Hors la loi

Les banques suisses font toujours l’actualité. L’UBS avec son trader incontrôlé, qui engloutit 2,3 milliards de francs dans une opération hautement spéculative. Le Crédit Suisse avec ses démêlés Outre-Atlantique entre autres, ne manque pas de s’illustrer non plus.

Comme d’autres qui ne se plient pas aux lois établies par Berne. Non, l’abandon du secret bancaire n’est pas encore de mise. Du moins dans les esprits des banquiers qui continuent de penser que notre pays est un refuge pour fortunés qui espèrent échapper au fisc de leur pays.

Le Conseil fédéral a fait des concessions mais il roule un peu dans le sens de nos établissements financiers en contractant des accords avec l’Allemagne et l’Angleterre afin de payer les impôts dus par les troublions sans dévoiler leurs noms, ce qui ne manque pas de provoquer l’ire de l’Union Européenne qui s’étonne de ces arrangements particuliers.

En clair, les banques ne se plient pas à la réglementation fédérale en acceptant des fonds illégaux. Elles n’hésitent donc pas à demeurer hors-la-loi. De quoi étonner les pékins que nous sommes.

A-t-on tous les droits en fonction du pouvoir économique ? Difficile à croire alors qu’elles sont toujours plus réticentes à financer les PME qui font l’essentiel de l’économie de notre pays. Et lorsqu’une catastrophe se produit, comme c’est le cas avec l’argent perdu par l’UBS, les têtes tombent sans que leur politique ne change vraiment alors que le monde entier a l’œil sur les pratiques de nos banquiers.

Il serait temps de faire preuve de courage pour éviter un cataclysme dans une société qui souhaite davantage d’équité.

Théry Schir.

Cyclisme: Mondiaux, un membre du VC Orbe présent

Théry Schir.

Théry Schir.

Cela est presque devenu une tradition, un coureur du VCO se retrouve aux championnats du monde de cyclisme sur route qui se déroulent actuellement à Copenhague. Après Pascal Richard et Danilo Wyss, c’est au tour de Théry Schir de défendre les couleurs de la Suisse dans la catégorie juniors (M19).

Le Prilléran sera aligné aussi bien dans le contre-la-montre que lors de la course en ligne. Ses ambitions sont limitées, car sa volée est de qualité. La perspective de se retrouver dans la même délégation que des garçons comme Cancellara ou Albasini l’enthousiasme, car il est certain de pouvoir apprendre au contact de ces professionnels.

Champion d’Europe

La saison avait pourtant mal commencé pour ce cycliste de 18 ans, qui effectue un apprentissage de commerce. «J’ai été victime de nombreuses chutes et cela m’a retardé dans ma préparation. Ce qui ne m’empêchait pas de me trouver toujours dans les bons coups. C’est aux championnats d’Europe sur piste au Portugal, où j’ai gagné l’Américaine avec Stefan Küng et pris la deuxième place de la course aux points que j’ai retrouvé la plénitude de mes moyens.

De sorte que depuis la mi-juin, j’ai aligné les bons résultats, en terminant toujours dans les dix premiers des étapes de la course internationale juniors du Rübiland, ratant de peu une victoire d’étape et en finissant quatrième du championnat national. Cette dernière course m’a permis de décrocher ma sélection pour mes premiers mondiaux.

Des sacrifices récompensés

C’est depuis l’âge de dix ans que je pratique le cyclisme sous toutes formes (VTT, cyclocross, piste et route). Comme j’ai obtenu des places intéressantes très rapidement, j’ai toujours eu la motivation nécessaire. Dix heures d’entraînement par semaine paraissent peu, mais à mon âge, il est dit qu’il ne faut pas abuser. J’espère encore progresser pour devenir un jour professionnel. J’admets qu’il faut faire pas mal de sacrifices sur le plan de la vie privée, mais le vélo m’a permis de voyager souvent à l’étranger et c’est pourquoi je n’ai pas de regrets».

Théry a disputé mardi le contre-la-montre (29e sur 54)et demain il disputera l’épreuve sur route dans laquelle il estime n’avoir pas beaucoup de chances de monter sur le podium. En effet il est un coureur offensif, il n’est pas un grand sprinter et il craint que la course se termine sur un emballage massif, car le parcours est trop plat à son goût.

