Roland Brouze devant sa collection de plaques métalliques.

Roland Brouze quitte le Conseil communal après 30 ans de fonction

Roland Brouze devant sa collection de plaques métalliques.

Roland Brouze devant sa collection de plaques métalliques.

On l’a appris tout récemment : Roland Brouze, figure historique communale à Vallorbe, a envoyé sa lettre de démission du Conseil communal de la Cité du fer, ceci malgré une réélection sans problème au printemps.

L’’occasion pour l’Omnibus de rencontrer l’intéressé pour en savoir un peu plus sur ce renoncement. «En fait, il s’agit essentiellement d’une lassitude» déclare Roland Brouze. «Il faut dire que j’ai effectué sept législatures complètes depuis 1982. Trente ans de politique communale, c’est déjà un sérieux bail et finalement, au début de l’été, je me suis dit que la place devait être laissée aux jeunes. Un peu comme lorsque je suis entré au Conseil et que j’y ai été accueilli par des anciens particulièrement au fait de la chose publique à Vallorbe».

Deux fois président du Conseil communal

Roland Brouze a occupé tous les postes au législatif communal. Membre de toutes les commissions importantes, il a dirigé le Conseil à deux reprises, en 1988 et en 2002. Il se souvient que lors de sa toute première séance en qualité de président en 1988, il a dû suivre un ordre du jour compliqué, avec en particulier un point sur une taxe poubelles annuelle pour lequel des rapports de minorité, de majorité et des amendements avaient été présentés.

De quoi maîtriser rapidement la conduite des débats. Une conduite qu’il a toujours estimé devoir tenir fermement. Il ne le dit pas souvent, mais Roland Brouze estime que le formel a encore sa place dans ce type d’assemblée, et que certains ont un peu trop souvent tendance à l’oublier actuellement. De sa présidence 2002, Roland Brouze relève l’arrivée à la syndicature du regretté Laurent Francfort et d’un deuxième libéral à la Municipalité, l’actuel syndic Stéphane Costantini : une première pour la Cité du fer qui avait été plusieurs décennies aux mains des radicaux. Et surtout, en qualité de président, il a encore à l’esprit la cérémonie de remise de la bourgeoisie d’honneur à Philippe Mamie, qui oeuvra pour la cité durant plus de trente ans.

Vallorbe a changé

Roland Brouze constate avec d’autres de ses concitoyens, que durant ces trois dernières décennies, Vallorbe a changé. Les anciennes familles de la cité sont moins présentes ou ont un peu décliné, alors que nombre de nouveaux habitants sont arrivés, voire sont simplement passés provisoirement par cette localité. L’esprit et les antagonismes féroces mais respectueux qui marquaient les séances du Conseil à l’époque, entre le bloc de droite et celui de gauche, ont fait place à une plus grande homogénéité des positions.

On gère plus qu’on ne défend des idées en 2011. Sans ouvertement discerner de regret, on sent malgré tout chez Roland Brouze une certaine nostalgie de ce passé plus épique et plus engagé. Les plus jeunes ne devront surtout pas oublier qu’il est actuellement l’une des mémoires vives de la Cité du fer. Et entre deux fournées matinales ou plutôt après, il saura toujours réserver du temps à ceux qui souhaitent recueillir son avis.

Photo Olivier Gfeller

Chapiteau du Cirque Zarti de Sainte-Croix.

Orbe: Mirages, le centre-ville en fête

Chapiteau du Cirque Zarti de Sainte-Croix.

Chapiteau du Cirque Zarti de Sainte-Croix.

Ce samedi, la cité urbigène accueillait sur sa place principale la deuxième édition de Mirages, un festival de rue.

Co-organisé par la Commission Culturelle et des Loisirs d’Orbe et le Théâtre de la Tournelle, cet événement s’inscrit dans la volonté de faire descendre la culture dans les rues. Pour Patrice Lefrançois, président de la commission, ce festival est «un événement essentiel pour la vie culturelle d’Orbe, puisqu’il tend à redonner vie aux vieux murs de la ville».

C’est donc dans une ambiance estivale que se sont réunis les amoureux du centre-ville pour assister à différents spectacles qui ont débuté à partir de 11h00 pour se terminer vers minuit. Deux scènes avaient été mises en place dans la rue principale, dont l’une généreusement prêtée par la Licorne, une association basée à Yverdon et spécialisée dans le montage de scène.

