Arnex: une excellente cuvée 2011 mise en bouteilles

«Quand le vin est tiré, il faut le boire»… dit le proverbe. Mais justement, avant de le déguster, il faut le mettre en bouteilles. C’est ce à quoi se sont attelées Maryline Lavenex et son équipe à Arnex, en milieu de semaine passée.

«On attend bien sûr que le vin soit prêt, mais cette année, nous avons un peu d’avance, car les vendanges ont eu lieu tôt et le vin est prêt depuis quelque temps déjà. Il est donc nécessaire de s’occuper des blancs et du rosé, qui reposeront mieux en bouteilles que dans leurs cuves» explique la vigneronne qui ajoute que «pour ce qui est des rouges, je les mets en bouteilles plutôt en début d’automne, je préfère qu’ils mûrissent en cuves».

Un système mobile ingénieux et pratique

Pour cette opération, qui prend entre une et deux journées de travail, c’est une petite chaîne mobile d’embouteillage de l’entreprise Oenologie à la façon de Perroy qui est mise à contribution. Il s’agit en gros d’un système qui repose sur des remorques, avec à l’une des extrémités de la chaîne, une ou deux personnes qui alimentent le système en bouteilles vides, une première partie qui relave les bouteilles et une seconde partie qui procède à la fois au remplissage des précieux flacons et à leur bouchonnage ou capsulage, selon la variété. A l’autre extrémité de la chaîne, une ou deux personnes rangent avec application les bouteilles dans des containers grillagés.

«En raison de difficultés rencontrées dans le passé avec certains bouchons, nous n’utilisons plus que des séries spécialement fabriquées et dont on peut être sûr qu’elles ne contamineront pas le précieux liquide. Le reste est capsulé.» L’opération d’étiquetage est effectuée séparément et à un autre moment. Elle permet entre autres de contrôler l’efficacité du flaconnage après quelques semaines et d’éliminer les quelques bouteilles qui pourraient avoir un défaut d’étanchéité.

De flacon en flacon

L’ensemble du système permet de remplir et de capsuler entre 2000 et 2200 bouteilles par heure. Et sa mise en place prend une demi-journée environ. Les vignerons d’Arnex et des villages avoisinants sont nombreux à choisir cette solution, qui a l’avantage de ne pas immobiliser un gros capital pour une machinerie délicate et qui n’est utilisée qu’une ou deux fois par année. D’après José Tojeiro, le chef machiniste, «il est préférable que ce genre de machines fonctionnent beaucoup, plutôt qu’elles dorment dans le coin d’une cave: elles se dérèglent ainsi nettement moins».

Même si normalement le choix des jours d’embouteillage porte plutôt sur ceux qui offriront une météo médiocre, Maryline Lavenex a préféré cette année prendre un peu d’avance, d’autant qu’elle doit assurer la semaine prochaine une présence au Comptoir du Nord vaudois à Yverdon-les-Bains: «Un moment essentiel aussi dans ma conception de la production viticole, ajoute-t-elle, car je veux être présente d’un bout à l’autre de la chaîne des opérations, en particulier face au client».

Photo Olivier Gfeller

Terroriste

L’extrémisme

Terroriste

Terroriste

Les drames de Toulouse et de Montauban ont rappelé à la société occidentale que la liberté de mouvement et d’expression a ses limites. Quand bien même la démocratie tolère toutes les opinions, on se rend compte qu’il faut malheureusement envisager de définir un périmètre.

L’extrémisme quel qu’il soit  constitue un danger. Sur le plan politique, le terrorisme islamique menace clairement notre société. Dès lors, ne pas permettre l’implantation de cellules hostiles à nos valeurs est devenu indispensable. On en a mesuré les conséquences terribles dans le sud-est de la France.

On sait que d’autres pays se montrent laxistes vis-à-vis de ces personnes qui ne visent qu’à déstabiliser nos États. On a longtemps cru que cette tolérance était sans conséquence. La preuve est faite qu’il faut désormais se montrer plus vigilant.

Plus perfide est le fait que des individus semblent agir pour leur propre compte et non plus pour une organisation établie. Aveuglés par des philosophies foireuses ou par des vexations primaires, ils sont prêts à régler leur compte avec cette société qui les rejette.

De la même manière, la résurgence de mouvements néo-nazis doit être sérieusement combattue comme c’est le cas en Allemagne ou en Hongrie. Le chômage ou l’absence de travail sont des terreaux favorables à ces tendances déviationnistes et il devient nécessaire de se préoccuper de cette jeunesse, prête à jouer les martyrs ou les héros pour des causes inacceptables.

