Lance Armstrong

Lance trop loin

Lance Armstrong

Lance Armstrong

Le cycliste Lance Armstrong a donc renoncé à se défendre face aux preuves de l’Agence Américaine anti-dopage. Sa défense devenait impossible devant autant de témoignages en sa défaveur. Au départ, le garçon était un coursier de grande qualité avant que le cancer ne le rattrape malheureusement.

Je me souviens que l’un de ses anciens coéquipiers, le Britannique Paul Sherwen, m’avait dit l’avoir vu sur son lit de mort à Philadelphie. Quelques années plus tard pourtant, l’Américain faisait sa réapparition dans les pelotons et allait remporter à sept reprises le Tour de France. Un tour de force incroyable qui laissait bouche bée. Revenir de la tombe pour archi-dominer ses rivaux paraissait impossible. L’idée qu’Armstrong avait été modifié génétiquement à la suite de son malheur ne rencontrait pas l’approbation des médecins.

Pourtant, le septuple vainqueur de la Grande Boucle n’a jamais été contrôlé positif en compétition alors que l’on semble avoir la preuve qu’il se dopait. Son corps ingérait-il mieux les produits interdits ou avait-il trouvé le médicament masquant idéal ou l’a-t-on protégé pour ne pas écorner l’image du cyclisme?
En tous les cas, dès qu’Ullrich et Armstrong sont arrivés sur le Tour, les coureurs sont restés dans leur bus jusqu’au moment du départ et ne rencontraient plus la presse comme c’était l’habitude. Les rapports se sont dès lors tendus avec les journalistes. Que se passait-il donc dans leur hôtel roulant? Interrogés sur l’affaire, ceux du cyclisme ne se sentent plus concernés et prétendent que le passé est bien loin.

Certainement, mais la pratique est ancestrale et tout le monde y a touché, champions ou pas. Tous ceux-là sont des faux-culs qui prétendent défendre leur sport en niant la vérité alors qu’en reconnaissant les faits, ils rendraient un fier service à ce sport, le plus dur de tous.

Orny: une belle cuvée pour l’Enduro 2012

Difficile de ne pas penser à la production viticole lorsque l’on évoque l’édition 2012 de l’Enduro d’Orny, organisé une nouvelle fois avec brio par le Moto-Club du Milieu du Monde du président Julien Lasserre.

En effet cette année, le parcours, qui change à chaque édition, avait été déplacé au milieu des vignes des Côtes de l’Orbe, sur le bas du territoire de la commune d’Arnex. Dans un grand cirque de vignes proches de l’huilerie se trouvent en effet des terrains agricoles qui ont été patiemment préparés pour l’occasion. Un circuit de plus de dix kilomètres tournant mille et une fois sur les territoires des communes d’Arnex, d’Orny et de Pompaples. En plus de ce nouvel emplacement, le dessin proprement dit du parcours avait été amélioré, «pour tenir compte de certaines critiques entendues en 2011», précisera Julien Lasserre.

Une participation toujours aussi nombreuse

Plus de 250 participants se sont élancés sur ce parcours difficile dans les différentes catégories, que ce soit le matin ou l’après-midi. «Nous sommes très contents de cette édition» précisait Julien Lasserre peu après l’arrivée de l’épreuve individuelle. Nous avons enregistré au moins autant de participants que l’an passé et ceci sans qu’aucun incident ne soit venu troubler le bon déroulement des épreuves.

De très nombreuses équipes étaient venues de Suisse, d’Allemagne, d’Autriche. La matinée était réservée à la course de trois heures par équipes et l’après-midi aux catégories individuel et marathon. Dans les vignes, ci et là, un ou deux vignerons l’œil quelque peu critique sur cette course, surveillaient discrètement son déroulement. Il faut dire que les nuages de poussières soulevés par les concurrents ne pouvaient pas éviter de survoler les parchets.

Classements complets : www.orny.ch/mcmm

Photo Olivier Gfeller

Les rois et reines de la Fête : Jean-Charles Pittet et Géraldine Brenzikofer, Cédric Henrioud et Sarah Giroud, Vincent Faucherre et Sandra Bornet, Annick Brocard et Alexandre Martinis.