Au programme: jongleurs, clowns, comiques, musique, tambours, manèges, acrobatie et autres numéros de cirque ainsi qu’un concours de décoration de chaise.

Même les plus petits n’étaient pas en reste puisqu’il y avait un manège des plus surréalistes: l’Orgameuh. Ce manège-théâtre de la Compagnie de la Toupine, basée dans la région d’Annecy, est le fruit de six générations d’inventeurs d’automates et d’orgues de barbarie. C’est donc avec beaucoup d’émerveillement que les enfants ont pu chevaucher avions, anges et abeilles en métal.

En début d’après-midi, le public a rapidement pris possession des zones ombragées sous les platanes pour former un cercle autour du Zarti’cirque de Sainte-Croix. Certains n’ont pas hésité à profiter du spectacle les pieds dans la fontaine, se délectant à la fois du numéro de perche et de la fraîcheur de l’eau.

Oasis, un projet qui encourage les jeunes âgés de moins de 25 ans à dévoiler leurs talents artistiques n’a pas non plus laissé le spectateur indifférent. Mirages a en effet sélectionné cinq artistes – principalement des musiciens – de l’école de Jazz de Lausanne, du Gymnase artistique de Lausanne ainsi que des collégiens à venir se confronter à un vrai public.

Le festival a continué dans la soirée avec un duo de choc polyglotte n’hésitant pas à s’exprimer du français confédéral à l’anglais en passant par le schwitzertütsch. Le duo Full House a en effet amusé les spectateurs grâce à ses acrobaties, son jonglage et son humour décalé.

Enfin, Mirages n’aurait pas autant enchanté le public sans une vingtaine de bénévoles qui a contribué avec enthousiasme à rendre vie aux vieux murs de la cité.

Photo Sarah Gigon

Rocca est un renfort d’importance pour Vallorbe.

Football: La Plaine à plat!

Rocca est un renfort d’importance pour Vallorbe.

Rocca est un renfort d’importance pour Vallorbe.

Doux euphémisme pour expliquer les entrées en matière complètement ratées des équipes de la Plaine de l’Orbe. En 2e ligue interrégionale, nos deux équipes ont connu l’échec. On pensait qu’Orbe, privé de sa charnière défensive Da Mota et Carvalho (blessés), aurait fort à faire face à Chênois qui s’était fait surprendre en coupe de Suisse au Puisoir, il y a trois semaines. Il n’aura fallu que vingt minutes pour s’en rendre compte.

En dehors du fait que la partie a débuté avec une grosse vingtaine de minutes de retard suite à la blessure d’un juge de touche à l’échauffement et remplacé au pied levé par Sébastien Jeanmonod, les Genevois étaient réduits à dix, après trois minutes, suite à l’expulsion l’un des leurs pour un double avertissement. Alors que l’on pensait que ce coup du sort allait avantager les Urbigènes, c’est tout le contraire qui se produisait puisqu’ils encaissaient trois buts en moins de vingt minutes. Autant dire que le sort de la partie était joué au point que Christian Mischler estimait que son équipe avait fourni un non-match (défaite finale par 5-0), puisque rien n’a fonctionné. Inquiétant dans la mesure où le contingent n’offre pas beaucoup d’alternatives pour ce début de championnat.

Vavassori fâché

Tenu en échec à Lutry lors de la première journée, on imaginait que Bavois pourrait afficher ses ambitions réelles face au Stade Lausanne, qui ne s’était pas montré très convaincant contre Orbe lors de la première journée. Des Lausannois qui se présentaient avec un Brahimi étincelant et qui a pris la mesure d’une équipe amorphe. Perdant l’essentiel de ses duels, manquant d’imagination dans la construction du jeu, Bavois s’est incliné 3-1. Autant dire que l’entraîneur Giovanni Vavassori était furieux au terme de la rencontre. «Je ne peux pas accepter le manque d’engagement de mes joueurs.

Notre début de compétition est pire que celui de l’an passé qui nous avait coûté si cher au final. Mes gars n’ont pas le bon esprit et se conduisent comme des barons. Je ne peux pas admettre non plus les expulsions telles celle de Glur dans les arrêts de jeu. Nous payons déjà un lourd tribut au fait que nous ne pouvons pas compter sur Zari qui avait écopé de quatre matches de suspension à la fin de la saison dernière. C’est trop et je suis prêt à me passer de certains cadors s’ils ne veulent pas se soumettre à la discipline d’équipe».

