Ancienne préfète, Pierrette Roulin-Grin.

Tir cantonal 2013: six stands concernés

Ancienne préfète, Pierrette Roulin-Grin.

Ancienne préfète, Pierrette Roulin-Grin.

Le prochain tir cantonal vaudois se déroulera dans le Nord Vaudois. Un comité d’organisation, présidé par l’ancienne préfète Pierrette Roulin-Grin, s’est constitué en association pour ce grand rendez-vous des tireurs, qui prendra place pendant trois fins de semaine, du 16 août au 1er septembre 2013. Sur les douze stands retenus, six se trouvent dans notre région (L’Abergement, Baulmes, Chavornay, Rances, Valeyres et Vallorbe).

Lors du tir cantonal précédent, en 2008 sur la Côte (Aubonne et Morges), plus de 6000 tireurs (5’700 au fusil et 700 au pistolet) s’étaient donné rendez-vous dans le Pays de Vaud, comme c’est le cas tous les cinq ans.

Centre névralgique à Chavornay

C’est dire que pareille mise en place nécessite beaucoup de temps, comme nous le dit Mme Roulet-Grin. «C’est Pierre Pittet (Suchy), membre du comité de la Société vaudoise des carabiniers, qui a pris l’initiative du projet en 2009. Il a approché les différentes sociétés de tir pour savoir si elles étaient prêtes à se mobiliser pour pareil événement. 24 d’entre elles ont répondu à l’appel et ont accepté de se lier à l’association, soit pour mettre leurs installations à disposition soit pour donner le coup de main.

Les critères de sélection des stands obligeaient la mise à disposition de cinq cibles électroniques, d’un endroit adéquat pour le parcage des voitures, la construction de cantines et l’engagement d’un personnel nombreux pour le bon fonctionnement des joutes. Chavornay a été choisi pour être la centrale de tir. C’est dans l’ancienne grande salle de la localité que tous les tireurs viendront retirer leur carnet de compétition et présenter leur arme pour validation.

Une société spécialisée prendra toute cette organisation en charge, de l’inscription aux résultats. Elle répartira également les sportifs entre les différents stands, les jours et les heures auxquels les tireurs devront impérativement se soumettre pour effectuer leur programme».

Un demi-million de cartouches

Ce tir cantonal roulera sur un budget de 1,5 à 2 millions de francs. L’essentiel des revenus proviendra de l’inscription des compétiteurs. Les sponsors complèteront les recettes avec une visibilité d’une année au moins pour les plus importants. Habituellement, la moitié des fins guidons proviennent de l’extérieur du canton. Donc, il faudra aussi veiller à leur hébergement. Un demi-million de cartouches seront brûlées à cette occasion.

Notons encore que les stands d’Yverdon et de Chamblon accueilleront les spécialistes du pistolet. C’est donc une immense manifestation qui prendra place à l’été 2013 dans le Nord Vaudois qui profitera de l’occasion pour se faire mieux connaître, notamment par ses vins puisque les caves de Bonvillars et des Côtes de l’Orbe seront associées à la fête car il ne s’agira pas seulement d’une compétition mais bien d’une réunion entre amoureux du tir du pays tout entier.

Photo Serafina Tumminello

Tout sourire, Christian Kunze reste un jeune retraité hyperactif.

Chavornay: un jeune retraité très occupé

Tout sourire, Christian Kunze reste un jeune retraité hyperactif.

Tout sourire, Christian Kunze reste un jeune retraité hyperactif.

Cela fait maintenant près d’un mois qu’il a officiellement pris sa retraite, pourtant le Syndic de Chavornay, Christian Kunze, ne désire pas vraiment profiter de ce nouveau statut de pensionné qui aurait pu lui rendre la vie un peu plus paisible.

En effet, comment tout arrêter après une longue carrière à la Haute Ecole d’Ingénieur et de gestion d’Yverdon-les-Bains? C’est vrai, que de travail et de ténacité il a fallu pour entrer en 1980, comme professeur en télécommunication et devenir directeur en 1993, de ce que l’on appelle encore l’ETS d’Yverdon et qui évoluera plus tard en HEIG-VD.