Liberté, il faut désormais te défendre pour subsister.

Stéphane Vidmer (Rances) entend mener la vie dure aux réservistes urbigènes.

C’est parti jusqu’en juin

Stéphane Vidmer (Rances) entend mener la vie dure aux réservistes urbigènes.

Stéphane Vidmer (Rances) entend mener la vie dure aux réservistes urbigènes.

Si les équipes de 1ère et de 2e ligues ont repris le chemin des terrains, les autres formations entrent en lice ce week-end. L’occasion de faire le point avant cette deuxième partie de championnat. En 3e ligue, l’essentiel de nos équipes régionales vont se trouver aux prises avec la relégation comme en témoigne le tableau ci-dessous:

- 9e Vallorbe-Ballaigues 10 points
- 10e Porto Lausanne 9 pts
- 11e Montcherand 3 pts
- 12e et dernier Croy 2 pts

La relégation concernera le dernier de classe, éventuellement l’avant-dernier puisqu’en principe, 6 équipes vaudoises (quatre groupes) rejoindront la 4ème ligue au terme de l’exercice 2011-12. Nos régionaux ne sont quasiment pas entrés sur le marché des transferts. Du côté de Vallorbe, on note l’arrivée du Portugais Samuel Barroca qui jouait à Vétroz (Valais). Selon l’entraîneur Willy Facchinetti, l’équipe a confiance en ses moyens et se réjouit de reprendre la compétition car la préparation hivernale a été longue.

De Croy à Chavornay

A Croy, c’est un peu plus délicat avec les départs de Bonjour et Cottet (retour à La Sarraz) et l’arrêt de compétition de Gatinet pour une seule arrivée d’un joueur qui ne jouait plus depuis quelques mois (Christophe Gatebin). «La préparation a été bonne mais on sait que le maintien sera difficile car la relève n’est pas vraiment là», selon Daniel Pittet. «L’automne de Montcherand a été émaillé par les blessures et on espère bien que le printemps sera plus souriant. Si bien que l’on fait toujours confiance à l’effectif en place.

Les équipes du club joueront encore ce deuxième tour à Baulmes avec qui il a été facile de trouver un accord», nous confie le président Jean-Pierre Blanchet. Les Pique-Raisinets retrouveront leurs installations en août prochain. Enfin, Chavornay, lui, a un horizon plus chatoyant. Il espère bien se mêler à la lutte pour la promotion. Il a acquis Luis Marquez (Orbe) sans perdre un seul élément. Avec 6 points de retard sur le leader Donneloye, il est en droit de rêver et sera fixé rapidement puisque les deux clubs se rencontreront samedi déjà.

Orbe II pour la promotion

Etant donné son classement, Orbe II a clairement l’intention de jouer fermement l’ascension en 3e ligue, selon Pipo Vietri. «Le contingent n’a pas été augmenté. Contrairement à celui de la première équipe qui pourrait nous prêter un ou deux éléments, de temps à autre en fonction de son évolution. Personnellement, j’estime que nous avons les joueurs pour réussir notre pari pour autant qu’ils sachent demeurer disciplinés». Rances, lui, a poussé l’effectif jusqu’à 22 unités.

«Deux gars nous sont arrivés (Fredy Ferreira et Mikael Pereira depuis le Portugal) et j’ai récupéré trois joueurs qui avaient été rapidement blessés au premier tour (Alves, Chatton et Juan), précise l’entraîneur Stephane Vidmer. J’estime avoir le potentiel à disposition pour bien faire mais nous n’avons pas notre destin entre les mains. Il faudra d’abord combler les cinq longueurs de retard sur Orbe II avant de faire des plans sur la comète».
De son côté, Champvent II est allé chercher un attaquant (Smajic de Bosna II) et un gardien (Pedrazzini d’Arosio, TI). Même si le retard est de six points sur le leader urbigène, l’entraîneur Castellino estime que rien n’est encore joué. «Tout dépendra du début de ce 2e tour tout en précisant que j’attacherai de l’importance à la manière, de façon à ce que les jeunes progressent».

Arnex demeure

On craignait que le FC Arnex disparaisse de la carte tant le contingent s’est réduit comme une peau de chagrin. Grâce à la bonne volonté des anciens, le coach Pierre Barras va pouvoir poursuivre sa tâche en collaboration avec l’entraîneur Fabien Roch. «Il y a moyen de sauver notre place en 4ème ligue même si je ne sais pas si nos adversaires se sont renforcés.