Sergey: l’Abbaye des Volontaires en liesse

Les rois et reines  de la Fête :  Jean-Charles Pittet et Géraldine Brenzikofer, Cédric Henrioud et Sarah Giroud, Vincent Faucherre  et Sandra Bornet, Annick Brocard et Alexandre Martinis.

Les rois et reines de la Fête :
Jean-Charles Pittet et Géraldine Brenzikofer, Cédric Henrioud et Sarah Giroud,Vincent Faucherre et Sandra Bornet, Annick Brocard et Alexandre Martinis.

Les réjouissances ont démarré par l’assemblée statutaire qui acceptait trois nouveaux membres dans ses rangs, Hervé Zeni, Guyot Blaise et Damien.
Par un soleil déjà ardent, rendez-vous au stand de l’Abergement où 34 fins guidons ont rivalisé dans la bonne humeur mais avec maîtrise.

Les joutes de tir terminées, c’est en cortège emmené par la Mujonette de Valeyres-sous-Rances, que les Volontaires ont rejoint la Place du village au pied du grand sapin pour entendre l’énoncé des résultats des tirs.

Un Abbé roi

En fin de journée, aligné en rang d’oignons sous l’œil attentif d’Alexandre Martinis Abbé président, les participants aux tirs étaient fin prêt à couronner les meilleurs d’entre eux.

Les premiers à être honoré d’une belle médaille, sous le regard de la majorité des gens du village, les graines de champions au tir laser, avec en tête de classement, Romain Gaillard et Mathieu Gaillard.

Se sont agenouillés pour être couronnés de mains de reines ravissantes : Sur la cible Société, Jean-Charles Pittet 1er roi, avec un 100 appuyé d’un 89, Cédric Henrioud 2e roi avec un total de 358 points. Sur la cible Progrès, Vincent Faucherre 3e roi avec 898 points sur deux passes de cinq coups, et l’Abbé président Alexandre Martinis 4ème roi avec 896 points.

Après la mise à prix d’or des derniers lots et un cortège au travers du village, chacun c’est retrouvé sous un grand érable pour la première verrée des rois et, de terminer la soirée à la grande salle sous des accords des années 60 avec Brice.

Dimanche très officiel

Le programme de cette chaude journée débute par le culte, puis la distribution des prix de la cible Progrès, et en suivant, la mise à l’américaine du grand sapin planté sur la place villageoise, sapin misé au prix de l’acajou. Les estomacs conditionnés par les verrées des rois au son l’hymne des Volontaires «Sac à dos», place au banquet et la partie officielle, où se sont exprimés Aude Gelin pasteure et Jacques Nicolet député.

Après la rentrée du drapeau, ambiance de bal à la grande salle, et, pour clôturer cette fête chaleureuse où l’âme du village est réjouie, lundi, ramassage des œufs chez l’habitant, qui le soir venu, se transforment en excellentes omelettes.

Photo Alain Michaud

Nouvel habit

Orbe: Cinéma Urba, à la pointe de la technologie

Nouvel habit

Le cinéma Urba a ouvert à nouveau ses portes hier après avoir été fermé pendant l’été afin d’installer le numérique. Plus besoin de ces grandes bobines que les projectionnistes devaient installer sur leurs machines sur lesquelles la pellicule défilait pour votre plus grand plaisir. Cette ère du cinéma en 35 millimètres est terminée. Il était du reste temps de passer à cette technologie du futur, car les nouvelles productions ne seront disponibles que sur cassette à l’avenir. Propriétaire du lieu, la commune d’Orbe s’est donc attachée à revoir les installations techniques des deux salles pour pouvoir vous offrir les films en 3 D comme les autres.