Dans les années 80, l’enseignement était la seule activité que proposait l’école aux 500 étudiants qui la fréquentaient. Aujourd’hui environ 2000 étudiants peuvent également se tourner vers la recherche ou des formations postgrades que l’école propose. De plus, elle collabore maintenant avec un bon nombre d’entreprises du secteur privé. En effet, en plus d’instruire les étudiants, la HEIG-VD propose, surtout aux PME, de collaborer dans les domaines de la recherche et du développement. «Elle est devenue ainsi une école reconnue dans les milieux économiques», se plaît à dire Christian Kunze et «ça n’a pas toujours été une mince affaire» ajoute-t-il. «L’école a fusionné 4 fois, il y avait 3 institutions sur les 2 sites d’Yverdon et de Lausanne qui ont été rassemblées à Yverdon, et la Haute école de gestion qui s’appelait encore ESCEA est venue renforcer la palette de disciplines enseignées sur le site. «Malgré les difficultés, nous avons réussi ces déménagements et prouvé que c’était réalisable même aux plus récalcitrants» dit-il. «D’ailleurs, nous avons aussi créé environ 150 emplois supplémentaires».

«Mais une de mes plus grandes fierté est d’avoir un peu renforcé l’image du Nord vaudois. Grâce à ces évolutions, l’école est aujourd’hui reconnue dans les milieux économiques suisses. Car malgré les pensées des milieux académiques, dans les pays anglophones les écoles de ce type, spécialisées en sciences appliquées sont de vraies universités et considérées comme telles, ce qui était loin d’être le cas chez nous» complète-t-il.

Parmi les anecdotes qu’il se rappelle, l’ancien patron de la HEIG-VD nous résume qu’après 12 ans de participation à la commission fédérale pour la recherche sur l’énergie et à force de conviction, les membres de cette corporation ont regardé les hautes écoles d’un autre œil. Maintenant, ils considèrent celles-ci comme étant vraiment des hauts lieux d’enseignements supérieurs.

Auparavant, les filles ne s’engageaient, en général, pas dans les filières techniques. Si bien qu’en 1976, date de la création de l’école, personne n’imaginait que la gente féminine entrerait un jour dans de telles formations. Quand quelques-unes ont commencé un cursus d’ingénieure, il n’y avait pas de commodités pour ces dames et il a bien fallu en créer, malgré la réticence de certains.

Enfin il y avait une soirée, organisée par des étudiants étrangers (entre 40 et 50 nationalités sont représentées au sein de l’école) pour faire valoir un peu les différentes cultures. Un étudiant camerounais a dit au micro, alors que certains profs et le directeur restaient dans une file d’attente, qu’ils devaient aller se servir, vu leur statut, avant les élèves présents. Christian Kunze a expliqué à l’assemblée pluriculturelle qu’en Suisse tout le monde, y compris les dirigeants, font la queue et attendent leur tour.

Depuis, une évolution s’est imposée, comme les femmes sont près de 10% des étudiantes chez les ingénieurs et en majorité chez les économistes, elles enseignent aussi les sciences appliquées. D’ailleurs elles sont dorénavant bien représentées, puisque c’est l’une d’entre elles, Catherine Hirsch, qui a succédé le 1er janvier à Christian Kunze à la tête de l’école.

Pour la suite, le récent retraité déclare «Qu’outre la fonction de Syndic du Village que j’assume depuis six mois, je reste à disposition de la HEIG pour que les dossiers passent sans problèmes dans les mains de la nouvelle direction. Je reste aussi, à titre gracieux, président de la fondation Charles-André et Irma Stähli-Boss (qui a pour but éducatif d’encourager l’étude de problèmes scientifiques et techniques). Je demeure également membre du conseil d’administration du Bureau EHE actif dans les domaines de Minergie et d’énergie renouvelable».

Enfin, si avec tout ça il s’ennuie avec bientôt 5 petits-enfants (trois petits-enfants et deux à venir), il lui reste ses hobbies : le ski, le cheval et les voitures anciennes, puisqu’après avoir restauré une Mercedes 170 S, il s’attaque à une 190 SL. Une belle retraite en fait.

Photo Pierre Pellaton

Thierry Grobet, un passionné de la faune éthiopienne.

Protéger le loup pour aider l’Ethiopie

Thierry Grobet, un passionné de la faune éthiopienne.

Thierry Grobet, un passionné de la faune éthiopienne.

Quand on parle de l’Ethiopie, les premières images qui nous viennent à l’esprit, ce sont celles de la sécheresse ou de la famine. Mais contrairement aux idées reçues, soixante-cinq pour cent des terres de ce pays d’Afrique sont cultivés. Et lors de la conférence donnée dimanche dernier par Thierry Grobet, photographe yverdonnois, certaines magnifiques photos ont surpris la cinquantaine de personnes qui se sont déplacées, par la verdure des paysages qui peuvent ressembler par endroits à notre Jura.

Et pourquoi protéger le «canis simensis»?

