François de Coulon présente son cru primé

Eclépens fait bien partie des Côtes de l’Orbe AOC

François de Coulon présente son cru primé

François de Coulon présente son cru primé

L’Omnibus suit plusieurs règles de base. A commencer par celle de la couverture géographique limitée à laquelle il procède, à savoir le territoire de l’ancien district d’Orbe. Sauf que comme toute règle a ses exceptions, il lui arrive quand même de franchir ses frontières naturelles. Quand en plus c’est pour saluer une médaille d’argent au Concours International du Gamay 2011, le jeu en vaut la chandelle.

Les Côtes de l’Orbe dans le district de Morges

Situé dans le district de Morges, mais à un jet de pierre de Bavois juste de l’autre côté du canal d’Entreroches, le domaine du Château d’Eclépens appartient depuis de nombreuses générations à la famille de Coulon, de fait depuis 1807. Depuis de nombreuses décennies aussi, ce domaine, qui était avant tout agricole est devenu viticole également.

Et c’est François de Coulon qui en assume actuellement la direction. Un amoureux du beau et du bon, un esthète intarissable lorsqu’il vante les qualités du vin, et pas seulement des siens. Ce que l’on sait moins souvent, c’est que le domaine du Château d‘Eclépens fait partie de l’AOC des Côtes de l’Orbe malgré sa position géographique. «Lors de la nouvelle classification, on nous a demandé si nous voulions être rattachés à la Côte, mais en fait nous sommes plus proches des Côtes de l’Orbe.

Nous partageons avec ces producteurs le goût du travail bien fait, une certaine modestie et sans doute aussi un terroir commun, même si sa composition peut différer sensiblement» précise François de Coulon.

Beaucoup d’appelés, peu d’élus

Et c’est donc un cru issu de la propriété la plus au sud des Côtes de l’Orbe qui a remporté une médaille d’argent au 1er Concours International du Gamay de Lyon en 2011. Un concours important lancé par l’interprofession du Beaujolais et qui a réuni plus de vingt pays participants, de la Norvège au Pérou. Seul lauréat des Côtes de l‘Orbe, François de Coulon note qu’en proportion des participants, les producteurs-encaveurs suisses étaient nettement plus représentés que leurs homologues français, au niveau des médailles aussi.

«Cette distinction vient à point pour l’AOC» précise encore François de Coulon. «Outre qu’elle fait très plaisir, elle couronne le travail d’une équipe qui est «folle» du gamay, un peu à l’image de certains collègues des Côtes de l’Orbe qui travaillent à l’amélioration constante de la production issue de ce cépage, un temps considéré comme un parent pauvre».

Le domaine organise de nombreuses occasions de le visiter et de déguster ses crus. On peut dire sans rougir qu’il vaut la peine de passer la ligne de partage des eaux pour s’en convaincre.

Photo Olivier Gfeller

Vive 2012



Et pourtant personne ne sait ce que nous réservera la nouvelle année. Les perspectives ne semblent pas enchanteresses.

Conséquence d’une année 2011 qui a dérapé, plongeant l’Europe et les pays méditerranéens dans la crise. Avec des dettes étatiques qui minent l’existence de l’euro, qui provoquent des réflexes nationalistes, qui divisent les politiciens de cette alliance continentale et qui amènent progressivement la récession.

Pour leur part, plusieurs nations du pourtour de la grande bleue ont tourné le dos à certaines dictatures dans l’espoir d’une ère plus équitable. Si certains auront toutes les raisons de se plaindre d’une économie à la peine, d’autres se plairont à souligner ce nouvel élan vers la démocratie. Ainsi va le monde.

En Suisse, le tableau est probablement moins sombre que celui de nos voisins européens. L’Etat fédéral comme les cantons ne souffrent pas de finances à l’agonie. Certes, l’avenir des caisses de pension inquiète, l’AVS est constamment en révision mais surtout la perte de nombreuses places de travail n’incite pas à un optimisme démentiel.

