Sylvie Troyon secrétaire du jour, Pierre Girod et Thierry Ballif, président.

Des pêcheurs en rivières inquiets pour l’avenir

Sylvie Troyon secrétaire du jour, Pierre Girod et Thierry Ballif, président.

Sylvie Troyon secrétaire du jour, Pierre Girod et Thierry Ballif, président.

Plan de repeuplement, travaux sur le site des Moulinets et harles gloutons inquiètent sérieusement les membres de la société de pêche en rivière urbigènes.
 

Réunie en assemblée générale sous la présidence de Thierry Ballif, la société vaudoise des pêcheurs en rivières section d’Orbe a accepté quatre nouveaux membres dans ses rangs et pris note d’une démission. Le renouvellement du comité n’a apporté aucun changement, ce dernier a été réélu pour une année par applaudissements.
Dans son rapport, le président informe que le comptage des oiseaux piscivores en 2012 a été considéré comme douteux. Cet état de fait débouche sur l’arrêt du comptage par la société, mais une commission cantonale est en formation pour gérer la problématique.

Déclaration de la maladie à l’écloserie de Morrens,  la «salprolegeia» a décimé cet élevage. Ce qui signifie, qu’aucune société pratiquant l’alevinage n’est à l’abri d’un déboire.

Repeuplement

Le plan de repeuplement prévu pour 2014 va amener de grands changements, le frai naturel devrait être favorisé. Toutes les installations piscicoles devaient être contrôlées par un Docteur d’université, ce qui n’a pas été le cas.

Malgré les importants investissements pour la remise en état de l’installation de l’écloserie d’Orbe, les travaux en cours sur le site des Moulinets risquent de perturber le bon déroulement de la saison d’élevage. Cela, en marge du bon fonctionnement du «Clos des Fontaines» dans les résurgences de l’Arnon, qui permet le maintien de l’œuvre piscicole de la société.

Dans les comptes, le trésorier, Jean-Maurice Malherbe, informe du manque à gagner avec une nouvelle perte sur l’exercice 2012 de Fr. 4’874.–. En 2011 déjà, la comptabilité était dans le rouge en regard des travaux de la nouvelle centrale électrique qui empêche tout élevage. Un espoir existe encore, celui d’être approvisionné en eau convenable dans le courant du printemps prochain!

Divers coûteux et fumants

Dans une deuxième tentative, Albert Limido propose, vu les difficultés financières du moment, de porter le montant de la cotisation annuelle de Fr. 40.– à Fr. 50.–.
Charles-André Schneiter propose d’interdire de fumer dans le local de la pisciculture, mis à part bien entendu le fourneau à bois…

Les deux propositions ont été acceptées avec une majorité, restait à la vingtaine de membres présents à s’inscrire pour le concours d’ouverture 2013 en date du dimanche 3 mars prochain.

Photo Alain Michaud

Un Sarrazin aux Mondiaux

Killian Peier

Killian Peier

Il est inconnu du grand public. Pourtant, il a été sélectionné pour les championnats du monde de ski nordique qui ont commencé hier en Italie. A 17 ans, Killian Peier vit un rêve car rien ne laissait imaginer qu’il serait du voyage.

Tout a commencé en 2002. C’est en regardant les Jeux Olympiques de Salt Lake City et en voyant le triomphe de Simon Amman qu’il s’est pris de passion pour ce sport. Dans la foulée, il suivait le cours d’initiation au saut à skis de Sylvain Freiholz, ancien champion du Sentier.

Barrage à Val di Fiemme

Petit à petit, Killian a gravi les échelons. En commençant par l’Alpen Cup, il a participé aux épreuves réservées aux juniors, puis a disputé des concours de la Continental Cup (2ème division). Il a pris régulièrement des points, terminant notamment 4ème à Kranj en Slovénie. Sa progression lui a permis d’être retenu cette année pour l’épreuve Coupe du Monde de Willingen (Allemagne). S’il avait réussi l’exploit de passer les qualifications pour disputer le grand concours, les organisateurs ont dû annuler l’épreuve à cause de la météo. Néanmoins, il était aligné dans le concours par nations, qui ne s’est pas très bien déroulé, selon ses dires. Il se rendra donc à Val di Fiemme où il passera par une qualification dont le moins bon des trois candidats rentrera malheureusement à la maison.