Raclée pour Montcherand

En 2e ligue, l’entraîneur de Champvent, «Tonton» Tharin, se méfiait de la venue de Jorat/Mézières. Il avait raison puisque le néo-promu s’est imposé par 4-3 sur le terrain du Battoir. En 3e ligue, on savait que Chavornay n’entamait pas la compétition dans les meilleures conditions, suite à une préparation entravée par les absences. Cela s’est confirmé à Donneloye où les Corbeaux se sont inclinés sur le score de 3-1.

Pire encore que l’entrée en matière de Montcherand qui a bien mal commencé son exil à Baulmes. Il a été corrigé 7-1 par un Vallorbe qui semble avoir trouvé les éléments qui lui permettront de passer une saison moins mouvementée que la précédente. Les Pique-Raisinets étaient rapidement menés 3-0 avant de marquer sur un pénalty en deux temps, juste avant la mi-temps. Mais l’entame de la seconde période a permis aux gens de la Cité du Fer de creuser rapidement l’écart pour cette casquette qui ressemble fort à celle enregistrée à la même époque, l’an passé, par Montcherand face à Croy (5-0).

Vallorbe possède en Rocca, un meneur et un buteur (3 buts) alors qu’Essobo a scoré à deux reprises, pour une seule pour Berchier et Berney. Enfin, Croy, lui, s’est incliné 3-1 à Chavannes-le-Chêne. C’est dire que les équipes régionales, à l’exception de Vallorbe, ont bien mal entamé la nouvelle saison.

Photo Pierre Mercier

Entrée Ballaigues sur l’A9B avec écriteau de travaux.

Ballaigues: autoroute A9 b, les travaux commencent lundi

Entrée Ballaigues sur l’A9B avec écriteau de travaux.

Entrée Ballaigues sur l’A9B avec écriteau de travaux.

Il y a quelques jours, les habitants des communes de Lignerolle, Ballaigues et Montcherand ont reçu de l’OFROU un très joli papillon coloré rappelant un écriteau routier et leur indiquant que les travaux de sécurisation du tronçon Orbe-Ballaigues de l’autoroute A9b commenceraient le 29 août pour se terminer le 9 septembre: une quinzaine de nuits pendant lesquelles le tronçon sera partiellement ou totalement fermé de 22 h. à 5 h. et soumis à des restrictions importantes de circulation durant la journée.

Il s’agira de travaux « causant des nuisances sonores importantes » dues à des opérations de fraisage et d’hydro-démolition.

L’OFROU met les communes devant le fait accompli

Interrogé par l’Omnibus à ce sujet, Raphaël Darbellay, syndic de Ballaigues rappelle: «Depuis très longtemps je me bats pour qu’une autre solution soit trouvée. Tout en sachant que la gestion des autoroutes relève de la Confédération. Lors de la séance de juillet avec l’OFROU, j’avais bien dit tout haut que pour moi il s’agissait d’un exercice alibi. On ne tient pas compte des vœux des communes et on en a la preuve maintenant.

La fameuse séance avec les syndics, acceptée par l’OFROU fin juillet, n’a pas eu lieu. Les communes ont juste été avisées officiellement de la mise en oeuvre des travaux. Je suis étonné par le fait que, par exemple au Tessin, où j’ai passé durant cette dernière quinzaine, il y existe actuellement des solutions qui semblent fonctionner et qui sont tout simplement inimaginables par l’OFROU en Suisse romande. L’actuelle séparation provisoire sur l’autoroute de contournement de Lausanne pourrait par exemple constituer aussi une solution, mais l’OFROU est enfermée dans ses processus de décision».

Une route cantonale qui va être chargée

Des écriteaux de déviation ont d’ores et déjà été posés dans diverses localités et sur les tronçons importants de la route cantonale Orbe-Ballaigues, qui va connaître un regain de succès sans précédent, au moins durant la première quinzaine de septembre.

