Quelques membres de l’APV en 2011.

Agiez: 60e anniversaire des Paysannes Vaudoises

 

Quelques membres de l’APV en 2011.

Quelques membres de l’APV en 2011.

1951. Depuis six ans les dernières rumeurs de la guerre se sont estompées. Dans le village, la vie reprend, mais les temps sont durs. Quelques paysannes du village décident de confectionner des produits en tout genre pour améliorer le quotidien.

Pour obtenir de meilleures performances, ces dames décident de prendre des cours, mais pour pouvoir les suivre, il faut adhérer à l’association des Paysannes Vaudoises. Madame Monnier de Champvent se déplace pour officialiser la fondation de la société, le même jour le premier comité de l’APV d’Agiez est constitué. Malheureusement, la caisse de cette jeune association est vide.

Le comité propose d’organiser un loto…la réaction est vive, «Que des dames! Vous n’y pensez pas, que dirait-on de nous?». Pour convaincre ces dames, le comité décide de faire un don à l’église, le sujet de la discorde étant résolu, une date est retenue.

Malheureusement, le destin en a décidé autrement. La fièvre aphteuse est déclarée dans la région, tout le monde est en quarantaine, la date doit être reportée. Quelques semaines plus tard, le loto a enfin lieu, celui-ci rapporte Fr. 500.–, un jolie somme en ce temps là. Un des premier cours suivi a été celui de la taille des arbres et des rosiers. Aujourd’hui encore, le cours le plus prisé est celui de «la cuisine».

Pendant ses 60 années, couture, broderie, artisanat en tout genre, conférence expositions ont permi à ces dames d’enrichir leurs connaissances. En 1998, sous l’impulsion de notre dynamique présidente Arlette Petermann, un marché villageois a eu lieu dans la rue traversant le haut du village, depuis baptisée rue des Fontaines. En 2001, pour le 50e anniversaire, quelques membres sont montées sur scène dans la salle villageoise pour interpréter «La Dame Blanche».

En 2003, elles ont joué la comédie «Sexe et Jalousie». Au gré des assemblées et amicales organisées chaque fois dans un village différent, ces dames sont parties à la découverte du canton. D’autres sorties les ont emmenées à travers la Suisse et au-delà des frontières. Pendant ces 60 années, cinq présidentes ont été aux rênes de la société: Mesdames Suzanne Bezuchet, Berthe Petermann qui a présidé la société pendant de nombreuses années, suivies par Laurence Vallotton, Christiane Baudraz et la présidente actuelle, Arlette Petermann.

Aujourd’hui, même si la majorité des membres ne sont plus agricultrices et que ces dames sont actives dans tous les secteurs, l’APV d’Agiez est un des derniers «fil d’Ariane» du village où la poste, la laiterie, l’épicerie et la salle de classe ont été fermées.

En cette année 2011 riche en manifestations, les membres seront sollicitées pour confectionner les roses pour la société de l’Abbaye, tiendront un stand de pâtisseries maison tout au long des deux jours de la fête des 1000 ans d’Agiez, puis, pour marquer les 60 ans de la société, un brunch aura lieu le 13 novembre 2011 à la salle villageoise d’Agiez, agrémenté par un stand d’artisanat. En cette année festive «les abeilles travailleront dur», la fête ou une sortie ce sera pour l’année prochaine! Mais, comme le veut la tradition, les membres se retrouveront au mois de juin, sur l’alpage, autour d’une bonne fondue.

Photo Elisabeth Zahnd

L’Omnibus du 29.4.2011 s’est perdu


Suite à un problème général de distribution de la Poste, le numéro du 29 avril 2011 de l'Omnibus n'est parvenu à aucun de ses destinataires et abonnés.

Nous sommes navrés de cette situation.

En l'état actuel de nos informations, nous pouvons simplement informer nos lecteurs que ce numéro devrait être distribué demain matin, selon les renseignements fournis par la Poste.

Nous regrettons sincèrement cet état de faits, et remercions nos lecteurs de faire preuve de patience.

Chavornay Infos du 29 avril 2011

Chavornay Infos du 29 avril 2011
Chavornay Infos du 29 avril 2011

Du cœur svp


Il faut bien constater que les nouvelles des médias ne donnent pas souvent à sourire. Avec Fukushima, la Libye, la Syrie, la Côte d’Ivoire ou les boat people tunisiens, rien n’inspire à la rigolade. Si l’on ajoute la prolifération des sectes, des hold-up ainsi que les crimes mafieux voire les suicides familiaux, on se demande où va notre terre.

