Dominique Tréhan, président du Conseil.

Chavornay: du gravillon pour un parking

Dominique Tréhan, président du Conseil.

Dominique Tréhan, président du Conseil.

Le Conseil communal de Chavornay reste un lieu un peu à part dans l’ordinaire des conseils communaux ou généraux. C’est en effet le seul dans la région à prévoir la partie «questions et pétitions» de son ordre du jour au milieu de la séance.

Réuni pour sa première séance de 2012 jeudi soir passé, sous la présidence de Dominique Tréhan qui aura eu passablement de travail ce soir-là, il s’est notamment penché sur une motion déposée par Eric Loutan et demandant l’établissement d’un plan directeur communal en matière de déplacements, de mobilité et d’aménagement urbain. Sans être forcément contre ce type d’exercices, le syndic a rappelé au motionnaire que de nombreuses études existaient déjà dans ce domaine, notamment au niveau de l’ ADNV ou de l’ADEOC, et qu’il convenait d’en tenir compte.

En outre, cet exercice demande temps et argent et dans un premier temps une réflexion de la Municipalité à son sujet. Le municipal Patrick Porret a quant à lui rappelé tout le mal qu’il pensait de ce genre d’études, faites souvent à grands frais par des bureaux techniques et des urbanistes et qui se révélaient de beaux exercices théoriques complètement inapplicables en pratique et qui finissent par dormir dans des tiroirs. Eric Loutan a accepté de transformer la motion en question jusqu’à la prochaine séance, à la condition que la Municipalité réfléchisse au sujet et présente un point de vue sur cette importante question.

Le parking jaune se fera

Marqué en jaune sur un plan technique, un parking de 140 places situé derrière la salle polyvalente et appelé parking Est a fait l’objet d’un important débat. Le projet présenté au Conseil par l’exécutif consistait à réaliser un tel parking juste derrière la salle polyvalente, entre cette dernière et l’autoroute. Il s’agit d’un parking destiné au public venant aux manifestations toujours plus nombreuses qui se déroulent dans la salle polyvalente. Entre autres particularités, sur le conseil des ingénieurs en charge du projet, ce parking devrait être non pas goudronné mais recouvert de gravillons, le tout pour une somme globale de Fr 260 000.–.

La commission chargée de l’examen de ce projet ne l’a pas trouvé idéal, puisque quatre amendements figurent dans son rapport. Tous ces amendements concernent peu ou prou la sécurité dans une zone de loisirs et de sports non destinée à la circulation. A part ces réticences de la commission, une fronde s’est organisée derrière le conseiller Michel Duvillard, qui a fini par déposer une motion d’ordre demandant le renvoi pur et simple du projet à la Municipalité pour étude nouvelle et plus adaptée à ses yeux. Après plusieurs suspensions de séance, et de très nombreuses interventions, on ne savait pas trop vers quelle solution allait pencher le législatif de Chavornay.

C’est ce moment qu’a choisi le syndic Christian Kunze pour marteler clairement que «si ce projet raisonnable ne passait pas, il faudrait, pour pouvoir en réaliser un plus cher, renoncer à l’un ou l’autre des investissements figurant au plan adopté par la Municipalité».

Quelques conseillers ont trouvé qu’il s’agissait de chantage et l’ont fait savoir. Et finalement au vote, après le refus de la motion d’ordre Duvillard, le projet de parking a été accepté par 33 voix contre 13 et quelques abstentions. Personne n’est parti avec la conviction qu’il s’agit du projet idéal. Pour une majorité de conseillers, il semble toutefois que ce soit le moins mauvais et le plus abordable financièrement, qui permettra en plus de résoudre à court terme les problèmes de parcage en question.

Photo Olivier Gfeller

Le site de Boscéaz

Mosaïques de Boscéaz: une motion au large consensus

Le site de Boscéaz

Le site de Boscéaz

Il est assez rare qu’un représentant du Nord vaudois soit nommé député de la semaine au Grand Conseil par le quotidien 24 heures. Ce fut le cas, il y a deux semaines, pour Denis-Olivier Maillefer qui se bat depuis fort longtemps pour la mise en valeur de ce site archéologique.

