Les Clées: la commune vend du terrain

La semaine passée, le Conseil général des Clées s’est réuni en séance extraordinaire à l’appel de son président Christian Lambercy. Le point important de l’ordre du jour était la vente d’une parcelle communale qui avait fait l’objet de discussions lors de la dernière séance de décembre. D’emblée, la syndique Marinette Benoit a tenu à expliquer aux conseillers présents la genèse de cette séance. «Nous avons ressenti une certaine méfiance à l’égard de notre travail d’exécutif lors de la dernière séance.

Même si vous avez déjà formellement approuvé cette vente aux meilleures conditions du marché, nous avons décidé de revenir devant vous avec une confirmation de cette proposition, assortie d’un prix au m2 fixé, et ceci sur le conseil de la préfecture» a précisé la syndique. Cette introduction a provoqué la réaction de la conseillère Heidi Serex, qui, de son côté, a tenu à rappeler «qu’elle était étonnée de cette convocation, car la décision avait déjà été prise. Elle ne contestait pas la décision, mais le traitement de l’information choisi par la Municipalité, qui se différenciait à ses yeux sans raison de celui adopté pour une autre parcelle elle aussi en vente». La commission chargée d’étudier le préavis municipal a proposé d’approuver sans réserve la vente proposée. Aucun conseiller n’a souhaité s’exprimer et la vente a été confirmée au vote avec une seule abstention. Le point important de l’ordre du jour était donc traité à peine 15 minutes après le début de la séance. Mais c’était sans compter sur les interventions individuelles et autres informations qui l’ont finalement prolongée.

L’ASIBCO crée des soucis

Concernant l’autre parcelle communale encore en vente, René Lambercy, au nom de la Municipalité, a tenu à préciser qu’elle semblait assez difficile à morceler, ce qui avait été prévu au départ. Des intéressés se sont récemment désistés et la critique majeure des amateurs tient non pas dans le prix, conforme au marché, mais dans la desserte en transports publics. Au sujet de fusion possible, la syndique a informé le conseil que des discussions formelles avaient abouti avec Sergey et Montcherand et qu’un projet de fusion serait mis en route.

Avant d’aller plus loin, les communes membres de l’AIVM ont été informées et un délai leur a été donné pour faire connaître leur éventuel intérêt à rejoindre ce projet. D’autres soucis ont été exprimés au sujet de l’ASIBCO, de la possible défection des communes de Baulmes et Chavornay et des répercussions de ces mésententes sur les élèves des Clées. «Il semble clair qu’en toute hypothèse nos élèves, actuellement à Baulmes n’iront, cas échéant, pas à l’école à Sainte-Croix, mais à Orbe», a encore précisé la syndique.

Du gaz dans l’eau de la Tuffière?

Le conseiller Gilles Burri, suivi par d’autres collègues parmi lesquels Christian Benoit, a interpellé l’exécutif au sujet de la source de la Tuffière, propriété de la commune d’Orbe et située sur le territoire de Montcherand, sur les conséquences du zonage de terrains de particuliers ou de la commune en zone S1, S2 et S3 de protection des eaux prévue par la commune d’Orbe et les techniciens mandatés. Gilles Burri de préciser: «On nous dit à Orbe que ce zonage à venir est d’intérêt public, non sans un certain mépris d’ailleurs, et par conséquent que toute indemnisation est à exclure. Or le zonage entraînera des exigences qui dévaloriseront des terrains et obligeront potentiellement leurs propriétaires à faire des travaux de canalisation à leurs frais. En plus, cette source débite trois gouttes seulement en été, et en hiver, elle ne produit que des eaux peu sympathiques de fonte des neiges. La Russille, qui est entièrement en zone de protection et ses habitants ne semblent donc pas d’intérêt public, pour reprendre les arguments du municipal urbigène Jacques-André Mayor, en charge du dossier».

La syndique Marinette Benoit a indiqué que la commune des Clées ne pouvait pas s’y opposer, sauf à financer une étude géologique coûteuse et dont les conclusions pourraient aller dans le même sens que celles commandées par la commune d’Orbe. Cet avis n’est visiblement pas celui de propriétaires privés, qui ne laisseront pas passer la mise à l’enquête sans faire valoir leurs droits.