Photo Pierre Mercier

Jacques-André Mayor.

Strid: un Urbigène aux commandes

Jacques-André Mayor.

Jacques-André Mayor.

Jacques-André Mayor a succédé à l’Yverdonnois Daniel Burri à la tête de cette société d’utilité publique qui s’occupe de la gestion des déchets dans le Nord Vaudois et regroupe 72 communes.

Une élection sans surprise, dans la mesure où le municipal urbigène avait accepté de prendre la vice-présidence de cette société anonyme, au début de la législature précédente (2006), non pas à titre honorifique, mais bien dans le but de reprendre les rênes de la Strid, selon le vœu de son prédécesseur.

Que fait la Strid?

Strid est au service des communes pour la récolte des déchets. La société organise les tournées de ramassage et passe notamment des contrats avec des sociétés de transports afin de comprimer les coûts. A l’origine, Yverdon possédait une usine d’incinération qu’il a fallu fermer, au début des années 90, à cause des problèmes de pollution qu’elle créait. Actuellement, les ordures sont conditionnées pour être expédiées à Lausanne (Tridel) ou à Colombier mais on pourrait abandonner cette dernière solution pour des raisons économiques, puisque les Neuchâtelois envisagent de déplacer leur centre à La Chaux-de-Fonds.

Strid propose également la récolte au sac, mais seule une petite moitié des communes a adhéré à ce système de ramassage. Cependant, cela concerne la majorité de la population des localités membres puisque Yverdon, Grandson et Yvonand, entre autres, procèdent de la même manière qu’Orbe qui a été un précurseur en la matière. Une voie qui est préconisée par le Tribunal Fédéral qui vient d’admettre la notion du pollueur-payeur et qui souhaite que le 70% des coûts de l’élimination des déchets soit prise en charge par les citoyens.

Des projets à profusion

Parmi les soucis futurs de la société, Jacques-André Mayor relève la construction à Yverdon d’une déchetterie-ressourcerie, qui permettra de récupérer des objets jetés prématurément et encore utilisables. Strid veillera à l’évolution des coûts et aidera les communes à opter pour les bonnes solutions en matière d’élimination des déchets. Elle a récemment instauré une nouvelle prestation avec les gobelets récupérables pour les grandes manifestations et étudie la possibilité de créer une infrastructure pour le lavage de ces verres.

Tout en sachant qu’il ne s’agit pas de sa vocation première, mais elle entend montrer l’exemple dans ce domaine. Les déchets compostables passeront essentiellement par l’usine de méthanisation de Chavornay. Il s’agira aussi de se préoccuper de certaines filières d’élimination comme celle des plastiques.

Le municipal d’Orbe dirigera pendant cinq ans un comité d’administration formé de neuf membres parmi lesquels on trouve Guy Müller de Chavornay. Enfin, sachez que toutes les communes de l’ancien district d’Orbe ne font pas partie de la Strid. Les villages de la rive gauche de l’Orbe livrent leurs déchets à Valorsa, une société similaire à la Strid, domiciliée à Penthaz.

Photo Marianne Kurth

La météo n’affecte pas les participants dans les vignes.

La 5e balade gourmande d’Arnex a reçu de l’eau dans son vin

La météo n’affecte pas les participants dans les vignes.

La météo n’affecte pas les participants dans les vignes.

Amusante et sans doute qu’apparente contradiction: dimanche passé se déroulait, en pleine fête du Jeûne fédéral, la 5e Balade gourmande d’Arnex-sur-Orbe, organisée par le Groupement des Vignerons locaux. A scruter le ciel durant la nuit de samedi à dimanche, et même dans les premières heures de dimanche matin, on pouvait craindre le pire pour cette manifestation.

Et pourtant, comme le confirmait en début de matinée à la grande salle, Yvan Monnier, «près de sept cents personnes se sont inscrites cette année, et il m’étonnerait que tous ces amateurs renoncent à venir simplement en raison de la météo. D’ailleurs, ça va s’améliorer durant la journée».

Des participants équipés et ravis

Les premiers départs étaient prévus pour dix heures et ils se sont effectués avec très peu de retard. La prédiction du président de la Cave coopérative d’Orbe et environs était juste: on se pressait au départ pour le café afin de s’équiper de façon adéquate pour affronter la pluie et le vent. Certains ont dégusté des crus locaux avant même de commencer à marcher.