Le citoyen de Valeyres-sous-Rances avait déposé un postulat de mise en valeur de Boscéaz en 2009. Malheureusement, cette intervention n’a pas eu l’effet escompté puisque le conseil d’Etat a donné une réponse négative à l’initiative, préférant privilégier le développement d’Avenches dans le domaine.

Des personnalités en appui

Un groupe de travail, avec notamment l’archéologue cantonale Nicole Pousaz et plusieurs fonctionnaires cantonaux et des personnalités de notre région, s’est mis à l’ouvrage. Il a rédigé une plaquette, qui décrit les intentions, et qui a été remise aux députés qui ont fortement appuyé la motion déposée par Denis Maillefer. Celle-ci s’adresse directement au Conseil d’Etat qui devra répondre dans les douze mois.

Près de 6 millions

Ce projet, chiffré à près de six millions de francs, servira à faire en sorte que le site ne soit plus un no man's land sur lequel quelques maisonnettes éparpillées abritent les mosaïques les plus importantes au nord des Alpes.

Ce projet devra développer une lecture compréhensible du site. Il s’agit de mettre sur pied une approche didactique de la villa, de la construction d’un pavillon-musée et de créer une promenade archéologique qui pourrait accueillir touristes et classes. C’est le troisième projet qui est présenté aux autorités cantonales au cours de la dernière décennie. Les deux premiers ont échoué et c’est pourquoi le groupe de travail a imaginé une présentation plus modeste.

Appartenance cantonale

Cette motion est aussi née de la lassitude des initiateurs qui ont le sentiment d’être «baladés» par le Conseil d’Etat. Au chapitre de l’anecdote, lors d’une visite des mosaïques urbigènes par le Conseil d’Etat, il fut fort surpris d’apprendre que Boscéaz appartenait au Canton et non pas à la commune.

Enfin, Denis-Olivier Maillefer ne cache pas que le Nord vaudois ne pèse pas très lourd au Grand Conseil. «Notre district ne représente que le 10% de la population vaudoise. Le législatif cantonal est beaucoup plus sensible à Lausanne et à l’Arc lémanique. C’est la raison pour laquelle la députation du Jura-Nord vaudois doit être homogène – ce qui est le cas – pour défendre ses projets».

Photo Serafina Tuminello

Karim Slama

Karim Slama pose sa valise à Ballaigues

Karim Slama

Karim Slama

Vendredi soir, l’humoriste Karim Slama faisait halte au Centre villageois de Ballaigues à l’invitation de la jeunesse locale.

Entre deux avions, Tunis, où il était deux jours avant, et l’Impérial de Québec, où il se produira cette semaine dans le cadre de la Bourse RIDEAU 2012, Karim Slama n’a pas manqué de relever que Ballaigues avait de la chance de posséder une si belle salle polyvalente, «payée en partie néanmoins grâce aux caries douloureuses qui pulsent l’industrie locale».

Devant un public très nombreux et conquis d’avance, Karim Slama a présenté son dernier spectacle très bien rôdé et où bruitages et univers musical personnel le disputent à une satire du quotidien et des modes ou usages de ce début de millénaire. Gros succès donc à Ballaigues pour Karim Slama qui rappelle que «la manipulation du son est devenue ma signature, un symbole de mon identité humoristique». Tout comme Mouloud, un cousin de son père pas si lointain ni imaginaire que ça.

Sajadi en première partie: une heureuse découverte

En première partie, le public ballaigui a eu l’occasion de découvrir Sajadi, qui a présenté une bonne dizaine de titres. L’auteur-compositeur suisse romand, accompagné de cinq musiciens, tente avec bonheur de mélanger les cultures pour présenter non sans humour une chanson française qui n’est pas sans rappeler celle d’Alain Souchon qui aurait inclus une touche de Louis Chedid, intimiste souvent, rythmée toujours.