En plus, notre position est jalousée par nos partenaires habituels et il faudra bien trouver le compromis qui nous permettra de ne pas être pénalisés par des relations conflictuelles. Savoir être fort tout en imaginant une politique novatrice. Un sacré défi pour les politiciens d’un pays toujours béni des dieux mais qui devront veiller à ce que le sort de chacun de ses citoyens soit préservé au mieux !

Madeline Dvorak, municipale et A.-L Magnenat, conseillère.

Vallorbe: halle du Day remplie

Madeline Dvorak, municipale et A.-L Magnenat, conseillère.

Madeline Dvorak, municipale et A.-L Magnenat, conseillère.

Le dernier conseil communal de l’année s’est principalement axé sur des sujets budgétaires ou techniques très pointus. Une demande de crédit de Fr. 78 000.– a été accordé à la municipalité pour la mise à jour du système d’information du territoire (SIT).

Cela va permettre une gestion centralisée de toutes les données liées à une information géographique, sous la forme de base de données. D’autre part l’affichage de ces données à l’aide d’un interface utilisateur. Les données stockées dans le SIT sont essentiellement fournies par les géomètres, l’Etat, les services communaux et les mandataires privés. Le SIT est un outil important pour la planification et la gestion d’une commune.

Du côté des bonnes nouvelles, la halle industrielle du Day sera entièrement louée en 2012. La décision audacieuse d’acquérir ce site se révèle judicieuse. Par contre une légère augmentation des charges (+2,4%) est légèrement supérieure aux recettes (+2,02%).

Le budget 2012 de 15,8 millions laisse entrevoir un profit de Fr. 33 340.–. Le conseil décide en outre de fixer le taux d’endettement à 32 millions de francs pour la législature 2011-2016 et le plafond de cautionnement est arrêté à 4 millions.

Au niveau des communications municipales, Hervé Foretay, municipal signale que les éclairages de fête sont fortement abîmés, donc allégés. M. Costantini, syndic signale que l’ouverture du Casino aura lieu le 1er mai. Un léger retard est annoncé pour les travaux intérieurs.

Jean-Philippe Dépraz, représentant l’Office du Tourisme fait savoir que des cartes d’entrée seront proposées aux habitants de Vallorbe au prix de Fr. 20.– par an pour les adultes et de Fr. 5.– pour les enfants. Ces cartes permettront de visiter les quatre sites touristiques à discrétion.

Photo Jean-Louis Löffel

Première fois sous la neige

Vallorbe: l’ARAVOH fête Noël sous la neige

Première fois sous la neige

Première fois sous la neige

Lors du dimanche 18 décembre dernier Vallorbe a mis son manteau blanc, pour fêter Noël avec les requérants et leurs accueillants de l’Aravoh. Après une brève introduction de la part de la présidente Yvette Bourgeois.

Le chant «Voici Noël» a résonné dans la salle de paroisse protestante de Vallorbe.

Les aumôniers du centre d’enregistrement de Vallorbe ainsi qu’une dizaine de requérants ont joué la scène de la Nativité.

Des immigrants en provenance de différents pays ont pris la parole pour entonner des chants de leurs cultures. Ils ont ensuite exprimé leur gratitude à l’égard des autorités qui les entourent.

Le tout, accompagné de biscuits et de boissons confectionnés par les bénévoles de l’Aravoh, surpris par le grand nombre de personnes présentes pour cette occasion festive.

Photo Françoise Monnier

Conte de Noël: il était une fois



Ce matin, Touffu l’écureuil court partout dans les arbres avec un air très inquiet. Il cherche partout quelque chose. Il soulève les feuilles, secoue les branches et déplace tout ce qu’il peut.

Sur une branche il voit Frimeur le rouge-gorge. Tout excité, Touffu court vers lui et lui dit: «Bonjour! est-ce que tu n’aurais pas vu mon étoile?» Frimeur sans même l’avoir vraiment écouté lui répond «Non, non. Mais écoute comme je chante si bien l’hiver, je suis le roi chanteur de la forêt».

Le petit écureuil prend le temps d’écouter chanter l’oiseau... et repart aussitôt à la recherche de son étoile. Là, il rencontre Ronchon le sanglier, qui peste et rouspète à la recherche de quelques glands sous la neige.