Le but de Thierry Gobet, par l’entremise de la société de production Nyala (nom d’une antilope qui vit exclusivement, elle aussi sur les terres éthiopiennes) est de réaliser un film pour sensibiliser autant la population indigène que les habitants d’autres contrées mondiales. En effet, la disparition de cette espèce, dont il n’est plus recensé à l’heure actuelle que cinq cent spécimens, pourrait engendrer des problèmes aux cultures, notamment au parc national sur le plateau de Bale (Balé), «Le loup d’Ethiopie», contrairement au loup européen, se nourrit exclusivement de rongeurs (rat-taupe géant) et de ce fait n’attaque pas les troupeaux qui paissent sur les plateaux. Les premières causes de mortalité chez ce magnifique animal, sont les maladies transmises par les chiens gardiens de troupeaux, soit la rage ou la maladie de Carré.

Les petits ruisseaux font de grandes rivières...

... tel le «Nil bleu» qui prend sa source en Ethiopie, qui rejoint le «Nil blanc», qui naît du Lac Victoria (Ouganda, Kenya, et Tanzanie), pour finir par produire le Nil. L’aboutissement de ce film ainsi que sa diffusion dans le monde entier débouchera sur un autre projet: faire connaître ce magnifique pays d’Afrique, et donner la possibilité aux habitants de diversifier leur travail, et d’augmenter leurs revenus, en participant au développement d’un éco-tourisme.

Pour plus de renseignements, n’hésitez pas à consulter le site www.nyalaproductions.com

Photo Sylvie Troyon

Une entrée qu’il connaît par cœur.

Vaulion: Maurice Magnenat quitte son poste

Une entrée qu’il connaît par cœur.

Une entrée qu’il connaît par cœur.

Après 20 années de bons et loyaux services pour la communauté.

Il est né au pied de La Dent-de-Vaulion

Dans le hameau des Vyneuves, plus exactement. Une ferme, avec les parents, quatre enfants et deux oncles. La guerre aussi. Il avait un contrat, en 1943, pour un apprentissage de jardinier-paysagiste à Listal, mais cette même année, une mobilisation générale en décidait autrement. Un frère et son père partaient sur les frontières, et lui restait pour aider sa mère. A la fin des hostilités, il sera ouvrier dans les industries de son village.

Quand il parle de Vaulion, son visage s’anime et son regard pétille. Il est intarissable. Bien des «Vaulienis» vous le diront, Maurice est une encyclopédie vivante de ce bourg particulier, tout en longueur, parallèle au Nozon, la rivière qui donne son nom à tout le Vallon.

Vaulion était une paroisse à part entière

Maurice Magnenat racontait la naissance de l’église en 1755, et Vaulion devenait une paroisse à part entière. Ce lieu de culte avait une particularité : il avait deux entrées depuis la route principale. Une pour les femmes, distincte de celle du sexe opposé. La chaire était alors au centre du plus grand espace et l’harmonium en regard; de chaque côté les bancs et galeries se faisaient face. Ce n’est que lors de la restauration de l’église, débutée en 1967 que tout est rentré dans l’ordre. Il était municipal et il s’est occupé de la restauration de l’église.

Il montrait une vieille gravure du lieu: il y avait, sur le côté droit, une grande ferme, style bernois, qui était presque collée au lieu de culte. Lors de la réhabilitation, ce bâtiment fut détruit; ainsi l’entrée actuelle avec un porche et une place de parc furent créés. Ces transformations étaient menées par l’architecte cantonal M. Jaccotet et son adjoint, M. Baechler. Casimir Reymond, peintre, sculpteur et verrier, enfant du pays, exécuta le vitrail sur une commande des Dames de la couture. Ce fut sa dernière production avec celui de Juriens. Un tout petit regret; M. Magnenat aurait souhaité plus de couleur ou de joie, mais…
Pour lui, l’église et le cimetière sont des cartes de visite pour un village. Et tout doit être propre en ordre. Par respect.

Il s’engageait pour la communauté

Il entrait en fonction en 1992, mais c’est le 1er janvier 1994 que Gilles Fahrni, syndic, lui remettait un cahier des charges officiel: «Chauffer l’église, récurer le sol, entretenir les bois, changer les ampoules des trois cadrans donnant l’heure aux Vaulienis. Oter la neige des 2 porches. Tenir la place de parc libre d’accès et soigner les petits jardins. La décoration à l’intérieur, c’était pour les dames.

Pour certaines cérémonies, il fallait prévoir des chaises supplémentaires. Avant, des offices, il y en avait tous les dimanches. Mais quand la pasteure Laurence Perdrix est partie, il n’y en a plus qu’un par mois et à 9 h. du matin. L’hiver, il était debout à 5 h. pour que l’édifice soit à bonne température pour l’office. Il était toujours là, disponible et discret. Les gens appréciaient sa présence.
Son successeur, Didier Decrausaz, aura à cœur de poursuivre le chemin de Maurice, fait de savoir-vivre, de ponctualité et de modestie.