Travailler la porte ouverte

Lors de l’installation de la salle 2, le spécialiste, qui travaille à travers toute l’Europe, n’a pas manqué de préciser qu’il n’avait jamais vu une cabine aussi petite! Le projectionniste devra garder la porte ouverte pour travailler! Malgré l’étroitesse du lieu, il n’y aura aucune restriction technique. La salle, elle, n’a subi que de très petites modifications. Ainsi, deux places ont été réservées aux handicapés en chaise et Urba 2 comprendra toujours 52 sièges de bonne qualité.
De 117 à 99 sièges

En revanche, la salle principale a été complètement relookée. Bariolés par le passé, les fauteuils seront uniformes, grenat et noir. L’allée centrale a disparu pour un couloir sur la droite de la salle. Il a fallu aussi revoir l’écran qui a passé de 5 à 7 mètres pour les grandes productions. Ces aménagements ont eu pour effet de diminuer le nombre de places disponibles. Elles passeront de 117 sièges à 99 fauteuils très confortables. L’isolation phonique a été singulièrement revue. Il a été nécessaire de changer complètement l’électricité qui avait été installée au milieu du vingtième siècle.

Du reste, les installateurs ont été surpris de découvrir encore des fils de coton ! A côté de l’installation numérique, on a pu garder encore les projecteurs pour le 35 mm au cas où le Ciné-Club voudrait montrer des films anciens. A propos, si les spectateurs pourront dans un avenir très proche visionner les films en 3 D, cette technologie ne sera pas utilisée lors de ce week-end d’ouverture de manière à permettre aux jeunes projectionnistes urbigènes de s’habituer à cette technologie de pointe.

Le ciné se porte bien

On doit se réjouir de savoir que Cinérive, qui exploite les salles, offrira des conditions de vision égales à celles des meilleures salles des grandes villes européennes. Du reste, cette société veveysanne, qui exploite le cinéma Urba depuis plusieurs années, relève que le 7e Art se porte fort bien à Orbe et espère bien que l’effort qui a été fait pour améliorer les installations, continuera d’attirer les spectateurs comme ce fut le cas ces deux dernières années.

Photo Pierre Mercier

Chavornay: le combat des tracteurs

Le Tractor Pulling avait remporté un énorme succès en août 2011 à l’occasion de leur premier show sur le domaine Pâquier à Chavornay. Cette année, le public s’est montré encore plus nombreux, malgré la canicule.

Car oui, il a fait très chaud! Mais le spectacle en a valu le déplacement : quelques 110 concurrents helvétiques et français ont participé au Championnat Suisse. Au programme des tirs de catégorie Standard, Sport, Supersport et Farmstock; un Freestyle Moto ainsi que diverses animations et expositions de vieux tracteurs.
Impressionnante mécanique

«Il ne faut pas oublier qu’à la base ce sont des tracteurs agricoles» explique Philippe Egger, Président de l’association Tractor Pulling Plaine de l’Orbe basée à Bavois. «Ils peuvent atteindre jusqu’à 800-900 chevaux!».

Évidemment les machines sont customisées, destinées à devenir des monstres (on peut tout changer jusqu'au condensateur céramique !). Par ailleurs il vaut mieux avoir un très gros tigre dans le moteur pour parvenir à tracter une remorque pouvant peser jusqu’à 18 tonnes!

Au delà du plaisir à conduire un tel engin surpuissant, le summum est atteint lors du «Full Pull», terme donné lorsque le tracteur réussi à longer une piste boueuse de 100 mètres. Le championnat est remporté par le concurrent qui a cumulé le plus de points calculés sur une base pratique et technique.

Belle démo de FMX

David Rinaldo et Julien Ray, prodigieux Riders, ont préformé au guidon de leur moto-cross, livrant au public des enchaînements de figures à hauteur vertigineuse!
L’événement prend de l’ampleur, un nouveau challenge se profile pour le Tractor Pulling en 2013 : «Face à un tel engouement des visiteurs, il va falloir faire encore plus fort l’an prochain!» conclut Philippe Egger.

Florian Massini de Panthéréaz est le seul Romand qui ait réussi à terminer sur la première marche d’un podium (cat. 5 t. standard).

Photo Sarah Gigon

Anne et Laurent Lasserre recevant les remerciements de la paroisse en fin de culte.

Vallorbe: encore un pasteur qui s’en va…

Anne et Laurent Lasserre recevant les remerciements de la paroisse en fin de culte.

Anne et Laurent Lasserre recevant les remerciements de la paroisse en fin de culte.