«Bonjour!» dit Touffu le souffle encore coupé par sa course «est-ce que tu n’aurais pas vu mon étoile?» Le groin dans la neige Ronchon rouspète encore «Non, non je ne l’ai pas vu. Mais tu vois bien, je suis occupé. Va donc jouer ailleurs».

Touffu s’excuse d’avoir dérangé son ami le sanglier et repart aussitôt à la recherche de son étoile.

Tout en haut du grand chêne, Touffu aperçoit le Grand Hibou, maître Sait-tout. De sa plus forte voix, l’écureuil crie au hibou «Bonjour! Est-ce que tu n’aurais pas vu mon étoile?». «Mais mon ami, sais-tu que les étoiles ne vivent pas ici?» «Oui, oui…je le…» tente de dire Touffu lorsque Sait-Tout continue son discours: «Les étoiles vivent dans le ciel, dans l’univers. Elles sont des millions dans l’univers» «oui mais moi je recherche mon étoile…»

Et Sait-Tout de sa forte voix et avec passion continue ses explications «les étoiles ne descendent jamais sur Terre. La Terre fait partie de l’univers. La Lune tourne autour de la Terre. Et la Terre, elle, tourne autour du soleil»... Touffu, respectueux, écouta le long discours… avant de repartir aussitôt à la recherche de son étoile.

A la fin de la journée, Touffu rentra chez lui... sans son étoile. Épuisé il se laissa tomber sur son canapé et là… il n’en croyait pas ses yeux! Oui, oui! C’était bien ça! En haut de son sapin une magnifique étoile faite de branches illuminait les yeux de Touffu. Il regarda autour de lui et découvrit ses trois amis cachés.

Ensemble, Sait-Tout, Gronchon et Frimeur lui firent leurs excuses «On ne t’a pas écouté lorsque tu en avais besoin, on regrette beaucoup. Nous avons donc vu que c’est ton étoile de Noël que tu cherchais, alors nous t’en avons construit une. Pour toi notre ami»
Touffu, heureux et ému se jeta dans leurs bras «Merci, merci! Je cherchais mon étoile de Noël et ce sont mes amis que j’ai retrouvés! Quelle merveilleuse surprise de Noël!»

Pierre-Luc Maillefer devant la toute dernière génération de fraiseuse robotisée développée en interne, comme c’est l’usage, pour la fabrication d’outils en nickel titane.

Ballaigues: Pierre-Luc Maillefer lâche la barre de l’entreprise

Pierre-Luc Maillefer devant la toute dernière génération de fraiseuse robotisée développée en interne, comme c’est l’usage,  pour la fabrication d’outils en nickel titane.

Pierre-Luc Maillefer devant la toute dernière génération de fraiseuse robotisée développée en interne, comme c’est l’usage, pour la fabrication d’outils en nickel titane.

Les sites de production de Ballaigues du groupe Dentsply Maillefer vont changer de patron à partir du 1er janvier 2012. En effet, après plusieurs décennies passées à diriger cet ensemble, leur directeur Pierre-Luc Maillefer a décidé de passer la main. L’Omnibus l’a rencontré pour faire le point sur cet important changement.

Une histoire de famille qui évolue en mariage

Pierre-Luc Maillefer a juste passé la barre des soixante ans. Il a une double formation technique et académique. Il effectuait ses études HEC quand il a ressenti, sans doute un peu comme ses ancêtres, la nécessité de maîtriser aussi bien la matière concrète que celle des idées. Et c’est ainsi qu’il est aussi devenu, en plus, technicien mécanicien. Riche de ces enseignements variés, il a commencé par occuper différents postes à l’étranger, pour y faire ses armes, connaître le monde et parfaire sa connaissance des langues.

C’est en 1975 qu’il est entré au service de l’entreprise Maillefer, alors entreprise typiquement familiale et codirigée à l’époque par l’un de ses cousins ainsi que par son père. Deux décennies plus tard, il en a repris la direction générale, au moment d’ailleurs où le mariage avec le groupe américain Dentsply s’est mis en place. Au début des années 1990 en effet, Maillefer devait impérativement développer certains marchés si elle voulait construire une nouvelle étape de sa progression. Et comme son distributeur américain Dentsply, le leader mondial des produits de dentisterie, possédait déjà des comptoirs installés sur ces marchés, le rapprochement devenait à la fois intéressant et susceptible d’apporter des deux côtés de l’Atlantique des retombées concrètes.