J’imagine que la lutte contre la relégation concernera Suchy, Vallée II et éventuellement Vaulion», nous dit «Pitch». Enfin en 5ème ligue concernant la promotion, Bavois III aura les faveurs de la cote mais il devra se méfier de Donneloye II (à 3 pts) et de Valbal II à quatre longueurs. Enfin, n’oubliez pas que l’horaire d’été sera introduit durant la nuit de samedi à dimanche et qu’il faudra vous lever plus vite pour ne pas manquer votre match dominical.

Photo Pierre Mercier

La fontaine ronde

Ballaigues: tracteur neuf et déchets

La fontaine ronde

La fontaine ronde

Lundi soir a eu lieu la séance de mars du Conseil communal de Ballaigues, placée comme d’habitude sous l’autorité du président Daniel Bourgeois.

Le premier objet à l’ordre du jour concernait un crédit de Fr. 100 000.– consacré à l’achat d’un nouveau tracteur communal destiné à remplacer l’engin actuel âgé de plus de 7 ans et accusant plus de 4000 heures d’utilisation. Conserver l’engin actuel reviendrait à entrer dans une période où les réparations lourdes vont coûter proportionnellement plus cher que l’acquisition d’un nouveau tracteur, ont précisé les commissaires.

Le modèle choisi par la Municipalité est de marque Fendt Vario 210. Il a une puissance de 100 CV et un poids de l’ordre de 4 tonnes. Compact, pas trop large pour pouvoir passer par tous les petits chemins communaux et dûment testé par les employés communaux l’été dernier, il comporte plusieurs avantages, parmi lesquels une consommation très raisonnable en carburant et un confort d’utilisation supérieur à celui de ses concurrents. Le Conseil a suivi l’argumentaire de l’exécutif et voté le crédit à l’unanimité.

Goudronnage de la déchetterie

Depuis plusieurs années, la Municipalité se posait la question du goudronnage de la zone de circulation de la déchetterie, pour améliorer le confort des utilisateurs, notamment par mauvais temps. Ce sont donc un peu moins de 700 mètres carrés qui vont être goudronnés, alors qu’un couvert en bois de la région sera aussi aménagé. On a bien un peu évoqué les limites précises de la zone goudronnée, les bordures, la création de socles en béton, non prévus par le préavis.

Mais le municipal José Loeffler, a de son côté, rappelé que si le Conseil voulait dépenser plus pour un projet plus complet, il le pouvait, mais qu’il faudrait alors repasser par tous les services cantonaux et que cela prendrait du temps. Au vote, c’est à une très large majorité que le crédit de
Fr. 65 000.–a été accepté.

Le président a profité du fait qu’on traitait de déchets pour signaler son courroux après avoir constaté que la fonte des neiges avait fait ressortir en de nombreux endroits du territoire communal aux abords des chemins quantité de déchets abandonnés au mépris des règles élémentaires.

La situation sera rapidement améliorée, notamment lors du traditionnel coup de balai organisé pour la communauté par la Société de développement et qui aura lieu le samedi 12 mai, comme l’a rappelé Eric Jeanneret.

Rendez-vous des volontaires à 8 h. devant le Restaurant de la Croix d’Or, avec un programme de travail suivi d’une petite fête quand même.

Photo Olivier Gfeller

La conseillère d’Etat Béatrice Mettraux convaincue mais qui ne convainc guère.

Quand une conseillère d’Etat rencontre des syndics à Chavornay

La conseillère d’Etat Béatrice Mettraux convaincue mais qui ne convainc guère.

La conseillère d’Etat Béatrice Mettraux convaincue mais qui ne convainc guère.

Visiblement aucun des élus locaux n’a été convaincu par la présentation du nouveau produit, à savoir le PDR, le plan directeur régional, dont l’établissement est fortement suggéré aux districts.

Les syndics nord-vaudois sont-ils particulièrement frondeurs? Ils étaient en tout cas très à l’aise dans leur rôle d’irréductibles Gaulois viscéralement méfiants face à tout ce qui arrive de Rome.