Photo Olivier Gfeller

Du Gamay prenant le soleil à Rances le 10 août

Côtes de l’Orbe AOC: vendanges dès le 15 septembre

Du Gamay prenant le soleil à Rances le 10 août

Du Gamay prenant le soleil à Rances le 10 août

On vendange dans le Roussillon depuis le 5 août déjà. En Bourgogne, les sécateurs et autres vendangettes vont chauffer dès l’avant-dernière semaine d’août. Dans des régions encore plus proches de la Suisse, comme du côté de Lons-le-Saunier, on s’apprête à vendanger trousseau, poulsard et autre chardonnay dans une semaine environ.

Au cœur de l’AOC Côtes de l’Orbe, les vendanges ne sont pas encore définitivement fixées. On sait toutefois que le temps très beau et chaud du printemps, une floraison précoce, un été mitigé mais suffisamment humide pour faire gonfler les baies, sont autant d’éléments annonciateurs d’une vendange 2011 précoce.

D’après Marinus Rijkeboer, gérant du Caveau des 13 Côteaux à Arnex, «le premier coup de sécateur est prévu pour le 15 septembre, peut-être même le 11. L’année s’annonce de qualité très bonne à exceptionnelle, la quantité, de son côté, étant un peu plus faible que d’habitude». Il ne semble pas y avoir de différences notoires d’avancement en fonction des cépages. On peut clairement parler de 2011 comme d’une véritable année d’exception, au niveau des dates de vendanges tout au moins, puisque ces dernières auront lieu près de trois semaines avant la date usuelle.

A part pour quelques cépages qui se récoltent plus tardivement, le travail sera donc terminé peut-être même avant l’arrivée officielle de l’automne. Ensuite il restera à patienter pour pouvoir apprécier la qualité de cette année très particulière.

Photo Olivier Gfeller

Seul

Drame

Seul

Seul

Une jeune femme s’est jetée en bas du Grand-Pont d’Orbe, dimanche. Avant de quitter cette terre, elle avait pris le soin de laisser un message pour expliquer les raisons de son acte.

Me trouvant sur les lieux quelques instants après ce geste désespéré, j’ai mesuré toute l’ampleur de la détresse de cette personne. Il ne faut pas seulement avoir du courage pour franchir la barrière et se jeter dans le vide.

Il est difficile de se rendre compte de l’état d’esprit de ceux qui passent à l’acte, à moins qu’ils ne soient dépressifs. En tous les cas, sans connaître ni la personne, ni ses raisons, j’ai été saisi par ce drame.

Malheureusement, ce genre d’acte devient fréquent. Les circonstances sont diverses certes, mais elles interpellent. Il s’agit souvent de drames familiaux au terme desquels on supprime souvent toute ou partie de sa famille. Aujourd’hui, certaines personnes pensent ne plus avoir d’autres moyens que de passer à l’acte.

Sans doute parce qu’elles ont honte de la situation dans laquelle elles ont entraîné les leurs ou pour des raisons d’honneur, car les personnes abandonnées par le conjoint n’admettent pas ce qu’elles considèrent comme une trahison.

Est-ce que la vie ne tient qu’à un fil? J’ai de la peine à le croire, mais j’ai le sentiment que les êtres humains n’admettent plus l’échec. Il n’y a pas de doute qu’il n’est pas facile de se relever. Dans ces cas-là, on s’isole souvent et ne pas partager son malheur avec d’autres pousse à l’irréparable. A l’heure où l’on sait tout ce qui se passe dans le monde, l’individu lui se trouve souvent seul face à lui-même.

C’est pourquoi le maintien de lieux de convivialité doit demeurer une priorité. L’ordinateur renferme les gens et accentue cette fragilité. Il faut oser dire ses difficultés et la compréhension d’un proche est sans doute le meilleur moyen d’éviter cet enchaînement dramatique. Car la disparation d’une personne dans ces conditions ne peut pas vous laisser indifférent.

A gauche : Dominique Valet, directeur de l’Etablissement scolaire. A droite  : Stéphane Costantini, syndic de Vallorbe.

Première pierre pour le collège de Vallorbe

A gauche : Dominique Valet, directeur de l’Etablissement scolaire.  A droite  : Stéphane Costantini, syndic de Vallorbe.

A gauche : Dominique Valet, directeur de l’Etablissement scolaire. A droite  : Stéphane Costantini, syndic de Vallorbe.