Encore un mariage en avril…

Il ajoutait: «Je n’ai pas tout à fait fini: des amis de Vallorbe ont insisté pour que je sois présent pour un mariage, en avril, alors je n’ai pas pu refuser. M. Decrausaz sera mon second. Après ce sera terminé pour moi».

Au premier étage de sa maison, il n’est qu’à un regard de l’église… Sûr, qu’il jettera un œil, par habitude, pour voir si tout est en ordre. Sans plus.

Une anecdote étonnante. Un de ses prédécesseurs au poste de concierge lui avait confié: «Je m’arrêterai de travailler quand j’aurai 84 ans!» Il lui avait rétorqué, eh bien moi aussi.

Ce jour, c’est chose faite. Et il garde le sourire.

Photo Marlène Rézenne

Foot romand à l’agonie

Personne n’est étonné de ce qui s’est passé à Neuchâtel. Les agissements du président Bulat Chagaev ne pouvaient continuer. A force de défier la Swiss Football League et d’intenter des procès à plusieurs médias, on sentait bien que le Tchéchène n’était plus en mesure de conduire son club à bon port. Avant Xamax, Lausanne et Servette ont subi le même sort, toujours avec des présidents étrangers à leur tête (les Français Kita et Roger).

On s’est souvent demandé pourquoi des gens éloignés du football suisse s’intéressent à nos équipes. Sans aucun doute pour des raisons économiques car il y a parfois moyen de gagner un peu d’argent par le biais de transferts à l’étranger de joueurs évoluant dans notre championnat.

A cet égard, Chagaev conteste le départ de l’attaquant Brown mais il était de notoriété publique que ce joueur appartenait à trois investisseurs suisses qui ont vendu le bonhomme à Sochaux sans que Xamax ne profite véritablement de cette transaction. Car désormais les clubs sont à la merci des managers de joueurs qui opèrent à leur guise.

En Suisse alémanique, Grasshopper, Zürich ou Saint-Gall ont dû singulièrement revoir leur voilure financière pour éviter la mésaventure des Romands, aidés parfois par l’économie locale ce qui n’est plus le cas en Romandie. Il faut dès lors admettre que le football suisse ne paie pas. A Sion, le président Constantin est un mécène qui vient du milieu de la balle ronde à l’inverse de certains aventuriers.

Mais à braver certains règlements de la Fifa, il est allé dans le mur. Ce qui n’empêchera pas les Valaisans de vivre un deuxième tour difficile, avec le retrait sévère de 36 points par une fédération nationale débordée. A défaut de vouloir imiter Bâle, nos clubs devraient s’inspirer de Thoune dont les moyens financiers sont relatifs mais qui procède à un recrutement intelligent, en Suisse et surtout en Challenge League.

Sans oublier le secteur de la formation en prenant des dispositions afin que les talents ne filent pas à la première occasion.

Le nouveauté comité (manque trois membres absents) avec de gauche à droite Alain Kaehr, Jocelyne Cuérel, Claire-Lise von Ow, Metin Karagülle, Armando Giannini et Julien Cuérel.

Le FC Baulmes se relève

Le nouveauté comité (manque trois membres absents) avec de gauche à droite Alain Kaehr, Jocelyne Cuérel, Claire-Lise von Ow, Metin Karagülle, Armando Giannini et Julien Cuérel.

Le nouveauté comité (manque trois membres absents) avec de gauche à droite Alain Kaehr, Jocelyne Cuérel, Claire-Lise von Ow, Metin Karagülle, Armando Giannini et Julien Cuérel.

Le nouveau président du FC Baulmes, Metin Karagülle, a donné le coup d’envoi d’un mouvement de renaissance qui s’est concrétisé lundi soir par la tenue d’une assemblée générale extraordinaire de l’association. Une quarantaine de personnes avait pris place dans la salle du Conseil de Baulmes.

Parmi eux des sceptiques amateurs de football, des créanciers du club prêts à ne pas faire couler le nouveau vaisseau dès son appareillage, ou encore de simples passionnés avides de retrouver une équipe locale jouant sur son terrain et procurant au public de belles sensations.

Autour du président, de nouveaux membres d’un futur comité prêts à s’investir sur le plan personnel pour que renaisse un rêve, actuellement englué dans les affaires qui ont secoué le club ces dernières années. Elément important, au nombre des volontaires figure le syndic Julien Cuérel, qui a accepté de participer au mouvement pour les six prochains mois, du moins dans un premier temps.