De quoi s’inquiéter dans ce monde où le pouvoir et l’argent sont devenus les moteurs de beaucoup d’entre nous. A croire que les gens n’ont plus de cœur. Pourvu que l’on soit confortable. Tant pis si le voisin passe par des moments difficiles. L’essentiel, c’est nous, égoïstement. Sommes-nous devenus à ce point indifférents pour ne plus s’inquiéter de ceux qui souffrent ou qui subissent ?

Cette évolution inquiète. Certains politiciens en prennent vaguement conscience en essayant de mettre en place des mesures, qu’à l’approche d’une élection malheureusement. De peur de perdre leur place. Notre société se divise.

Avec le sentiment que l’on n’empoigne pas ou que l’on ignore les vrais problèmes. On crée le conflit aujourd’hui et on se demande si l’on ira jusqu’à la fracture. Chez nous comme ailleurs. On s’inquiète de savoir si les gens que nous déléguerons prochainement au Conseil National ou des Etats perçoivent cette dérive.

On n’entend rien dans leur discours pour nous persuader de leur volonté d’un changement.

Pourtant, il y a encore des gens à l’action généreuse. Ils sont trop rares et n’agissent qu’en marge des méfaits d’une société qui n’a plus de cœur et qui abandonne les plus faibles sur le bord de la route.

Car seul le profit compte et rien ne nous permet d’être optimistes au sujet de l’avenir qui semble vouloir être parsemé de chômage, de misère, de guerres et de lutte pour le pouvoir.

Les élèves de 8e et 9e, artistes aux facettes multiples.

Les élèves d’Orbe: comédiens, musiciens, chanteurs et danseurs

 

Les élèves de 8e et 9e, artistes aux facettes multiples.

Les élèves de 8e et 9e, artistes aux facettes multiples.

«Les élèves ont toujours tort, vous le savez bien!»

Mercredi dernier au Casino d’Orbe, ils nous ont pourtant prouvé le contraire en présentant sur scène leurs prouesses artistiques. Organisée par Serge Goy ainsi que d’autres enseignants, cette soirée avait pour but de réunir les élèves de 8e et 9e années pour créer ensemble un spectacle où chacun avait la possibilité de s’exprimer soit par la musique, la danse ou la comédie.

Cette soirée marquait la fin d’une semaine de festival scolaire se déroulant chaque jour à la pause de midi au Casino, des productions de 5e et 9e s’y succédant. Les adolescents ont répété avec plaisir tous les midis pendant plusieurs semaines afin de dévoiler leurs talents respectifs à leurs parents, frères, sœurs et amis venus nombreux ce soir-là.

Un spectacle riche en performances artistiques

La soirée commençait par différents sketchs joués par une quinzaine d’élèves rassemblés dans le salon d’une maison de vacances. Parmi les habitants, citons notamment Marie Torou; une jeune fille un peu loufoque avec de gigantesques lunettes roses qui ne souhaite pas se mêler aux autres colocataires car elle s’estime plus cultivée qu’eux, rien que ça! Mais, c’est sans compter sur le psychiatre qui ramène tout à des théories, mais qui ne connaît pas de réels succès auprès de ses patients et Samuel, le dragueur de ces demoiselles.

Puis, plusieurs duos de guitare et de chant ont repris les morceaux cultes de Téléphone, de Saez ou encore d’Oasis. Suite aux événements de Fukushima, c’est avec émotion qu’une élève a chanté un titre en japonais. Une autre jeune fille a ensuite interprété au piano deux compositions d’Yann Tiersen, connu notamment pour la bande-originale du film Le Fabuleux Destin d’Amélie Poulain.

De plus, deux jeunes gens ont dansé du hip-hop alors que d’autres récitaient des poèmes. Les spectateurs ont eu beaucoup de plaisir à assister aux Arts de la scène qui alliaient de multiples formes artistiques, le tout présenté par des élèves enthousiastes et talentueux.

Photo Valérie Beauverd

Vue partielle des participants.

AG de la SIC de Vallorbe, Ballaigues et Vaulion

Vue partielle des participants.

Vue partielle des participants.