Il en est déjà à son troisième album, «A se voir emmené», sorti cette année et qui marque pour l’artiste sa première collaboration avec le label français WTPL Music. Un album dont on peut apprécier certains titres qui figurent sur les play-lists des stations de radio en Suisse romande. A noter, parmi les musiciens, la flûtiste et saxophoniste de Ballaigues, Julia Maillefer, qui allie la maîtrise des notes à celle de la partition humaine. Un très bon moment de découverte musicale.

Site internet pour en savoir plus: sajadi.ch

Photo Olivier Gfeller

Le train Orbe-Chavornay a inauguré lui-même le passage à niveau en coupant le ruban lors de son passage.

Chavornay: le passage à niveau, à l’avenir, sans risque

Le train Orbe-Chavornay a inauguré lui-même le passage à niveau en coupant le ruban lors de son passage.

Le train Orbe-Chavornay a inauguré lui-même le passage à niveau en coupant le ruban lors de son passage.

Avec l’extension de PESA et de la zone industrielle, il était devenu indispensable, afin d’éviter les accidents qui se produisaient régulièrement à cet endroit, de sécuriser le passage à niveau de la rue de l’Industrie. Après 30 ans de discussions, c’est chose faite, l’ouvrage a été inauguré mercredi 8 février.
Il aura vécu 119 ans sans être gardé, mais désormais le passage à niveau jouira d’une sécurisation complète avec de belles barrières ornées de rouge et de blanc, assistées par des feux rouges réglementaires.

La complexité du site, avec une jonction de trois rues et de deux voies de chemin de fer, augmenté du trafic pour la zone industrielle et du passage des piétons pour la gare, rendait la situation délicate. C’est pourquoi les partenaires se sont accordés pour une sécurisation complète avec barrières.

«Ce fut un véritable miracle, s’il n’y a eu que des accidents sans perte de vie humaine pendant toutes ces années» s’exclame Daniel Reymond directeur de Travys. «Mais avec le croisement de plus de 2’500 véhicules et de 82 trains (voyageurs et marchandises confondus) il fallait faire quelque chose». Certes, la solutions choisie est la plus coûteuse mais certainement la plus raisonnable. Désormais, les barrières s’abaissent 54 secondes avant l’arrivée du train qui, les voisins ne s’en plaindront pas, sifflera moins souvent.

D’un coût total d’environ Fr. 450 000.–, (Fr. 170 000.– supporté par la commune de Chavornay, le même montant payé par Travys, autour de 65 000 avancé par PESA et 45’000 francs payés par l’OFT), cet aménagement n’est pourtant pas une fin en soi, car la commune de Chavornay avec Travys et l’Etat de Vaud examinent toujours la rectification du raccordement de la ligne du train avec la gare CFF.

Cependant les travaux effectués sur le passage à niveau ne seront pas perdus, car les voies ainsi protégées seront encore exploitées avec PESA. Les barrières se baisseront encore longtemps.

Photo Pierre Pellaton

De droite à gauche, debout, Michel Hostettler, président, assis, Olivier Chautems, secrétaire, et Jean-Jacques Monnier, trésorier.

Pompaples: les vignerons des Côtes de l’Orbe en assemblée

De droite à gauche, debout, Michel Hostettler, président, assis, Olivier Chautems, secrétaire, et Jean-Jacques Monnier, trésorier.

De droite à gauche, debout, Michel Hostettler, président, assis, Olivier Chautems, secrétaire, et Jean-Jacques Monnier, trésorier.

En disciples appliqués du juste milieu, c’est à Pompaples, au café du Milieu du Monde, que la section des Côtes de l’Orbe de la Fédération vaudoise des vignerons a tenu son assemblée générale annuelle la semaine passée. Dirigée de main de maître par la troïka composée de Michel Hostettler, président, Olivier Chautems, secrétaire et Jean-Jacques Monnier, trésorier, la trentaine de membres a pris connaissance des différents rapports habituels.