Des objectifs clairs

Les objectifs du nouveau comité, qui a été élu à l’unanimité par acclamation, figurent le maintien en 1ère ligue, le renforcement de l’équipe pour que le second tour du championnat permette ce maintien, le fait de pouvoir jouer à Baulmes et dans un second temps, la réintégration des juniors au mouvement MJOR. Metin Karagülle a tenu à préciser que si la continuité devait s’avérer impossible, le club repartirait alors en championnat dans une ligue inférieure.

Budget et points sensibles

Le nouveau comité a préparé un budget prudent pour le deuxième tour, qui a été voté sans opposition. Il compte bien entendu sur l’apport du public et les soutiens de diverses provenances pour pouvoir le boucler, car actuellement la caisse est vide. La future collaboration avec la commune doit encore faire l’objet cette semaine d’une rencontre avec le comité pour en définir les contours financiers.

L’une des clés du succès résidera aussi dans la façon dont certains anciens créanciers du club se comporteront avec les nouveaux dirigeants. Lundi soir en tous cas, il semblait que chacun était prêt à jouer le jeu. L’entraînement reprendra cette semaine. L’équipe sera présentée dès que possible, le président assurant qu’il dispose de joueurs prêts à s’investir pour le club. Une première rencontre est prévue à Nyon le 25 janvier.

La suite du programme sera communiquée par voie de presse ainsi que par un site internet, actuellement en préparation. A relever que le nouveau comité entend jouer la transparence et précise qu’il communiquera sur tous les sujets méritant d’être portés à la connaissance du public.

Photo Olivier Gfeller

«Les Chupa Chups for Ever» aux finales de ce week-end. Derrière de gauche à droite: Amandine Buvelot, Jessica Locatelli, Claudia Berger, Claire Vitus, Amandine Joseph. Devant de gauche à droite: Adeline Grasset, Alicia Courvoisier, Oriane Landry.

Baulmes: coupe Lego, «Les Chupa Chups for Ever» brillent près de Berlin

«Les Chupa Chups for Ever» aux finales de ce week-end.  Derrière de gauche à droite: Amandine Buvelot, Jessica Locatelli, Claudia Berger, Claire Vitus, Amandine Joseph. Devant de gauche à droite: Adeline Grasset, Alicia Courvoisier, Oriane Landry.

«Les Chupa Chups for Ever» aux finales de ce week-end. Derrière de gauche à droite: Amandine Buvelot, Jessica Locatelli, Claudia Berger, Claire Vitus, Amandine Joseph. Devant de gauche à droite: Adeline Grasset, Alicia Courvoisier, Oriane Landry.

Depuis de nombreuses années, Alain Mabille, professeur de sciences au Collège de Baulmes est l’entraîneur passionné qui initie, accompagne et promeut entre autres la robotique, auprès de multiples volées d’élèves de son établissement, et ceci au travers d’une participation à la fameuse First Lego League.

Cette compétition est un concours de créativité et d’esprit d’équipe ouvert aux jeunes de 10 à 16 ans et qui se joue par équipe de 5 à 10 concurrents. Le week-end dernier, à Cottbus près de Berlin, a eu lieu la finale européenne de la saison 2011-2012 et c’est en compagnie d’une équipe composée uniquement de huit filles, «Les Chupa Chups for Ever», que l’enseignant de Baulmes a rallié la capitale allemande.

Un parcours difficile à maîtriser

Avant d’obtenir leur qualification pour ces finales européennes, les équipes doivent d’abord concourir aux finales régionales romandes qui ont lieu en novembre à Yverdon-les-Bains. Dans cette compétition, l’équipe féminine s’est très bien comportée et a ensuite conquis sa qualification pour les finales suisses qui avaient lieu à Brugg en décembre dernier. Et là encore, c’est grâce à un excellent niveau (4e rang au Robot Design) qu’elles ont obtenu leur qualification pour Berlin. Cette année, ce sont 24 équipes européennes qui ont pu participer à ces finales très relevées, sur un total en Europe qui excède 800 équipes. Dans le monde entier, on compte environ 17’000 équipes réparties dans une cinquantaine de pays.

Une compétition à deux volets

La compétition se déroule sur des tables de 115 x 237 cm, munies de bords relevés pour empêcher les robots de tomber. Les robots sont construits uniquement avec des pièces du fameux jeu Lego accessibles au public. Un robot de base fournit de l’énergie électrique à des axes de roue et un mini-ordinateur programmable. A partir de là interviennent le savoir-faire et l’imagination des concurrents. Les équipes reçoivent, environ 8 semaines avant la compétition, un plan de construction de postes qu’elles doivent réaliser. Ces postes répartis sur la table vont devenir des missions pour le robot qu’elles vont devoir fabriquer et programmer, de telle façon que l’engin puisse effectuer seul l’ensemble des missions: partir seul d’un point A, se rendre au point B et charger des pièces et revenir au point A par ses propres moyens, par exemple.