C’est en présence de très nombreux représentants des dix communes concernées, de membres de l’AScoVABaNo, ainsi que de plusieurs enseignants que la première pierre du nouveau collège de Vallorbe a été posée solennellement mardi passé.

«Le fruit d’un travail intense de conception, qui a pris environ deux ans, original aussi au plan du financement» précisera le syndic Stéphane Costantini, qui se réjouit de voir s’élever sur le territoire de sa commune la première construction votée et financée exclusivement par l’Association de communes qui désormais gère les problèmes scolaires régionaux en la matière.

Vallorbe et ses services techniques ont d’ailleurs été chargés par l’AscoVaBaNo de la maîtrise de l’ouvrage pour le compte de l’association.

Une construction modulable et aménageable dans le futur

Il y a un besoin urgent de classes supplémentaires et d’un réfectoire. Le bâtiment comptera huit classes et le réfectoire dans une première étape, à savoir pour la rentrée scolaire 2012. Pour la suite, il sera possible d’intégrer dans le volume construit un certain nombre de classes supplémentaires, et d’y adjoindre une salle de gymnastique. Ces étapes ultérieures se feront au gré des besoins, mais sans que l’ensemble du bâtiment doive être repensé. «Il faudra bien sûr aussi en étudier la faisabilité sur le plan du financement», a ajouté Stéphane Costantini.

Un chantier rapide et moderne

Compte tenu des impératifs de temps, pour la société Batineg, qui mène actuellement plusieurs gros projets de constructions scolaires dans le canton de Vaud, il s’agissait de trouver des techniques modernes et rapides. Au stade actuel du gros œuvre, et notamment des étages inférieurs, on utilise des pré-murs préfabriqués, qui sont amenés déjà construits sur place. Il reste ensuite à les positionner et à couler le béton à l’intérieur de ces modules.

Ce qui simplifie considérablement le travail. Une fois terminé, l’ouvrage comptera quatre étages. Il aura une structure en lamellé-collé, et deux de ses façades seront revêtues de cellules photovoltaïques, avec une production non négligeable d’électricité et ainsi une contribution concrète à l’économie des énergies fossiles. Le Directeur de l’Etablissement scolaire de Vallorbe-Ballaigues-Vallon du Nozon Dominique Valet s’est également réjoui de pouvoir bientôt disposer de locaux adaptés aux exigences des nouvelles prescriptions scolaires, et de pouvoir poser cette première pierre le jour de son anniversaire.

Photo Olivier Gfeller

Cyrille Thièry.

V.C. Orbe: deux Champions d’Europe

Cyrille Thièry.

Cyrille Thièry.

Les championnats continentaux sur piste qui se sont déroulés au Portugal, à Amadia, ont permis à deux membres du Vélo Club d’Orbe de décrocher deux titres européens dans l’épreuve de l’américaine, une épreuve où l’on se relaie à deux pendant 40 kilomètres et dans laquelle on engrange des points grâce à des sprints fréquents.

Cyrille Thièry s’est imposé chez les moins de 23 ans en compagnie de l’Argovien Silvan Dillier, devant les Italiens et les Hollandais, alors que Théry Schir s’est emparé de l’or chez les juniors (sur 30 km) avec Stefan Küng. La moisson de médailles ne s’est pas arrêtée là pour les membres du VCO puisque Théry a terminé deuxième de l’américaine (sur 25 km mais en solo) et que Cyrille a pris le bronze avec le quatuor de la poursuite par équipes qui a signé un nouveau record de Suisse.

Grâce à cet excellent résultat, les quatre garçons de ce relais (Olivier Beer, Jan Keller, Dillier et Thièry) peuvent envisager de participer aux Jeux Olympiques de Londres, l’année prochaine. Ils sont actuellement 7e de la hiérarchie européenne de la discipline et 11e sur le plan mondial. Il leur suffirait de gagner un rang pour obtenir leur sélection pour ce grand rendez-vous du sport.

Sans équipe

C’est tout auréolé de son maillot de champion d’Europe que Cyrille nous a reçus chez ses parents à Chavornay, car il doit pouvoir compter sur leur appui pour pratiquer le cyclisme à 100%. «Si nous voulons nous qualifier pour Londres, nous n’avons pas d’autre solution que de vivre en professionnels. C’est d’autant plus difficile que je n’ai pas d’équipe pour l’instant et tous mes frais de matériel sont à ma charge.