Entre Zürich et Einsiedeln

Habitant de La Sarraz depuis sa plus tendre enfance, Killian vit désormais à Zürich où il fréquente une école de commerce. Il s’entraîne en été sur les tremplins artificiels de la station schwytzoise alors qu’en hiver, il se retrouve très souvent sur les routes pour disputer les concours à travers l’Europe (Autriche, Allemagne, Pologne, Slovénie, etc.). S’il n’est certes plus très souvent à La Sarraz, il demeure membre du Ski-Club de La Vallée de Joux dont il porte bien haut les couleurs.

Aux marches du Palais

Les membres de l’AVIVO en balade civique!

Aux marches du Palais

Aux marches du Palais

Vendredi dernier, une septantaine de joyeux excursionnistes ont visité le Palais Fédéral.

Au petit matin, dans une grisaille de saison, deux cars prenaient la route direction Berne pour une journée civique et gustative. Une visite du Palais Fédéral espacée dans le temps, afin de permettre une organisation en deux groupes. La réglementation obligeant à ne pas dépasser 40 personnes par groupe de visite. Pendant que le premier groupe montrait patte blanche pour accéder au bâtiment parlementaire et en faisait visite, le deuxième groupe était déposé à la fosse aux ours, de manière à attendre son tour. Une visite instructive de cet impressionnant bâtiment gouvernemental, qui permit de découvrir l’accès monumental aux différentes ailes du Palais qui se situent sous la fameuse coupole fédérale.

Chaque visiteur a pu se transformer le temps de quelques minutes en Conseillère ou Conseiller national en prenant place sur un des sièges qu’occupent les parlementaires, aussi bien dans la salle du Conseil des États que du Conseil national, sans négliger la fameuse salle des Pas perdus où les participants ont eu loisir de découvrir l’architecture et décorations emblématiques.

Entre autres, le monument des trois Confédérés prêtant serment, la coupole de verre enchâssée des armoiries cantonales, la grande fresque du Grütli ainsi que la fresque de la Landsgemeinde de Nidwald de la salle des États.

La partie gustative s’est déroulée au fameux restaurant «Kornhaus» dans un décor 19e, accompagnée d’un service apprécié de chacun. Après cet excellent moment dînatoire, il fallait faire mouvement pour rejoindre les cars. Mais voilà, l’imprévu était au rendez-vous, le carnaval des enfants avait lieu devant le restaurant. Un risque imminent de se perdre dans cette foule en fête, qui heureusement ne s’est pas produit. Après un arrêt de circonstance sur les rives du lac de Morat, retour dans notre plaine de l’Orbe où filtraient quelques rayons de soleil bien sympathiques.

Photo Alain Michaud

Debout, Michel Hostettler, président. A sa gauche, Olivier Chautems, secrétaire, et Jean-Jacques Monnier, caissier.

Arnex: les vignerons des Côtes de l’Orbe en assemblée

 Debout, Michel Hostettler, président. A sa gauche, Olivier Chautems, secrétaire, et Jean-Jacques Monnier, caissier.

Debout, Michel Hostettler, président. A sa gauche, Olivier Chautems, secrétaire, et Jean-Jacques Monnier, caissier.

Il existe actuellement 9 sections régionales à la Fédération vaudoise des vignerons. Et même si des fusions sont à l’ordre du jour en Lavaux et sur la Côte, la section d’Orbe se réunissait jeudi passé à Arnex pour sa traditionnelle assemblée générale. C’est Michel Hostettler, de Valeyres, qui, comme à l’accoutumée, présidait la séance. Une trentaine de membres y ont pris part.

Après une partie statutaire, Michel Hostettler a donné connaissance de son rapport annuel. 2012 s’est révélée être une année capricieuse. La météo en particulier a rendu les traitements plus délicats à planifier et à effectuer, et les vendanges ont aussi été perturbées. Sur le plan qualitatif, le millésime 2012 est bon à très bon, mais la production est l’une des plus faibles des quinze dernières années. Pour les Côtes de l’Orbe AOC, on chiffre cette dernière à environ 270’000 litres de blanc et à 870’000 litres de rouge. Le mildiou et l’oïdium ont été présents plus que de raison et l’on oubliera sans doute volontiers cette année de travail dans les annales.

Le Tir cantonal 2013 en vue

En compagnie des Caves de Bonvillars, les Côtes de l’Orbe AOC et les vignerons de l’appellation ont fait un effort financier important nécessaire pour être admis parmi les sponsors principaux du Tir cantonal vaudois 2013, qui aura lieu à la fin de l’été. La situation internationale n’est pas toute rose pour la viticulture en Suisse. Des liquidations ont été nécessaires, parfois à des prix qui font peur. Michel Hostettler s’est voulu plus optimiste au final, espérant une embellie tant en Europe que plus loin à la ronde. À relever cette année la mise en ligne du site internet de l’AOC, www.cotes-orbe.ch.