On dirait presque qu’ils se sont donné le mot. En effet, plusieurs pasteurs de la région quittent en cette deuxième partie d’été la paroisse qui les avait choisis. Dimanche passé, au Temple de Vallorbe, c’était au tour du pasteur Laurent Lasserre de dire au revoir à la paroisse qu’il avait rejoint il y a deux ans. Son dernier culte avec cène aura lieu dimanche prochain, pour tenir compte de la messe d’adieux du curé Christophe Godel, qui lui aussi va exercer son ministère au delà de la Cité du fer.

Et comme dans une sorte de signe de relève, pour son culte d’adieux, le pasteur Laurent Lasserre a procédé à un baptême. «La petite Amelia baptisée tout à l’heure est comme un cadeau offert pour indiquer que la relève est présente, que la vie continue avec d’autres acteurs» précisera le ministre en fin de culte.

Apporter ailleurs une saveur particulière au pain

Auparavant, il a orienté sa prédication dominicale sur les nourritures terrestres et les nourritures spirituelles, en continuité avec la parole du jour de Jean 6 citant notamment la célèbre phrase du Christ : «Je suis le pain de vie. Celui qui vient à moi n’aura jamais faim, et celui qui croit en moi n’aura jamais soif». Dans l’esprit du pasteur Lasserre, tous les hommes font partie intégrante d’un pain symbolique unique, mais lui apportent chacun à sa manière, une saveur particulière.

C’est dans cet esprit que, particulièrement heureux de ses deux années à Vallorbe, il va dorénavant s’occuper de groupes de jeunes du côté d’Echallens. Pendant un certain temps, son poste sera occupé, en remplacement, par le pasteur Etienne Roulet.

Photo Olivier Gfeller

Patrick Girard devant l’entrée de son «magasin».

Mathod: après les fraises, les framboises, les fromages, voici… un self de viande

Patrick Girard devant l’entrée de son «magasin».

Patrick Girard devant l’entrée de son «magasin».

Le long de la route Orbe Mathod, à gauche en direction Yverdon, vous ne pouvez manquer de remarquer ce container jaune éclatant affichant «self-viandes grillades». Nous sommes chez Patrick Girard, exploitant agricole.

Justement cette route à grande circulation (plus de 6’000 voitures par jour) est à l’origine du projet. «Les inconvénients de la circulation ont toujours été présents pour la ferme, il s’agissait d’en tirer aussi un avantage!» nous confie-t-il. Profiter du trafic, l’idée du self est née!

Patrick Girard, un paysan entreprenant

Patrick Girard, né en 1980, est un enfant de Mathod. Il suit une formation agricole traditionnelle, CFC en 1999, brevet en 2000 et ira jusqu’à la maîtrise agricole en 2006. D’abord associé avec son père et son oncle, c’est en 2006 qu’il reprend l’exploitation et en 2010 qu’il en devient propriétaire.

Son domaine, ce sont les grandes cultures et le bétail. L’homme est entreprenant, il a des projets plein les yeux et se donne certainement les moyens de les réaliser. Il compte doubler son bétail. Il est également entrain de terminer une transformation des bâtiments de l’ancienne ferme. Dès novembre 2012, ce seront 5 nouveaux appartements en PPE qui verront le jour.

Le self pour grillades : viandes de la région

C’est en été 2011 que l’aventure a démarré, plus précisément de juillet à septembre. Cet été 2012 sera donc la deuxième saison et le moment de faire le point comparant investissements et profits. Comme le définit Patrick Girard «il s’agit d’un partenariat avec la boucherie Pérusset de Baulmes». Celle-ci abat les bêtes, prépare et emballe les morceaux. Le but est de promouvoir les produits de la région. Le self propose principalement du boeuf venant de chez M. Girard, spécialisé dans l’Aubrac et le Charolais, mais aussi de l’agneau, du porc, du poulet provenant tous des alentours et conditionnés par la boucherie Pérusset. Proximité et qualité prévalent donc!

Local sous étroite surveillance

Entrons! Ce qui me frappe instantanément c’est la domotique mise en place pour assurer une température constante et parer aux vols. Oui, car le vol reste bien l’écueil principal des selfs. Une autre manière de «payer» l’absence de vendeur sur place? Reste que chez P. Girard, tout, ou presque, a été prévu pour surveiller à distance. Caméra, système automatique d’ouverture des portes, sms annonçant quand quelqu’un pénètre dans le local. Ainsi organisé, P. Girard ne déplore que peu de vols, «rien de significatif» dit-il. Mais l’investissement est conséquent.