Plan stratégique contre plan directeur régional

Pour redevenir plus factuel, il convient de rappeler que notre région, sous l’égide de L’ADNV, a réalisé déjà une vaste étude de stratégie régionale notamment sous l’angle de l’aménagement du territoire et que les élus locaux considèrent – non sans raison – que ce travail devrait répondre aux attentes cantonales.
La conseillère d’Etat Béatrice Mettraux, si elle a salué la valeur stratégique de l’étude menée par l’ADNV, considère toutefois qu’il y manque le versant opérationnel qui en ferait un véritable outil de coordination avec l’ensemble des thématiques, dont l’économie et le logement, en passant par l’urbanisation et la définition de centres locaux.

Les centres locaux

Concernant les centres locaux qui semblent constituer le blocage principal sur ce dossier, il faut savoir qu’il s’agit de localités telles que Ballaigues par exemple, qui seraient appelées à jouer un rôle de pôle socio-économique et qui se verraient de ce fait dispensées - en tout cas partiellement - de la «clause guillotine» des 15% maximum d’augmentation de la population d’ici 2023.

Le Conseil d’Etat semble donc sur ce point manier la carotte – si vous voulez des centres locaux, il faut accepter le principe d’un PDR – mais, aux dires du syndic de Ballaigues qui n’épargne aucun projet cantonal de sa gouaille désormais légendaire, ces centres ne seraient que des miroirs aux alouettes…
D’autres amabilités fusèrent dans l’assistance, tel syndic constatant que le SDT (Service du développement territorial) était «un service tout puissant qui veut réinventer la roue et fournit les bureaux d’ingénieurs en travail», tel autre ne voulant pas entendre parler d’un «classeur trop rapidement caduc».

Communes contre canton

L’observateur sort perplexe d’une telle assemblée tant l’impression qui domine est la profonde fracture entre le canton et les communes. S’il est assez logique de constater des réticences communales par rapport au foisonnement de projets cantonaux et fédéraux, qui s’attaquent plus ou moins directement au porte-monnaie communal, c’est surtout sur la forme que le canton doit faire des progrès. Le style de communication par trop technocratique a le don d’échauffer les élus locaux qui traitent quotidiennement de réalités de terrain.

Poser l’exigence d’un nouveau plan directeur est à ce stade une maladresse politique face à un district qui a mené une réflexion stratégique de qualité. Il aurait été plus raisonnable de valider l’exercice de l’ADNV et de négocier quelques compléments pour lesquels on aurait au préalable établi l’absolue nécessité. Dans les faits, on s’acheminera probablement vers cette solution.

Lors de la prochaine législature cantonale, les cinquante députés porteurs d’une casquette municipale risquent le conflit de loyauté entre leurs deux serments.
Et pourtant, à y regarder de plus près, il s’agit de la même loyauté et du même pays!

Photo Denis-Olivier Maillefer

De g. à dr.: Mme Leu (ADNV), J. Piot, C. Hunziker, J. Bonvin.

Corcelles-sur-Chavornay: innovant concept solaire pour tout le village

De g. à dr.: Mme Leu (ADNV), J. Piot, C. Hunziker, J. Bonvin.

De g. à dr.: Mme Leu (ADNV), J. Piot, C. Hunziker, J. Bonvin.

La Municipalité de Corcelles-sur-Chavornay a rassemblé début mars un peu moins d’une centaine d’habitants dudit village pour une importante séance d’information sur la conception d’un projet de pose de panneaux solaires.

Après un rapide discours de bienvenue et introduction du sujet, le syndic Jacques Piot a cédé la parole à Christian Hunziker, municipal, pour les détails du projet.

D’après ce dernier, 99 bâtiments ont été répertoriés dont 63% seraient susceptibles d’être exploitables à recevoir les installations solaires. Pas question pourtant pour la commune de couvrir tous les bâtiments, notamment ceux historiques tels que l’église, le château, le Pré Carré, etc.

Il s’agirait d’un premier concept global unique en Suisse: une création d’une coopérative mise sur pied en collaboration avec des professionnels du métier.
Présent sur place, Jacques Bonvin, représentant de l’entreprise Soltis (leader Suisse en matière de photovoltaïque depuis 1986) détaille les différentes installations et les avantages liés. Il serait entre autre possible de poser les panneaux en lieu et place des tuiles; ceux-ci étant tout à fait étanches et résistants aux intempéries.

Challenge environnemental

L’association pour le Développement du Nord Vaudois (ADNV) encourage également à coopérer à ce challenge environnemental et adhère à remplacer les énergies fossiles par des énergies renouvelables.