Jeudi soir passé, les membres de la SIC Vallorbe, Ballaigues et Vaulion avaient rendez-vous à Ballaigues, dans les locaux de l’entreprise Dentsply-Maillefer, qui abritait leur traditionnelle assemblée générale annuelle. Le président Jean Fleurimont s’est plu à noter la présence des syndics de Vallorbe et Ballaigues, celui de Vaulion étant excusé, mais ayant fait parvenir un court rapport dont il a été donné lecture.

L’année 2010 en bref

Comme il est d’usage, chaque branche économique trace un court état des lieux de l’année écoulée. C’est ainsi qu’au nom des Banques et Assurances, Jacques-André Chezeaux a noté une année plutôt réussie, avec des taux d’intérêts très bas, mais aussi marquée par une concurrence de plus en plus dure sur le plan des produits bancaires de base que sont les prêts hypothécaires. Il faut dire qu’avec des taux fixes inférieurs ou proches de 1.3%, il est difficile de faire mieux que son concurrent sans entamer la substantifique moelle de la marge bénéficiaire.

Pierre Graf s’est quant à lui attelé à dépeindre la situation des industries: une situation plutôt bonne sur le plan de la production, mais moins sur celui des taux de change pour les principales unités exportatrices. La faiblesse de l’euro et surtout du dollar américain rend les produits fabriqués en Suisse nettement plus chers, et donc moins concurrentiels sur les marchés étrangers. Or la grand majorité de la production des industries locales est précisément destinée à l’exportation. Au plan social, la région de Vallorbe compte un taux de chômage de l’ordre de 7.8 %, confirmé par le syndic Stéphane Costantini.

Ce taux est assez nettement supérieur au taux moyen suisse ou vaudois. En revanche, la construction se porte bien, que ce soit à Vallorbe ou à Ballaigues. Dans ce dernier village, et pour la première fois depuis de nombreuses années, il semble que la pente de l’évolution de la population soit à la hausse, expliquera le syndic Raphaël Darbellay. Il a reçu récemment plusieurs projets de construction d’appartements dans la localité, qui ajoutés à ceux qui existent ou sont en cours de réalisation, devraient permettre de voir affluer dans la commune plus d’une centaine de nouveaux habitants dans un délai relativement bref.

Jean Fleurimont a enfin tenu à remercier Jean-Louis Martignier, qui a récemment remis sa boucherie de Vallorbe, pour ses années d’engagement intense au service de la SIC et de ses membres.

Visite de l’entreprise Dentsply-Maillefer

Pierre-Luc Maillefer et Pierre Graf, qui recevaient dans leurs locaux les membres de la SIC, ont très brièvement présenté ou re-présenté l’entreprise – phare de Ballaigues (800 salariés. 265 millions de chiffre d’affaires en 2010), puis ont conduit les participants pour une courte visite d’une chaîne de production, qui a permis de clore la partie officielle de façon instructive.

Photo Olivier Gfeller

Guy Parmelin, conseiller national et vice-président romand de fenaco, Daniel Develey, directeur et Henri Vallotton, président du conseil d’administration de la SA.

Faire du blé, mais surtout du colza

Guy Parmelin, conseiller national et vice-président romand de fenaco, Daniel Develey, directeur et Henri Vallotton, président du conseil d’administration de la SA.

Guy Parmelin, conseiller national et vice-président romand de fenaco, Daniel Develey, directeur et Henri Vallotton, président du conseil d’administration de la SA.

Landi Nord vaudois-Venoge SA

Le résultat du premier exercice de cette nouvelle société peut être qualifié de très bon, selon la première assemblée générale qui s’est tenue le 14 avril à Cossonay. Le chiffre d’affaires se divise en 4 parties principales: 34.7% pour le commerce de détail, 30% le secteur agricole, 23% les céréales et 11% les carburants.

Secteur AGRO

Christophe Grand, responsable de ce secteur, a expliqué les diverses activités. Par exemple, dans la vente des semences, le blé Claro (Top) a dépassé le Siala et l’Impression (III) et Caphorn sont en nette diminution. Le Manhattan (Biscuit) et le seigle Palazzo sont plus ou moins stables. Les cultures de pommes de terre sont en recul dans la région, malgré la demande. Le manque d’eau du mois de juillet a divisé les rendements par deux et des soucis de teneur en amidon sont apparus.