Le millésime 2011 s’annonce comme faisant partie de la même famille de qualité que ceux de 2009 et 2010. Dans la zone de l’AOC Côtes de l’Orbe, on a produit en 2011 un peu plus de 1.2 millions de litres de vin, en grande majorité du rouge (965 millions de litres). Les comptes de la section se portent bien. Le système de financement de la promotion générale de l’appellation a changé, au travers de la perception d’une dîme supplémentaire auprès des producteurs, qui est depuis 2011 reversée par l’OVV dans les caisses locales.

Ceci permet, et surtout permettra, de mener des actions promotionnelles plus importantes directement au niveau de la section. On note en particulier la naissance d’un site internet, encore actuellement en chantier, et que l’on trouvera indifféremment aux adresses cotes-de-lorbe.ch ou cotesdelorbe.ch. Sur ce site, on pourra trouver des informations générales sur l’appellation, un agenda des manifestations et des pages spécifiques à chaque vigneron qui souhaitera y figurer. Dans une année aura lieu dans la région le Tir cantonal.

Une action conjointe sera entreprise avec l’appellation Bonvillars, qui partagera avec les Côtes de l’Orbe, lors de cette importante manifestation, l’honneur exclusif de fournir les vins officiels de la fête. Actuellement, diverses actions de promotion sont en chantier: elles seront dévoilées lorsque le moment sera jugé opportun.

Au niveau de la profession et de sa défense, les membres du comité de la section sont très actifs et directement en relations avec les instances cantonales ou fédérales responsables.

Photo Olivier Gfeller

On patiente

Infernal

On patiente

On patiente

Les entreprises de service du pays se moquent de leur public. Il y a quelques années, seules les grandes administrations nous obligeaient à prendre un ticket afin de déterminer le tour de chacun au guichet.

De manière à ce que les goujats cessent de «piquer» la place des gens bien éduqués et paisibles. Désormais, ce régime se généralise. On a dû apprendre à être patient, au téléphone pour commencer.

Il faut pianoter plusieurs fois sur votre appareil pour espérer atteindre la bonne personne, lorsque vous y parvenez! Car rien n’est sûr puisque au moment d’aboutir, vous entendez une voix métallique vous dire que votre interlocuteur est occupé et qu’il faut patienter. Il en va de même à la poste ou à la banque ou dans d’autres administrations. Comme si vous n’aviez que du temps à perdre.

Tout cela parce que l’on réduit le personnel. Les guichets sont moins nombreux car on part du principe que le profit prime au détriment du client. C’est un manque de respect des individus. C’est d’autant plus contrariant que l’on sait que les employés sont stressés de l’autre côté de la vitre par cette augmentation du travail.

A attendre longuement son tour, la clientèle s’énerve. Les rapports se tendent alors qu’il suffirait d’augmenter le personnel pour mieux répondre aux attentes et calmer les esprits en cette période de crise qui provoque chômage et tension inutile.

La nouvelle Municipalité de Champvent le jour de son élection en septembre 2011.

Champvent: premier Conseil général unifié

La nouvelle Municipalité de Champvent le jour de son élection en septembre 2011.

La nouvelle Municipalité de Champvent le jour de son élection en septembre 2011.

Mardi soir passé s’est tenue la première séance du Conseil général de Champvent pour la législature 2012-2016, un conseil qui pour la première fois réunissait des membres des trois anciennes communes unifiées par la fusion au 1er janvier 2012. L’assemblée des citoyennes et citoyens de Champvent, particulièrement nourrie, était placée sous la présidence de Anja Skrivervik.

Après quelques points de forme et l’assermentation de quelques nouveaux membres, il s’est agi pour le conseil de se pencher sur de nombreux points techniques de report de compétence vers la Municipalité. Cette dernière a ainsi reçu, entre autres, une autorisation générale de plaider, de statuer dans des cas d’urgence, de créer seule des servitudes, d’acquérir ou d’aliéner des droits immobiliers, le tout dans des limites bien déterminées, mais qui sont essentielles au bon fonctionnement de la Municipalité, comme l’a relevé à plusieurs reprises le syndic Olivier Poncet dans ses explications.