Du gaz à prévoir donc dans l’eau de la Tuffière, d’autant que la zone de protection prévue s’étend aussi sur le territoire de la commune de Lignerolle, où l’on ne trouverait pas que des heureux.

Photo Olivier Gfeller

Denis Tschannen, Rémy Perrin, Carole Glauser, Christian Bavaud et Henri Germond, les Urbigènes entourent les vainqueurs d’Ependes.

Battue en finale

Denis Tschannen, Rémy Perrin, Carole Glauser, Christian Bavaud et Henri Germond, les Urbigènes entourent les vainqueurs d’Ependes.

Denis Tschannen, Rémy Perrin, Carole Glauser, Christian Bavaud et Henri Germond, les Urbigènes entourent les vainqueurs d’Ependes.

La délégation urbigène a fort bien défendu les couleurs de la localité dans cette compétition sympathique et amicale, organisée par le journal «La Région». Au premier tour, l’équipe formée d’Henri Germond, Pierre Mercier et Arnold Poot a éliminé les représentants de Baulmes.

Retenus par des obligations politiques par la suite, le trio a été remplacé par les conseillers communaux Manuel Fucinos, Guido Roelfstra et Denis Tschannen. Après une erreur de comptage, Orbe obtenait son billet pour la finale au détriment de Pomy et Chamblon. Lors de cette ultime confrontation, les Urbigènes ont été défaits par Ependes.

La mère de James Bond décisive

C’est dans les dernières questions à cinq points de cette finale qu’Orbe a plié l’échine. Qu’ils n’aient pas su que Xavier Margairaz était le seul joueur du Nord vaudois à avoir participé à une Coupe du Monde (Allemagne 2006) eut été encore pardonnable. Mais dire que Nyon est la deuxième ville du Canton alors que c’est Yverdon l’est moins. Toutefois, le coup d’assommoir est venu de la municipale Carole Glauser qui savait que la mère fictive de James Bond était yverdonnoise (Monique Delacroix) dans l’imaginaire de Ian Fleming.

Les représentants d’Ependes ont donc remporté le trophée que ces derniers ont fêté avec les Urbigènes, en toute amitié. Plaisanterie mise à part, cette compétition a permis aux uns et aux autres de se connaître un peu mieux dans une atmosphère loin d’être guerrière !

Pâques, la fin?

Rien à voir avec la fin du monde. Non, rassurez-vous. J’évoque simplement la fin de cette grisaille météo qui finit par nous démoraliser. Comme si le ciel nous tombait sur la tête. Il y en a marre de vivre sous cette couverture grise. Avec en plus des températures crues qui nous glacent le sang. Mais il est où le soleil? On ne l’a pas beaucoup vu depuis le début de cette année. Aurait-il disparu? Il paraît que non selon ceux qui ont eu la chance de passer des séjours ou des vacances à la montagne ou sous les tropiques.

A propos, n’en n’avez-vous pas marre de cette neige qui s’invite en plaine comme si nous étions des stations d’hiver? J’avais cru comprendre que nous allions au-devant d’un réchauffement climatique de la planète. Qu’on nous présente ces farfelus pour qu’ils s’expliquent!

Tout cela pour constater avec vous qu’il est temps que cela change. Notre dépit devient insupportable pour notre voisinage. On est grincheux, souvent. En supplément, cela altère notre santé. Les rhumes se plaisent dans ce climat désagréable. Ils se prolongent même en complications. Certains toussent, d’autres attrapent des gastros. On n’en peut plus.

C’est pourquoi j’espère que Pâques nous permettra de tourner la page. Si mes souvenirs sont bons, cette fête a souvent été perturbée par la météo. Laissons faire jusque-là mais après, basta! Au placard, les bottes, les pulls et les manteaux et vive le soleil, la chaleur et la bonne humeur. C’est du moins ce que chacun souhaite, j’imagine. Car rien n’est plus agréable que de boire son petit verre sur une terrasse de bistrot ou de se promener dans des tenues tellement plus agréables à porter.

Bonne fête de Pâques quand même!