Le parcours initial et l’emplacement des postes ont dû être légèrement modifiés en dernière minute en fonction de la météo. Il n’en reste pas moins que tous se trouvaient en plein cœur du vignoble d’Arnex-sur-Orbe, ce joyau de 67 hectares comprenant non moins d’une quinzaine de cépages variés, tous pratiquement prêts à être vendangés. « Il y a eux quatre balades gourmandes en Suisse romande cette année » ajoutait Yvan Monnier, «et toutes ont dû subir plus ou moins les caprices de la météo». Ce n’est pas pour autant que le plaisir n’aura pas été de mise. Le temps s’est arrangé.

Et au fil des cinq stands de dégustation du menu, toujours accompagné d’un ou deux crus locaux, les promeneurs se montraient finalement ravis d’avoir bravé les éléments. La fête s’est d’ailleurs prolongée en fin de journée à l’abri, en musique et encore une fois en dégustations variées et parfois même approfondies des vins d’Arnex.

Photo Olivier Gfeller

Autoroute A9B.

A9B: après les balises, une pétition!

Autoroute A9B.

Autoroute A9B.

Les travaux entrepris par l’OFROU en vue de sécuriser le tronçon Orbe-Vallorbe ne sont pas encore terminés que la polémique à leur sujet prend une nouvelle forme. Un comité, présidé par Barry Lopez, par ailleurs candidat au Conseil national, associé à Yann Jaillet, chef de file du PLR vallorbier au Conseil communal de la cité du fer comme vice-président, a lancé il y a quelques jours une pétition intitulée «Pour que le Jura- Nord vaudois ne soit pas une région délaissée».

Cette pétition considère les travaux entrepris par l’OFROU comme «un projet bien curieux, pour ne pas dire absurde» et «dont les conséquences négatives pour les usagers sont bien plus importantes que les théories avancées par l’OFROU».

Critiques émises

Selon les pétitionnaires, «le temps de parcours entre Orbe et Vallorbe aurait presque doublé, les dépassements ne sont plus possibles et les transports publics ne sont plus en mesure de respecter leurs horaires». La problématique du déneigement plus difficile en période hivernale est aussi évoquée par les pétitionnaires, qui ajoutent que l’image de Vallorbe est pénalisée, après qu’elle s’est vu imposer un centre d’enregistrement pour requérants d’asile. Cette pétition a été cosignée par les syndics de Vallorbe, Ballaigues et Lignerolle qui se présentent aussi comme membres du comité.

Succès auprès de la population

Le comité de pétition est très actif. Selon une petite enquête menée ces derniers jours auprès de la population locale et régionale du haut de la vallée de l’Orbe, la pétition recueille un franc succès. Grâce sans doute aussi aux nouveaux moyens de communication, puisque la pétition est téléchargeable sur internet. Une page Facebook existe même. Les pétitionnaires demandent, dans un premier temps, que «dans l’immédiat, la vitesse maximale de circulation soit à nouveau portée à 100 km/h sur tout le tronçon. Ils insistent aussi pour que des travaux de transformation de la semi-autoroute en autoroute soient entrepris au plus vite afin d’éviter d’autres drames».

Et si l’OFROU avait raison?

On est certes en période électorale et tous les moyens semblent bons pour accroître sa visibilité. Ceci dit, l’Omnibus a relaté en long et en large à plusieurs reprises «les aventures» de l’A9B et le manque de coopération de l’OFROU. On ne peut cependant que s’interroger sur le lancement d’une pétition, alors que pour la première fois depuis des années de lobbying soutenu au niveau local et vaudois, l’autorité fédérale a daigné bouger et mettre quelque chose en place afin de mieux sécuriser le trafic sur le fameux tronçon. La première revendication immédiate des pétitionnaires, dont la tendance politique est étrangement monocolore, est… une augmentation de vitesse, sur un tronçon pourtant redessiné et aménagé pour la diminuer.

