Entrée des mines de Baulmes, un des deux groupes du départ de 15 h.

Voyage dans les mines de Baulmes

Entrée des mines de Baulmes, un des deux groupes du départ de 15 h.

Entrée des mines de Baulmes, un des deux groupes du départ de 15 h.

Plus de cent participants

L’association culturelle de Baulmes et Environs et le spéléoclub du Nord-Vaudois organisaient pour la 3e fois une visite des mines. La météo peu clémente n’avait nullement repoussé les visiteurs, venus nombreux. A souligner la très bonne organisation avec des départs échelonnés en groupes d’une quinzaine de personnes accompagnés de guides; casques fournis par le spéléoclub.

Quelques mots sur les mines de Baulmes

Il s’agit d’anciennes mines de marnocalcaire destiné à la fabrication de chaux et de ciment. En 1894 avec l’ère industrielle, les premiers fours à chaux seront remplacés par l’usine de Baulmes en fonction jusqu’en 1962. Cette date signera la fermeture des mines. Celles-ci totalisent près de 17 km de galeries formant un immense quadrillage irrégulier. De nos jours, beaucoup des galeries sont éboulées; en effet la nature de la roche les rend très instables.

Spéléologue amateur pour une heure

Revêtus de casque, ciré et bottes, nous pénétrons dans la montagne, nuit noire, température de 12 degrés à l’année. C’est humide et par endroits, nous avons de l’eau jusqu’aux chevilles. De fréquents éboulis, de nombreuses intersections de galeries désorientent rapidement le néophyte! Un indice, le sens de l’eau indique la sortie! Le temps de la visite, nous sommes propulsés dans une autre atmosphère, une autre époque, un autre monde.

Saviez-vous que de 1950 à 1960 les mines ont abrité une culture de champignons de Paris? Tout est resté en place, comme figé... Expérience saisissante et passionnante, parfois légèrement déstabilisante, les commentaires du guide sont précieux, les torches aussi!

Photo Catherine Fiaux

Werner Kuert, chef département et Olivier Delay, conseiller technique, tous deux travaillent pour Fenaco dans la production végétale, avec l’agriculteur Eric Pavillard d’Orny.

Orny: un laboratoire en plein air

Werner Kuert, chef département et Olivier Delay, conseiller technique, tous deux travaillent pour Fenaco dans la production végétale,  avec l’agriculteur Eric Pavillard d’Orny.

Werner Kuert, chef département et Olivier Delay, conseiller technique, tous deux travaillent pour Fenaco dans la production végétale, avec l’agriculteur Eric Pavillard d’Orny.

La plate-forme de démonstration de blés et d’orges d’automne est bientôt prête à recevoir les visiteurs.

Cette année, la plate-forme d’essais variétaux et culturaux Landi a été installée sur le domaine de Eric et Gaël Pavillard à Orny. Pour l’agriculteur, cela implique des contraintes inhabituelles, afin de mener à terme et dans les règles les différentes cultures. Mais la famille Pavillard joue le jeu, car elle sait que c’est seulement grâce à de tels essais que les semences montrent leurs possibilités ou leurs défauts.

6,8 hectares

En septembre et octobre 2011, dix variétés d’orges ont été semées sur 2,2 ha et 23 variétés de blés sur 4,6 ha. Avec les conseils de la production végétale Fenaco, les plantes ont été choyées et actuellement, alors que les orges ont épié et que les blés ont mis leurs dernières feuilles, les essais montrent déjà de fortes différences.

Le but de cette plate-forme d’essais est de tirer un enseignement sur l’évolution des plantes avec soins (fongicides et régulateurs) ou sans. Sur certaines variétés, on a constaté de gros dégâts dus au gel de cet hiver, mais d’autres ont montré une belle résistance.

Visites sur place

Les cultivateurs intéressés pourront découvrir la plate-forme le 13 juin 2012 avec des visites guidées par les professionnels. Ceux-ci leur expliqueront les qualités ou les problèmes que l’on peut déjà constater. Mais les essais ne seront pas terminés ce jour-là. En effet, les céréales seront suivies jusqu’à la récolte et aux analyses des grains, qui permettront une appréciation plus poussée des différentes variétés.