Plafond d’endettement et budget 2012

Comme dans toutes les autres communes vaudoises en début de législature, le Conseil devait fixer un plafond général d’endettement auquel la Municipalité doit se conformer durant toute la législature. Pour tenir compte des investissements envisagés par l’exécutif, parmi lesquels on compte des montants importants dans les années à venir pour l’eau potable, la réfection du bâtiment du café ou pour le chauffage de la grande salle, la Municipalité demandait au Conseil la fixation de ce plafond à Fr. 4.1 millions. C’est sans opposition que cette limite a été votée par le Conseil qui a également approuvé le budget 2012 de la nouvelle commune.

Un budget plus difficile à faire que les précédents, expliquera le syndic, compte tenu de l’absence de référence antérieure. La nouvelle Municipalité a passé beaucoup de temps sur cette question, et tenté d’éliminer toute charge ou recette à double, et surtout toute cause de dépense qui ferait double emploi. C’est ainsi que Champvent fonctionnera en 2012 avec un budget de l’ordre de Fr. 2.3 millions, prévoyant au final un léger excédent de produits de l’ordre de Fr. 20 000.–

Parmi les prochaines tâches de la Municipalité figure la rédaction et la présentation d’un nouveau règlement sur le traitement des ordures et déchets, puisque trois systèmes cohabitent encore actuellement à ce sujet dans les trois villages. On s’achemine de toutes façons vers une plus grande prise en charge du principe du pollueur-payeur, conformément à la jurisprudence du Tribunal fédéral.

Rénovation et récriminations contre les transports

Un crédit de Fr. 110 000.– a encore été accordé à la Municipalité sans opposition pour procéder à une rénovation complète d’un appartement situé au premier étage du bâtiment du café communal. Dans les divers et comme partout ailleurs dans les petites communes de la région, la qualité des transports des enfants, les horaires erratiques et l’offre squelettique de transports publics ont été évoqués. Les parents d’élèves ne sont pas plus ravis à Champvent qu’ailleurs: des enfants qui doivent passer trois heures par jour dans des transports scolaires pour aller à … Orbe ou Baulmes ne leur semble pas acceptable.

La Municipalité a tenu à dire combien les discussions étaient délicates sur ces questions et a encouragé les habitants à la tenir informée de leurs écrits et démarches vis à vis de l’ASIBCO ou autres, de façon à pouvoir coordonner les efforts. Des efforts qui risquent toutefois de se heurter aux possibilités très limitées des pouvoirs publics locaux sur la génération des horaires.

Photo Olivier Gfeller

La Grand-Rue sera transformée en 2013.

Orbe: travaux reportés au centre ville

La Grand-Rue sera transformée en 2013.

La Grand-Rue sera transformée en 2013.

Dans les prévisions de la Municipalité, des travaux d’importance devaient se dérouler sur la Place du Marché au cours de cette année. Pour des raisons indépendantes de sa volonté, l’Exécutif a dû remettre à plus tard ce chantier, comme nous le dit le municipal en charge du dossier, Jacques-André Mayor.

«Nous pensions entamer ces travaux en 2010 après que le Conseil communal nous a accordé les crédits. Il était prévu de changer le revêtement et de supprimer les trottoirs, comme le prévoit le règlement des zones de rencontre (circulation limitée à 20 km/h). Mais la commission ne nous avait pas suivis à propos du sol. Elle n’a pas voulu du Végécol (solution écologique), mais a porté sa préférence sur un revêtement du genre pavé.