Un directeur fidèle

Ballaigues: la Lyre en pleine forme

Un directeur fidèle

Un directeur fidèle

Une nouvelle fois, on a allié plaisir du palais et plaisir des oreilles lors de la traditionnelle soirée annuelle de la fanfare La Lyre de Vallorbe-Ballaigues au centre villageois de Ballaigues. Le président Julien Leresche a tenu à remercier particulièrement le chef Christophe Belle, fidèle au poste depuis plus de 20 ans ainsi que les nombreux bénévoles qui ont permis la mise sur pied de cet événement. Un événement annonciateur, puisque le Centième anniversaire de la fanfare sera fêté en juin 2014, le jour précédant le Giron des Musiques du Nord vaudois qui se déroulera à Ballaigues et sera organisé par un comité spécial, qui travaille déjà, pour le compte de la Lyre.

Éveil musical et pièces variées

La première partie de la soirée a été animée par les tout-petits de l’éveil musical, l’une des trois branches de l’École de Musique reconnue par le canton et qui compte une bonne vingtaine d’élèves et trois professeurs. À côté des notions de base du rythme et de la musique, l’École dispense des enseignements dans deux branches: les cuivres et les percussions. Un programme varié et parsemé de facéties du chef, dont sa capacité à faire lever la salle entière, avec répétition, sur les trois mesures finales d’un «Viva Espana» endiablé, a ensuite permis au nombreux public de constater que même si les rangs de l’ensemble sont un peu maigres, difficultés de la vie moderne aidant, la Lyre reste une fanfare habile et qui sonne bien. On a même pu entendre un solo de… triangle précédé de roulements de castagnettes.

Décidément, du côté de Ballaigues, et juste avant les vacherins chauds le Ballaigui de la famille Chuard, on aime se démarquer et faire les choses bien.

Photo Olivier Gfeller

Le premier tour près d’Entreroches.

Bavois: une 2e manche à fond de train

Le premier tour près d’Entreroches.

Le premier tour près d’Entreroches.

Les semaines se suivent et ne se ressemblent pas, du moins du côté météorologique. La deuxième manche du Giron cycliste du Nord vaudois s’est en effet déroulée… sans neige, mais sous un froid désagréable pour la pratique du vélo. On a d’ailleurs dû compter un certain nombre d’abandons, notamment chez les plus jeunes, qui se plaignaient d’avoir des difficultés à bien respirer en raison de la température. La centaine de concurrents s’est élancée une nouvelle fois sous conduite pour le premier tour d’un programme légèrement plus chargé que celui de la semaine précédente. Au point de vue de l’organisation, les responsables ont une nouvelle fois dû composer avec des locataires de la grande salle de Bavois peu enclins à partager, ne serait – ce qu’une prise de courant électrique ou un peu de chaleur pour un concurrent qui a chuté. Pas très sympathique comme attitude.

Gros engagement

Le train imposé au peloton par les leaders a rapidement fait exploser le groupe si bien qu’on a dénombré rapidement plusieurs groupes d’échappés échelonnés sur le parcours. Dans le premier groupe figurait le futur vainqueur Fabien Wolf, qui n’a pas lâché son morceau jusque sur la ligne. En terminant à plus de 42 km/h de moyenne, Fabien Wolf (BICCM) a laissé ses deux premiers concurrents Lars Schnyder (VC Orbe) à 22 secondes et Christophe Duperut (Tea Skualos-Cyclo Morgien) à 26 secondes. Le peloton a, quant à lui, été pointé à près de 4 minutes du trio de tête à l’arrivée, ce qui en dit long sur l’avance prise au fil des tours par les premiers. Chez les écoliers, le jeune Carlos Sera Burguera (VC Estavayer), né en 2001, a une nouvelle fois surpris son monde en terminant ses deux tours vaillamment en 40 minutes. Une performance quand on a tout juste 12 ans. Prochaine étape le 23 mars à Saint-Barthélémy.

Photo Olivier Gfeller

Une magnifique trentième édition!

Tout a démarré sous l’Hôtel de Ville, vendredi soir, avec le verre des fous accompagné d’un succulent pain à l’ail. Ensuite une jolie délégation accompagnant quelques membres des Krepiuls ont fait la «descente aux flambeaux» direction le Puisoir.

