouveau nom proposé «Abbaye du Papegeai», en hommage à l’ancien nom de la société qui s’appela Abbaye de l’Oiseau au 18e siècle, ne trouva en revanche absolument pas grâce aux yeux des membres. Au vote en effet, cette nouveauté ne recueillit péniblement que 8 voix, que l’abbé-président Marc von Ow recompta pour être sûr de son fait, contre 20 oppositions et une abstention. Le trio d’initiateurs eut beau revenir à la charge en fin de discussion, lors du vote d’ensemble, mais rien n’y fit. C’est donc ainsi que le papegeai, qui orne les papiers officiels de la société depuis son 400e anniversaire en 1995, restera… sur le papier et sur une cible habituelle, mais non sur un nouveau drapeau. «Une façon rapide d’économiser quelques milliers de francs» dira un peu plus tard l’abbé-président Marc von Ow, qui ne paraissait pas plus affecté que ça par ce choix démocratique. Pour le reste, les 40 autres articles nouveaux des statuts de la société, sur 41 au total, ont été adoptés. La prochaine Abbaye aura lieu le 3e week-end de juin 2014, du 13 au 15 juin, pour éviter le week-end avec Pentecôte.

Le papegeai – papagei en allemand — est un oiseau sur lequel on tirait jadis lors de la fête. Le roi était celui qui faisait chuter l’oiseau de son support. Il gagnait alors une année de bois pour son utilisation familiale.

Photo Olivier Gfeler

«Le fléau de la balance financière de plus en plus défavorable aux communes!»

Ménage financier Etat-communes: le désamour se confirme

«Le fléau de la balance financière de plus en plus défavorable aux communes!»

«Le fléau de la balance financière de plus en plus défavorable aux communes!»

Peu de choses officielles à se mettre sous la presse en cette séance du Conseil communal de jeudi 18 avril passé.

En effet, après l’assermentation de trois nouveaux membres au sein de cette docte assemblée, le dépôt de 6 préavis n’a pas (encore) provoqué de discussions.
Cependant, un très bref survol de la prose et surtout des chiffres touchant à la gestion et aux comptes dévoilent que l’année 2012 boucle sur un déficit de plus de Fr. 800 000.–.

Affaire à suivre donc lors du débat autour du rapport de la commission des finances qui se déroulera au cours de la prochaine session de notre législatif.
Répartition des charges financières Etat-communes

En réponse à une interpellation concernant la répartition des charges financières entre l’Etat et la commune, il ressort que, de manière très générale, «la réalité financière d’une grande majorité des communes vaudoises vire au rouge, plombée par l’augmentation des charges induites par le Canton, charges sociales en tête»!
Orbe n’échappe donc pas à cette tendance et s’en remet aux démarches confiées à la délégation de l’UCV (Union des Communes vaudoises) afin de mener toutes négociations à caractère financier essentiellement.

Il ressort toutefois que notre commune, déterminée comme pôle de développement, jouit de quelques avantages non négligeables : prêt du Canton sans intérêts, légalisation de zones diverses, intégration des services cantonaux dans plusieurs projets importants.
L’interpellateur s’est néanmoins appuyé sur ces lignes ainsi que sur le montant du déficit annoncé pour 2012 afin de faire accepter par les conseillers présents une résolution manifestant un large soutien à la Municipalité et à l’UCV lors de leurs négociations avec le Conseil d’Etat en ce qui concerne les bases de répartition des charges entre l’Etat et les communes.

Divers

Rubrique largement utilisée et riche en enseignements parfois surprenants.
Par exemple, un agriculteur nous a appris que divers usagers relevant plus de la fonction publique que du monde de la terre avaient pris la fâcheuse habitude de considérer les chemins AF (Améliorations foncières) de la plaine comme de véritables pistes d’essais pour véhicules de formule 1 !
Des précisions ont été demandées quant à la répartition du financement promis public/privé de la réfection du haut de la rue du Moulinet.
L’existence de divers glissements de terrains tels qu’au chemin des Ars (ancien) et au chemin des Philosophes (nouveau) a également été évoquée sans que de tangibles réponses puissent être apportées, vu l’absence pour cause de maladie du municipal en charge de ce genre de dossier.

Une ultime intervention a touché à la déchetterie sise à proximité des classes du Pré Genevois. Il faut bien admettre qu’une installation comme celle-ci n’est guère en adéquation avec l’environnement harmonieux qu’on est en droit d’imaginer en faveur d’enfants fréquentant des classes primaires, tel que ce sera le cas lors de la prochaine rentrée scolaire.