En plus, la pétition n’est pas factuellement exacte, puisqu’elle prétend que «les dépassements ne sont désormais plus possibles». Pourquoi, alors qu’aucun des membres du comité n’est à notre connaissance spécialiste en sécurité routière, la pétition qualifie-t-elle d’emblée les travaux d’absurdes? Pourquoi mélange-t-elle les genres en faisant allusion au centre d’enregistrement des requérants d’asile? Pourquoi enfin, ne prend-elle pas simplement acte de l’attitude certes peu coopérative de l’OFROU, tout en laissant un peu de temps au temps, en particulier pour apprécier à l’usage si les mesures prises exercent ou non un effet positif sur la sécurité? Le respect des horaires et le déneigement plus difficiles sont sans doute des points justifiés. Ils sont cependant nettement moins importants que la sécurité dans une hiérarchie normale des priorités humaines ou la vie garde la première place.

 

Photo Olivier Gfeller

Les amis en tandem (R. Weissbrodt et J. Lasserre)

Wysam 333: montagneuse et sous la pluie

Les amis en tandem (R. Weissbrodt et J. Lasserre)

Les amis en tandem (R. Weissbrodt et J. Lasserre)

Il fallait être courageux pour se présenter au départ de cette course, un dimanche matin à 4 h. 30 avec des prévisions météorologiques qui n’encourageaient pas à se lever aux aurores. Ils n’étaient qu’une trentaine à être présents aux ordres de Lionel Favre, le nouvel organisateur chef de cette balade pour cyclotouristes.

Par bonheur, le ciel se montrait clément à l’heure des premiers coups de pédale et la bonne humeur régnait chez les cyclistes parmi lesquels on notait la présence de Summer Nesrallah, une Canadienne d’Ottawa qui se demandait jusqu’où irait sa résistance et qui figurera parmi les 17 concurrents qui ont effectué la totalité du parcours malgré la pluie qui a fait son apparition au milieu de l’épreuve alors qu’une quinzaine de participants se sont arrêtés après 222 km. Parmi eux le trio formé de Jean-Jacques Desponds (73 ans), Pierre-André Aubert et Michel Favre qui ont roulé de concert d’un bout à l’autre de l’épreuve.

Un trio pour un duo final

Cette espèce de course d’orientation faisait halte à Payerne, à Moléson-Village, au col des Mosses, à Châtel Saint-Denis, à Orbe (222 km) puis au Sentier et à Champagne pour rallier le Puisoir, terme des 333 km.. Un parcours plus difficile que présenté, puisque le dénivelé dépassait les 2800 mètres annoncés. Toutefois, aucun abandon n’a été enregistré malgré les difficultés et il a fallu donner des sels aux coureurs au passage des Mosses à cause de la moiteur de la température.

Un trio a passé l’essentiel de la course en tête, mais Marc Künze (Chavornay) a lâché prise du côté de Montreux après avoir suivi l’ancien amateur élite Michael Randin (Orbe), qui a souffert dans la montée sur Châtel Saint-Denis avant de finir aisément, et un spécialiste de la Wysam, Jean-Claude Rey d’Yvonand, duo qui finira main dans la main cette balade au long cours.

Tandem de l’amitié

Deux participants avaient choisi d’effectuer le parcours en tandem pour éprouver leur amitié. «Nous ne nous sommes pas engueulés, ce qui prouve que nous sommes bien de véritables amis depuis notre enfance. Cependant j’avoue que je ne renouvellerai pas l’expérience puisque ce genre de cycle n’offre pas la liberté espérée puisqu’il est plus lourd à manoeuvrer et son manque d’inertie est contrariant», nous disait Julien Lasserre d’Orny. Son camarade, Renaud Weissbrodt d’Yverdon, a trouvé pénibles les longs bouts droits comme il n’a pas vraiment apprécié le parcours trop montagneux, à son goût.

La bonne voie

A l’heure du bilan, Lionel Favre relevait que le nouveau concept a fait l’unanimité dans le peloton. «Il n’y avait pas de stress lors des ravitaillements et lors des pointages. Les coureurs ont pris leur temps et ont pu apprécier les paysages. Certains d’entre eux étaient venus en reconnaissance et ont promis de revenir l’an prochain avec des copains. Certes, le parcours était probablement un peu trop dur.