Puis, avant le choix définitif des semences pour 2013, il faudra encore prendre connaissance de la demande des meuniers et des transformateurs. En attendant, laissons Dame Nature agir et espérons de beaux grains pour une bonne alimentation.

Photo Marianne Kurth

Le débouché dangereux

Ballaigues: la Municipalité condamne le débouché dangereux

Le débouché dangereux

Le débouché dangereux

Le Conseil communal de Ballaigues tenait séance lundi soir sous la présidence de Daniel Bourgeois. A cette occasion, le Municipalité a beaucoup communiqué. A la suite du nouvel accident mortel survenu dimanche à la Maladaire, elle a décidé de fermer physiquement, avec des blocs de béton et cette semaine encore, la route secondaire d’où arrivait la voiture fautive, débouchant sur la route cantonale.

Le syndic Raphaël Darbellay a précisé que «cette mesure forte serait maintenue le temps nécessaire à la détermination, en accord avec les services concernés du canton, de solutions alternatives efficaces de sécurisation». Restant dans le domaine de la circulation, le syndic a rappelé que des contrôles radar avaient été demandés à la gendarmerie cantonale.

Ces derniers ont été effectués en février et mars, toujours sur une plage de temps matinale au cours de laquelle les travailleurs frontaliers rejoignent leur travail. Avec 3,43% seulement de véhicules en infraction, la gendarmerie considère que la situation n’est pas particulièrement préoccupante. Ce chiffre corrobore d’ailleurs des contrôles non coercitifs qui avaient été réalisés à plusieurs reprises au moyen d’un radar visible montrant au conducteur la vitesse à laquelle il circule.

Du nouveau et du concret pour la semi-autoroute

Le Municipal Thomas Maillefer a précisé les contours des travaux qui vont être effectués cet été encore par l’OFROU pour améliorer la sécurité et la fluidité de la circulation sur la semi-autoroute A9B ainsi qu’à la douane du Creux. Deux tronçons de la semi-autoroute, peu avant les Clées et peu avant Ballaigues, se verront dotés de protections centrales physiques en béton.

Par ailleurs, la descente vers le Creux et sa douane sera aménagée avec quatre pistes, deux dans chaque sens de circulation, les pistes descendantes étant marquées de présélections Suisse et France. Cette solution condamnera l’actuelle piste cyclable et sera doublée par la création d’une piste de stockage pour poids lourds en attente, peu avant la douane elle-même.

Comptes 2011 et culture

Les comptes 2011 ont été déposés par la Municipalité à l’attention de la commission compétente, doublés d’un rapport de gestion complet. Sans entrer dans le détail, on relèvera que l’année 2011 est positive pour la commune, qui réalise un léger excédent de recettes sur un total de charges et produits de l’ordre de 10 millions de francs.

La commission culturelle a également déposé son rapport annuel, duquel il ressort entre autres que diversité de l’offre, nouveauté, créativité et investissement personnel important permettent aux sociétés locales de satisfaire les attentes du public et même de réaliser de petits profits, toujours gratifiants pour les bénévoles et pour les caisses des sociétés concernées.

«Plus que des idées, ce sont des moteurs acceptant de prendre en charge la mise en place de manifestations dont l’on a besoin», a complété le Municipal Michel Junod.

Photo Olivier Gfeller

Des nouvelles de l’hôpital d’Orbe et des eHnv

Conseil de fondation de l’hôpital d’Orbe

L’assemblée statutaire a été rondement menée sous la présidence de Claude Recordon et en présence du directeur général des EHNV, Robert Paul Meier. Un retour sur les activités 2011 montre un taux d’occupation de 92% pour le secteur hospitalier et une occupation totale du secteur hébergement qui absorbe difficilement une demande élevée. M. Arm, responsable du site illustre les activités de l’année 2011 en présentant la variété des métiers de l’hôpital, de la logistique qui demande des gestionnaires en intendance, en passant par les métiers classiques de soins infirmiers, sans oublier les premières volées d’ASSC, assistants en santé et soins communautaires qui prennent encore leurs marques ; sans omettre bien sûr les médecins, et parmi ceux-ci les médecins assistants notamment en charge de la policlinique.