A côté du volet programmation et technologie, les concurrents doivent aussi présenter (oralement et en anglais ! - «Les Chupa Chups for Ever» ont appris par cœur leur dossier) une invention en ligne avec un thème annuel. Cette année, le thème était l’élimination des risques de contamination dans le transport des aliments. Et les huit filles ont décidé de présenter un système de bouteille thermos recyclable et réutilisable pour le transport réfrigéré du lait.

Un très beau résultat

«Les Chupa Chups for Ever» ont brillé à Cottbus-Berlin où elles se sont très bien comportées. «Il est intéressant de noter que l’aspect «apprentissage du travail en équipe» est particulièrement important dans l’attribution des points. Et ce n’est pas toujours simple pour des tout jeunes ados de trouver leurs marques dans ce genre de circonstances » précise Alain Mabille, ravi du résultat et qui a recommencé déjà lundi après-midi avec de nouveaux élèves en vue de participer aux compétitions cet automne. L’Omnibus suivra leur travail et leur progression en 2012.

Photo Alain Mabille

Le syndic Olivier Poncet et son ancien collègue Pierre-Alain Urfer.

Champvent: la fondue pour tous, belle tradition

Le syndic Olivier Poncet et son ancien collègue Pierre-Alain Urfer.

Le syndic Olivier Poncet et son ancien collègue Pierre-Alain Urfer.

A l’heure où la convivialité fout le camp, la soirée offerte par la commune de Champvent à ses citoyens fait du bien à l’âme et à l’esprit. Chaque année depuis 1964 les autorités invitent la population, tous les deuxièmes samedis de janvier, à venir manger la fondue.

Au début, la société de laiterie donnait le fromage et la commune le pain et le vin. Le commerce ayant disparu avec le temps, la commune offre pain, fromage et boissons non-alcoolisées. Elle délègue cependant l’organisation de la soirée à l’une des cinq sociétés locales (Chant, couture, fanfare, football-club et jeunesse). Elle donne Fr. 2 800.– à l’organisatrice qui doit également mettre sur pied la manifestation du 1er août.

Afin que cette dernière ne fournisse pas des efforts sans récompense, la société vend le vin à des prix très raisonnables et organise une tombola. Du même coup, la fanfare Baulmes-Champvent, à qui était confiée l’organisation cette année, agrémente la soirée de ses prestations.

Mariés après avoir été fiancés

La manifestation de cette année avait un caractère particulier, puisque Champvent a fusionné avec ses voisines d’Essert et de Villars, d’où une assemblée plus grande que de coutume. Ce qui ne manquait pas de réjouir les nouveaux municipaux. Cyril Urfer (Villars) relevait que cette réunion était logique dans la mesure où il devient de plus en plus difficile de trouver les personnes pour siéger à l’Exécutif.

Fusion facilitée par le fait que l’on se connaît tous pour avoir été à l’école ensemble. Il résumait en une phrase qu’il avait entendue dans la bouche de l’un de ses concitoyens au sujet de la fusion, «comme l’on était fiancés depuis longtemps, le mariage était inévitable». Pour sa part, Nicolas Perret (Essert) n’a pas fréquenté les écoles du lieu, mais il relevait que les gens de son village ont posé beaucoup de questions à propos de ce «mariage» sans y être opposés. Inutile de dire qu’ils se réjouissaient tous deux de participer à leur première fondue communale.

Cuisiniers au long cours

Pour satisfaire les deux cents personnes présentes, les maîtres queux Paul-Marie Bühler et Pierre-Alain Urfer ont utilisé 63 kilos de fromage, 30 litres de vin et 600 grammes de fécule de pomme de terre pour un mets parfait. Il faut dire que les deux compères ont une certaine expérience de la fondue en grande quantité.

Ils en ont en effet concocté lors des deux semaines de la Coupe de l’America à la voile à Valence en 2007, aux côtés de l’équipe d’Allinghi d’Ernesto Bertarelli. Ils étaient aussi du voyage à Brest pour le déplacement de la «Vaudoise» ou lors d’un repas de la société du cigarettier Philip Morris (près de 2000 personnes à servir en 20 minutes), avec l’interdiction totale de fumer durant la préparation de leur spécialité!
Avec caquelon, fourchettes, etc.