J’en tiendrai compte lors de la prochaine édition et il faudra peaufiner certains détails. Pour finir, j’aimerais remercier très sincèrement tous les bénévoles qui ont permis le bon déroulement de cette dixième édition». Quant à Samuel Wyss, le créateur de cette course, il approuvait pleinement la direction prise par la nouvelle équipe qui a transformé l’épreuve en randonnée.

Pour terminer, une expérience était menée avec deux vélos électriques. Si les testeurs se sont sentis des ailes à la Cancellara, ils admettaient les limites de ce moyen de locomotion car il a fallu quatre batteries pour faire le tour et au prix de mille francs/pièce, ils doutent de l’avenir du vélo électrique dans une telle compétition.

Photo Pierre Mercier

Pas convaincant et surprenant



DSK est venu s’expliquer à la télévision pour dire qu’il avait commis une faute morale. En clair, osons le dire, il a eu une relation sexuelle avec sa victime.

Il s’est surtout réfugié derrière le rapport du procureur de New York qui dit qu’il n’y a eu ni violence, ni contrainte lors de ce rapport.

Ajoutant que Nafisatou Diallo a menti lors des interrogatoires auxquels elle a dû faire face. En fait, Dominique Strauss-Kahn n’a pas expliqué les raisons pour lesquelles il s’est rabattu sur cette femme de chambre. Il n’a pas reconnu ce qui semble être une pulsion maladive à s’en prendre aux femmes, puisqu’il ne paraît pas en être à sa première frasque en la matière.

En outre, son interlocutrice, Claire Chazal de TF1, n’a pas vraiment insisté sur l’acte, laissant celui qui était le favori de la prochaine élection présidentielle française s’exprimer surtout sur la situation financière de l’Europe. Un face-à-face qui donnait le sentiment d’une certaine complicité, car on sait que cette présentatrice conserve des relations d’amitié avec l’épouse de DSK, ancienne journaliste de la chaîne de télévision.

La France veut tourner la page. Certes, mais on a peine à comprendre l’attitude d’Anne Sinclair dans cette affaire. Elle accepte d’être trompée au grand jour par un mari volage, alors que sa situation financière lui permettrait aisément de le quitter. Bien sûr elle aurait pu devenir la première dame du pays. N’empêche que sa fidélité surprend, car l’attitude de DSK est pour le moins sujette à caution.

Faut-il être à ce point amoureuse pour pardonner ce que de très nombreuses femmes n’accepteraient pas, à juste titre. Cela est un vrai mystère.

Un fragment d’une façade à Baulmes.

Baulmes: un premier conseil très peu chargé

Un fragment d’une façade à Baulmes.

Un fragment d’une façade à Baulmes.

Mardi soir passé, la législature 2011-2016 a débuté par une séance plutôt calme et peu chargée pour le Conseil communal de Baulmes. Placé sous l’autorité de son nouveau président Luc Pillevuit, le législatif baulméran n’a en effet pas eu à voter ou à prendre des décisions de nature financière.

Il faut dire que la Municipalité n’a déposé ses trois premiers préavis de la législature que le soir même : des préavis qui seront traités en commissions et qui concernent notamment des aspects formels de répartition des tâches ente Municipalité et Conseil. En revanche, après avoir procédé à l’assermentation de trois membres qui n’étaient pas présents en juin lors de la séance officielle, le Conseil a pu entendre et suivre sur un écran une présentation par le syndic Julien Cuérel de l’étude de réorganisation du territoire communal qui a débuté il y a maintenant quelques années.

Aménagement du territoire

Cette étude, qui est la pierre angulaire obligatoire de tout nouveau plan général d’affectation (PGA) a été menée par la Municipalité au travers de nombreuses consultations et à l’aide du soutien de plusieurs bureaux de professionnels de l’aménagement. Cette réorganisation ne concerne pas les pâturages ou les forêts, mais exclusivement la zone agricole entourant le village et la zone du village proprement dite. Il s’agit en fait de prévoir quelle est la capacité d’absorption de nouvelles constructions et de nouveaux habitants dans le village, et, s’agissant de la zone agricole, quelle modification ou amélioration (remaniement?) pourrait le cas échéant être apportée.