A l’intérieur, l’atmosphère est nette et fraîche. On trouve un frigo avec les viandes étiquetées sous vide (arrivage le vendredi) et un congélateur (pour dépanner!). Pour payer, une table, un chaise et une machine à calculer sont à disposition! Aux murs, que des photos de vaches appartenant à Patrick Girard.

Il est aussi possible de commander et, suivant les cas, M. Girard sera prêt à vous livrer. En effet, le contact social ainsi que le service sont parmi ses fers de lance.

www.pgirard.ch 079 306 29 43

Photo Catherine Fiaux

Repenser la sécurité

La police lausannoise vient d’enregistrer un nombre record de démissions durant le premier semestre de 2012. A l’heure d’évoquer les raisons de leur départ, les partants soulignent l’augmentation des heures de travail, le stress et la difficulté du job. Sans oublier les raisons pécuniaires bien sûr. Il n’est pas de doute que la tâche des policiers est devenue plus complexe.

La délinquance est toujours plus nombreuse et ne manque pas d’imagination pour se procurer le fruit de leurs mauvaises intentions. Pas étonnant dans une société qui laisse une partie des siens au chômage si ce n’est pas au bord de la route. D’autre part, les incivilités ne diminuent pas car une partie des jeunes ne respecte plus rien. Livrés à eux-mêmes car leurs parents travaillent et n’ont pas le temps de s’occuper vraiment de leurs enfants, ils ne mesurent pas les limites de la loi. Ils sont donc prêts à faire n’importe quoi sous l’autorité de chefs de bandes sans scrupule. D’autant plus que la justice est lente et peine à pénaliser, leur donnant le sentiment d’être intouchables.

Les autorités sont dépassées face à cette dérive toujours plus prononcée. Le problème de la sécurité est à revoir. Car on ne peut pas imaginer de confier à des sociétés privées le soin de nous protéger de la délinquance et de la violence, avec des agents peu formés pour calmer le jeu. C’est pourquoi il est nécessaire de réfléchir ensemble sur cette dérive de la société avant qu’elle ne soit complètement gangrenée.

Le sujet est d’importance et concerne autant la justice, les policiers que les politiciens. Il faut faire vite si l’on veut éviter que le sentiment d’insécurité gagne progressivement la population et rende notre quotidien déstabilisant.

Les renforts de Bavois : Lianel Lauper, Muamer Zeneli, Nezir Kurtic et Hicham Bentayeb.

Les soucis des Baulmérans

Les renforts de Bavois :  Lianel Lauper, Muamer Zeneli, Nezir Kurtic et Hicham Bentayeb.

Les renforts de Bavois :
Lianel Lauper, Muamer Zeneli, Nezir Kurtic et Hicham Bentayeb.

La saison a commencé par un flop en 2ème ligue interrégionale dont le championnat reprenait le week end dernier. Baulmes devait se rendre à Bavois pour cette journée inaugurale. Malheureusement, les visiteurs déclaraient forfait quelques heures avant le coup d’envoi.

Une affaire de contingent est à l’origine de ce départ raté. Nous avons pu joindre le syndic Julien Cuérel qui gère momentanément les affaires du club.
«Actuellement, seuls 6 joueurs sont qualifiés dont 4 en provenance d’Yverdon. Nous attendons encore les passeports de deux autres et nous sommes en discussion avec cinq régionaux. Donc pour l’instant, nous ne sommes pas en mesure d’aligner une équipe en 2ème inter. A l’origine, nous avions songé à retirer l’équipe mais Yverdon nous avait encouragé à la conserver afin de placer ses jeunes qui n’évolueraient pas en 1ère ligue promotion. Finalement, l’essentiel de ces garçons sont allés à Thierrens, ce qui met à mal nos plans.»