Après réflexion, le choix a porté sur des dalles en granit pour respecter le cachet du centre ville. Ce changement de revêtement a l’inconvénient de coûter une bonne centaine de milliers de francs de plus que ce qui nous était accordé par le préavis. Il fallait dès lors demander une «rallonge» au CC. Dans le même temps, premier effet de l’Agenda 21, les participants nous ont demandé de revoir complètement l’aménagement de cette Place du Marché. Cette contrainte supplémentaire ne nous permettait plus d’envisager ces travaux cette année mais sans doute en 2014.

Grand-Rue en 2013

Nous avons alors donné la priorité aux travaux qui doivent être exécutés à la Grand-Rue. Cependant, le dossier n’est pas encore prêt et devra passer devant le Conseil. Il s’agit d’une enveloppe d’environ 2 millions qui permettra d’adapter l’endroit à une zone de rencontre et de changer tous les tuyaux en sous-sol. Cela s’avère d’autant plus nécessaire que nous avons déjà recensé quelques ruptures de conduite et il faut impérativement procéder au renouvellement de ces canalisations.

Du même coup et pour autant que le conseil communal nous accorde les crédits, il s’agira également de séparer les eaux des égouts de celles des toitures qui retournent à l’Orbe alors que les eaux usées vont à la Step (séparatif). Nous profiterons aussi de renouveler les conduites pour le gaz, l’électricité et les multimédias. Si tout va bien, ces travaux pourront commencer en 2013 et dureront au moins six mois. La Grand-Rue restera partiellement accessible à la circulation sauf durant une soixantaine de jours».

Le souci du bruit

Le problème du bruit du trafic est un souci que la Commune doit gérer, suite à une loi fédérale qui n’est encore que partiellement appliquée dans le canton. Il concerne essentiellement les rues de transit et notamment lorsque des bâtiments avoisinent directement la chaussée. Des mesures ont été prises de manière à déterminer les zones à protéger. La pose de dalles en granit scellées ne devrait pas augmenter le bruit ce d’autant plus si les vitesses imposées sont respectées.

Permis accordé

Le projet de construction d’un immeuble et d’un parking semi-public, au bout de la Grand-Rue, proche du rond-point de la Couronne, verra bien le jour. Imaginé en 2006, il a fait l’objet de plusieurs oppositions, d’une pétition puis d’un référendum en 2009 que les Urbigènes avaient repoussé. Le promoteur Rêve Immob a du malgré tout revoir sa copie l’an passé avant de franchir toutes les étapes administratives ainsi qu’une  ultime opposition. Les personnes défavorables au projet n’ont finalement pas recouru auprès du Tribunal Fédéral comme elles auraient pu le faire.
La démolition des deux vieilles maisons qui se trouvent sur le droit de superficie, est projetée à la fin de l’été 2012. La construction de l’immeuble de 11 appartements, d’un parking privé de 26 places au deuxième sous-sol et d’un parc public payant de 14 places au premier, démarrera au cours de l’automne. Le promoteur va faire en sorte que la construction de ce bâtiment n’oblige pas à une fermeture momentanée de la rue et désire se coordonner avec les travaux programmés par la commune dans cette Grand-Rue (voire ci-dessus) pour éviter ce genre de désagrément. En principe, l’immeuble devrait être achevé durant l’été 2014.

Photo Serafina Tumminello

Vue partielle de l'espace

Orbe Urba Kids: du nouveau pour les enfants

Vue partielle de l'espace

Vue partielle de l'espace

Si Orbe présente une offre limitée en matière de distractions pour la jeunesse durant les mois d’hiver, l’ouverture d’un parc d’attractions pour les enfants est indéniablement une bonne nouvelle. Isabelle et Didier Schlaefli ouvriront pour la première fois leurs locaux ce samedi dès 9 h.

Vous y trouverez de tout, du château gonflable au trampoline, du labyrinthe aux bains de boules, en passant par les voitures électriques, les tricycles et bien des jeux de table adaptés à la future clientèle. Il y en aura autant pour les tous petits (dès 6 mois) que pour leurs aînés. Un vrai royaume du jeu comme il y en a peu dans le canton ce qui devrait assurer un certain succès à Urbakids.