Celle-ci, à défaut d’atteindre l’équilibre financier, présente un bilan de fréquentation satisfaisant, à hauteur de 6300 consultations l’année dernière. Toutefois la direction va entamer une réflexion pour préciser la mission de cette policlinique, son positionnement par rapport à Yverdon et Saint-Loup, notamment sur la question de savoir si elle peut assumer un accueil en pédiatrie pour des situations bénignes.
Sur le plan de ses missions de base, Orbe poursuit ses activités de réadaptation et de soins palliatifs, avec un prochain audit en vue pour ces derniers. A relever que c’est depuis Orbe qu’est organisée toute la gestion des lits B, y compris ceux de Chamblon.

L’avenir des eHnv

A la veille de la conférence de presse, la direction a livré en primeur aux membres du conseil de fondation les grands axes stratégiques du développement de l’Etablissement.

A relever le début bienvenu des travaux d’agrandissement du service des urgences à Yverdon, service qui, par son engorgement, portait de moins en moins bien son nom.

Plus généralement, à l’horizon 2018, les soins aigus spécialisés seront concentrés sur Yverdon; un seul CTR (centre de traitement et de réhabilitation) regroupera les activités actuelles d’Orbe et Chamblon; Saint-Loup et la Vallée auront un statut de «centres de proximité». Il convient de rappeler, concernant St-Loup, le succès de son centre abC (anorexie et boulimie) qui est en instance d’agrandissement.

Le financement des investissements à venir n’est pas sans donner quelques inquiétudes. D’une part parce que les fonds propres ne sont pas inépuisables et surtout parce que le nouveau système de tarification SwissDRG au forfait conduit à une clé de répartition entre canton et assureurs pour le financement de ces investissements qui sera intégré au forfait par cas. Cette mise en concurrence entre hôpitaux pour la même prestation ne peut sans doute que réjouir les partenaires payeurs, mais la qualité des soins restera-t-elle l’objectif prioritaire?

Toujours est-il que le Jura Nord-vaudois avec sa démographie extrêmement dynamique n’a pas à craindre une sous-utilisation de ses infrastructures de santé. Avec 1066 naissances en 2011, la maternité d’Yverdon-les-Bains accuse une augmentation de 25% des naissances en cinq ans.

Photo Denis-Olivier Maillefer

De gche à drte. Jérémie Schütz, Francesco Biamonte, Katya Cuozzo et Christian Baur.

«Les Trois Baisers du Diable»

De gche à drte. Jérémie Schütz, Francesco Biamonte,  Katya Cuozzo et Christian  Baur.

De gche à drte. Jérémie Schütz, Francesco Biamonte, Katya Cuozzo et Christian Baur.

Sous l’égide de la Commission Culturelle d’Orbe, ce premier dimanche de mai, «AD’OPERA comédie lyrique», nous a présenté un opéra fantastique de Jacques Offenbach. Le temple gothique d’Orbe se prêtait à merveille à l’exercice. Imaginez, le Diable au temple, avec apparition de la Madone à la fin, qui plus est lorsque la pièce est écrite par un auteur de confession juive!

La pièce, une oeuvre de jeunesse, peu connue, voire oubliée d’Offenbach

Quatre acteurs-chanteurs et un pianiste, tous de formation classique nous entraînent dans un petit village de bûcherons. Là, vivent Jacques (Christian Baur, ténor), sa femme Jeanne (Katya Cuozzo, soprano) et leur enfant. Il y a aussi Georget, un jeune cornemuseux bienveillant (Jérémie Schutz, ténor) et surtout, l’étrange Gaspard (Francesco Biamone, baryton-basse).

Celui-ci, pour sauver son âme a conclu un pacte avec le diable. Il s’agit de se faire dire 3 fois «je t’aime» par une femme, Jeanne en l’occurrence. Gaspard séduit la jeune femme mais celle-ci réagit et se refuse à prononcer le 3e «je t’aime». Gaspard va se venger, arrivent alors Georget et sa cornemuse magique. La Madone paraît et Gaspard tombe en enfer. On soulignera le caractère moralisateur de ce petit opéra, loin des bouffonneries à succès d’Offenbach.