Des forfaits avant décision

«J’imagine que nous ne jouerons pas nos trois premières rencontres (Bavois, La Sarraz et Romont). Ensuite, le règlement ne permettant pas plus de 3 forfaits consécutifs, soit nous aurons vraiment une équipe soit nous nous retirerons du championnat avec pour conséquence une relégation automatique en 2e ligue pour la saison 2013-14. Je ne suis pas vraiment inquiet dans la mesure où nous ne voulons pas répéter les erreurs du passé.

Baulmes n’a plus d’argent et nous voulons que le village se réapproprie ce club de football. A propos, une assemblée générale se tiendra le 26 août pour nommer un président d’une société qui comptera surtout une deuxième formation en 5e ligue formée de jeunes du village, une équipe de juniors B avec Valmont et une école de foot».

Tout dépendra du 1er tour

Bavois n’a heureusement pas les mêmes soucis. Le contingent à disposition de Bekim Uka s’est renforcé avec les arrivées de Bentayeb et Kurtic (Malley), Zeneli (Stade Lausanne) et Lauper (Champvent). En revanche, Becirovic (Prilly), Glur (Bavois II) et Paiva (?) quittent le groupe. Autant dire que les Bavoisans auront des ambitions cette saison. Toutefois, chat échaudé craignant l’eau froide, le président Jean-Michel Viquerat redoute le premier tour.

«Lors des deux dernières années, nous avons manqué le début de saison ce qui nous a mis dans des positions inconfortables. Donc, je souhaite que notre départ soit meilleur de manière à pouvoir envisager une deuxième partie de championnat haletante. Nos matches amicaux ont été satisfaisants à part notre rencontre de Coupe de Suisse, perdue chez les Fribourgeois de La Tour/Pâquier. En résumé, il est de mon vœu de faire mieux que la saison dernière (5e)».

Photo Pierre Mercier

Le magnifique stade nommé la Donbass Arena.

Ukraine: l’après-foot

Le magnifique stade nommé la Donbass Arena.

Le magnifique stade nommé la Donbass Arena.

Capitale du Donbass, grand bassin houiller et de l’industrie lourde, Donetsk a pu accueillir l’Eurofoot grâce à son stade très récent. Construit en 2009, grâce à l’homme d’affaires le plus riche d’Ukraine, Rinat Akmatov, il a coûté la bagatelle de 400 millions de dollars... Tout en orange et noir, les couleurs du Chakhtar Donetsk, le club de football emblématique de la région, principal concurrent du Dynamo Kiev, il a été inauguré en 1936.

C’est une attraction touristique, on peut visiter la Donbass Arena en groupe, toucher le gazon mais sans marcher dessus, s’asseoir dans les vestiaires ou la salle de presse, (plus grande que celle du Conseil communal à Orbe), se faire photographier avec une des nombreuses coupes gagnées par la club. Il y a même un musée et un magasin de souvenirs.

Comme la région n’offre pas grand chose en matière de tourisme et la ville se visite en une demi-journée, beaucoup de supporters ont préféré la solution de remonter directement dans un charter après le match. Il faut dire que les prix pratiqués étaient rédhibitoires : par exemple un hôtel de classe moyenne en dehors de la ville à 900 dollars la chambre.

Infrastructures, encore beaucoup à faire

Même si grâce à l’Eurofoot, les infrastructures de transports ont été un peu améliorées : il y a enfin un train rapide entre Donetsk et Kiev. C’est dans la capitale Kiev que beaucoup de moyens ont été concentrés. Plusieurs routes ont été finies à temps (le jour avant paraît-il) pour améliorer le trafic du centre-ville. Mais il n’y a toujours aucune autoroute,sauf entre Kiev et son aéroport et quelques tronçons ça et là. Il y a de bonnes routes à quatre pistes, mais plus on s’éloigne de Kiev, plus l’état des routes se dégrade, les routes secondaires sont dans un état lamentable, même pas entretenues, les trous sont fréquents, ce qui fait les affaires d’ateliers de réparations de pneus qui sont nombreux.