Il a été répondu que ce problème devrait trouver son épilogue après que les pompiers auront intégré leur nouvelle caserne.

Brève mais intense séance tout de même que le Président a pu lever alors qu’il était près de 21 heures.

Le président Alain Michaud, entouré des soeurs Bossel (Monique Quiquaz et Gaby Dupraz).

AG de l’Avivo menée au pas de charge

Le président Alain Michaud, entouré des soeurs Bossel (Monique Quiquaz et Gaby Dupraz).

Le président Alain Michaud, entouré des soeurs Bossel (Monique Quiquaz et Gaby Dupraz).

L’assemblée de l’Association de défense et de détente des retraités, section d’Orbe, n’a pas traîné. Le président Alain Michaud et son comité ont parfaitement mené leur affaire en 2012. Ainsi, le capital se monte à plus de Fr. 40 000.– suite à l’apport d’un bénéfice annuel de Fr. 3 635.–. La location de la Bourdonnette connaît un succès grandissant et il a été possible d’équiper le local de réunion d’un grand frigo et d’un chauffage d’appoint tout comme une cinquième piste de pétanque a été créée.

Marche, cartes et boules

Au chapitre des activités, Robert Beumer a été remercié pour les journées qu’il consacre au remplissage des feuilles d’impôts comme à la tenue du site de l’association. On joue aux cartes tous les jeudis après-midis et on organisera des matches en juin et en novembre, avec repas à la clef. Les marcheurs ont été très actifs puisqu’une quinzaine de balades ont été mises sur pied dans la région. Les joueurs de pétanque sont toujours plus nombreux, on en a compté 32 au plus fort de la saison. Ces personnes qui se retrouvent à la Bourdonnette le mardi après-midi, mangeront une broche en juillet et la saucisse aux choux, avec le papet bien entendu, en octobre.

Programme copieux

Comme tout va bien dans le meilleur des mondes, le comité in extenso demeure en place. Cette année, 70 membres ont fait le déplacement de Berne pour visiter le Palais Fédéral. D’autres sont allés voir le spectacle de Barnabé. A la mi-juin(19), une course sera organisée à Annecy. Le 15 août, aura lieu le pique- nique à Agiez puis le 25 septembre, il sera l’heure de la soupe aux pois avec le loto. Le 23 octobre, Savièse accueillera les amateurs de la brisolée traditionnelle sans oublier le repas de Noël qui se tiendra le 11 décembre au Casino. En fin de séance, Robert Beumer a rappelé aux membres que l’Avivo participera à l’opération «Canicule» et souhaite que quelques membres se mettent à disposition pour permettre aux personnes isolées de n’être pas abandonnées au plus chaud de l’été!

Photo Pierre Mercier

Génie électronique

On sait depuis quelque temps que les nouveaux moyens de communication comportent des dangers. Sur l’ordinateur, des bricoleurs de génie parviennent à débusquer votre numéro de carte de crédit ou celui de votre compte en banque en piratant des opérations que vous avez conclues avec un quelconque vendeur. On vous demande désormais de ne délivrer vos codes qu’à des sources sûres.

Mais êtes-nous à chaque fois certains que votre interlocuteur est bien celui auquel vous voulez vous adresser? Surtout que désormais ces pirates sont capables de mettre leur nez partout. J’ai entendu néanmoins que les banques devraient vous rembourser si vous êtes victimes de ce genre de malhonnêtetés. Même si elles ne le font pas de gaieté de cœur et après un certain temps car elles ont le devoir de contrôler vos retraits, surtout s’ils sont démesurés.

On apprend qu’il en va de même pour notre téléphone portable. Certaines personnes sont capables de gangréner cet instrument qui nous rend de multiples services, en implantant un virus comme sur votre ordinateur. A cette différence près que votre écran devient inutilisable, non pas votre téléphone. Ainsi, les malfrats utilisent votre ligne téléphonique pour joindre des correspondants ou des sites à travers le monde, à votre insu. La supercherie ne peut pas durer longtemps puisque le montant de votre facture va prendre rapidement l’ascenseur.

Le hic est qu’il est très difficile de trouver les auteurs de ces méfaits puisque seuls des moyens très sophistiqués parviennent à les débusquer. En tous les cas, il est sûr qu’il ne faut, sur ordinateur comme au téléphone, pas donner suite à un appel qui vous est étranger. C’est mettre le pied dans l’engrenage.