La compagnie AD’OPERA

A noter, l’excellente qualité des interprètes tant au point de vue vocal, musical que théâtral. Jeanne est charmante comme un oiseau, l’imposant et barbu Francesco Biamonte ne peut être que le diable, dans cette pièce, s’entend bien! Charles Baur, initiateur du projet et directeur de cette compagnie de comédie lyrique est un passionné d’Offenbach; il aime à faire découvrir les oeuvres les moins connues du compositeur, désireux avant tout de promouvoir la francophonie. www.adopera.ch

Photo Catherine Fiaux

Traditionnel lâcher de ballons pour les enfants.

Première course des Galops du Terroir

Traditionnel lâcher de ballons pour les enfants.

Traditionnel lâcher de ballons pour les enfants.

Pluie, vent et soleil ont accompagné coureurs, bénévoles et organisateurs pour cette 17e édition.

Les enfants ont passé entre les gouttes

A 11 h. tapantes, les enfants ont lâché une multitude de ballons qui ont quitté très vite le ciel de Croy poussés par un vent violent. Puis le départ des courses des enfants (filles et garçons) sur 1,4 km et 2.8 km était donné sous les caméras et le crépitement numérique des parents et grands-parents. Les vainqueurs chez les 6-10 ans sont Juliette Dutruy(Bussy-Chardonnay) et Arnaud Gilliéron (Cossonay). Chez les 11-15 ans, Lorraine Schaeffer (Chamblon) et Donaïc Martin(Lausanne) se sont imposés.

Les favoris étaient au rendez-vous

Le sol dans les forêts était glissant et ne se prêtait pas à battre des records. Très vite chez les dames, la favorite, Sandra Annen, augmentait régulièrement son avance sur Marianne Dubey pour terminer en 1h.06:32.02. Chez les hommes, à Romainmôtier, Stéphane Heiniger avait largement relégué son dauphin, faisant la course en tête, impressionnant de facilité. Deuxième en 2011, il remportait cette année l’épreuve en 54’38’’07 avec 2 min 36 d’avance sur Patrick Vonlanthen.

Une surprise sur la route du retour

En quittant Vaulion en voiture, je vis, de loin, sur la route vers Nidau, un coureur en survêtement qui filait bon train en direction du Vallon. Quelle ne fut pas ma surprise, en passant à sa hauteur, de reconnaître Sandra Annen qui, pour rejoindre la grande salle de Croy et les douches, faisait le parcours inverse. Pas trace de fatigue, impressionnant!

Photo: Marlène Rézenne

Vieillir

Vieillir

Vieillir

Vieillir

D’abord, on vous recommande de prendre des précautions pour que votre retraite soit la plus agréable possible. Aujourd’hui, entre la rente AVS et celle du deuxième pilier, il y a de quoi faire face. Du moins, pour l’essentiel de la population, car il y a toujours des mal lotis. Il est dit aussi de garder un peu d’activité pour que la rupture entre la vie active et la passive ne soit pas trop brutale. De sorte que l’ennui ne vous gagne pas et ne vous plonge pas dans la morosité.

On se garde toutefois de vous dire certaines choses. Comme le temps que l’on va passer dans les salles d’attente des médecins  pour soigner les petits bobos. C’est changer de paires de lunettes au fil du temps pour mieux voir les beautés qui nous entourent. C’est devoir se rapprocher de plus en plus du poste de télévision pour entendre les propos sans déranger les voisins. Il faut ramasser les jouets des petits-enfants.

C’est passer une visite médicale pour le permis de conduire tous les deux ans. Sans oublier de se lever la nuit pour aller faire pipi. Comme accepter  les douleurs musculaires après les efforts ou au lever. Mais le pire, à mes yeux, c’est se faire dépasser à vélo par une dame alors que vous avez le sentiment d’être à fond.

Que c’est dur de vieillir. Mais allez, on peut le leur dire aux plus jeunes. On n’a plus besoin de se lever à l’aube pour aller bosser. Plus nécessaire de se battre avec les collègues pour l’attribution des vacances. C’est boire un coup lorsque l’envie s’en fait sentir. Plus nécessaire de devoir rentrer pour être frais le lendemain au travail.