Cette présence sur la toile permet à quiconque de glaner des informations importantes sur le réseau des producteurs de l’appellation, ainsi que sur les cépages ou la situation géographique des parchets. Chaque vigneron y dispose en plus d’une page de référence, qui résume son activité et qui conduit, s’ils existent, sur les sites personnels des encaveurs actuellement en ligne. Lors de cette assemblée, Philippe Herminjard, secrétaire de la FVV ainsi que Nicolas Joss, directeur de l’OVV se sont exprimés sur des questions spécifiques à l’interprofession en Pays de Vaud comme en Suisse.

Photo Olivier Gfeller

La très belle salle boisée et peinte du Conseil communal de Baulmes.

Baulmes va compacter ses déchets

La très belle salle boisée et peinte du Conseil communal de Baulmes.

La très belle salle boisée et peinte du Conseil communal de Baulmes.

Marc von Ow présidait la semaine passée la première séance 2013 du Conseil communal de Baulmes. Une séance qui promettait d’être animée, l’objet principal porté à l’ordre du jour concernant la réorganisation de la collecte des déchets et de la déchetterie. Depuis près de 20 ans, les Baulmérans font office de pionniers puisque chez eux, le sac taxé existe depuis longtemps.

Munis d’une vignette payante, les sacs d’ordures ménagères sont actuellement déposés une fois par semaine devant la maison et dûment collectés. Pour le reste, la déchetterie reçoit les habitants pour qu’ils puissent y déposer ce que l’on ne peut mettre dans les sacs, et tout le reste des déchets, encombrants, spéciaux ou spécifiques. Le projet municipal a consisté à introduire une benne compactante située près de la grande salle, à un endroit où le passage sera aménagé pour permettre la dépose des sacs.

Attenant à la benne, un système de pesage avec carte magnétique individuelle doit permettre une répartition équitable de la charge d’ordures, chaque ménage disposant d’une carte rechargeable à un automate ressemblant à un distributeur de billets. En plus de ce nouveau système de collecte, la Municipalité a prévu de revoir l’organisation de la déchetterie pour la rendre plus performante, ainsi que le prélèvement d’une taxe forfaitaire avec des rabais pour les familles avec enfants en dessous de 4 ans. Le total des déchets urbains de Baulmes atteint environ 120 tonnes par an. Même avec une baisse de tonnage due à un meilleur tri, compter avec une centaine de tonnes par année semble raisonnable. Il est prévu de relever la benne une fois par mois, par camion pour Chavornay, puis par train jusqu’à l’usine Tridel.

Un débat nourri

La commission ad hoc présidée par Patrick Tharin a effectué un important travail sur cette question, unanimement salué par les membres du Conseil. Parmi ces derniers toutefois, une frange s’est élevée contre «cette régression sociale qui consiste à ne plus ramasser les ordures à domicile, ceci dans une commune qui se veut attrayante et qui de fait voit arriver de nouveaux habitants. Il s’agirait d’un service minimum à la population, parmi les tâches essentielles de la commune» au regard des opposants au préavis municipal au nombre desquels figurent entre autres Nadine Pérusset et Antoine Buvelot. Pour eux, on a, de fait, oublié de nombreuses questions dans le débat, notamment le ramassage des ordures des personnes âgées ou à mobilité réduite, la question des couches-culottes ou encore les odeurs prévisibles que la benne compactante dégagera en été.

Tant du côté de la commission que de la Municipalité par la voix de la responsable de la question Cendrine Cachemaille, on assure que ces questions ont été traitées et que des solutions seront trouvées. La benne contient un gaz spécial précisément destiné à empêcher les odeurs de se former. Après un débat courtois, mais nourri et salué comme tel par plusieurs conseillers, le projet municipal a passé largement la rampe avec 21 oui contre 11 non et 3 abstentions. Reste donc à le mettre en pratique, après avoir obtenu l’aval cantonal sur le nouveau règlement communal sur les déchets accepté dans la foulée.

Photo Olivier Gfeller

Dorine Voirol.

Changement à la tête de l’Espace Prévention

Dorine Voirol.

Dorine Voirol.

L’espace Prévention du Nord vaudois a une nouvelle responsable en la personne de Dorine Voirol qui a remplacé Maïthé Busslinger qui a pris sa retraite.