Il ne semble pas que l’on s’achemine vers un remaniement parcellaire agricole, les exploitants actuels semblant se débrouiller seuls pour des échanges ou des locations de terre qui permettent d’optimiser le travail. Au niveau du village, il ne faut pas s’attendre à un afflux massif de nouveaux habitants. Le plan et l’étude ont un horizon de visibilité à une quinzaine d’années. Et dans ce délai, il est imaginé que la population de Baulmes augmentera de 150 à 200 habitants. Au niveau des zones constructibles, le canton exige une densification de la population: ceci notamment en raison de la mobilité restreinte de certains habitants, qui doivent en principe pouvoir atteindre la gare ou le centre du village en dix minutes à pied.

C’est dire que la seule zone appelée à se développer dans ce cadre semble être celle qui se situe un peu derrière la gare. Le rapport final de cette étude devrait être déposé d’ici fin 2011 ou début 2012. C’est ensuite que le Conseil pourra décider s’il entre en matière sur la conception d’un nouveau PGA.

Photo Olivier Gfeller

Tout est bien rangé… Pour le moment !

La Capucine: une chance pour Vallorbe!

Tout est bien rangé… Pour le moment !

Tout est bien rangé… Pour le moment !

Vallorbe, village tranquille près de la montagne, garde entre ses murs une belle petite société d’enfants, toujours plus nombreuse. Et qui dit enfants, dit forcément garde d’enfants. Déjà fort d’une garderie, «La Marmaille» et d’un jardin d’enfants «Boule de Gomme», le village a vu s’ouvrir une nouvelle enseigne; «La Capucine».

Un rêve qui devient réalité

Véronique Demierre, éducatrice depuis de nombreuses années, a enfin pu réaliser son rêve d’enfant d’ouvrir son propre jardin d’enfants. En effet, c’est dans le sous-sol de sa magnifique maison bleue et dans un cadre sublime qu’elle a installé «La Capucine». Réservée aux enfants de 18 mois jusqu’à 2 ans et demi, cette garde permettra aux mamans d’avoir quelques heures à elles dans leurs journées sûrement très mouvementées.

Mais qu’en est-il de la concurrence?

«Il n’y en a aucune», nous répond-elle. «Je travaille en partenariat avec «Boule de Gomme» qui accueille les enfants de 2 ans et demi jusqu’à l’école. Il y avait donc une bonne demande des mamans pour les enfants plus jeunes».

De plus, un jardin d’enfants ne fonctionnant absolument pas comme une garderie, qui, elle, accueille les enfants des journées entières et non quelques heures, la garderie «La Marmaille» n’est pas «menacée».

Parlons finances

Peu le savent, mais pour ouvrir une garde d’enfants, certains financements par la commune sont possibles, mais dans cette optique, il est nécessaire d’appartenir à un réseau, tel que l’AJOVAL, en ce qui concerne notre région.

Mais Valérie, elle, n’en fait pas partie et, comme elle nous l’a exposé, «Je n’ai pas ouvert «La Capucine» comme activité lucrative principale et heureusement, car sans financement communal, c’est presque impossible».

Nous lui souhaitons donc un bel avenir et, pour la petite histoire, le nom du jardin d’enfants vient de sa fille, Capucine, pleine de joie à l’idée de se faire de nouveaux copains !

Photo Katy Josi

Départ du semi-marathon.

Arnex: affluence record pour le semi-marathon

Départ du semi-marathon.

Départ du semi-marathon.

La deuxième édition du semi-marathon des Côtes de l’Orbe a connu une fréquentation en très nette hausse par rapport à celle de l’an passé. Ce sont en effet 654 participants (un peu plus de 500 en 2010) qui ont couru, marché, cheminé, souvent peiné sous un soleil de plomb samedi passé pour venir à bout d’un parcours difficile.

Même si, à bien y réfléchir, il y a quelque part un aspect contradictoire à organiser un semi-marathon dans une région viticole magnifique, avec nombre de points de dégustations qui ne voient finalement que passer les coureurs venus des quatre coins de la Suisse avec l’unique objectif de bien figurer au classement sportif de l’épreuve, la course fut belle et très disputée.

Un parcours très exigeant

A entendre certains concurrents à l’arrivée, le parcours 2011 était plus difficile dans ce sens que dans celui emprunté en 2010, notamment en raison de la dernière portion Orbe-Arnex, en montée et sur laquelle certains auraient voulu voir intercalés plus de ravitaillements. Dans les catégories reines, soit sur le semi-marathon chez les hommes et chez les dames, à noter les victoires de Stéphane Heiniger d’Yverdon-les-Bains, qui s’est imposé dans l’excellent temps de 1 h 15, une performance de qualité nationale, compte tenu de la chaleur ambiante et de Eliane Weidmann Chappuis de Ravoire en 1 h 43, deux véritables professionnels de la course de fond.