Tout compte fait, ce n’est pas si détestable de vivre à son rythme et de bénéficier des plaisirs de la vie.

Henri Pavillard.

Année exceptionnelle pour les Grottes

Henri Pavillard.

Henri Pavillard.

L’année 2011 restera mémorable tout aussi bien en émotions qu’au travers des excellents résultats enregistrés, notamment avec une fréquentation dépassant les 62’000 visiteurs, représentant une augmentation de 20%.

L’ouverture au public le 19 mai 2011, première mondiale, des merveilles minérales de l’espace, qui porte le nom, de la «cathédrale», avec spectacle son et lumière, et qui a enchanté les visiteurs, a largement contribué à ces excellents résultats.

De nombreuses équipes ont œuvré à cette réalisation durant la période de janvier à mi-mai 2011, sous la responsabilité de Gérald Favre, géologue et administrateur.

Aube pascale à la cathédrale

D’ailleurs, comme il l’a été relevé, les paroisses protestante et catholique, le pasteur Laurent Lasserre et le curé Christophe Godel, ont organisé, le lieu s’y prêtant bien, dans la salle de la cathédrale, une aube pascale, pour laquelle quelque 100 paroissiens n’ont pas hésité à se lever tôt pour vivre cet événement qui pourrait vraisemblablement être reconduit.

Une chaleureuse ovation fut réservée à Henri Pavillard pour ses 30 années d’activité au sein de la société. C’est avec beaucoup de plaisir et de vives félicitations que Serge Audemars, président, a remis à ce passionné de montagnes qui fêtera ses 90 printemps cette année, un bon pour un vol en montgolfière au-dessus des Alpes.

A l’issue de l’assemblée, Gérald Favre, géologue et administrateur, a projeté le film «De Bellevue aux Eaux Belles».

Photo Véronique Hartwig

Jean-François Tosetti

Montcherand: Jean-François Tosetti prend sa retraite

Jean-François Tosetti

Jean-François Tosetti

«A Montcherand, beaucoup de gens me connaissent, mais je ne crois pas que grand monde sache exactement quelle est mon activité professionnelle. Je pars le matin quand le paysan est déjà dans ses champs, et souvent le soir je rentre tard alors qu’il va se coucher». C’est en ces termes que s’exprime Jean-François Tosetti, membre de la direction du Centre patronal vaudois et résident de Montcherand depuis très longtemps.

L’Omnibus a eu l’occasion de rencontrer celui qui préside plusieurs sociétés ou associations locales ou régionales, car il est sur le point de prendre sa retraite après plus de 40 années passées au service des entrepreneurs, des professionnels et des artisans du canton. Licencié en sciences économiques de l’Université de Lausanne en 1972, Jean-François Tosetti a rejoint la même année les Groupements patronaux vaudois. Et chose assez rare pour être notée, il n’a jamais changé d’employeur, puisqu’il quittera le Centre patronal le 30 juin 2012.

Il semble qu’en entrant comme en religion dans cette activité de service aux professions les plus diverses du canton, Jean-François Tosetti ait véritablement trouvé la voie qui lui convenait. Pour lui, le contact humain est très important, sans doute plus encore que les «business plans» ou les montagnes de chiffres impersonnels. Pour cet Urbigène de naissance, la place de l’humain dans l’entreprise est centrale. Il conçoit son action au sein d’un système libéral véritable, celui qui précisément prône les valeurs de liberté et de responsabilité et tient comme inaliénables les droits fondamentaux de l’être humain dans ce système qu’est justement le droit à la liberté et à la propriété.

Un quart de siècle au service des associations

De 1972 à 1996, Jean-François Tosetti, en qualité de secrétaire patronal, s’est occupé avant tout de multiples associations professionnelles. Il se souvient d’un de ses premiers rendez-vous professionnels dans la Broye pour s’occuper des bouchers: il avait été fixé le dimanche à 9 heures du matin, «car à l’époque il n’était pas question de fermer un commerce un samedi, ne serait-ce qu’un moment». A l’époque, les Groupements patronaux vaudois employaient déjà 98 personnes (contre plus de 250 aujourd’hui). Et le nombre de mandats était déjà très important. Ce groupement, dès l’origine, n’a pas été conçu comme un simple syndicat patronal défendant des intérêts bien déterminés.