Dorine Voirol y était jusqu’à présent chargée de projets recherche et développement. Elle connaît donc bien la maison. L’Espace Prévention est chapeautée par l’ASPMAD du Nord vaudois (Association pour la santé, la prévention et le maintien à domicile). Il propose des cas de prévention et de promotion de la santé dans divers domaines et s’adresse à tous, des tout petits aux seniors. Les thèmes tournent autour de l’alimentation, du mouvement, de la prévention des dépendances, de la santé au travail et de la petite enfance.

En plus de cours aux professionnels, il offre de nombreux cours dans toute la région. Il travaille en collaboration avec de nombreux partenaires : comme l’ADNV (Association du Développement du Nord vaudois), les communes, les entreprises.

Nouveautés à Orbe

La plupart des cours ont lieu à Yverdon mais à Orbe se sont ouverts, à la résidence de Thienne, un cours de yoga (le mardi à 18 h 30) et un groupe parents-enfants (0-4 ans, le jeudi de 14 h. 30 à 16 h. 30). Ce dernier permet aux jeunes parents de rencontrer une infirmière et de poser des questions sur le poids, le sommeil, les pleurs, l’hygiène... Et d’échanger avec d’autres familles.

Les Health’s Angels

L’Espace Prévention, avec son équipe Health’s Angels spécialement formée pour la prévention des dépendances auprès des adolescents, va aussi chercher à développer un partenariat avec la commune d’Orbe pour des actions auprès des jeunes. A Sainte-Croix, un projet-pilote de maintien de la santé des personnes de 55 ans et plus est à l’étude et pourrait être étendu à d’autres régions. Un autre projet est à l’étude à Grandson sur les proches-aidants dans le cas de maladie d’Alzheimer. Les idées de projets ne manquent pas. Dorine Voirol relève d’ailleurs que l’Espace Prévention Nord vaudois est très dynamique et souvent précurseur. On retrouve toutes les informations (cours, contact) sur www.espace-prevention.ch/nord.

Photo Natacha Mahaim

Un repas

La faim

Un repas

Un repas

A l’heure où l’Europe est atterrée par les fraudes commises dans la production d’aliments, d’autres données font encore plus froid dans le dos.
Il y a quelques semaines, une dépêche indiquait que la moitié de la nourriture produite dans le monde était jetée. On sait que l’Occident gaspille beaucoup de produits. Qu’il s’agisse d’invendus, de dates de consommation dépassées ou de résidus de nos assiettes ou de plats.

Dans le tiers-monde, il arrive aussi fréquemment que des réserves alimentaires pourrissent dans des hangars à la suite de la mauvaise gestion de la part d’Etats ou de certaines organisations. Ce constat est bien triste à la lecture de certaines données.

En effet, plus de 900 millions d’êtres humains sur 7 milliards sont sous-alimentés sur notre planète et près de 18’000 meurent chaque jour de faim. 800 millions de personnes ne possèdent pas de point d’eau à proximité de chez eux et 240’000 décèdent annuellement après avoir ingurgité de l’eau contaminée. A l’inverse, 1,5 milliard sont en surpoids et le nombre d’obèses atteint les 500 millions d’humains. Ce déséquilibre n’est pas nouveau mais cette incapacité à améliorer le sort de certains est triste. Peu de gouvernements s’en préoccupent vraiment comme en atteste le fait que plus de 900 000 hectares de terre arable disparaissent chaque année à cause de l’érosion du sol. Voilà qui ne va pas arranger la détresse dans les pays pauvres ou exploités de manière éhontée.

A titre de comparaison, plus 2,75 milliards de dollars US sont dépensés quotidiennement pour l’armement et les armées. Voilà qui donne à réfléchir dans ce monde où l’on est davantage préoccupé par le rendement, la bourse et son confort personnel.

Bernardo Aroztegui et Elodie Favre, la beauté de l’instant.

Rances: moment de grâce

Bernardo Aroztegui et Elodie Favre, la beauté de l’instant.

Bernardo Aroztegui et Elodie Favre, la beauté de l’instant.

Un immense merci aux familles Barbier et Randin de Rances qui ont organisé le récital de ce deuxième dimanche de février en invitant la soprano Elodie Favre et le pianiste Bernardo Aroztegui. Dans l’église en cette fin d’après-midi, le temps s’est suspendu, tant nous étions fascinés par le duo.