La soirée de samedi dernier laissera de beaux souvenirs, puisqu’elle a permis de discuter et d’échanger entre voisins dans une ambiance très détendue. Tout en précisant que les hôtes devaient venir avec leur caquelon, les assiettes, les fourchettes et les verres afin que la tâche des organisateurs ne soit pas trop lourde.

Le syndic Olivier Poncet a profité de l’occasion pour remettre deux chèques de Fr. 500.– au spécialiste local de vélo-trial Jérôme Chapuis, pour son titre de champion de suisse et comme aide pour la saison future. La nouvelle année a donc fort bien commencé dans la commune de Champvent où l’on sait manier amitié, convivialité et gastronomie.

Photo Pierre Mercier

Orbe et son Cinéma: comme une histoire d’amour



Sans élever la notion de culture au niveau de la tradition profonde, il faut bien reconnaître qu’Orbe a de longue date promu cet aspect intellectuel de l’existence humaine et ceci sans en attendre des retombées financières spectaculaires.

Ce dernier élément est à apprécier, tout particulièrement à notre époque où, semble-t-il tout au moins, plus rien ne se conçoit hors d’une trilogie à caractère dictatorial qui se décline uniquement selon le schéma rigide suivant : investissement – rendement (surtout) – amortissement !

Un brin d’histoire

Notre bon vieux, quoique récemment réactualisé, Casino a longtemps servi de salle de cinéma, du temps de projections dites «muettes», qui étaient égayées au piano par Madame Marie Jaccottet.

En ce temps-là, le bâtiment sis Rue des Terreaux 36 abritait une menuiserie exploitée par Monsieur Clément, brusquement décédé à la fleur de l’âge. Son descendant Pierrot n’ayant pas désiré lui succéder, sa veuve s’est résolue à vendre le bâtiment à Monsieur Charles Brönimann, déjà propriétaire du fameux CINEAC à Lausanne, qui avait imaginé y implanter une salle de cinéma, mettant ainsi à profit le vaste volume devenu disponible.

C’est donc dans une salle toute neuve, dotée d’un parterre et d’une galerie, qu’en 1948 pouvait être projeté un premier film moderne à Orbe.
Avant d’être acquis par la Commune en début des années 90, Monsieur Edgar Bichsel a assuré la pérennité de notre cinéma et c’est sous son égide que diverses transformations et adaptations ont été menées à bien (ouverture d’une seconde salle par prolongement de la galerie – introduction du système DOLBY de sonorisation – adaptation des sièges au confort du moment – etc.).

Et demain?

Même que demain, c’est déjà aujourd’hui !

En effet, aussi incontournable que le fut en son temps le passage du cinéma muet au cinéma parlant, le passage du système de projection «analogique» (support film) au système de projection dit «numérique» (support informatique) est parfaitement inéluctable.

Plus aucun film destiné à des projections publiques ne sera désormais enregistré ailleurs que sur ce dernier support et, conséquemment, une salle non adaptée à ce modernisme galopant verra son avenir s’assombrir, voire s’éteindre aussi brusquement que définitivement !

C’est donc bien dans le sens de la survie de ce pan important de notre culture locale que nos Autorités sollicitent du Conseil communal un crédit d’un gros demi-million de francs qui permettra non seulement d’adapter notre cinéma URBA aux canons des techniques «dernier cri» (même l’une des deux salles sera adaptée au fameux 3 D), mais verra également le confort de nos séants éminemment amélioré!

Orbe, centre culturel du nouveau district Jura - Nord Vaudois grâce à une intelligente et visionnaire utilisation d’un partenariat public/privé: pourquoi pas?

Photo Willy Deriaz

Damien, Guillaume et Etienne Poncet devant «Gracieuse».

Swiss Expo: le rendez-vous des éleveurs à Beaulieu

Damien, Guillaume et Etienne Poncet devant «Gracieuse».

Damien, Guillaume et Etienne Poncet devant «Gracieuse».

Quelque 22’000 personnes se sont rendues à Lausanne du 12 au 15 janvier pour admirer les plus belles vaches du concours bovin international.

Pas de grande championne dans la région

Les familles Guignard de Rances, Poncet de Ballaigues, Nicolet de Lignerolle, Pinard de L’Abergement, Golay de Valeyres et Michaud d’Orny ont préparé leurs vaches afin de participer au concours. La tension était présente lors des présentations et les résultats ne sont pas toujours ceux escomptés, cependant il faut reconnaître que le niveau des candidates était très élevé. Il y avait beaucoup de concurrence, mais malgré tout, on peut relever les bons résultats des régionaux.