Au contraire, il s’agissait véritablement d’une interface dotée de capacités internes diversifiées permettant aux professionnels d’une branche donnée de se regrouper et de traiter ou faire traiter certaines problématiques pour le profit de l’ensemble des membres. Parmi les professions que Jean-François Tosetti a bien connues, on compte aussi bien les confiseurs que l’hôtellerie-restauration, les ramoneurs, les garagistes, les mécaniciens ou les électriciens-autos, les marchands de cycle, les transporteurs routiers, etc. Si beaucoup de choses ont changé durant les 40 dernières années, les problèmes de base subsistent selon Jean-François Tosetti. Parfois même, ils sont amplifiés. On pense en particulier à tout le domaine du perfectionnement professionnel, à celui de la formation, à la lourdeur de l’administration pour une petite PME.

Le département des associations s’occupait à l’époque (et continue de le faire) du secrétariat du groupement professionnel et de la tenue des assemblées, mais ceci ne représente qu’une très petite partie des tâches d’un secrétaire patronal. Il est très souvent amené, grâce à ses connaissances d’une branche particulière, à aider à résoudre certains types de problèmes particuliers. Jean-François Tosetti cite en exemple celui des ramoneurs. «A un moment donné s’est posée la question du contrôle officiel des émanations des cheminées par rapport à des normes environnementales nouvelles. Or qui mieux que les ramoneurs avaient accès aux cheminées et surtout connaissaient leur existence?

C’est ainsi que leur profession, avec l’aide du Centre patronal, a suggéré au canton de déléguer cette compétence de contrôle. En échange de cette responsabilité officielle nouvelle, les ramoneurs ont dû organiser des cours de perfectionnement pour leurs membres. Et au milieu de tout ça, le Centre patronal est intervenu pour faciliter la mise sur pied de la nouvelle organisation.» Les exemples sont multiples dans lesquels ce type d’interventions a eu lieu.

Plus de 15 ans à la direction

Jean-François Tosetti de poursuivre: «Je dis souvent aux jeunes secrétaires patronaux qui entrent au service du Centre que leur tâche n’est pas limitée : ils doivent penser à tout, y compris aux nappes sur les tables lors de certaines circonstances. C’est un métier qui ne s’apprend que sur le tas, mais qui réserve de très bons moments. J’aime à dire que j’ai été un « mécanicien en mécanique sociale». Dans la seconde période de mon activité professionnelle, j’ai siégé dans nombre de comités et d’associations professionnelles et exercé une activité de management au Centre patronal. Un Centre qui grandit et dont le nombre de mandats ne cesse d’augmenter.

Il existe actuellement quantité d’organisations de promotion ou d’aide au développement d’entreprises. Je pense en particulier aux Coopératives de cautionnement, au sein du conseil desquelles j’ai siégé et qui, même si elles ont une dénomination un peu désuète, sont des relais particulièrement importants et modernes pour l’octroi de crédits bancaires. Dans le canton de Vaud, sans elles, nombre d’artisans ou de professionnels n’auraient pas pu ouvrir un commerce, l’agrandir, le racheter ou compléter son offre. C’est un volet souvent mal connu, mais qui aide aussi les start-up qui se trouvent dans le parc de l’EPFL, par exemple.

A l’heure prochaine de prendre sa retraite, on n’a pas franchement de souci à se faire pour l’emploi du temps de Jean-François Tosetti. Il va conserver certains mandats et en développer d’autres, en particulier celui qu’il exerce depuis 2011 comme trésorier au sein du Comité de la Société des Amis du Château de La Sarraz. De grands projets sont en gestation concernant le Château. Mais qui dit projets dit finances, et dans cette optique, pas de doute que la présence de Jean-François Tosetti sera d’un grand secours. On ne sait donc pas si on peut lui souhaiter une bonne retraite, tellement son emploi du temps dès juillet sera chargé.