Comme je ne gagne presque rien (un millier de francs par mois), je dois compter sur eux dans l’espoir de trouver des sponsors prêts à me soutenir dans ma démarche afin de pouvoir me rendre aux Jeux». Pour l’instant, le coureur du VCO va terminer la saison sur route qui a été meilleure que les deux précédentes au cours desquelles il avait été entravé par des blessures (2009) et par une préparation erronée (en 2010).

Il espère pouvoir disputer le Tour de l’Avenir en septembre prochain quand bien même Swiss Cycling (la fédération nationale) a éjecté le sélectionneur des M23 et ancien professionnel Stefan Joho, avec qui Cyrille s’entendait bien. Il envisage aussi de disputer plusieurs courses en Franche-Comté, où le programme est plus étoffé qu’en Suisse, pour parfaire sa condition. Ensuite, il entamera la préparation hivernale sur piste qui conditionnera sans doute sa participation aux Jeux Olympiques avec ses camarades qu’il retrouvera mensuellement à Aigle.

Avec Daniel Gisiger

C’est avec un autre ancien professionnel, Daniel Gisiger, que le quatuor préparera cette échéance. Le Biennois estime que son équipe est à mi-chemin du but visé. Il faudra encore beaucoup travailler la technique sur piste. Même si l’épreuve est courte, il faut avoir aussi passablement d’endurance pour rouler à plus de 60 km/heure pendant 4 kilomètres. Au Portugal, les Suisses n’avaient été battus que par les Russes et les Anglais, en améliorant de trois secondes l’ancien record national (4 minutes 7 secondes 6). Cyrille ne sait pas encore quel sera le programme pour tenter d’obtenir cette qualification. Par contre en 2011, il a beaucoup roulé dans la mesure où il a suivi l’école de recrues pour sportifs d’élite, un avantage indiscutable pour un cycliste de son statut.

Devenir pro

Comme tout coureur, il rêve de passer professionnel, mais la présence d’une seule équipe professionnelle en Helvétie (la BMC de Danilo Wyss) est un handicap, ce d’autant que cette formation a des ambitions élevées au niveau international avec notamment la présence dans ses rangs du vainqueur du dernier Tour de France, l’Australien Cadel Evans. Cyrille Thièry avoue être sous une certaine pression, car il faut des résultats pour attirer l’attention des formations professionnelles.

N’empêche que le cyclisme lui procure toujours autant de joie. «C’est ma vie. J’ai toujours autant de plaisir. Vous n’avez qu’une envie, gagner, et, lorsque cela ne se passe pas comme prévu, vous vous dites toujours «cela ira mieux demain».

Je me suis fixé pour but d’être encore dans le peloton en 2016. J’espère dès lors trouver l’équipe qui permettra de réaliser mon vœu et qui comprendra que la piste fait désormais partie de mon éventail de performances».

Photo Pierre Mercier

L’entrée dans le cantonnement militaire n’est pas des plus sympathiques!

Orbe: requérants d’asile, le choix d’accepter…

L’entrée dans le cantonnement militaire  n’est pas  des plus sympathiques!

L’entrée dans le cantonnement militaire n’est pas des plus sympathiques!

C’est presque en pèlerin que le Conseiller d’Etat Philippe Leuba est venu à Orbe, plus pour informer nos autorités que pour leur demander leur accord. Pour les informer donc que décision avait été prise de placer à Orbe un contingent d’une cinquantaine de requérants d’asile, ceci dès la mi-octobre prochaine.

Il y a déjà un même nombre de ces personnes déplacées qui séjourne en nos murs, ceci sans que vraiment de lourds problèmes ne surgissent et les instances de notre Canton estiment que l’augmentation de ce contingent ne risque pas de poser de grosses difficultés supplémentaires. De plus, le nombre croissant d’habitants à Orbe facilitera l’intégration de cette nouvelle diaspora dont la provenance n’est pas encore tout à fait définie mais qui sera certainement à forte majorité africaine et essentiellement représentée par des hommes.

Les occuper

Si l’ensemble des frais engendrés sera pris en charge par les finances cantonales, la tâche de nos édiles sera quand même significative vu qu’il s’agira, selon M. Pierre Mercier, municipal en charge du dossier, de trouver un encadrement bénévole pour ces gens et, surtout, des activités essentiellement tournées vers des loisirs, des cours de français et d’informatique, par exemple, évitant dans toute la mesure du possible de les voir déambuler désoeuvrés, voire désabusés, dans nos rues.