Soutenus par une organisation sans faille, les concurrents de toutes les catégories étaient ravis de leur participation à cet événement. Certains ont mis environ deux heures pour terminer le pensum, d’autres, inscrits dans des catégories plus tranquilles, ont pris le temps de partir le matin, de s’arrêter chaque fois que l’envie survenait et de boucler le périple dans l’après-midi.

Dans la moiteur de la fin d’après-midi, chacune et chacun se réjouissait déjà de la prochaine édition, dont les organisateurs ont d’ores et déjàconfirmé la tenue pour le samedi 8 septembre 2012.

L’Omnibus était de la fête après la ligne d’arrivée où il a participé à un stand d’information mis en place par l’Office du tourisme.

Résultats complets sur www.semi-marathon-des-cotes-de-l-orbe.ch

Photo Olivier Gfeller

Chemin du Coteau: un coin bucolique en péril !

Orbe: comme un goût de bouchon au Coteau

Chemin du Coteau: un coin  bucolique en péril !

Chemin du Coteau: un coin bucolique en péril !

Huit préavis, trois rapports de commissions et moult points au chapitre des «divers», tel était le menu confortable qui attendait la toute nouvelle volée de conseillers Communaux dont certains, à peine élus, avaient déjà rendu leur tablier avant cette séance initiale!

Parmi les préavis déposés ou annoncés, d’aucuns devraient agiter les esprits, à savoir par exemple (et déjà) une demande de crédit complémentaire pour la réfection de la Place du Marché, le sempiternel transport urbain et, surtout, l’adoption d’un plan directeur de zones 30 km/h. à Orbe.

Si les rapports de commissions ayant délibéré sur l’octroi d’une autorisation générale de statuer en faveur de la Municipalité ainsi que sur une demande de crédit pour diverses réhabilitations dans les bâtiments scolaires n’ont pas donné lieu à grandes discussions, il n’en fut pas de même en ce qui concerne le prolongement du chemin du Coteau où les questions et explications furent denses, non pas sur le principe de l’implantation de cette artère, mais quant aux procédures de choix des prestataires et à son financement, surtout au niveau de l’engagement de l’Etat.

Malgré un flou délibérément voulu à ce dernier sujet par la Municipalité, car relevant du secret des négociations, ce rapport a finalement été accepté à la quasi unanimité.
Cependant, le nombre élevé d’oppositions, toutes détaillées dans le préavis municipal et émanant essentiellement des riverains (trafic, sécurité, nuisances, stabilité du terrain, etc.) présente le risque, au vu des procédures envisageables, de fortement retarder la mise en chantier de ce projet.

Le nectar du chemin du Coteau risque bien d’avoir pris un drôle de goût de bouchon lorsque le premier coup de pioche pourra être donné!

La Municipalité a informé que les dernières oppositions qui empêchaient de finaliser le chemin du Suchet avaient été abandonnées et que le projet pourrait se concrétiser dans de très brefs délais.

De plus, dans le cadre d’Agenda 21, un atelier sera mis en place avec comme sujet l’aménagement et les structures de la place du Marché.

Même de nouveaux conseillers ont trouvé le courage de prendre la parole au chapitre des divers, ce qui est pour le moins réjouissant. Plusieurs sujets ont donc été abordés dans cette rubrique comme par exemple: le droit ou non d’implanter des paraboles en vieille ville, l’(in)accessibilité aux Mosaïques en empruntant les transports publics, la prochaine mise à disposition par la SICUP d’un agenda des manifestations et événements à Orbe ainsi que la pertinence de mettre à l’enquête l’abattage d’arbres classés mais déjà débités.

A noter à ce dernier sujet que la réponse du Municipal Henri Germond fut des plus claires, stipulant que cette procédure, pour bizarre qu’elle puisse paraître, permettra d’intervenir plus fermement auprès du propriétaire indélicat.