Photo Olivier Gfeller

Orbe: Sénécole, inauguration de classe

Pendant les vacances de Pâques, nous nous sommes rendus au Sénégal, du 8 au 20 avril 2012. A cette occasion, nous sommes passés à l’école de Foua 2, que nous avions déjà visitée il y a deux ans.

Nous avons eu le plaisir d’y découvrir une classe flambant neuve, et solidement construite (murs de briques, toiture alu-zinc).Elle abrite les enfants de la classe de CP (1ère primaire) de Jean-Marie Faye. Elle est en fonction depuis le début de l’année déjà, mais nous l’avons inaugurée «officiellement»à l’occasion de cette visite.

Sous l’arbre à palabres

Nous avons été chaleureusement accueillis par les 4 instituteurs ainsi que par Galo Sene, le directeur de l’école, et partenaire de Sénécole sur place. Le président de l’association des parents d’élèves, le chef du village et des mamans d’élèves étaient également présents. Installés à l’ombre, sous l’unique arbre de la cour d’école, nous avons pu dire toute notre joie de voir la classe si vite et si bien construite, le projet très sérieusement mené à bien. De leur côté, les parents d’élèves et le chef du village ont chaleureusement remercié les membres de Sénécole, les donateurs, les élèves du collège de Chantemerle et les parents d’élèves qui ont soutenu cette initiative.

En pleine croissance

A côté de «notre» classe s’élève maintenant une autre classe, financée par une personne privée, et le chantier pour la construction d’une sixième classe est en cours. Celle-ci est financée par la communauté rurale (regroupement administratif de plusieurs villages). C’est qu’à Foua 2, le nombre d’élèves s’accroît chaque année!

Le directeur de l’école mène en effet une campagne de sensibilisation très active auprès des villageois pour qu’ils envoient leurs enfants à l’école. Ces familles d’agriculteurs-éleveurs préfèrent parfois garder les jeunes à la maison -particulièrement les garçons- pour la surveillance des troupeaux. Au mois de mai, Galo Sène se rend donc dans chaque famille pour persuader les parents de scolariser leurs enfants à la rentrée suivante. L’école compte 5 classes aujourd’hui, contre seulement 3 il y a 4 ans.

Projets d’avenir

Pour que ce taux continue d’augmenter, nous nous proposons de continuer à soutenir l’école de Foua 2. Il s’agirait cette fois de construire un local pour la cuisine, et des sanitaires. Lors de notre visite, nous avons assisté à la préparation du repas. Des mamans d’élèves s’en chargent, à tour de rôle. Vers 10h du matin, bébé dans le dos, elles arrivent chargées de bois, de marmites, et de bidons d’eau. Sous un abri de branchages, elles allument le feu et font chauffer l’eau pour cuire le riz, fourni par le PAM (Programme Alimentaire Mondial).

Ce riz est actuellement stocké dans une classe. Un local propre et fermé permettrait de le garder dans de meilleures conditions. Il serait également possible de stocker un peu de matériel de cuisine sur place.

Quant à la construction des sanitaires, les chiffres parlent d’eux-mêmes: l’école compte actuellement 2 toilettes pour un effectif total de 173 enfants.

Frères Jacques version sénégalaise

Notre visite s’est terminée en chansons. En conclusion, nous ne résistons pas à la tentation de vous en livrer les paroles! Sur l’air de «Frères Jacques»: «Traire les va-ches, traire les va-ches, moi j’aime ça, moi j’aime ça.Tirez les téti-nes,tirez les téti-nes, pschi-pschi-pschi. Pschi, pschi, pschi.» Puisqu’on vous disait que c’est une terre d’élevage!

On terminera en vous informant que l’Assemblée Générale de l’Association Sénécole aura lieu le mardi 29 mai à 20 h au restaurant Le Passage à Orbe, en rappelant l’adresse de notre numéro de compte: SENECOLE Banque Raiffeisen 1350 Orbe CCP:10-23-81 IBAN: CH59 8048 0000 0023 4179 3.