C’est sur ces bases que d’une entreprise familiale, Maillefer est devenue l’un des éléments à part entière du leader mondial dans ce domaine (2.8 milliards de francs de chiffre d’affaires consolidé, 15’000 employés dans le monde, des usines dans une quinzaine de pays, des clients partout dans le monde).

Deux défis principaux à relever

En prenant ses fonctions de directeur, Pierre-Luc Maillefer avait en tête deux défis importants: permettre à l’entreprise de devenir leader mondial dans le domaine très particulier des traitements des canaux radiculaires (endodontie) et achever le développement d’une petite révolution dans le domaine technologique: le passage des instruments manuels aux instruments de traitements mécanisés fabriqués dans un nouveau type d’alliage de nickel-titane. Cet alliage, qui permet de créer des instruments flexibles et surtout «se souvenant» de la forme qu’on leur donne.

C’est notamment grâce au mariage cité plus haut que les deux défis importants que s’était lancé Pierre-Luc Maillefer ont pu être relevés avec succès. Aujourd’hui, dans les pays industrialisés, 2 dentistes sur 3 utilisent techniques et matériaux en provenance de Ballaigues. Depuis 1995, le chiffre d’affaires a été multiplié par 5, le personnel quant à lui ayant tout simplement doublé. Le tout sans délocalisation et sans perte de profitabilité, l’une des promesses contractées au moment du mariage avec Dentsply.

Les raisons d’un départ

Même si rien n’est jamais achevé en ce monde, Pierre-Luc Maillefer estime qu’après plus de 35 ans passés au sein de l’entreprise et alors que justement ses défis personnels ont été atteints, il est temps de passer la main à un successeur qui puisse passer tout son temps et toute son énergie à la tête de la direction opérationnelle de l’entreprise.

Pierre-Luc Maillefer continuera de s’impliquer dans diverses activités au plan suisse ou régional, notamment au sein de conseils de fondation et d’entreprises dont le Comité Stratégique de la Chambre Vaudoise du Commerce et de l’Industrie, ou la présidence de la Policlinique Médicale Universitaire de Lausanne.

Des occupations qui lui permettront de passer plus de temps avec sa famille et ses amis mais aussi d’assouvir son goût de toujours pour le sport et la nature, deux passions pour lui intimement liées.

Le successeur

A compter du 1er janvier 2012, la direction de l’entreprise sera confiée à Dominique Legros. Ingénieur de formation, d’origine française, le nouveau directeur âgé de 52 ans a passé 15 ans à la tête d’unités de Johnson & Johnson, multinationale d’origine américaine active dans le domaine de la santé. Il a notamment dirigé le site de Neuchâtel s’imprégnant ainsi de l’état d’esprit du Jura suisse bien qu’étant fort d’une expérience internationale élargie grâce à des postes de haut niveau occupés aux Etats-Unis et en France.

Une cérémonie de remerciements au V Center
Vendredi passé aura été une date particulière pour tous les membres de l’entreprise Dentsply Maillefer. C’est en effet au V Center de Vallorbe, seule salle suffisamment grande dans le voisinage pour accueillir 800 personnes,  que s’est déroulée la cérémonie d’au revoir préparée pour Pierre-Luc Maillefer. Trois membres de la direction du groupe international avaient fait le déplacement depuis l’Asie ou depuis les USA, afin de témoigner de l’importance pour le groupe de l’unité de production de Ballaigues, qui fait partie intégrante du groupe Dentsply depuis 1995. Tout à tour, ce sont donc Bret W. Wise CEO, James G. Mosch, Executive Vice President et Markus Boehringer, Vice-Président pour l’Asie, qui ont rendu hommage au savoir-faire et à la maîtrise du directeur sortant tout en s’adressant, une fois n’est pas coutume, à l’ensemble du personnel à qui l’on avait donné congé pour l’occasion.