Conçu par des spécialistes

Les propriétaires se sont inspirés de ce qui s’est fait à Payerne et à Aigle comme ils ont visité des centres en France et en Belgique, pays qui est à l’avant-garde en la matière. Ils ont reçu les conseils de spécialistes qui leur ont permis de mettre en place un site idéal. Grâce aux soutiens notamment de l’ADNV (Association de développement du Nord Vaudois), ils ont finalement implanté leur site dans les streetbox qui se trouvent au bout du chemin de l’Etraz, juste à côté des hangars de la voirie d’Orbe et derrière les abattoirs.

Un parking est à disposition des voitures des parents qui pourront patienter à la cafétéria ou dans le futur jardin qui prendra place à l’été, avec des jeux gratuits comme un bac à sable ou certains aménagements habituels.

Un cadeau d’ouverture

Le prix d’entrée pour les enfants (dès 2 ans) est de Fr. 10.– alors que papa et maman seront accueillis gratuitement. Pour le premier week-end (demain et dimanche), une remise de cinq francs sera faite. Il y aura aussi un coin canapé où les petits pourront s’ébattre gratuitement, sous l’œil de leurs accompagnants. Urba Kids sera ouvert hebdomadairement dès le mercredi jusqu’au dimanche de 9 h. à 19 h. Il sera accessible quotidiennement durant les vacances scolaires comme lors des jours fériés.

On pourra aussi organiser des goûters d’anniversaire pour une somme modique, des salles ont été aménagées en conséquence. Cette attraction est la bienvenue dans une région qui manque de distractions de ce genre et l’on peut se réjouir de cette implantation à Orbe.

Site internet de Urba Kids ici

Photo Isabelle Schlaefli

Au tableau noir, pour leur plaisir… de créer.

Romainmôtier: une classe d’école fait son cinéma

Au tableau noir, pour leur plaisir… de créer.

Au tableau noir, pour leur plaisir… de créer.

Et l’Arc fait école dans l’élargissement de la promotion d’artistes et créateurs de notre vallon du Nozon.

Ou comment faire un film d’animation

Les enfants ont l’art de provoquer les grands. C’est, quoi qu’en pensent les adultes, une loi pour apprendre. Yamilé Arsenijevic, enseignante à l’école maternelle à Romainmôtier (une chance, il y a encore 2 classes enfantines… à Romainmôtier) a reçu le message 5 sur 5, et avec la volée de 2010-2011, elle a donné la possibilité aux enfants de réaliser un film intitulé «L’école aux oiseaux»: du ciné d’animation sur 30 min. Un sujet abouti, qui était présenté à La Maison de l’Arc, vendredi 3 février.

Comme des grands!

Animation, bruitage et musique, ils ont tout fait. Pour la musique ils étaient guidés par Sarah Chappuis, (qui est prof à l’école de musique du Vallon du Nozon) avec Cécile à l’accordéon et Olivier à la guitare. L’intérêt de ce film, ce n’est pas seulement, entre guillemets, le résultat visuel, mais la manière de, les images mêlées, mais comment ils s’y sont pris? Et leurs commentaires, pas tristes du tout. Et ces idées qui jaillissent, drôles, savoureuses; leur sagacité à comprendre les choses compliquées.

Ce film est drôle, élégant et vous fait redescendre sur terre en écoutant les bons mots de ces gosses qui ne sont pas encore formatés, mais libres d’exister dans le bonheur de créer! (euh… mieux que les grands?) Le public, venu fort nombreux, n’en doutait pas un instant.
Vous reprendrez bien un peu de valse?

Le deuxième film projeté, réalisé avec la volée de 2009-2010, «Trois p’tits pas», c’était en deux mots: «attends un peu, je vais leur apprendre…!» En clair, les enfants ont enseigné, avec force détails, les danses (paso-doble, valse, twist et danses collectives d’Europe) à leurs parents en vue d’un bal, un vrai, pour la fin de l’année!