Deux jeunes artistes

Elodie Favre est enfant d’Yverdon. Passionnée pour toutes sortes de musiques, elle suivra le conservatoire à Lausanne puis à Montevideo, en Uruguay. C’est là qu’elle rencontre Bernardo, son compagnon à la ville comme à la scène. Après 11 ans passés en Uruguay, ils reviennent s’installer en Suisse, à Bussigny mi-2012. Leur répertoire est vaste, du sacré à la musique de chambre en passant par l’opéra ou la musique contemporaine.

Une voix, un sourire

Elodie et Bernardo sont jeunes, simples et souriants! Ce sera Elodie qui présentera le programme. La première partie débute avec un «laudate» de Monteverdi. Immédiatement, la voix de la soprano nous saisit, ses modulations claires, amples et puissantes s’élèvent et emplissent l’église. Les vocalises et la présence rayonnante de la jeune femme nous illuminent. L’instant a quelque chose de sacré.

Suivront des oeuvres de Purcell, Haendel, Haydn et Mozart toujours hautement maîtrisées et mises en valeur. Le piano accompagne parfaitement la soprano. Lors de la deuxième partie, les musiciens interprètent de la musique de chambre, de l’opéra et des chansons populaires.

Le bis, un morceau d’Offenbach, révèle une autre facette de la cantatrice. Mutine, elle chante «je suis un peu grise» nous invitant ainsi au fastueux apéritif, servi de l’autre côté de la rue. Le temps reprend alors son cours et nous nous régalons de bons vins et de bons gâteaux encore sous le charme de l’instant passé! A suivre absolument !

Site internet www.elodiefavre.com

Photo Catherine Fiaux

Michael et André Roch et Patrick Fahrni enregistraient les temps à l’arrivée.

Vaulion: géant populaire

Michael et André Roch et Patrick Fahrni enregistraient les temps à l’arrivée.

Michael et André Roch et Patrick Fahrni enregistraient les temps à l’arrivée.

Il faisait plutôt froid au pied des pistes de la Dent de Vaulion en ce dimanche matin. Le brouillard refusait de laisser sa place au soleil comme ce fut le cas la veille, lors du Super G. 78 concurrents s’étaient inscrits pour prendre part à ce géant qui a causé bien des problèmes, notamment dans le mur final où une porte bleue en dévers a surpris plus d’un skieur. Si le meilleur temps du Super G a été signé par Vincent Hiltbrand (Nidau), c’est Vincent Zimmermann (Premier) qui a imposé sa loi le dimanche en même temps qu’il a profité des chutes ou des abandons de certains favoris. Si les enfants participent pour le plaisir, les plus anciens sont là pour la gagne. Engoncés dans des combinaisons devenues trop étroites avec le temps, ils ne manquaient pas de délibérer sur le tracé qu’ils avaient plus ou moins maîtrisé.

Un Ski club en bonne forme

Sur le bord de la piste, la présidente du SC Vaulion, Valérie Meyer, se félicitait de la belle participation enregistrée lors du Derby de la Vallée de l’Orbe, deux semaines auparavant, puisque près de 200 personnes ont participé à cette compétition. Elle imaginait que la température comme la grippe avaient dû retenir plus d’un athlète, dimanche dernier. En plus, les épreuves de vitesse intéressent davantage les jeunes. Il n’empêche que sa société se porte bien avec 120 membres. Personne ne peut oublier les belles années (début 2000) lorsque le club organisait encore des concours de saut à skis. On se souvenait notamment d’un excellent vin chaud, servi en 2004, qui avait mis à mal les organismes des membres, mais pas leur bonne humeur. Malheureusement, les nouvelles normes de la Fédération suisse de ski n’ont plus permis au Ski Club de mettre sur pied des compétitions de saut.

Rappeler Morisod

A l’heure où la descente féminine des championnats du monde de Schladming se déroulait, les participants n’étaient pas trop abattus par les résultats moyens de notre équipe nationale masculine, cette saison. Jonathan Reymond (Vaulion) et Alain Salzmann (La Praz) considèrent que c’est le mental qui manque à nos athlètes, alors que Benoît Fahrni (Premier) pense lui que nous n’avons plus de leaders capables de tirer l’équipe vers le haut. Il conclura que la Suisse doit vite faire des propositions à Patrice Morisod, cet entraîneur helvétique qui fait le bonheur des Français, pour retrouver des couleurs.

Photo Pierre Mercier

Le Lindner déblaie les parcs.

Orbe, on déneige à quatre heures

Le Lindner déblaie les parcs.

Le Lindner déblaie les parcs.