Les gens semblent être résignés, au fin fond de la campagne ukrainienne le football n’a pas enthousiasmé grand monde. Ils pensent être comme d’habitude les oubliés du développement. Dans la petite ville d’Alexandrovka, à une centaine de kilomètres de Donetsk, la sécheresse de cet été, il n’a pas plu depuis le mois de juin, entraîne des coupures d’eaux, il y a de l’eau le matin et le soir de 6h à 10h. Dans les campagnes, les habitants ont au moins leur puits personnel et une grande partie s’est équipée de pompe et s’est installé l’eau courante à ses frais. Un point positif quand même, les coupures d’électricité sont beaucoup plus rares.

Stabilité?

La blague qui s’entend en Ukraine actuellement : «nous avons atteint un certaine stabilité, la corruption est très stable, le nombre de nids-de-poule aussi». La rumeur dit que 50% des budgets de l’Eurofoot ont atterri dans les poches de quelques-uns. La corruption est généralisée à tous les niveaux. Il semble qu’en Ukraine (comme dans d’autres pays probablement aussi) l’élu politique dès qu’il est en place ne pense plus qu’à la manière dont il pourra s’enrichir personnellement.

La police, en tout cas celle de la route, est plus occupée à inventer des formes de rackets qu’à assurer la sécurité des conducteurs. Elle truque les éthylomètres et les radars de vitesse, j’en ai fait l’expérience mais dès que la personne résiste, ils laissent tomber et ils n’aiment pas les permis étrangers qui leur donnent un surcroit de travail !

Les députés du parlement ukrainien ont des plaques d’immatriculation spéciales et n’ont pas besoin de respecter les codes de la routes, ils roulent dans de grosses 4x4 noires qui est le signe incontournable de la réussite dans ce pays. Au milieu de la route sans aucun égard pour les autres conducteurs, ils roulent très vite en toute impunité... Bref on comprend que le citoyen moyen soit un peu désabusé.

Photo Natacha Mahaim

Présentation des équipes

KidsGames 2012: les JO des enfants

Présentation des équipes

Présentation des équipes

KidsGames c’est une extraordinaire aventure pour les jeunes de 7 à 14 ans. Pendant une semaine ils participent à des joutes sportives composées de jeux, mais aussi des moments attractifs de découvertes et partages bibliques. Onze régions de Suisse romande vivent le même événement en même temps : Aigle, Echallens, Gland, Lausanne, Montricher, Morges, Neuchâtel, Orbe, Saillon, Tramelan et Yverdon; soit au total 1’750 enfants!

Cette année Orbe réunit 160 participants et forme 12 équipes constituées de garçons et filles de tous âges; le but étant de faire connaissance, partager des moments de plaisir au jeu et mettre en valeur les forces de chacun, malgré les inégalités.

Cette semaine est soutenue par les différentes églises de la région d’Orbe, Chavornay et Ballaigues. Une telle manifestation sportive ne peut avoir lieu sans le soutien de nombreux bénévoles, coachs, arbitres et animateurs. Pour l’occasion ils sont une septantaine. «On a énormément de plaisir à passer une semaine avec les enfants» exprime une dame bénévole depuis maintenant huit ans.

La Commune d’Orbe a mis gratuitement les installations du Puisoir à disposition des sportifs du KidsGames: cantine, salle Omnisport et terrain de football.

Cérémonie d’ouverture

Après une partie officielle sur la Place du Marché du centre-ville d’Orbe, la foule s’est regroupée dans la salle Omnisport où les enfants ont fait une démonstration des trois jeux officiels:
- Kin-ball, jeux québecois axé sur l’esprit d’équipe utilisant un ballon d’un mètre vingt d’envergure
- Passemoilesballes, jeux d’adresse de passage de balle pratiqué en groupe
- Cours’Agile, course d’agilité et de relais avec accessoires de gymnastique
En fin d’après-midi une présentation des équipes s’est organisée à la cantine, suivie d’un apéritif.

Programme hebdomadaire

Coordinatrice de l’événement, Mme Yvette Marschall a entres autres pris la parole pour expliquer le déroulement de la semaine: de lundi à vendredi les enfants vont suivre en matinée des ateliers créatifs sur les moments importants de la bible puis se consacrer aux olympiades en après-midi. «Dieu a des projets de bonheur pour chacun!» a-t-elle gaiement proclamé.