C’est aussi une caméra qui entre dans les maisons pour «voir» comment les familles ont accepté cette démarche. Et le résultat est encourageant. Les parents retournent à l’école de la danse, avec comme prof, leurs enfants. Cette sollicitation, visible dans le film, est accueillie avec beaucoup de fierté de la part des enfants! Au final, les bals d’antan n’étaient pas très loin. Et les souvenirs…non plus!

Photo Marlène Rézenne

Final, la troupe au complet.

Baulmes: la salle de l’Hôtel-de-Ville se mue en chapiteau

Final, la troupe au complet.

Final, la troupe au complet.

En ce premier week-end de février, l’Association culturelle de Baulmes et Environs a proposé deux représentations de cirque à un public enthousiaste venu nombreux, bravant ainsi une météo glaciale.

L’école de cirque «leZarti’cirque» a vu le jour en 2003. Elle est en pleine expansion, comptant environ 200 élèves. Basée depuis ses débuts dans les mêmes locaux à Sainte-Croix, la nécessité s’impose actuellement de les agrandir, particulièrement pour les numéros aériens. A ce jour donc, recherche de fonds pour laquelle de plus nombreuses représentations sont prévues en 2012, pour le bonheur de tous !

En première partie, les élèves du Pied du Jura

Adorables, touchants de bonne volonté et de talent aussi, les élèves de la région nous présentent différentes scènes animalières. Ils sont félins, pingouins, éléphants, poissons et bien d’autres encore. Accompagnés par la musique et la chorégraphie, ils paraissent telle une véritable suite de tableaux gracieux, éphémères et précieux !
En seconde partie la troupe du «leZarti’cirque» dans son spectacle «De chaise à bascule»

En effet, tout commence avec des chaises et des pirouettes de toutes sortes et se termine par un combat de boxe totalement loufoque sur un ring à bascule accompagné de commentaires déjantés!

Epoustouflants enchaînements avec des jeunes toniques motivés et doués. Du cirque certes, puisqu’il y a de la jonglerie, du trapèze, des clowns, du monocycle, mais il s’agit avant tout d’un spectacle riche, et complet, touchant tant à la danse, à l’expression corporelle qu’au mime, au théâtre et à la musique. Humour et poésie sont également au rendez-vous. La jeune troupe occupe tout l’espace donné, salle comprise, de manière optimum.

Pour exemple, le mât chinois est arrimé au milieu du public. Là, à deux souffles des spectateurs, de jeunes artistes escaladent le mât, y font de l’équilibrisme, en redescendent plongeant tête la première en une chute vertigineuse et s’arrêtent net au ras du sol.

Un ouf de soulagement parcourt le public 90 minutes donc de spectacle intense donné par, rappelons-le, une troupe de jeunes non-professionnels talentueux et entraînés; ils s’exercent jusqu’à 12 heures par semaine et certains s’apprêtent à faire du cirque leur métier. Nous leur souhaitons bonne continuation dans des locaux, bientôt rénovés et adaptés à leurs besoins actuels.

Photo Catherine Fiaux

Premier test positif en play-off pour le HC Vallorbe

Pour son premier match en quarts de finale des play-off de troisième ligue (groupe 11 ouest), le HC Vallorbe n’a pas manqué son entrée en matière. Il est en effet venu à bout du HC Plan-les-Ouates par 4-3, en réussissant un superbe premier tiers dans lequel il a pris un avantage (3-1) qui s’avérera décisif au décompte final.

Dans le deuxième tiers en effet, comme elle en a parfois la tendance, l’équipe de Lionel Barraud s’est un peu relâchée et a cédé sous le poids des attaques adverses.

Un deuxième tiers qu’elle a finalement perdu 2-1. Le troisième tiers est resté nul, au plan du score, même si les occasions n’ont pas manqué de part et d’autre. Prochain match le 7 février à Thônex et en cas d’égalité, troisième et dernier match le 11 février à la patinoire des Trois Vallons à 18 h. 30.

Photo Olivier Gfeller