La ville va s’éveiller sous une dizaine de centimètres de neige. Depuis un quart d’heure, onze ouvriers de la voirie convergent vers leur atelier, à la rue de l’Etraz. Sur place, quatre véhicules sont prêts à déblayer routes et chemins, deux autres plus petits dégageront les trottoirs et le solde des hommes s’emploiera à nettoyer, à la pelle et au racloir, escaliers et autres endroits délicats. La cavalerie est en route. Le camion de Didier va ouvrir la marche. Sans saleuse, en attendant celle que le Conseil Communal a récemment autorisé d’acheter, il précède un autre poids lourds dont Patrick a pris le volant. Equipé d’une lame et d’une saleuse, il va compléter le travail fait par le premier véhicule. Il faut faire vite car les premières voitures pointent le bout de leur nez.

Une attention très soutenue

Tout commence dans les rues escarpées, Saint-Eloi puis route d’Arnex. Déblayer la jonction avec la route filant vers Agiez prend du temps afin de déneiger correctement les différentes bretelles. On passe au rond-point de Fleur de Lys où le travail est un peu moins compliqué, même s’il faut une petite dizaine de minutes pour le dégager. Notre chauffeur se montre prudent, car son véhicule glisse un peu puisque l’on a pris le pari de ne pas mettre de chaînes. On se rend ensuite au bas de la ville, en passant une nouvelle fois par Saint- Eloi, point crucial de la circulation urbigène en hiver. On prend soin du débouché de la route de contournement sur celle de Chavornay.

Là aussi, le nettoyage se veut propre, mais il faut être très prudent, car de nombreuses automobilistes quittent la ville à4 h. 30. Les manœuvres sont délicates, car il faut avancer et reculer continuellement sans endommager quoi que ce soit. Dans le même temps, le chauffeur articule sa lame pour amasser la neige dans des angles morts. Une double mission qui demande beaucoup d’attention. La voirie n’est pas la seule à la tâche. Plusieurs entreprises accomplissent le travail pour des privés puisque la commune ne s’en occupe plus depuis trois ans.

Faciliter les transports publics

Pendant ce temps, le Lindner, engin léger et très maniable du service des parcs et jardins, a procédé à un premier nettoyage du centre-ville, moins sollicité à ces heures très matinales et en plus à plat. Il est l’heure pour les camions de peaufiner et de saler ces rues. Les carrefours du haut de la localité font l’objet de soins particuliers lorsque les automobilistes veulent bien laisser travailler les camions, équipés de feux orange pour être bien vus. Au rond-point de la Croix, un écriteau a été partiellement renversé par un imprudent qui a quitté les lieux sans demander son reste. Ensuite, les machines s’activent à déblayer les axes que les transports publics vont utiliser (Place de la Gare, Casino ou divers secteurs de la ville que l’Urbabus va parcourir). Le chemin de la Dame est fermé par la police, le temps de laisser un véhicule plus léger (Holder) le déneiger, comme la rue de la Tranchée ou celle de la Tour Carrée, par exemple. Il est
5 h. 30 et les premiers piétons font leur apparition quand il ne s’agit pas de sortir le chien pour ses besoins naturels! Les trottoirs ont été débarrassés de l’or blanc, mécaniquement ou manuellement. Tout se fait en harmonie sans appui de radios dont les communications coûtent cher.

Epandre et laisser fondre le sel

Une quarantaine de kilomètres de route sont ainsi délestés de neige. En temps normal (sans neige), il faut deux heures et quinze minutes pour faire le travail. En plus de la conduite et du maniement de la lame, Patrick a la tâche de répartir le sel à bon escient depuis son siège de chauffeur par le biais de l’électronique. 8 grammes par mètre carré au plat jusqu’à 14 g dans les pentes, et la commune a déjà déversé 54 tonnes de cette matière cette saison pour faciliter la tâche des véhicules de tout genre. Rien ne sert non plus d’abuser du raclage, il faut laisser le sel agir, ce d’autant que le passage des voitures accélère le dégel, la plupart du temps. A 7 heures, tout le monde se retrouve à l’atelier pour faire le point et relever certains chauffeurs, à l’attention fort sollicitée et pour répondre à la loi (tachygraphe). En compagnie du chef (Christian), on fait l’inventaire des endroits à nettoyer et à faible trafic (Philosophes, chemins des Vignes ou des Ars, etc). Comme il est l’heure de déblayer les parkings à ciel ouvert ou certains escaliers, sans oublier les passages piétons qu’il faut rendre visibles pour la sécurité des Urbigènes.