Pour ce faire, il s’agit également de trouver des locaux, ce qui semble bien ne pas relever de la plus élémentaire des sinécures! Il faut encore savoir que quelques-uns de ces requérants seront munis de permis F et N, leur permettant ainsi de travailler en toute légalité.

Tournus

En outre l’EVAM (Etablissement Vaudois d’Accueil des Migrants) sera représenté par deux délégués chargés à plein temps de l’encadrement de ces demandeurs d’asile. Leur lieu de séjour a été défini en les cantonnements militaires du Puisoir, ceci pour une première durée de deux à trois mois, ensuite de quoi, par un système éprouvé de tournus, d’autres requérants arriveront dans le cadre de ce même contingent d’une cinquantaine de personnes.

Il s’agit d’un problème à échelle planétaire, à croissance malheureusement garantie, dont on nous demande de prendre une part en charge. Si nos institutions sont respectées, l’effort ne devrait pas être surhumain!

Photo Pierre Mercier

C’est la fête à la réception!

Le camping du Signal a fêté ses 50 printemps

C’est la fête à la réception!

C’est la fête à la réception!

Tout au long de la période estivale, les responsables du camping du Signal se sont fait le devoir de concocter un programme d’animation représentatif, particulièrement pour marquer le jubilé du cinquantième anniversaire.

La vie du camp dans l’occupation ordinaire est une chose, mais prévoir son animation en est une autre. A cet effet, le programme annuel prévoit divers tournois, baby-foot, pétanque pour adultes et enfants et tous les mercredis matins minigolf. Dans le domaine festif, karaoké et bal, ainsi que de nombreuses occasions de gueuletonner.

Pour couronner l’ensemble, une nouvelle offre originale et ludique, le tour du camping en « tracteur train » la Coccinelle, où les passagers trouvent l’occasion de passer entre tentes et caravanes et de saluer au passage des estivants amusés.

Le week-end qui marquait les festivités du cinquantième s’est trouvé hélas maussade, un temps de pluie et de fraîcheur a quelque peu bouleversé le programme prévu. Particulièrement le tournoi de pétanque prévu pour les enfants et le marché artisanal du dimanche s’est trouvé réduit à quelques bancs.

Heureusement qu’en soirée du samedi, le temps a permis repas et bal, un moment magique rempli de joie et d’une belle ambiance.

Ciné plein air

Une animation prisée et pleine de fantaisie, le cinéma en plein air. Une attraction qui amène une certaine effervescence dans la zone d’accès au camping. C’est dans ce périmètre que chaque spectateur arrive avec sa chaise et s’installe par travée en rang d’oignons, jusqu’à bloquer totalement le site.

Neuf heures et demi marque le cadran des montres, on peut commencer, un son musical emplit la pinède, les voix se taisent, le grand écran installé à l’orée des pins s’illumine des premières images du film programmé, Astérix aux jeux Olympiques. Un cinéma sans toit, bien sympathique en soi, occasion de se divertir avec ballon d’oxygène inclus !

Photo Alain Michaud

Les Rois et leurs Reines : Jonathan Roch, Elodie Stoeffler, Benoît Fahrni, Audrey Müller, André Roch, Carine Martignier, Alexandre Tharin, Sophie Perotti, Gilles Fahrni, Maryline Goy.

Abbaye des Amis: inauguration d’une nouvelle cible

Les Rois et leurs Reines :  Jonathan Roch, Elodie Stoeffler, Benoît Fahrni, Audrey Müller, André Roch, Carine Martignier, Alexandre Tharin, Sophie Perotti, Gilles Fahrni, Maryline Goy.

Les Rois et leurs Reines : Jonathan Roch, Elodie Stoeffler, Benoît Fahrni, Audrey Müller, André Roch, Carine Martignier, Alexandre Tharin, Sophie Perotti, Gilles Fahrni, Maryline Goy.

Cette année, l’Abbaye des Amis de Vaulion, n’est pas passée totalement entre les gouttes. Elle fut parfois bien arrosée, on dira dedans et dehors!…
Samedi, lors du couronnement des rois, suivi du cortège, le ciel était clément, laissant la cérémonie prendre toute la route devant chez Monsieur le Syndic, au grand dam des automobilistes. A céder le passage aux Rois et leurs demoiselles, ils n’avaient pas tous le sourire.