Samedi midi, malgré les prévisions plutôt pessimistes de la météo, l’ouverture officielle et la remise de la clé de la ville par Jacques-André Mayor municipal, au président du Comité du carnaval Stéphane Paux, se sont déroulées sous un généreux soleil.

Le soir, au Puisoir, le bonhomme hiver a brûlé sous les vivats d’une foule nombreuse et toujours admirative de la prestation du cracheur de feu «Bubu». Ce qui n’a pas empêché quelques flocons de tomber en fin de soirée sur les joyeux fêtards, ravis d’avoir passé un magnifique moment en compagnie des guggens, avec une ambiance menée tambours battants par un Mario plus vrai que nature.

Mais l’hiver n’avait pas dit son dernier mot…

C’est hélas sous une pluie battante que les courageux groupes ont toutefois défilé, afin de ravir les spectateurs qui n’ont pas boudé leur plaisir, malgré un froid de canard.

Les jeux sont donc faits pour cette magnifique trentième édition du carnaval d’Orbe.

Photo Sylvie Troyon

Forestiers d’un jour….

Pompaples: une journée pour la forêt

Forestiers d’un jour….

Forestiers d’un jour….

Il fait bon remonter le Nozon depuis Pompaples, spécialement à l’annonce du printemps, en quête d’un parterre de nivéoles. Samedi dernier aux aurores, sous la houlette du syndic Roland Studer et du garde- forestier, Harry Kleiner, une bonne vingtaine de villageois, y compris les enfants, prennent le chemin de la Cressonnière pour une journée conviviale consacrée au nettoyage d’une portion de forêt.

C’est une tradition désormais, initiée il y a bien vingt ans sur l’initiative du garde forestier: chaque année, on prend le chemin des bois pour prendre soin de ce paysage unique. Il s’agit de débarrasser les arbres des clématites envahissantes, d’ôter les broussailles et les branches mortes et de les entasser pour un grand feu (exceptionnellement autorisé par les autorités et supervisé par le garde).

Cette fois, l’on travaille dans une ancienne clairière au bord de l’eau. De mémoire de Pompaplois, l’endroit hébergeait il y a bien des années un paddock et des superbes chevaux de course. Un territoire qui, même s’il appartient à Pompaples, est déjà situé sur la commune d’Arnex, par le jeu de donations et d’accords déjà anciens; reboisé depuis, en compensation obligatoire des arbres arrachés sur le chantier d’Holcim; c’est un joli sous-bois tapissé de nivéoles un peu flétries par les moins six degrés qui règnent. On se réchauffe en travaillant, les tables et les bancs sont déjà dressés pour les grillades de midi et chacun met la main à la pâte. En préparant le terrain, les forestiers ont découvert un ancien chemin caché par la végétation: peut-être pourra-t-on le réhabiliter…

«Chacun a ainsi l’occasion d’apprécier ce patrimoine paysager et de se l’approprier; le jour où l’on aborde la question de la forêt au Conseil communal, ce n’est pas une abstraction», souligne Harry Kleiner qui chaque automne fait une tournée des 40 hectares de forêt avec le syndic pour préparer, cette journée. Parmi les bénévoles, un futur professionnel: Kevin Chassay qui va commencer cet automne son apprentissage de forestier bûcheron.
Le grand feu de branchages est aussi une façon originale de brûler le bonhomme hiver et de saluer l’arrivée des beaux jours: une initiative qui fait le bonheur de tous.

Photo Sébastien Krauer

Gérald Lenoir.

Gérald Lenoir: «Je m’arrête»

Gérald Lenoir.

Gérald Lenoir.

Gérald est une figure de ce coin du Pays de Vaud, mais pas seulement, car il n’a pas oublié ses racines ormonanes. Un Pays-d’Enhaut dans lequel il retourne de temps en temps pour voir les cousins ou les connaissances puisqu’il a le don d’aborder quiconque pour s’en faire un «pote». Car qui ne connaît pas l’assureur de la Vaudoise. Sa bonhommie comme ses frasques l’ont rendu célèbre. Malgré cette vie débridée et très active, cela ne l’a pas empêché d’être un conseiller en assurances hors pair. «A peine avait-il commencé de travailler pour notre compagnie (1969) qu’il figurait en tête des meilleurs agents sur le plan national, deux ans plus tard. Un classement dans lequel il a souvent figuré au Top-10 au point d’être un ténor de notre société. Ses clients s’assuraient plus auprès de Gérald que de la Vaudoise», nous dit son ancien patron Bernard Randin. En effet à 74 ans, le citoyen de Chavornay a décidé de mettre définitivement un terme à son activité professionnelle.