Ces deux instruments facilitaient notre vie. Que cela soit pour communiquer, pour commander des biens ou payer vos factures. Il faut malheureusement s’en méfier. En attendant un futur protocole sûr. Mais est-il possible de se mettre complètement à l’abri? Il serait étonnant que ces bricoleurs de génie et voyous à la fois ne trouvent pas la parade pour vous détrousser une nouvelle fois!

Superbe deuxième album pour Trophallaxy

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Ils sont cinq et forment le groupe Trophallaxy. Deux d’entre eux sont vallorbiers, un troisième urbigène d’adoption récente. Ils font de la musique ensemble depuis 6 ans environ et ont sorti un premier CD «Dawnfall» fin 2009.

Leur univers est celui de la musique «metal», mais pas n’importe quel «metal», puisque celui qui leur convient est le métal symphonique. Ce type de musique est appelé ainsi en raison, entre autres, de la superposition d’arrangements symphoniques ou orchestraux à une base de métal original qui le caractérise. On attribue en général aux pays nordiques l’origine de cette musique.

Parmi ses interprètes-phares, on compte les groupes Nightwish, Epica, Sonata Arctica ou encore Dreamtheater, qui sont autant d’inspirations spécifiques pour le groupe Trophallaxy. Une grande partie de l’année 2012 a été consacrée par le groupe à la composition et l’enregistrement d’un deuxième CD, «Resilience», qui est sorti tout récemment et dont le vernissage officiel a eu lieu le 12 avril au Base Bar, à Lausanne.

Travail de pros pour une musique envoûtante

Magnifique travail réalisé auprès des studios Conatus à Montreux sous la direction de Vladimir Cochet, «Resilience» est un deuxième opus particulièrement réussi. «Dans le premier CD, nous avions couvert un peu trop de directions différentes» précise Yannick Rey, guitariste et co-compositeur du groupe, qui ajoute: «Pour ce deuxième disque, nous avons voulu resserrer le type de musique choisi vers le métal symphonique. Ça a représenté un gros travail, mais nous sommes très contents des premiers échos recueillis auprès du public.» Les premiers mois de l’année 2013 ont été consacrés au tournage d’un clip vidéo disponible sur YouTube et qui en quelques jours seulement a fait l’objet de 5’000 visionnements.

Un très bon chiffre pour un superbe clip, lui aussi très soigné et particulièrement bien construit et filmé sur «Nothing» le titre phare de l’opus. Il faut faire la connaissance de la musique de Trophallaxy. Elle mérite le détour, car d’un univers aux frontières de la mythologie, de l’heroic fantasy, du moyen-âge et d’autres inspirations, elle conduit vers une réflexion plus profonde sur la place de l’homme ici et maintenant.

Pour savoir où le groupe va se produire: www.trophallaxy.com

Danilo Wyss.

Le tour de Romandie pour Danilo Wyss

Danilo Wyss.

Danilo Wyss.

La boucle romande commencera mardi 23 avril au Châble (VS) par un contre la montre en côte. Pas de quoi faire les affaires de Danilo Wyss qui n’appartient pas à la catégorie des grimpeurs. L’Urbigène a pourtant réussi un bon début de saison. Il s’est notamment illustré au tour de Catalogne où il a pris trois cinquième place et une neuvième dans cette épreuve de sept jours de course. Un résultat qui l’a rassuré sur son état de forme puisque le coureur de la BMC venait de fêter un événement avec la naissance de son fils Liam.

Période pendant laquelle il a partagé son temps entre l’hôpital et la garde de sa fille Milana, délaissant un peu l’entraînement. Il a enchaîné avec Paris-Roubaix, classique durant laquelle il a servi d’équipier pour ses leaders. Après avoir participé activement à une longue chasse derrière un groupe d’échappés, il a posé pied à terre après 160 kilomètres à la suite d’ennuis mécaniques. Il prenait encore le quinzième rang de la Flèche Brabançonne, remportée par le Slovène Sagan devant son coéquipier de la BMC, Philippe Gilbert.

Les Sky en favoris

Il est donc prêt pour le tour de Romandie dans une formation qui aura pour chef de file le Valaisan Steve Morabito mais aussi Taylor Phinney. Il est trop tôt pour savoir si cet Américain ne visera que les sprints, l’une de ses spécialités. Si c’était le cas, Danilo devra se contenter d’un second rôle. Pourtant, le parcours de cette édition lui paraît très à sa convenance. Il a notamment noté que les étapes de Renens, Granges (SO) et Payerne pourraient se terminer au sprint. Il entend forcément s’illustrer lors de celle qui passera par la Plaine de l’Orbe (Bavois, Chavornay, Orbe, Mathod, etc.), le jeudi 25 avril en tout début d’après-midi. Les favoris de ce TdR seront les coureurs de l’équipe Sky qui trustent les victoires dans les compétitions d’une semaine en ce début de saison, l’Anglais Froome et l’Australien Porte en tête, qui entendent succéder, au palmarès, à leur coéquipier Bradley Wiggins, vainqueur également du tour de France, l’an passé.