La clé symbolique de l’entreprise a ensuite été transmise à Dominique Legros, nouveau directeur, alors qu’une 2 CV ancienne et colorée faisait son apparition dans l’enceinte : l’occasion pour quelques membres du personnel de rappeler à Pierre-Luc Maillefer ses débuts dans l’entreprise, lorsqu’il livrait les clients au moyen d’un véhicule de ce type. C’est en présence de sa famille que le directeur sortant, visiblement ému, a encore reçu divers présents, dont une horloge fabriquée de toutes pièces par des apprentis de l’usine.

Vue générale de la cérémonie

Vue générale de la cérémonie

Photos Olivier Gfeller

Nicolas Bersier (rapporteur en matière financière) et Steve Magnenat conseiller et banquier).

Vaulion: le problème des eaux et des ordures

Nicolas Bersier (rapporteur en matière financière)  et Steve Magnenat conseiller et banquier).

Nicolas Bersier (rapporteur en matière financière) et Steve Magnenat conseiller et banquier).

Le législatif vaulieni, sous la présidence de Philippe Magnenat, s’est montré solidaire de sa Municipalité dans le domaine budgétaire. Il a d’abord approuvé le budget 2012 de Fr. 2 321 240.– avec un déficit présumé de Fr. 80 072.–.
Il a également donné son accord pour l’augmentation du plafond d’endettement à Fr. 4 385 000.–, alors qu’il est de 3,4 millions actuellement. De même, le plafond de cautionnement a été porté à Fr. 294 000.– dont moins de la moitié est utilisée présentement (Fr. 110 000.–).

Les explications apportées par le boursier Daniel Roch et par le syndic Claude Languetin ont dissipé les interrogations du conseiller-banquier Steve Magnenat. La commune devra cependant se pencher sur les postes «eaux et ordures», qui péjorent les finances communales et qui devraient être équilibrés selon la loi mais qui ne le sont pas encore à Vaulion.

Le rapporteur de la Commission de gestion, Christian Gabella, a relevé que des travaux seront nécessaires, notamment dans les locaux scolaires et au clocher de l’église. Pour sa part, la municipale Madeleine Guyon a déposé un préavis qui voudrait que l’on transforme un garage et une écurie de l’hôtel des Trois Cœurs en un local de débit pour les sociétés qui organisent des manifestations au village.
Du Sénégal aux escargots
En fin de séance, le syndic a proposé que la commune étudie un projet de collaboration avec un village sénégalais en matière informatique. C. Languetin désirait surtout savoir si le Conseil communal accorderait à la Municipalité le soin d’étudier cette entraide tiers-mondiste.

C’est par 17 voix sur 24 conseillers présents que le législatif a accepté d’entrer en matière, en attendant une proposition concrète. Pour terminer cette ultime séance de l’année, le syndic s’est d’abord montré satisfait de la collégialité de la nouvelle Municipalité, avant d’inviter tout ce beau monde à se retrouver au restaurant pour manger les escargots comme la tradition le veut à Vaulion depuis des décennies.

Photo Pierre Mercier

Les Clées: endettement critique


C’est sous la présidence de Christian Lambercy qu’un peu plus de vingt membres du Conseil général des Clées se sont réunis mardi passé pour leur dernière séance de l’année. Au menu de leurs délibérations, un premier objet d’importance: le budget communal pour 2012. Le projet déposé par la Municipalité prévoit un excédent de charges de l’ordre de Fr. 29 000.– sur un total de charges et produits légèrement inférieur à Fr. 700 000.–, de fait un budget en légère baisse par rapport à celui de l’an dernier.

Un rapport qui fuse

Ernest Römer a présenté le rapport de la commission chargée de cet objet. Qui conclut à l’adoption sans modification du projet municipal. Mais qui a notamment relevé le coût excessif du feu d’artifices du 1er août organisé par la commune. «ça pollue, ça fait du bruit, ça coûte trop cher» a rappelé avec force le conseiller de la Russille. «Il y a d’autres façons plus écologiques et plus économiques de concevoir la célébration de cette fête». La Municipalité, par la voix de la syndique Marinette Benoit, a rappelé que pour 2011, le feu communal avait en fait coûté Fr. 1 200.– desquels il faut déduire environ Fr. 800.—de dons reçus à ce propos.