Le premier Roi de l’Abbaye, André Roch, recevait sa couronne des mains de Carine Martigner. Alexandre Tharin était deuxième Roi, et, pour nouvelle cible «Le Cul-du-Nozon», l’Abbé-président, Gilles Fahrni, l’inaugurait de la plus belle manière.

Pour la Jeunesse, Jonathan Roch était 1er roi, il avait pour dauphin Benoît Fahrni.

Les fontaines décorées

Le plaisir de parcourir la grande avenue était double. Le cortège de l’Abbaye paradait dans la rue en direction de la Place de la cantine, et admirait sur son passage, la fantaisie des habitants pour garnir les fontaines. Epatant. Un phare breton, un Monopoly-Municipal, la vigne en vrai, Alice et ses merveilles et une éolienne à eau ! Une fête pour tous.

Photo Marlène Rézenne

André Bugnon répond à l’Omnibus

A l’occasion de la cérémonie du 1er août, les autorités de Ballaigues avaient invité le conseiller national et ancien président de la Chambre haute André Bugnon (UDC Vaud) et son épouse en qualité d’hôtes d’honneur. A cette occasion, l’Omnibus a pu recueillir en exclusivité quelques réactions à chaud de l’homme politique de Saint-Prex, en particulier sur l’actualité brûlante.

L’euro se négocie cet après-midi aux alentours de Fr. 1.10. Que vous inspire cette quasi-parité ?
A.B. : C’est un problème important pour toute l’économie, en particulier pour l’industrie exportatrice, mais aussi pour le tourisme. Les effets de cette hausse du franc suisse, dont nous connaissons les causes extérieures à notre pays, se font aussi sentir dans un domaine que je connais bien, la viticulture. Les vins étrangers étaient déjà bon marché avant la baisse, actuellement ils le sont encore plus. Mais notre économie a toujours su s’adapter aux circonstances, mêmes exceptionnelles, et j’ai confiance en elle.

Le Conseil fédéral estime que les moyens de lutter contre cette hausse du franc sont inopérants. Ne devrait-il néanmoins pas tenter quelque chose?
A.B. : Le Conseil fédéral ne peut rien faire face à cette situation. Ce serait à la Banque Nationale de faire quelque chose, si quelque chose doit être entrepris. Nous sommes touchés, certes, mais ce n’est pas une catastrophe nationale. En Suisse nous avons d’autres valeurs que simplement la monnaie. Il  est vrai cependant que des effets négatifs pourraient se faire sentir à 6 ou 8 mois, notamment au niveau des carnets de commande et donc de l’emploi.

A travers la dernière initiative UDC pour la régulation de l’immigration, votre parti ne va-t-il pas à l’encontre des intérêts des entrepreneurs , notamment en voulant renégocier l’accord de libre circulation des personnes ?
A.B. : Avec cette initiative, l’UDC veut mieux réguler le flux de l’immigration. Nous ne voulons pas renégocier l’accord de libre circulation, mais c’est peut-être Bruxelles qui le voudra. C’est ça le message que nous voulons faire passer. On doit impérativement adapter notre politique d’immigration à nos capacités d’accueil. Les nouveaux arrivés représentent 40’000 appartements par an, et donc une occupation importante de toutes nos infrastructures. Il faut adapter cet afflux à nos stricts besoins.

Pour les élections d’octobre, que vise l’UDC ?
A.B. : Nous étions parvenus déjà à un très bon score la dernière fois. Atteindre la barre des 30 % semble possible, mais nous visons effectivement le maintien de nos positions avec si possible une petite augmentation de notre députation, en particulier au Conseil des Etats.

Avec 30% des voix, vous imaginez sans doute un changement dans la composition du Conseil fédéral ?
A.B. : On l’imagine, oui. Mais n’oubliez pas que nous n’avons pas la majorité à nous tout seuls. Et qu’il nous faudra donc négocier. Ceci dit, et je le lui avais déjà dit avant son élection, le siège de Evelyne Widmer-Schlumpf est très convoité. Ceci d’ailleurs par plusieurs partis.

Propos recueillis par Olivier Gfeller.