Flots bien mérités

«Gracieuse» de Ballaigues a remporté une 2e place dans la catégorie 5 du concours Simmenthal. Dans les Montbéliardes, «Mirvana» est 1ère de sa cat., Molga et Littee sont 2e. Ces trois vaches viennent de Rances. Marquise de Valeyres sort 2e de sa cat. dans le concours Jersey et dans les Holstein, Idaho de Lignerolle est sortie 4e de sa catégorie.

Ce concours est apprécié par les éleveurs de Suisse et d’ailleurs et permet à chaque propriétaire de situer son troupeau par rapport à ce qu’il peut admirer sur le ring.
Une belle fête pour tous qui a été couronnée par la naissance sur place de «Beaulieu», un veau femelle de la race d’Hérens que petits et grands, agriculteur ou non, ont pu admirer.
Photo Marianne Kurth

Lisa Biancaniello et son appareil photo.

CPNV: concours de photographie remporté par une jeune Rancignolette

Lisa Biancaniello et son appareil photo.

Lisa Biancaniello et son appareil photo.

Chaque année, le Centre Professionnel du Nord Vaudois organise un concours de photographie auquel les élèves sont bien entendu invités à participer. Cette année, sur le thème du développement durable, le 1er prix a été attribué à une élève originaire de Rances, Lisa Biancaniello, qui s’est vu remettre un bon chez «Photo Grancy», magasin de photographie plutôt réputé à Lausanne.

Étudiante en 2e année de médiamatique, elle considère la photographie comme, je cite, «une manière de capturer mon imagination en une image». Partie étudier à Sainte-Croix dans le but de devenir graphiste, Lisa s’est aussi découvert une attirance pour le marketing et la photographie, elle aimerait en faire un hobby plus sérieux et éventuellement lucratif.

Un cadeau de Noël qui a fait naître une passion

Décembre 2010, un cadeau, un appareil photo de très bonne qualité. C’est alors qu’elle s’est mise plus sérieusement à prendre des photos, jouant avec les différents réglages et prises de vue possibles.

Lors d’un stage à 24 heures avant son entrée au CPNV, elle avait été déçue par le peu de liberté d’image et préféré donc garder cela comme hobby, avec toujours la possibilité de gagner sa vie de cette manière plus tard.

Développement durable, un thème plutôt connu

Pour dire vrai, au premier abord, ce thème ne l’avait que très peu emballée, car tout le monde en parle actuellement. Mais arrivée chez elle, l’image de son vieil ordinateur s’est imposée à elle et elle s’est mise à réfléchir comment faire passer le message « faire fonctionner l’ordinateur grâce à la nature » avec une simple photo. Ensuite l’imagination a pris le contrôle et son tableau a vu le jour.

Mais pourquoi avoir placé une personne (à savoir, sa sœur) dans un thème comme celui-là? «Sans ma sœur sur la photo, on aurait uniquement vu un ordinateur avec une prise plantée dans le sol. Avec un personnage inclus, cela rend la possibilité de travailler avec son ordinateur, alimenté par une énergie propre, plus réelle et accessible.»

Pour conclure, une dernière question: si tu pouvais avoir devant toi exactement l’image que tu rêves de photographier, que serait-ce ?
«Aucune idée… Je suis sûre que le jour où je trouverai LE truc à photographier, je n’aurai pas mon appareil.»

Photo Katy Josi

La taxe Tobin



Plusieurs gouvernements européens se penchent sur l’introduction de la taxe Tobin. L’idée vient d’un professeur américain, James Tobin, qui avait reçu le Prix Nobel d’économie en 1972, et qui préconisait de prélever une taxe modeste (de 0,05 à 1%) sur les transactions financières et boursières.

A l’heure où les gouvernements occidentaux souffrent d’endettement, ceux-ci semblent prêts à freiner la spéculation à court terme, après avoir refusé longtemps l’introduction de cette contribution.

Du moment que l’endettement de certaines nations a atteint des sommets, la mise en place de cette taxe permettrait d’engranger des millions voire des milliards. A titre d’exemple, les transactions financières journalières se montent à 4,600 milliards d’euros dans le monde. En prélevant le 0,1% de ces mouvements, le rapport serait de 5,5 milliards de francs par jour !

Dans ces conditions, on peut aisément comprendre l’intérêt des gouvernements pour cette taxe. Cependant, ce prélèvement irrite les spéculateurs. La Suède avait introduit cette espèce d’impôt en 1984 sur la base de 0,5%. Cela provoqua une fuite extraordinaire des capitaux vers d’autres lieux au point que le gouvernement avait dû faire très vite machine arrière.

C’est la raison pour laquelle la France, qui a émis l’idée, cherche d’autres partenaires avant d’introduire la taxe. Car seul, le gouvernement de Sarkozy irait au-devant des mêmes désillusions que les Scandinaves.