Une très petite dépense, qui en plus permet d’apporter un peu de plaisir aux habitants du village, ou du moins à une grande partie de ces derniers qui semblent apprécier ce moment. La Municipalité n’entend en tous cas pas pour l’instant revenir sur cette organisation.

Quant au bouillant conseiller du village du haut, il a suggéré que l’on ne discute pas immédiatement de ce point, mais qu’on laisse retomber un peu le soufflé avant de se saisir, le cas échéant, de la question dans une séance ultérieure. Au chapitre des bonnes nouvelles, la commission a tenu à rappeler que les nouveaux tenanciers de l’Auberge communale, Catarina et Antonio Tavares font un excellent travail. L’établissement est nettement mieux fréquenté qu’auparavant durant la semaine et les weekends sont déjà chargés, preuve que la table y est excellente.

Plafond d’endettement

Même si le plafond d’endettement proposé par la Municipalité tombe dans la classification cantonale «critique», il se justifie en regard des nombreux travaux figurant au plan d’investissements. Fixé à Fr. 1.7 million par la Municipalité, il a été admis sans discussion par le Conseil, avec un plafond de cautionnements fixé à Fr. 50 000.– Au chapitre des divers, la question de la création, un jour, une fois, d’une ligne de bus Croy-Baulmes passant par le village des Clées a été évoquée.

«On en parle chaque fois qu’on peut», a précisé la syndique, tout en relevant qu’une telle ligne nouvelle n’est pas au programme et qu’en cas de demande formelle, une garantie de déficit importante devrait sans doute être fournie par la commune. On a aussi débattu de la dangerosité du carrefour Lignerolle-Orbe-Baulmes, sur lequel Ernest Römer verrait bien un rond-point ralentisseur, notamment pour les motards durant la belle saison. Un objet de compétence cantonale, a rappelé la Municipalité, qui ne voit pas autant de dangers dans ce carrefour que le conseiller Römer.

Photo Olivier Gfeller

Paix et solidarité

Noël est habituellement une période de paix pendant laquelle l’actualité diplomatique diminue sensiblement. Pourtant, la Palestine est toujours en proie aux difficultés.

D’abord, l’ONU a refusé son entrée aux Nations Unies, vu que cette nation est toujours divisée en deux fronts (Cisjordanie et Gaza) avec des autorités politiques pas vraiment convergentes. Des accrochages ont toujours lieu avec l’intransigeant Etat juif.

Certes, Israël a relâché plus de mille prisonniers au cours de ces derniers mois en échange du soldat otage Gilad Shalit. N’empêche que la pression est toujours aussi intense dans la région.
En cette période, des touristes n’hésitent pas à faire le voyage en Terre Sainte. Bethléhem et Nazareth demeurent des lieux très fréquentés à l’heure de fêter la naissance de Jésus-Christ car ils sont à la base de notre société judéo-chrétienne.

Chez nous, les églises se vident et c’est pourquoi l’initiative des églises chrétiennes d’Orbe de mettre sur pied une cérémonie unique, à 17 h 30, samedi 24 décembre sur la Place du Marché (ou au Casino en cas d’intempéries), mérite d’être soutenue.

Car la plupart d’entre nous gardons dans notre cœur cette parcelle de religion qui a guidé notre jeunesse. Dans cette période particulière et dans un monde qui s’apprête à affronter une crise majeure, la solidarité doit redevenir un lien indispensable entre nous et pour nos enfants afin qu’ils conservent quelques repères dans cette vie mouvementée.

Marie-Louise Miéville (présidente) et Ria Matile (secrétaire du CG).

Essert Pittet: police et Power Point

Marie-Louise Miéville (présidente) et Ria Matile (secrétaire du CG).

Marie-Louise Miéville (présidente) et Ria Matile (secrétaire du CG).