Debout, le syndic de Vallorbe Stéphane Costantini ouvrant la séance avec à ses côtés de droite à gauche le lieutenant-colonel Olivier Botteron, le capitaine Maurice Caccia, l’adjudant Christian Tellenchach, le sergent-major Pierre Gilbert Zanchi et Bernard Maradan, directeur du CEP.

Vallorbe: l’exécutif présente son nouveau concept de sécurité

Debout, le syndic de Vallorbe Stéphane Costantini ouvrant la séance avec à ses côtés de droite à gauche le lieutenant-colonel Olivier Botteron, le capitaine Maurice Caccia, l’adjudant Christian Tellenchach, le sergent-major Pierre Gilbert Zanchi et Bernard Maradan, directeur du CEP.

Debout, le syndic de Vallorbe Stéphane Costantini ouvrant la séance avec à ses côtés de droite à gauche le lieutenant-colonel Olivier Botteron, le capitaine Maurice Caccia, l’adjudant Christian Tellenchach, le sergent-major Pierre Gilbert Zanchi et Bernard Maradan, directeur du CEP.

Lundi soir, la Municipalité de Vallorbe avait invité commerçants locaux et conseillers communaux pour la présentation du nouveau concept de sécurité municipale qu’elle a développé. À cette occasion, une soixantaine de personnes étaient présentes, ainsi que le commandant de la gendarmerie cantonale Olivier Botteron, son chef de région nord vaudois Maurice Caccia, le chef du poste-frontière de Vallorbe Christian Tellenbach, le chef de la sécurité municipale Pierre G. Zanchi, ainsi que le directeur du CEP Bernard Maradan.

Cette séance faisait en quelque sorte pendant à une plainte de commerçants adressée aux autorités cantonales, et notamment à la police cantonale vaudoise, au sujet du manque d’effectifs de police visibles et efficaces dans la localité. Plainte qui a reçu une réponse sur le mode «le règlement et la loi ont été appliqués». On a beaucoup entendu que le peuple avait voté contre la police unifiée en 2009. Le résultat de ce vote se ressentirait donc aujourd’hui dans une organisation complexe. Pour Vallorbe, compte tenu des départs et des nouvelles restrictions d’action imposées aux agents municipaux, le concept mis sur pied par l’exécutif reposera dès le 1er juin 2013 sur un effectif réduit d’une unité. Les tâches ont en effet elles aussi été restreintes au profit de la gendarmerie, des gardes-frontières et d’autres corps de sécurité privés qui agissent de concert.

Un nouveau numéro d’appel d’urgence pour Vallorbe

Un numéro spécial d’urgence vallorbier sera communiqué au public en mai. Il répondra à toutes les urgences locales en déléguant immédiatement un agent de sécurité municipale flanqué d’un patrouilleur privé. Ces acteurs ne disposent pas de véritables pouvoirs de police et ne peuvent jouer qu’un rôle d’appoint dans beaucoup de cas qui nécessitent légalement l’arrivée de la gendarmerie, notamment pour une interpellation ou un constat d’accident. Le 117 restera le passage obligé en cas en cas de nécessité plus importante. Des patrouilles seront organisées de façon plus régulière de nuit comme de jour, en localité comme dans la zone de la gare, ou encore vers la piscine et le camping en été. Du côté de la gendarmerie, son commandant a annoncé pour le second semestre 2013 l’affectation d’un agent supplémentaire à la région opérationnelle Vallée de Joux — Vallorbe. Visiblement, le commandant Olivier Botteron estime ne pas disposer, et de loin, des effectifs nécessaires pour assumer les tâches confiées, ceci pour tout le territoire du canton. «Tant que les polices communales et intercommunales ne sont pas entièrement opérationnelles, nous devrons passer un temps important pour les soutenir, ce qui empiète sur notre temps disponible» précisera-t-il. On verra réellement les effets de la nouvelle loi en 2015-2016, assure-t-il.