Selon M. Hunziker, 45 installations suffiraient à couvrir 96% de la consommation du village. Sur les 150 questionnaires envoyés aux habitants/propriétaires, 52 sont revenus complétés dont 48 seraient favorables à installer le photovoltaïque ou mettre à disposition leur toiture. L’intérêt est donc bel et bien réel.
Un sondage a démontré que la commune de Corcelles-sur-Chavornay peut produire assez d’électricité pour fonctionner en autarcie (production équivalente à la consommation totale).

En effet cette quarantaine d’installations solaires, du même type que celle installée sur la toiture de la grande salle communale, permettrait de produire environ 1’170’000 kw/h par an contre 1’065’000 kw/h utilisés par exemple en 2009. Le surplus serait alors redistribué sur les villages environnants.

Rétribution à prix coûtant

Enfin, le Service vaudois de l’énergie, au travers de M. Dominique Raymond, explique le principe de la RPC – rétribution à prix coûtant - prévue aussi par exemple pour les technologies renouvelables telles que la force hydraulique, énergie éolienne etc.

Les installations devront toutefois être annoncées auprès de la société nationale du réseau de transfert (Swissgrid) pour les autorisations usuelles.
Si ce challenge innovant, d’un budget de 3,5 à 4 millions de francs est adopté par les habitants et/ou propriétaires de Corcelles-sur-Chavornay, d’autres villages pourraient alors y adhérer puis, pourquoi pas, la Suisse entière.

Photo Catherine Fiaux

Une partie du peloton à l’attaque.

Bavois: le Giron cycliste 2012 est parti

Une partie du peloton à l’attaque.

Une partie du peloton à l’attaque.

Le cyclisme a repris ses droits dans la région samedi, puisque s’est déroulée à Bavois la première manche du Giron cycliste du Nord vaudois 2012. Les organisateurs étaient presque débordés par les inscriptions de dernière minute, réjouissantes au plan de la participation, mais toujours difficiles à gérer dans l’urgence.

Ce sont en effet 109 concurrentes et concurrents qui ont pris le départ sur le coup de 14 heures, pour un premier tour sous conduite sur le circuit habituel de 10 kilomètres. Un circuit rendu difficile, surtout sur la remontée de Orny à Bavois en raison d’une assez forte bise augmentant sensiblement la pression nécessaire sur les pédales et l’effort global.

Dans un premier temps, la course est restée groupée, mais rapidement, les premières attaques sont intervenues. Ce qui était un peloton au départ s’est disloqué pour faire place à une multitude de petits groupes se donnant la chasse ou tentant de rejoindre le groupe précédent. Au final, le VC Orbe truste les deux premières places avec la victoire de Cyrille Thiéry, en 1h 15 suivi de son coéquipier Théry Schir, à trois secondes. La troisième marche du podium revient à Thomas Buob, du Cyclophile lausannois.

Chez les Cadets, c’est le sociétaire du VC Echallens Martin Schäppi qui s’est imposé, alors que chez les Ecoliers, Jonathan Ruga du VC Lancy a pris la première place. Prochaine manche samedi 17 mars, même heure même endroit, mais cette fois sur une distance de 60 kilomètres.

Photo Olivier Gfeller

Olivier Chambaz, président de la FVSE.

Coup de gueule des éleveurs à Ballaigues

Olivier Chambaz, président de la FVSE.

Olivier Chambaz, président de la FVSE.

Mercredi s’est tenue à Ballaigues, au centre villageois, l’assemblée générale annuelle de la Fédération Vaudoise des Syndicats d’Elevage (FVSE). Organe majeur de l’organisation paysanne en Pays de Vaud, cette fédération est placée sous l’autorité du président Olivier Chambaz, de Duillier. Un président qui n’a pas mâché ses mots lors de son discours introductif, critiquant à souhait la politique agricole 2014-2017 (PA 14-17) imaginée par Berne et l’OFAG (Office fédéral de l’agriculture).

Au niveau laitier, Olivier Chambaz a estimé que «tout le système de l’IP lait est un fiasco: ça ne fonctionne pas et ça ne rapporte pas ce que ça devrait. On continue d’importer des produits notamment de pays émergents, ne respectant aucune norme de protection sociale ou salariale. On veut bien rester solidaires, mais pas devenir solitaires» a ajouté un président visiblement peu amène face aux décisions fédérales.