Préalablement à son Conseil de décembre, la Municipalité avait invité des membres du groupe de travail pour expliquer les principes d’une future Police du Nord Vaudois (les municipaux Carrard d’Yverdon et Mercier d’Orbe ainsi que le commandant de la police, le major Pittet et son adjoint, le capitaine Guillemin).

Les conseillers ont pu poser toutes les questions nécessaires, en particulier au niveau de l’apport concernant la Gendarmerie et sur le plan financier. Convaincus du bien-fondé, ils ont ensuite facilement accepté d’adhérer dans ce village qui est un maillon important, faisant la liaison entre Orbe, Ependes et Yverdon.

Lors du deuxième sujet d’importance et malgré le coût (Fr. 337 700.– à amortir en 30 ans), les gens d’Essert-Pittet se sont ralliés à la proposition de l’exécutif pour la construction d’un réseau d’eau avec Chavornay et Orbe. Le village manquant cruellement de ce liquide précieux aussi bien pour ses habitants que pour la défense incendie, l’acceptation n’en a été que plus aisée.
En bonne santé
Sur le plan financier, la commune se porte bien. Son budget, à hauteur Fr. 568 717 .–, présente un déficit de Fr. 36 800.–, somme qui devrait être atténuée grâce à la refonte de l’encaissement de la taxe sur les déchets. Si l’on utilisera les sacs de la Strid, un peu plus cher que ceux actuellement à disposition, la taxe par habitant diminuera de Fr. 35.– à Fr. 20.– d’où une économie de Fr. 4 500.– pour la commune.

Dans le domaine des limitations de crédits que le Canton impose à toutes les communes, Essert Pittet n’a aucun souci. Il a porté sa limite à Fr. 1,095 million alors qu’il ne compte que Fr. 558 000.– de dettes. Par contre en matière de cautionnement, il a atteint la limite en se montrant solidaire pour Fr. 120 400.–.

Relevons enfin que l’utilisation d’un Power Point sur plusieurs préavis a permis à la population de mieux comprendre le mécanisme de certains sujets et de contrarier certaines conclusions des commissaires. Tout cela dans une ambiance débonnaire, dans un débat très bien mené par la présidente, Marie-Louise Miéville.

Le bureau du Conseil, de g. à dr. Isabelle Blanchet secrétaire, Christophe Rapin président et Olivier Delay vice-président.

Montcherand: la police bottée en touche

Le bureau du Conseil, de g. à dr. Isabelle Blanchet secrétaire, Christophe Rapin président et Olivier Delay vice-président.

Le bureau du Conseil, de g. à dr. Isabelle Blanchet secrétaire, Christophe Rapin président et Olivier Delay vice-président.

Placé sous la présidence de Christophe Rapin, le Conseil général de Montcherand après l’appel usuel, se retrouve avec une demande de modification de l’ordre du jour par l’autorité municipale. Jean-Michel Reguin, syndic, demande d’abrogation du point 6 qui doit traiter de l’adhésion à l’association relative à la police intercommunale de huit communes.

Ce retrait a causé quelques émotions dans la salle. Mais, après explications sur les faits, d’un report de date limite dans le délai d’adhésion, d’une nouvelle étude des statuts, et, sur le fait que la commune d’Orbe n’avait pas encore entériné sa décision, l’assemblée acceptait de reporter le sujet au prochain Conseil.
Reprise de l’ordre du jour modifié avec l’assermentation de quatre nouveaux membres, Frédérica Roulier, Raymond Chevallier, Etienne Weber et Anne-Marie Wagnière.
Au point suivant, le Conseil a avalisé à l’unanimité le budget 2012, qui boucle avec un déficit de près de Fr. 190 000.–. Par rapport au budget 2011, les charges diminuent de Fr. 86 300.– et les produits de Fr. 216 100.– en raison principale d’une baisse des revenus d’impôts sur la fortune et du revenu des personnes physiques.
D’autres autorisations et des remerciements
Tous les autres préavis relatifs aux délégations de compétences à la Municipalité durant la législature 2011-2016 ont été ratifiés. Dans celle de l’autorisation de statuer, la commission ad hoc a apporté quelques modifications  «cosmétiques» qui ont été acceptées dans leur ensemble.
Dans les communications, préavis sur le nouvel horaire d’ouverture du bureau de vote dès 2012, soit de 9 h. à 10 h., afin d’éviter l’encombrement de l’accès au central cantonal.
Le syndic Jean-Michel Reguin annonce le succès obtenu suite à une démarche pour le passage des deux lignes de bus officielles par le centre du village. Il remercie chacun pour sa participation et son engagement civique, Anne-Marie Berthoud pour sa période de secrétariat au Conseil général, et particulièrement pour son travail exemplaire et ses 20 ans de service, Joaò Rolaò, employé de commune. De vifs remerciements aussi pour Gilbert Hermenjat, qui pendant 15 ans a fonctionné à la surveillance de la déchetterie du village, et qui souhaite prendre une deuxième retraite!
A l’issue de l’assemblée, la Municipalité a eu le plaisir d’inviter les 48 membres présents sur 55 à une agape sympathique, afin de marquer la fin de cette année 2011.