44 ans de service

«Je n’avais jamais imaginé m’épanouir dans ce métier. J’étais monteur aux Câbleries de Cossonay et oeuvrais souvent sur les barrages valaisans avant de bifurquer complètement. Il est vrai que mon vaste réseau de copains m’a donné une certaine aisance dans le contact. A 65 ans, j’ai eu un peu peur de l’inactivité. C’est pourquoi j’ai proposé de poursuivre mon travail. Pourtant, la modernisation des méthodes de travail ont eu raison de mon enthousiasme, moi qui n’ai jamais utilisé un ordinateur de ma vie!», ajoute Gérald. Les souvenirs de ces quarante-quatre années demeurent très vivaces. Notamment lorsqu’il se rappelle qu’il était resté parmi les meilleurs vendeurs alors qu’il faisait ses visites en vélomoteur car privé de son «bleu» pendant huit mois!

Virée en solitaire

Désormais, il se contentera de petites tournées matinales jurassiennes, entre Nyon et La Chaux-de-Fonds, en faisant un crochet en France voisine jusqu’à Besançon. Seul au volant de sa voiture, il se balade tout en rencontrant quelques amis, à gauche ou à droite. La télévision lui prend une partie de son temps. Cela va du documentaire aux reportages sportifs. Lui qui fut un excellent footballeur ne va plus voir de match car il estime que le niveau de jeu a nettement baissé et déplore l’attitude de certains spectateurs sur le bord des terrains.

Merci Monique

Il n’aimerait pas terminer ce chapitre sans remercier sa femme Monique qui a fait preuve de beaucoup de patience et d’indulgence à son égard. Pour illustrer le propos, il s’est souvenu d’une des anecdotes qui peuplent en nombre sa vie de bon vivant. « Une fin d’après-midi alors que je venais de faire signer un contrat juteux, un ami m’a rejoint par hasard à la Croix d’Or à Orbe. Lui racontant mon affaire, il me suggère d’aller fêter cela à Paris. Il était 17 heures, 6 heures plus tard nous étions à Paname par TGV. Avec une nuit de folie à la clef. A 6 heures du matin alors que Paris s’éveillait, nous sommes retournés chez nous en train. Arrivé à Chavornay, mon épouse m’accueillit fraîchement. «D’où viens-tu? me dit-elle. «De Paris» lui répondis-je! «Vas te coucher, grand menteur», ajouta-t-elle. Et croyez-moi je ne me suis pas fait prier pour aller me refaire une santé!».

Photo Pierre Mercier

Mais où sont passés les poissons?

Pour le groupe des pêcheurs en rivière de la section d’Orbe, le concours pour l’ouverture, le 3 mars dernier, n’a jamais été aussi catastrophique. Cette année, c’était le concours des «mayaules».

Sur la quinzaine de pêcheurs inscrits, pas un seul n’a ramené de poisson. «Une catastrophe», précise Willy Ballif, «depuis soixante ans que je pêche, je n’ai jamais vu un tel résultat».

Et pourtant, ce n’est pas faute d’avoir essayé. Même dans d’autres sections, des pêcheurs confirmés ont pris très peu, voire même aucune truite.
Il y a vingt ans, même par un froid de canard, les pêcheurs les plus chevronnés attendaient d’avoir capturé leurs dix truites réglementaires avant de pouvoir fêter leurs prises bien au chaud avec leurs amis ou familles.

Mais que se passe-t-il donc?
La faute à qui? Ou à quoi? Le froid, le manque d’eau, la prolifération des oiseaux piscivores?
Bien des pêcheurs vaudois se posent la question.

Que penser du fait de la politique de remise à l’eau de poisson «de mesure». Est-ce que la «reconstruction» des cours d’eau est une si bonne chose? La protection des harles bièvres et autres cormorans n’aurait-elle pas atteint ses limites? L’assainissement des cours d’eau par la séparation des eaux usées et des eaux claires n’a-t-elle pas été trop radicale?