Vallorbe presque plus calme qu’ailleurs

Même si les avis recueillis au terme de la séance allaient du scepticisme le plus total au traditionnel «attendons pour voir», il est bon de se souvenir que pour toute la Terre-Sainte, de Nyon à la frontière genevoise, l’effectif des gendarmes est de 5, alors qu’il sera de 7 sur Vallorbe, et qu’en moyenne Vallorbe se situe dans la moyenne cantonale s’agissant du taux d’infractions et d’incivilités, «même peut-être plus sûre que la moyenne si on tient compte de ses spécificités frontière et CEP» a précisé Maurice Caccia.

Photo Olivier Gfeller

David Ballif et Georges Savary au comptage.

Repeuplement électrique!

David Ballif et Georges Savary au comptage.

David Ballif et Georges Savary au comptage.

Dure journée de labeur pour les membres de la société des pêcheurs en rivière urbigène, dans le dédale piscicole du «Clos-des-Fontaines»

Les membres de la société étaient sollicités samedi dernier pour effectuer une pêche électrique au ruisseau pépinière «Clos-des-Fontaines», résurgence karstique qui se jette dans le cours d’eau de l’Arnon, peu avant La Mothe. Pourquoi cette délocalisation de l’élevage de la société urbigène. En partie, pour le désagrément momentané mais important, du chantier du barrage des Moulinets de VOEnergies.

Le repeuplement des rivières vaudoises paraît nécessaire, particulièrement l’Orbe, rivière qui traverse notre région qui se trouve sans poisson!
Pourquoi, comment, deux questions fondamentales qui demandent réponses. Un état de fait avéré, 15 pêcheurs inscrits au concours d’ouverture de la pêche 2013, se sont retrouvés «mayaules», aucun poisson dans la filoche pour la pesée?

Inimaginable, inquiétant, dramatique, des termes forts hélas au goût du jour. Le pourquoi de cette pêche électrique, celui de permettre de ramener vie dans l’Orbe, une bien belle rivière qui mérite beaucoup d’attention. Une récolte de 1475 truitelles qui ont été comptées avec patience par le jeune David Ballif, pour être mise à l’eau dans l’Orbe, cela, sur le haut du Puisoir en raison d’un fort courant. L’Orbe, rivière qui mérite comme la Venoge de Gilles, d’être chatouillée par les poissons!
Exercice de pêche particulier, qui demande effort physique et un certain matériel. Pompe, oxygène, quatre génératrices de 330V, quantité de bidons et gants caoutchoutés, filoches, dévidoirs et autres anodes sont nécessaires pour que la quinzaine d’amateurs de pêche accompagnés de quatre gardes du service cantonal puissent effectuer ce délicat travail. L’onde de choc électrique produite au bout de l’anode, étourdit le poisson, qui vrille sur le ventre en laissant paraître un scintillement argenté, moment précis pour filocher «le patient».

Espérons que ce bel ouvrage ramènera un peu de vie dans l’onde urbigène.

Photo Alain Michaud

Armand Cachin du ciné-club et Marc Pahud, représentant Ciné-Rive.

Pour que vive le ciné-club urbigène

Armand Cachin du ciné-club et Marc Pahud, représentant Ciné-Rive.

Armand Cachin du ciné-club et Marc Pahud, représentant Ciné-Rive.

Un souhait commun. Que continue à vivre le ciné-club ! C’est le désir émis par la dizaine de personnes qui a répondu au message d’Armand Cachin, l’âme du ciné-club de la cité. Sept d’entre elles se sont d’ores et déjà proposées afin de constituer un comité.

Armand n’a nullement perdu le feu sacré mais il doit passer la main. En effet, il terminera ses études cet été. Il sera néanmoins présent, en tant que spectateur, sur le lieu de ce temple urbigène dédié au cinéma et dont la fréquentation est réjouissante.

Un comité informel dont la tâche sera plurielle. Un comité panaché, avec pour dénominateur commun, le goût du septième art et mû par la volonté de pérenniser un club qui a vu le nombre d’abonnés fléchir dans le courant des deux dernières années. Il aura à coeur de susciter l’intérêt des cinéphiles – et des autres – à rejoindre les rangs de ceux qui fréquentent régulièrement ou ponctuellement le ciné-club. Chargé de mettre sur pied la programmation, il se penchera sur l’éventualité d’une seconde séance de «rattrapage» pour ceux qui n’auraient pas l’opportunité de visionner le film lors de la première séance.