Photo Alain Michaud

Le centre du village.

Sergey restera dans les chiffres noirs en 2012

Le centre du village.

Le centre du village.

C’est sous la présidence de Patrick Gaillard que le Conseil général de Sergey s’est réuni jeudi soir passé pour sa première séance de la nouvelle législature. Après avoir procédé à l’assermentation de deux nouveaux membres et rappelé les règles en usage, notamment pour les prises de parole, le président a suivi l’ordre du jour essentiellement financier qui attendait les conseillers.

Dans un premier temps, le Conseil a voté à l’unanimité la demande de la Municipalité concernant le plafond d’endettement de la commune pour la législature. Le montant défendu par le syndic Alexandre Martinis s’élève à 1.3 million. Il tient compte de l’endettement actuel (Fr. 900 000.– environ) et des investissements et travaux prévus par l’exécutif.
Budget équilibré
Passant ensuite au budget 2012, et après quelques questions de détail, le Conseil a adopté également à l’unanimité le projet présenté par son exécutif: un budget de l’ordre de Fr. 620 000.—dans sa globalité, qui laisse apparaître en l’état un excédent de recettes de l’ordre de Fr. 10 000.–. «Il faudra cependant tenir compte d’une mauvaise surprise au niveau de l’épuration: «le «tout à Orbe» coûtera Fr. 155.– par habitant au lieu des 110 francs budgétés, les chiffres nous sont parvenus après la préparation du budget», a précisé le boursier Robert Gaillard.
AISM: une association qui peut amortir ses dettes
Au niveau de l’AISM (Source Mercier), le municipal Thierry Dietrich a de son côté apporté une bonne nouvelle: l’association a pu procéder à un remboursement de dette, si bien que le prix de l’eau baissera, pour les consommateurs de moins de 10 000 m3 par an, deFr. 1.50 à Fr. 1.20. La taxe par habitant, elle aussi, baissera, passant de Fr. 50.– à Fr 35.– par habitant.
Grogne dans les rangs au sujet du transport des enfants
Même si le sujet ne figurait pas à l’ordre du jour, la problématique des nouveaux horaires de transports publics pour les enfants allant à l’école a soulevé une vague de protestations et d’interrogations. Le nouvel horaire, valable dès le lundi 12 décembre, a été établi sans que la commune soit consultée. Il engendre pour les écoliers se rendant à Baulmes une attente, sans surveillance, devant une école fermée, de l’ordre d’une demi-heure deux fois par jour.

En plus de les faire partir nettement plus tôt qu’avant. Des conseillers se sont renseignés sur les nouveaux horaires: ce ne serait ni la responsabilité de l’école, ni celle de CarPostal, ni évidemment celle de Travys, les intéressés ayant, semble-t-il, le renvoi mutuel de responsabilité un peu facile. Une situation qui ne laissera pas indifférents les parents qui vont écrire au Département et qui, pour certains, ont prié la commune de faire en sorte que «pour une fois l’ASIBCO serve à quelque chose et se saisisse du problème avant que quelque chose ne survienne».

Photo Olivier Gfeller