Il n’est pas nécessaire de faire une pêche miraculeuse à chaque fois que l’on lance sa ligne, mais prendre une truite de temps à autre ne serait pas du luxe, vu le prix du permis de pêche annuel(Fr. 150.–). Certains anciens amateurs du bouchon ont même renoncé, cette année encore, à s’adonner à leur hobby préféré.

Le débat est ouvert, sans forcément vouloir faire de polémique… Mais il serait bien dommage que notre «salmo trutta» disparaisse complètement de nos cours d’eau.

Photo Sylvie Troyon

Inquiétant

Paresseux-964

Vous n’ignorez pas que la commune d’Orbe possède un service d’insertion professionnelle qui sert à aider les jeunes, de VSO surtout, à trouver un apprentissage. Cette équipe communale rencontre les jeunes à l’école et les appuie dans leurs démarches.

Malheureusement, ces ados ne donnent, la plupart du temps, pas suite à l’effort qu’on leur demande. Pire encore, on apprend que plusieurs écoliers suivent irrégulièrement les cours scolaires. Il faut parfois les dénoncer à la Préfecture afin que des sanctions soient prises. Ces punitions n’ont souvent pas d’effets et ce laisser-aller ne manque pas d’interroger aussi sur l’attitude des parents.

Des visites d’écoles professionnelles sont organisées afin d’attirer l’attention des jeunes sur certains métiers. Ainsi ils étaient sept à vouloir se rendre à l’école d’horlogerie du Sentier où quelques Urbigènes font un apprentissage. A l’heure du départ, une seule jeune fille était présente car ses camarades n’avaient pas cours ce lundi après-midi. Donc, ils n’ont pas estimé nécessaire de se joindre à cette visite.

Sur place, au cours d’une discussion avec la responsable des apprentis horlogers de deuxième année (sur quatre), nous relevions que les apprenants venaient à 80% du canton voire de France et devaient être très motivés. Quelle ne fut pas notre surprise d’entendre qu’en fait de motivation, ils avaient choisi ce métier car ils sont assis, qu’il fait chaud dans les locaux et que la perspective d’un bon salaire au terme de ces quatre ans les contente!

A l’école des métiers du bâtiment, près de la moitié des apprentis ratent leur première année. Un tableau pour le moins inquiétant dans la perspective de leur futur que l’on ne peut pas imaginer auprès des institutions sociales, à la solde de la société!

Au centre, Pierre Marendaz décrit les membres de la Municipalité dans les années 1950 à Eliane Piguet, municipale à gauche et Roger Augsburger, syndic à droite.

Mathod: Pierre Marendaz a fêté ses 90 ans

Au centre, Pierre Marendaz décrit les membres de la Municipalité dans les années 1950 à Eliane Piguet, municipale à gauche et Roger Augsburger, syndic à droite.

Au centre, Pierre Marendaz décrit les membres de la Municipalité dans les années 1950 à Eliane Piguet, municipale à gauche et Roger Augsburger, syndic à droite.

Son grand-père avait exercé la charge de syndic de Mathod. Son père aussi. Pierre Marendaz fêtait le 11 mars ses 90 ans, lui qui fut durant 20 ans municipal de sa commune, de 1949 à 1969, puis syndic de 1969 à 1985. Un très alerte nouveau nonagénaire qui a vécu toute sa vie à Mathod, un village pour lequel il s’est beaucoup dépensé et investi. Pierre Marendaz devrait écrire ses anecdotes, car il en a à revendre. Sur la commune tout d’abord: tout jeune, dans les années 1930, il se souvient d’être allé à la pêche avec son grand-père, lui muni d’un bâton et son grand-père d’une hotte.

À la pêche certes, mais pas n’importe comment ni n’importe où puisque c’était dans les marais qui recouvraient alors la Plaine de l’Orbe. Et pour parvenir à ses fins, le grand-père couchait sa hotte dans l’eau, demandant à son petit-fils de remonter un peu le courant en tapant avec son bâton dans l’eau, ce qui provoquait l’arrivée automatique des perchettes dans la hotte. Il se souvient aussi de l’assainissement des marais justement, débuté ou plutôt repris complètement après des années sans succès au début de son activité à la Municipalité et qui se termina en 1990. Un travail gigantesque qui apporte encore à la commune un atout supplémentaire. Au niveau professionnel, il se souvient très bien d’avoir dû arracher toutes ses vignes en 1956. Non seulement elles avaient gelé, mais il y avait alors trop de vin en Suisse et la Confédération encourageait cet arrachage par des subventions.