Un travail titanesque

Comme vous pouvez vous en rendre compte, à l’heure de vous déplacer, une douzaine d’hommes ont déjà effectué un immense travail avec une précision exemplaire pour vous faciliter la vie. Ils méritent notre respect, car ils ont déjà effectué 600 heures supplémentaires pour le seul déneigement de la ville. Ce jour-là, leur travail n’était pas terminé, car la neige est annoncée à nouveau pour les 24 heures à venir. Quelques-uns vont continuer à déneiger et d’autres vont reprendre leurs activités habituelles jusqu’à 17 heures. Ils seront à nouveau sur le pont le lendemain aux aurores. Alors, ayez l’égard nécessaire, lorsqu’ils se trouvent sur votre route ou à l’heure de parquer votre voiture le soir, afin de les aider à nettoyer au mieux votre rue, à l’heure où vous dormirez encore. Merci à Patrick, Nicolas, José et Didier (chauffeurs) Benedito et David (trottoirs), Antonio, Frank, Marcos, Vasvi et Virgile, ainsi qu’à leur chef Christian pour leur dévouement.

Photo Pierre Mercier

Francine Manière.

Vallorbe: vingt années au secrétariat du Conseil communal

Francine Manière.

Francine Manière.

Le 15 février 1993, il y avait très exactement 20 ans, Francine Manière fonctionnait pour la première fois comme secrétaire du Conseil communal de Vallorbe. Le poste étant vacant, c’est le président du Conseil d’alors, Jacques – André Chezeaux, qui s’est approché d’elle pour lui proposer la fonction. Comme, dans sa famille, on avait déjà largement donné en politique – son papa fut conseiller communal, puis conseiller municipal durant 16 ans – et comme elle ne souhaitait pas «entrer en politique partisane», elle accepta cette charge pour participer à la vie publique locale. Cette maman de deux garçons, tous deux tournés vers le football, qui a longtemps travaillé dans la banque et se consacre maintenant professionnellement aux questions d’état-civil dans la nouvelle organisation cantonale, considère en effet que «quand on souhaite être secrétaire d’un Conseil communal, il faut être né (e) dans la commune concernée, ou y avoir des attaches personnelles, mais surtout participer à la vie villageoise en général». Difficile en effet de comprendre les enjeux de certaines prises de position politiques sans ressentir de l’intérieur les conséquences potentielles de telle ou telle décision ou avoir une idée du sens dans lequel la population semble s’orienter.

Vingt présidents, trois syndics et autant de préfets

Au cours des 20 dernières années, Francine Manière aura «usé» 20 présidents du Conseil, 3 syndics, autant de préfètes et préfets, sans compter les très nombreux municipaux et membres du Conseil avec lesquels elle a travaillé. «On oublie souvent que la charge de secrétaire d’un Conseil communal ne consiste pas «simplement» à tenir un procès-verbal des décisions et discussions» précise Francine Manière. Et de rappeler qu’à ses débuts dans la fonction, les premiers présidents qu’elle a vus passer contrôlaient tout jusqu’aux dernières virgules. Plus récemment, certains ne contrôlent plus grand-chose et font confiance ou d’autres encore, plus forgés à l’aune de l’autonomie personnelle, estiment que la teneur du PV relève de la seule responsabilité de la secrétaire. «Au départ, on tenait des PV résumés des principales discussions. Mais certains orateurs étaient froissés de ne pas toujours y retrouver les mots prononcés, si bien que finalement on a opté pour un PV intégral, publié en plus dans le journal local. ça rend la tâche plus lourde, mais au moins le choix toujours subjectif de ce qui doit ou ne doit pas être transcrit n’est plus offert». À côté de sa fonction au Conseil, le ou la secrétaire est aussi la gestionnaire administrative du corps délibérant communal. Ainsi que l’organisatrice en chef de toutes les votations ou élections qui se déroulent durant son mandat. Francine Manière relève qu’en 20 ans, elle n’a jamais raté une séance du Conseil et a dû manquer une seule votation «pour cause de collision avec la confirmation de son fils». Tous les aspects organisationnels de la fonction sont souvent méconnus pour ceux qui s’imaginent pouvoir la remplir. «En plus, il faut ajouter au programme chaque année plusieurs week-ends ou au moins plusieurs dimanches, surtout lorsque des élections sont prévues», ajoute Francine Manière.