«Avec la PA 14-17, le Conseil fédéral propose des mesures de mise en œuvre de sa stratégie à long terme visant une production sûre, compétitive et durable de denrées alimentaires. Ce sont du moins les termes employés dans le message déposé le 1er février 2012 et surtout dans les discours du Conseiller fédéral Johann Schneider-Amman» précisera encore Olivier Chambaz, «sauf qu’en l’état actuel des tracasseries administratives en tous genres, on va droit vers le démantèlement pur et simple des filières lait et céréales. Nous n’avons pas besoin de grands discours, mais de véritables actes» a poursuivi le président, devant une salle comble et partageant visiblement l’avis de son président.

Madelon, Trinity, Niagara et leurs congénères

Dans son rapport annuel, le gérant Claude-André Fardel, de Novalles est revenu sur l’activité de l’année, les contrôles techniques laitiers, les expositions auxquelles les membres de la Fédération ont participé et sur nombre de détails techniques allant du taux de protéine au taux de graisse dans le lait et les contrôles A4 et AT4 qui restent en l’état un peu mystérieux pour le rédacteur novice. A relever que la vache vaudoise de race se situe légèrement au-dessus de la moyenne suisse en matière de production.

Ce qui ne veut pas dire qu’en Pays de Vaud on ne trouve pas de championnes. Au contraire, puisque Madelon, Trinity, Niagara et beaucoup d’autres bêtes ont été primées à divers titres, que ce soit sur le plan de la production ou en participant à des concours. Les cloches de récompense ont été distribuées aux éleveurs en deuxième partie de matinée. L’assemblée s’est ensuite poursuivie par le traditionnel repas en commun, après que le syndic Raphaël Darbellay ait rejoint l’assemblée pour la saluer et présenter la commune hôte de cette manifestation aux deux cents participants présents.

Photo Olivier Gfeller

Didier Cuche

Salut champion

Didier Cuche

Didier Cuche

Didier Cuche va quitter le monde du ski. Etonnant dans la mesure où le citoyen des Bugnenets a remporté 4 de ses 21 victoires au cours de cette dernière saison et a failli gagner les globes de la descente et du Super G.

Lors des finales de la Coupe du Monde de Schladming, le Neuchâtelois a été ovationné par le public, notamment local car les Autrichiens avaient le plus grand respect pour celui  qui a gagné à cinq reprises la descente de Kitzbuhel.

Inutile de dire que l’arrêt de compétition du skieur neuchâtelois va laisser un grand vide dans une équipe de Suisse qui est un peu à la peine malgré l’avènement de Beat Feuz. En tous les cas, Didier aura été le meilleur skieur romand de tous les temps. Cela est d’autant plus remarquable que les Jurassiens ont rarement l’occasion de briller en ski alpin.

J’ai eu la chance de côtoyer le Neuchâtelois durant une grande partie de sa vie d’athlète. J’ai apprécié le bonhomme même s’il n’était pas toujours facile de l’interviewer, notamment après une défaite. Car l’homme avait du caractère qui lui a permis d’obtenir un palmarès magnifique qu’il a forgé essentiellement en fin de carrière. Didier Cuche a toujours vécu pour gagner et il n’a pas toujours été récompensé de ses efforts, devant souvent se contenter de places d’honneur.

Doué il l’était mais il était d’abord un travailleur acharné et un perfectionniste de haute volée. Bourru à première vue, l’athlète était un homme sensible et attachant, au grand cœur. A l’heure où il s’en va après nous avoir apporté tant de joies et de bonheur, je ne peux pas m’empêcher de lui tirer un grand coup de chapeau. Il s’en est allé par la grande porte, justifiant son titre d’homme suisse de l’année, acquis en 2011.

Salut Didier, ta présence sur la piste va nous manquer et on ne peut que te souhaiter une belle retraite que tu mérites amplement.

Christine Vuagniaux heureuse de son nouvel environnement.

Orbe: inauguration officielle de l’Hôtel de Ville

Christine Vuagniaux heureuse de son nouvel environnement.

Christine Vuagniaux heureuse de son nouvel environnement.

Après quelques années et quelques rallonges au crédit prévu initialement, les travaux d’agrandissement et de rénovation de l’Hôtel de Ville sont terminés, à un ou deux détails près.

La presse était conviée à une visite accompagnée d’explications détaillées en début de semaine. Mercredi a eu lieu l’inauguration officielle, à laquelle étaient conviés la préfète, les maître d’oeuvre, le service des Monuments historiques et les syndics de l’ancien district.