L’intérêt de Ciné-Rive

Par la bouche de son représentant Marc Pahud, Ciné-Rive tient à l’existence d’un ciné-club à Orbe. «Une telle démarche est une valeur artistique et culturelle. Il permet de voir des films de qualité, parfois de vrais bijoux qui font des passages éclair dans les salles. Etant donné que la commune est propriétaire du lieu, la salle est offerte, ce qui est un atout précieux!»

Deux formules seront sans doute reconduites: l’abonnement pour dix séances – si le rythme est maintenu – et l’entrée à la carte. La programmation étant fixée à l’avance, le spectateur a tout loisir de réserver les dates de projection.

Le numérique a déboulé dans les salles obscures

Exit les films en 35 millimètres, à part des exceptions! «L’image numérique est plus propre et le fichier est inusable. Avec le 35 millimètres, les copies se dégradent.» avance Marc Pahud qui fut programmateur pendant vingt ans. «Le cinéma a un geste social. L’on sort et l’on rencontre des gens.» souligne-t-il.

Une carte à jouer !
Le comité devra mettre l’accent sur l’accueil – comme ce fut le cas précédemment – en présentant le film à l’affiche et en animant la discussion à l’issue de la projection. L’intervention d’un réalisateur ou d’un acteur seraient un plus évident.

Soutenons donc une équipe motivée prête à donner un nouveau souffle au ciné-club d’Orbe!

Photo Natacha Mahaim

Février 2013

Montagnes de sel pour la neige à Vallorbe

Février 2013

Février 2013

Avec le retour de la couleur verte pour les brins d’herbe, bien qu’encore un peu anémiques il est vrai, on ne conjurera pas le sort en revenant sur la saison hivernale à Vallorbe, et singulièrement sur quelques chiffres concernant le déneigement durant l’hiver 2012-2013.

À saison exceptionnellement longue, chiffres particulièrement éloquents. Le municipal en charge du dicastère des routes, Hervé Foretay, indique à l’Omnibus que «tout au long de la saison, ce sont environ 1’600 heures supplémentaires qui ont dû être effectuées par tous les membres de l’équipe habituelle qui s’occupe du déneigement. Du côté du sel, 125 tonnes de sel de plus que lors d’une année normale ont dû être répandues dans les rues, routes et chemins de la localité. Tout le travail a pu être effectué avec le contingent qui s’occupe ordinairement de ces tâches, et ceci exclusivement au moyen des engins et lames habituels faisant partie du parc motorisé».

Avec de tels chiffres, pas de doute que l’hiver qui vient de se terminer figurera au chapitre des années record. Vive le soleil.

Photo Olivier Gfeller

Trop loin?

Alors que l’économie libérale procédait à ses aises pendant des années, les Etats, européens en particulier, veulent reprendre la main. Le manque de ressources financières pour faire face à leur budget les oblige à envisager de mettre un terme à certaines pratiques. C’est le cas en matière de secret bancaire puisque l’argent «planqué» échappe à l’impôt. En outre, la prolifération de sociétés off-shore suscite soudain l’intérêt puisque c’est une manière astucieuse de cacher ses avoirs. Dans ce contexte, la Suisse est montrée du doigt.

Certains prétendront que le Conseil fédéral est allé trop vite en besogne en négociant des accords avec certaines nations comme les Etats Unis, suite à des abus commis par des banques de notre pays sur sol américain. Cependant, nos autorités ne devront pas céder tant que d’autres paradis fiscaux demeureront. Il faudra être ferme dans la négociation malgré notre isolement politique.

En outre, certains peuples ne veulent pas payer la facture qui a tendance à appauvrir encore davantage la classe moyenne et le petit peuple. Des manifestations à Athènes, à Lisbonne, à Madrid ou en Italie contraignent la gent politique à être plus vigilante avec les grosses fortunes qui échappent à l’impôt. L’Europe des 27 a encore d’autres soucis. En Allemagne, un nouveau parti politique s’élève contre le fait que ce pays doit prêter de l’argent à des membres de la communauté qui insultent Mme Merkel (en Grèce en particulier). Et puis, on dit que la Slovénie pourrait allonger la liste des pays en difficultés financières. La compagnie Barroso n’est donc pas au bout de ses peines.

Un dernier mot qui laisse penser que l’on est allé trop loin et qui ne manque pas de choquer. En France, un agriculteur se suicide chaque jour. Submergés par les intérêts de leurs prêts, ils ne parviennent plus à faire face car leurs produits sont achetés à des prix dérisoires. Il est donc temps que l’on procède à un rééquilibrage pour que chacun y trouve son compte.