Quelques sportifs de haut niveau seront également attendus pour parler de leur expérience aux enfants et leur confier leurs propres moyens pour garder la foi pendant de tels moments sportifs importants.

Venez nombreux à la remise des médailles!

Public et familles ont d’ores et déjà rendez-vous au Puisoir ce vendredi 17 août entre 14h et 16h30 pour applaudir les finales et proclamations des résultats avec remise des médailles.

Grande cérémonie de clôture à Avenches

Le samedi 18 août clôturera cette semaine riche en émotions avec spectacles et activités variées «FamilyGames». L’occasion pour les 1’700 enfants de tous sites de se regrouper et vivre l’état d’esprit KidsGames avec leurs proches.

Photo Sarah Gigon

Romain Cand et sa reine, Léa Guignard; Alexandre Gygax et Cindy Rossier; Jean-Marc Ravey et Laure Cand; René Vona et Morgane Cottens; Christian Benoît et Cyrielle Collet. A l’arrière, le comité et le porte-drapeau.

Rances: soleil et bonne humeur

Romain Cand et sa reine, Léa Guignard;  Alexandre Gygax et Cindy Rossier; Jean-Marc Ravey et Laure Cand; René Vona et Morgane Cottens; Christian Benoît et Cyrielle Collet.  A l’arrière, le comité et le porte-drapeau.

Romain Cand et sa reine, Léa Guignard;
Alexandre Gygax et Cindy Rossier; Jean-Marc Ravey et Laure Cand; René Vona et Morgane Cottens; Christian Benoît et Cyrielle Collet.
A l’arrière, le comité et le porte-drapeau.

Jeudi dernier ont débuté les festivités de la traditionnelle fête de l’Abbaye, avec l’ouverture du caveau qui a accueilli les villageois et visiteurs jusqu’à vendredi soir. Le coup d’envoi de la fête a ensuite été donné samedi matin à 8h00 avec l’appel du drapeau et des membres de la Société de l’Abbaye.

Cette année, le comité a eu la bonne surprise et la joie d’accueillir parmi leurs rangs, 15 nouveaux membres! Ils ont ensuite parcouru le village jusqu’au stand de tir où ils auront passé la majeure partie de la journée sur les stalles à tenter d’obtenir le 1er rang, mais aussi à l’extérieur autours de quelques rafraîchissements et discussions animées.

Couronnement de ces majestés

Samedi en fin de journée ont été acclamés les lauréats de cette saison sous un ciel magnifique par une belle assemblée devant le collège. Les champions, dans l’ordre, Alexandre Gygax, Jean-Marc Ravey, Christian Benoît et René Vona, ont ensuite enchaîné quelques pas de danse avec leurs charmantes reines au rythme de la musique avant de se mettre en place pour suivre la fanfare de la «Mujonette» lors du fameux cortège alliant musique, tambours et collations. La fête s’est poursuivie avec le groupe «Midnight» qui a fait chauffer le «dance-floor» jusqu’au petit matin.

Dimanche, on se déguise!

Après un couronnement des rois plus officiel, ainsi que l’annonce des résultats complets et la distribution des prix, le cortège des rois a continué comme la veille, mais cette fois-ci accompagné de «l’Echo des Campagnes», jusqu’à la grande salle pour le banquet et la partie officielle, menée par un discours toujours très apprécié de Patrick Simonin, major de table, puis de l’Abbé-Président, Sébastien Guex, et des différentes personnalités politiques présentes, dont l’invité d’honneur, Samuel Schmid, ancien Conseiller fédéral. Les habitants se sont ensuite éclipsés pour enfiler leurs costumes et s’échauffer avant d’entreprendre le tour du village, jusqu’à la grande salle où la musique du groupe «Midnight» les attendait.

Lundi, les enfants s’amusent!

Malgré un début de journée sans programme, les enfants ont eu droit dans l’après-midi à leur défilé à eux, avec à l’arrivée, goûter et manèges pour leur plus grande joie. A 19h30 le cortège principal a, pour la dernière fois cette année, envahi les rues du village avant d’aller danser au rythme de l’orchestre «Alpentaler» à la dernière soirée de cette édition, comme chaque année, très réussie!

Photo Katy Josi