Le besoin d’agrandissement et de regroupement de l’administration communale existe depuis plus de deux décennies. Plusieurs projets avaient déjà été étudiés, même un regroupement dans le bâtiment de la Migros. Puis les travaux du nouveau collège de Montchoisi (bâtiment Ascom) ont eu la priorité dans les investissements. Ce n’est qu’en 2005 que le projet d’agrandissement a revu le jour sous la forme d’une demande de crédit d’étude au Conseil communal.

Projet écosensible

Le syndic, Claude Recordon et le municipal en charge de l’urbanisme, Henri Germond ont souligné la volonté de la commune d’exécuter des travaux de construction durable. Cela se traduit dans le choix de matériaux de proximité et des peintures artisanales.

L’architecte, Michel Lardieri et le chef de service Jean-Marc Ducotterd ont expliqué également ce qu’a impliqué cette démarche de travailler avec des produits 100% naturels. Il a fallu collaborer avec les maîtres d’état et faire un grand travail d’équipe. Henri Germond rapporte d’ailleurs que plusieurs maçons d’origine latine avaient encore un savoir-faire en la matière et ont pu apporter une contribution insoupçonnée.

Coeur de la ville

Michel Lardieri a expliqué tout le défi de ces rénovations. L’Hôtel de Ville est au coeur du tissu médiéval d’Orbe, il devait garder cet aspect centralisé tout en développant les relations transversales, d’où l’idée d’une entrée à l’ouest, côté gare qui va probablement se développer prochainement.

Enfin Carlo Vagnières, concepteur d’espaces naturels, a expliqué tout son travail. Plus de cinquante couleurs différentes ont été utilisées, sans une trace de synthétique, de la peinture à la caséine (sorte de fromage blanc) de la chaux éteinte, de l’huile de lin entre autres.Selon lui, l’utilisation de matériaux naturels amène de la tranquillité et une certaine harmonie pour les personnes travaillant dans ces espaces. Le bâtiment respire différemment, il est plus chaleureux.

Portes ouvertes samedi

L’administration communale est enfin réunie sous le même toit, ce qui simplifie beaucoup la tâche de certains. Il ne manque plus que l’accueil, dont le travail déchargera durablement celui du bureau du greffe. Demain samedi, la population est invitée à visiter l’Hôtel de Ville dans son ensemble, dont tous les bureaux seront ouverts de 9 h. à 14 h.

Photo Natacha Mahaim

Une des pièces exposées au musée d’Orbe.

Orbe: Musée, Mosaïques, etc.

Une des pièces exposées au musée d’Orbe.

Une des pièces exposées au musée d’Orbe.

Assemblées de la Fondation Pro Urba et de l’Association des Amis de Pro Urba.

La Fondation

Dans son rapport, lors de la dernière assemblée, le président Raphaël Berthoud n’a pu que constater la baisse du nombre des visiteurs aux Mosaïques en 2011: 2851 personnes contre 3204 en 2010. La plus forte affluence date des dernières années de fouilles en 2003 et 2004.
Cette baisse de rentrées, comme les travaux extérieurs faits au pavillon d’accueil, se répercutent sur les comptes, qui se soldent par un déficit de Fr. 3000.- environ.

Le président a remercié la commune et Urbagaz pour son soutien financier, ainsi que l’Association des Amis qui a versé la somme de Fr. 5000.–. L’exercice 2011 était le dernier pour Luc Pasquier qui remet la caisse à Virginie Veyre.

Le Musée

Faute de visiteurs, celui-ci n’est ouvert que sur demande ou exceptionnellement, comme l’an passé pour l’exposition Pierre Viret. La fondation a remercié Annette Combe pour son travail dans les déplacements des objets avant et après l’exposition. Vreni Segessenmann a démissionné de la Fondation, cependant elle poursuit sa collaboration avec Walter Balimann lors des torréfactions de café.

Les Mosaïques

Le gros souci de la Fondation est la mise en valeur du site des mosaïques, chemin long et difficile auprès du canton à qui il appartient, mais qui va bientôt bouger, grâce à la motion du député Denis-Olivier Maillefer. Une plaquette, rédigée par la Fondation, a été largement distribuée aux députés. Le site des mosaïques sera à nouveau ouvert pour Pâques et la Fondation souhaite que le dernier chef d’œuvre fait de tesselles, découvert lors des fouilles et remis en état, soit bientôt visible…

Association des Amis

Au comité, la présidente Martine Mayor, a donné sa démission; elle a été remplacée par Félicien Monnier. L’Association compte plus de 220 membres; elle organise des manifestations dans le but de soutenir la Fondation. Lors de la dernière assemblée, elle a accepté de verser Fr. 10 000.– en 2012 qui viendront aider à financer les différents travaux à venir.