On replante en vignes

Repassant de la vigne aux betteraves, c’est en 1983 seulement qu’après de multiples péripéties administratives et humaines le domaine pourra être replanté en vignes. La description des fonctionnaires fédéraux débarquant pour inspecter les terres en compagnie d’un chef de service cantonal légèrement apeuré et qui reste dans la voiture mériterait à elle seule un récit complet. Il faut dire que ce chef avait dit non, alors que la compétence était exclusivement fédérale et… qu’il venait lui-même de la Côte vaudoise… riche en vignes.

«Si on se tenait un peu plus dans les carnotzets pour discuter plutôt que de multiplier les règlements, on avancerait sans doute mieux», déclare le jubilaire, pas très convaincu de la toute-puissance de l’administration actuelle et qui continue à voir ses amis tous les mardis à 11 heures à Yverdon-les-Bains, perpétuant un rituel qui date de très longtemps. C’est en compagnie du syndic Roger Augsburger accompagné de la municipale Éliane Piguet, ainsi que de son fils Daniel Marendaz, que le jubilaire a fêté son anniversaire. Ou plutôt refêté, puisqu’il avoue que sous différentes formes, la fête a duré trois jours. Relevant ses qualités et son engagement pour la commune, Roger Augsburger l’a remercié et lui a souhaité une bonne nouvelle dizaine d’années pleines de santé et de joies.

Photo Olivier Gfeller

L’entraîneur de La Sarraz, le Baulméran Stephan Cornu

Football: vaine domination

L’entraîneur de La Sarraz, le Baulméran Stephan Cornu

L’entraîneur de La Sarraz, le Baulméran Stephan Cornu

Pour cette reprise de la compétition, La Sarraz-Eclépens recevait l’un de ses compagnons du haut du tableau, La Tour/Pâquier. Dans cette confrontation, les Vaudois ont largement dominé le débat et pourtant ils devront se contenter d’un partage des points (1-1). Si le match était relativement équilibré dans son début, ce sont les Fribourgeois qui allaient prendre l’avantage au milieu de cette première période, à la suite d’un ballon mal contrôlé, qui profitait à un adversaire qui expédiait un tir inarrêtable des 20 mètres.

Sans se laisser désarçonner par cette réussite absolue, les Sarrazins entamèrent une domination qui allait devenir constante au fil du match. Il fallut attendre la 53ème minute pour qu’ils égalisent sur un centre tir heureux de Della Loma qui surprenait le portier gruérien. Alors qu’on les voyait passer l’épaule face à une défense aux abois, ils ne trouvèrent plus l’ouverture, leurs tentatives s’écrasant souvent sur la tête ou le corps d’un Fribourgeois. La Sarraz a sans doute eu le tort de trop jouer de manière aérienne, domaine dans lequel La Tour/Pâquier s’est montré à l’aise. Toutefois, le regroupement quasi-total de l’adversaire ne facilita pas la manoeuvre des maîtres de céans.

Pas de gamberge

Si l’entraîneur Cornu se contentait de ce point eu égard aux matches de préparation qui ont été catastrophiques, il faut bien avouer que son équipe est meilleure que La Tour/Pâquier qui occupe pourtant le 3e rang du groupe. «C’est justement cette place que nous visons et j’avais ajouté dans ma théorie qu’il ne fallait pas perdre cette première partie. D’où ma satisfaction car les gars ont livré un bon match. Leurs doutes se sont vite effacés car ils se posaient quelques questions. Il faut bien reconnaître que nous aurions dû nous imposer. Mais un remis ne me gêne pas, pour autant que nous gagnions la prochaine rencontre (contre Baulmes)». Cinquièmes du classement, les Sarrazins n’ont qu’un point de retard sur leurs adversaires du jour. Quant au match Baulmes – Bavois, il a été renvoyé au 3 avril.

Photo Pierre Mercier