Un dernier point a été abordé qui concerne la prochaine arrivée annoncée d’une cinquantaine de requérants d’asile, surtout au niveau de la gestion de leur temps. Pierre Mercier, Municipal en charge de ce dossier pour le moins sensible, a fait savoir que le problème du local de loisirs était en bonne voie de résolution.

Il a néanmoins profité de ce qu’il avait la parole pour lancer un vibrant appel à des bénévoles qui se chargeraient de l’encadrement de ces jeunes gens dont il y a à craindre qu’ils ne soient quelque peu déboussolés, surtout au début de leur séjour en nos murs.

Il était plus de 21 h. 30 lorsque le Président, Didier Zumbach, a levé cette aussi passionnante qu’intense première séance de la législature.

Photo Willy Deriaz

Les buteurs de Chavornay, l’ancien Besson et le jeune Tiago.

Ligues inférieures: le coup de chapeau de Besson

Les buteurs de Chavornay, l’ancien Besson et le jeune Tiago.

Les buteurs de Chavornay, l’ancien Besson et le jeune Tiago.

Rencontre curieuse que celle disputée samedi à Chavornay. Les locaux semblaient mûrs pour une deuxième défaite lorsque Tiago Palma transformait une ultime opportunité à la dernière minute de jeu, permettant aux siens de s’imposer au terme d’une belle course poursuite (4-3). Si aucun but n’était marqué avant le thé, la suite fut palpitante. Grâce à l’expérience et au doigté de Jean-Luc Besson, les Corbeaux s’octroyaient deux longueurs d’avance.

Alors que l’on imaginait la partie pliée, l’adversaire recollait au score dans la foulée grâce à une ligne d’attaque de qualité. Puis deux goals de grande classe allaient illuminer davantage la partie. Sur une action d’école, Chavornay reprenait l’avantage par l’inévitable Besson. Il n’en fallait pas plus pour que Valmont réagisse et égalise une nouvelle fois à la suite d’un tir superbe dans la lucarne de leur meneur de jeu Rodriguez.

Croyant en leurs chances, les visiteurs ajustèrent à deux reprises la transversale avant que les Chavornaysans arrachent la victoire sur contre, tout au bout de la partie. L’entraîneur Duplan admettait que cette victoire était chanceuse ce d’autant que son effectif est loin d’être au complet et prêt. Comme quoi on peut gagner sans forcément très bien jouer.

Les choses ne s’améliorent pas pour les autres régionaux. Montcherand a subi à nouveau une lourde défaite contre Etoile Broye (6-2) et le président Blanchet a de quoi se faire des cheveux gris puisque les siens ont encaissé 17 buts en trois matches. Croy a perdu sur le plus petit des résultats à Lausanne contre Porto (1-0) comme Valbal qui a été défait sur le même score à Chavannes-le-Chêne, annihilant du même coup son bon début de championnat.

Rances malheureux

En 4e ligue, Orbe II est allé chercher une victoire précieuse à Rances. Menant 2-0 à la mi-temps grâce à un pénalty de Bruno Gomez et un but de Nicole, les Urbigènes avaient bien empoigné la partie. A l’heure du thé, Gomez devait céder sa place à la suite d’une élongation. La défense centrale s’en trouva fort déstabilisée et les Rancignolets trouvèrent enfin les espaces face à une équipe aux abois. Malheureusement, l’équipe de Widmer manqua trop d’opportunités pour prétendre à la parité et ne sut pas profiter d’une expulsion à un quart d’heure du terme.

Si la réserve urbigène est capable de jouer un rôle dans ce groupe, son plus grand adversaire demeure sa nervosité. Trop encline à tout contester, elle en perd ses moyens ce qui risque de lui être préjudiciable sur la longueur du championnat. Pour sa part, Vaulion a volé en éclats face à Nord Gros de Vaud (2-6) après un joli succès en semaine contre Vallée II (5-1)

Au dernier étage, on relèvera le bon début de Bavois III qui ne fait que gagner (1-0 contre Venoge I b) et occupe la tête du classement du groupe alors que Montcherand II a remporté son derby contre Rances II par 4-1. Pour terminer, les juniors A du MJOR ont entamé leur championnat aussi bien qu’ils avaient terminé le précédent, en écrasant Lutry par 6-0.

Photo Pierre Mercier