Vous pouvez les soutenir en devenant membre ou en versant un don à l’association ou à la Fondation. L’Association participera à la Foire des Senteurs, au 1er août et au Marché de Noël avec son café fraîchement torréfié et organise à nouveau la brocante les 30 juin et 1er juillet. Elle souhaite organiser également une conférence et donnera des informations en temps utile.

Vous pouvez devenir membre de l’Association ou demander des renseignements en vous adressant à: pro-urba@orbe.ch ou par courrier à la case postale à 1350 Orbe.

Photo Marianne Kurth

Stéphane Warpelin, chef de poste à Orbe.

Police intercommunale: ce qui a fait la décision

Stéphane Warpelin,  chef de poste à Orbe.

Stéphane Warpelin, chef de poste à Orbe.

58 voix pour, 32 voix contre. C’est le score sans appel, connu maintenant depuis une semaine, et réservé à la police intercommunale du Nord vaudois par le délibérant d’Yverdon-les-Bains.
Alors que la commission chargée de rapporter sur cet objet proposait à l’unanimité le rejet pur et simple du projet, il est utile de s’attarder quelque peu sur les raisons qui ont permis ce retournement de situation significatif et rare dans un tel contexte.

Des commissaires résolument négatifs

Dans un rapport univoque et résolument négatif dans son approche, la commission a additionné les bonnes raisons, à ses yeux, de refuser le projet: périmètre géographique «baroque» et organisation territoriale prévue inadéquate, perte irrémédiable de pouvoir de contrôle démocratique sur la police de proximité, projet globalement mal ficelé et dont les retombées financières sont floues, pur cadeau à Orbe qui ne peut s’en sortir seule.

Bref, les commissaires n’ont rien trouvé de bon pour Yverdon-les-Bains dans le projet municipal et l’ont clairement fait savoir. Même si le projet n’est pas parfait, même si le règlement de l’association comporte quelques articles méritant des retouches, il a trouvé des défenseurs dont les arguments ont fait mouche. Pas chez les Verts, certes, unanimement recroquevillés derrière une conception à courte vue de la sécurité et une approche par trop empreinte d’esprit local et comptable. Pas plus chez quelques PLR, rangés derrière l’ancienne préfète Pierrette Roulet-Grin qui roulait clairement pour un traitement local et non régional de la sécurité, citant à l'appui de son argument des augmentations très importantes de la criminalité dans la ville-centre… mais aussi dans les campagnes reculées.

Le peuple vaudois a refusé la police unique

Pourtant, le peuple a refusé la police unique et le Grand Conseil en a tiré les conséquences en accouchant péniblement l’an passé de la nouvelle organisation policière cantonale, dite police coordonnée. Qui dit coordination, dit corps à coordonner, et donc corps municipaux ou régionaux coexistants. Dans ce cadre, ce ne sont pas moins de 10 polices communales ou intercommunales qui existent ou sont en train de se mettre en place dans le canton, et qui viendront compléter le dispositif de la gendarmerie cantonale.

Dans sa très grande majorité, le PLR, par la voix d’Eric Gentizon, a annoncé qu’il soutiendrait le projet. Même son de cloche chez les socialistes, dont le porte-parole Stéphane Balet a annoncé clairement la couleur. Essentiellement d’ailleurs au nom de la solidarité intercommunale et pour affirmer le rôle de ville-centre aidant sa périphérie plutôt que de jouer en solo. Chez les UDF-verts libéraux, la cause était nettement plus partagée, au point qu’ils ont demandé et obtenu que le vote se fasse à bulletin secret.

Avant tout un problème de sécurité

Olivier Kernen a rappelé que pour créer quelque chose, il faut bien partir de quelque part, même si ce quelque part n’est pas parfait. Montrer aux autres que cette police peut être un succès permettra probablement à d’autres communes de rejoindre le système, surtout lorsqu’elles compareront les coûts et bénéfices de cette dernière avec ceux des fameuses prestations complémentaires de la gendarmerie. Finalement, pour l’élu socialiste, «le problème principal, trop absent des débats, est celui de la sécurité. La meilleure façon de l’assurer est de disposer d’un corps intercommunal capable d’être mobilisé en nombre suffisant dans toute une série de circonstances potentielles».