La politique locale change

Celle qui songe à abandonner sa fonction dans un avenir à moyen terme, «peut-être pour se consacrer cette fois à la politique de l’intérieur en se présentant à des élections», estime que la façon de faire de la politique locale a changé. «Avant, les débats étaient réels et vivants lors du Conseil lui-même. Maintenant, les débats sont rares, voire très rares, comme si toutes les décisions étaient entérinées lors des séances de groupe ou en dehors de l’hémicycle. En plus, on ne sent plus vraiment d’opposition d’idées ou de principes politiques, mais plus la sauvegarde d’intérêts précis et concrets» précise-t-elle. Elle trouve cette évolution regrettable, dans la mesure où le débat apportait quelque chose, chacun, même les opposants, finissant par se réunir autour d’un verre une fois la question votée. Il semble aussi que sur le plan formel, la séparation des pouvoirs entre l’exécutif et le délibérant devienne de plus en plus théorique. «Peut-être cela provient-il de la complexité croissante des questions abordées, ou du caractère plus ou moins fort du président du Conseil» estime Francine Manière, qui déplore cette tendance. Son poste n’est pas à pourvoir, mais le jour venu, celle qui aura été de l’organisation de toutes les manifestations du Conseil pendant plus de deux décennies manquera et le ou la future titulaire devra faire sans cette immense expérience pratique de la charge.

Photo Olivier Gfeller

La Grand-Rue à Ballaigues.

Ballaigues: gros investissements votés

 La Grand-Rue à Ballaigues.

La Grand-Rue à Ballaigues.

Lundi soir s’est déroulée à Ballaigues la première séance du Conseil communal de l’année 2013, sous l’autorité du président Daniel Bourgeois. En préambule, et sortant de la configuration apolitique du village, «dans lequel on fonctionne avec une liste d’entente depuis toujours», le syndic Raphaël Darbellay a lancé un appel solennel en faveur du rejet de la LAT proposée en votation le 3 mars. «L’acceptation de ce texte constituerait pour Ballaigues la fin de ses maigres espoirs de pouvoir agrandir un jour sa zone à bâtir» a conclu le syndic, qui est aussi revenu sur la problématique de l’autoroute A9b, pour laquelle il a rappelé le dépôt à Berne du postulat Jean-Pierre Grin demandant au Conseil fédéral le traitement du problème du bouchon quotidien au travers de diverses suggestions faites conjointement par les syndics de Vallorbe et Ballaigues.

Une Grand-Rue flambant neuve

Au plat de résistance de la séance figurait l’octroi à l’exécutif d’un crédit de 4.054 millions de francs, le plus important depuis la construction du Centre villageois, pour la réfection en profondeur de toute la Grand-Rue. Un travail colossal sur lequel se sont penchées deux commissions: la commission des finances pour les aspects du financement à choisir et une commission ad hoc pour les aspects techniques. Ni les aspects techniques du projet municipal, ni les aspects financiers n’ont fait l’objet de remarques particulières. La Municipalité a simplement été invitée à choisir le financement auprès de l’établissement bancaire qui fera l’offre la meilleur marché, ce à quoi elle s’est engagée. Du côté technique, rien à redire à un projet qui verra la chaussée flanquée de nouveaux trottoirs plus larges en plusieurs endroits, et qui devrait aussi recevoir quelques aménagements urbains destinés à modérer la vitesse. «Nous ne pouvons pas faire tout ce qui est imaginable sur un tronçon classé route cantonale de délestage» a encore précisé Thomas Maillefer, le municipal en charge du dossier. «Notre souci a été l’amélioration de la sécurité des piétons par la création de trottoirs plus larges», a-t-il encore ajouté.

Travaux dès la mi-avril

Une partie du Conseil aurait souhaité que l’on entreprenne simultanément aux travaux une réflexion sur les possibilités pratiques de rendre le centre du village plus attractif. «J’ai envie de pouvoir me promener dans cette nouvelle Grand-Rue et l’on devrait égayer le projet», a précisé Christian Bechler, soutenu par quelques voix dans le Conseil. Les nécessités techniques et les exigences du Service cantonal des routes ont toutefois eu raison de ces velléités, du moins pour l’instant, puisqu’elles n’ont pas fait l’objet d’une demande formellement déposée. C’est à l’unanimité que le crédit a été voté. Les travaux débuteront en principe à mi-avril pour 2013 et se termineront à mi-octobre. Avec un programme identique pour 2014. Le premier tronçon qui sera mis en chantier sera la partie centrale du village. La route ne sera en principe jamais coupée, mais la circulation sera ramenée alternativement sur une seule voie par des feux de chantier. Ces travaux seront signalés assez loin du village pour dissuader les pendulaires ou les camions en transit de traverser Ballaigues.

Photo Olivier Gfeller