Texte et photo: Virginie, Swann et Robin

Patrick Simon

Montcherand: Patrick Simon s’en va

Patrick Simon

Patrick Simon

Lors de la dernière séance de la Municipalité de Montcherand, Patrick Simon a présenté sa démission après deux ans d’activités en son sein. «J’avoue que je suis fatigué de la politique. Nous accomplissons une sorte de bénévolat et j’ai de la peine à comprendre que mes concitoyens manquent de respect», nous dit le municipal des S.I. (eau - gaz – déchetterie et police des constructions).

«Certains sont arrogants et je ne supporte pas leur façon de m’invectiver. Il devient de plus en plus difficile d’accomplir son mandat. Egalement parce que le canton intervient constamment dans nos affaires et nous ramène au rôle d’exécutant. Je ne me sentais plus membre d’un exécutif. En outre, j’ai de nouvelles obligations professionnelles et j’entends les assumer comme je souhaite préserver ma famille, qui est déterminante dans ma vie.

Il y a un an, je me suis présenté à nouveau dans le but d’accomplir mon mandat de cinq ans. Mais j’avoue que je me suis lassé du job durant les deux années que j’ai passées à la Municipalité. Pourtant, j’aimerais relever que je ne m’en vais pas parce je ne m’entendais pas avec mes collègues. Du reste, j’ai accepté de rester en place jusqu’au 30 septembre prochain. Honnêtement, je ne suis pas triste de quitter ma fonction car je ne supportais plus ce manque de reconnaissance».

Toujours plus difficile

De son côté, le syndic Jean-Michel Reguin regrette ce départ. «C’est d’autant plus dommage que Patrick est un jeune du village. Mais comme je le dis depuis des années, nos citoyens sont toujours plus exigeants et pas davantage tolérants. Cela ne rend pas facile la vie des autorités et j’aimerais que mes concitoyens se montrent plus compréhensifs même s’ils ont le droit de donner leur avis sur les affaires communales. Je comprends la démission de Patrick Simon, qui a été harcelé notamment au niveau de la déchetterie ou de la police des constructions. Je lui souhaite de retrouver la sérénité qui lui a manqué lors de ces derniers mois et je le remercie d’avoir accepté de poursuivre son activité jusqu’en septembre avant de prendre sa «retraite politique».

Orbe: quel centre ville voulons-nous?

C’est la question principale qui anima les ateliers Agenda 21 sur le centre ville. Mardi 1er mai un groupe de commerçants s’est réuni, à la demande de la Municipalité, à l’Hôtel de Ville pour prendre connaissance des projets retenus, et envisager la suite.

Quatre projets, portant les numéros 2, 4, 5 et 7, que vous pouvez trouver sur le site de la commune d’Orbe (www.orbe.ch rubrique Agenda 21), ont fait l’objet d’un bref rappel et surtout de la constitution de groupes de travail pour les concrétiser. Il s’agit notamment de mettre en place un caddie tournant au centre ville, dans le but de se faire porter ses commissions jusqu’au parking, ou éventuellement à domicile.

Un autre projet était que les commerçants fassent des actions communes lors des fêtes ou manifestations urbigènes. La SICUP a déjà pris les devants puisqu’une séance avait réuni les commerçants du centre et qu’il a été décidé d’ouvrir non-stop le samedi, et de faire un «marché des commerçants» les premiers samedis du mois, de mai à septembre. L’objectif est que les commerces puissent «déborder» de leurs échoppes pour investir l’espace public.

Reste encore à travailler sur les projets de carte de fidélité commune aux petits commerçants, ainsi que d’un carnet de bons de réduction à découper, pourquoi pas sur une page de votre journal.

La seconde partie de la soirée concernait le projet de mise en valeur du centre-ville, de son patrimoine architectural et de sa capacité à accueillir des manifestations. L’architecte Michel Lardieri présenta une variante d’aménagement de la Grand-Rue. Soulignant le caractère commerçant de cette rue, M. Lardieri proposa de libérer une partie de l’espace prévu pour le stationnement et de le mettre à disposition des commerces et terrasses.

Supprimer des places de parc suscite toujours quelques réticences chez certains commerçants. Après discussion, il a été envisagé que cette variante puisse être retenue pour la période estivale. L’idée est encore à affiner, mais un consensus ne semble pas impossible à trouver une fois les travaux de la Grand-Rue terminés.

Image: © dmarch group