Céréales

Les silotiers de Chavornay-Orbe, Bussigny et Yverdon ont recueilli 20 140 tonnes de céréales, soit 16% de moins qu’en 2009, dont 11 718 de céréales panifiables, 3 527 d’oléagineux et 4 892 de fourragères. Le mauvais temps du mois d’août a influencé le rendement à la baisse. La culture du colza convient bien au climat de Suisse romande et les cultivateurs pourraient en produire plus.

Il est difficile d’organiser les récoltes et l’on sait que plus de 250 000 t. d’orge, de blé fourrager et de maïs sont importées chaque année, alors qu’ils pourraient être produits sur le territoire suisse. Les silos de Renens et d’Yverdon vont bientôt être fermés et les productions seront acheminées sur Chavornay-Orbe. Un système d’indemnisation est à l’étude pour le transport.

Win-Win

Afin de jouer gagnant-gagnant, la société souhaite maintenir un outil de travail performant comme la construction d’un nouveau magasin à Yverdon car l’actuel est devenu trop petit pour répondre à la demande régionale. Divers travaux sont également prévus sur Orbe et Chavornay.

Photo Marianne Kurth

Les nouveaux habitants ont regardé avec intérêt le film sur Orbe.

Orbe: nouveaux habitants, que manque-t-il à Orbe ?

Les nouveaux habitants ont regardé avec intérêt le film sur Orbe.

Les nouveaux habitants ont regardé avec intérêt le film sur Orbe.

Ils étaient moins nombreux que d’habitude à avoir répondu à l’invitation de la Municipalité afin de faire connaissance avec la commune. Une trentaine de personnes, dont plusieurs enfants, étaient présents à la buvette du Casino.

Ce petit comité en a profité pour poser plusieurs questions au niveau du fonctionnement de la ville. Mais comme la plupart d’entre eux sont arrivés depuis peu à Orbe, l’Omnibus en a profité pour leur demander ce qui manquait au premier abord dans leur nouveau lieu d’adoption pour les combler.

Un lac pour Aurélien!

Pour Camille et Hichem, venus de Bruxelles pour des raisons professionnelles, l’introduction de vélib comme à Paris ou à Yverdon serait une bonne chose, comme un marché le samedi, car ils ne peuvent pas venir à celui du jeudi, car ils travaillent tous les deux. Adeptes du VTT, Natacha et Armand attendent la création d’un centre sportif. De la même manière, ils souhaitent que les transports publics avec Lausanne soient meilleurs.

Pour Aurélien, un enfant venu de Morges, il manque un lac, car il aime tant les bateaux et il trouve la ville trop petite. Myriam, elle, s’inquiétait de savoir s’il y avait une cantine scolaire. Sandrine regrette qu’il n’y ait pas un congélateur communal, car elle achète sa viande par pièces auprès d’agriculteurs.

Elle souhaiterait aussi que la commune soit couverte par la Wifi. Il a été demandé d’améliorer l’éclairage public au chemin des Ars et des questions ont aussi concerné la culture et le sport et notamment l’adresse des clubs de la localité.

Bel échange finalement, malgré une assistance relative. Mais le dialogue été de bon aloi à cette occasion et l’on ne peut que souhaiter la bienvenue aux nouveaux habitants.

Photo Pierre Mercier

De jeunes apprentis doués.

La fournée de Pâques à Orny

De jeunes apprentis doués.

De jeunes apprentis doués.

La bise a baissé la garde. Sur la place de jeux – lieu convivial s’il en est – les villageois sont à l’apéro, agrémenté de feuilletés, tout frais sortis du four.

Des résidents  de l’EMS Cottier sont installés au soleil, dans la présence vivifiante des enfants, lunettes de soleil vissées sur la tête. Ce samedi-là, ces derniers sont gâtés. Ils ont le choix entre une course aux œufs et la confection d’un animal qui sera doré dans le four encore chaud. Ou les deux animations s’ils le désirent.

Dans le local noirci par la fumée, de jeunes enfants façonnent un animal sorti de leur imaginaire. La plus petite boulangère a trois ans. Sous l’œil bienveillant de Dominique Bataillard, au fournil depuis quatre heures du matin. Juste en face du four banal, les plus grands rivalisent d’adresse sur le parcours semé d’embûches, un œuf teint en équilibre dans une cuiller à soupe.

A 5 h. 30, Dominique Bataillard enfournait 50 pains pour la Ferme vaudoise à Lausanne qui ne manque jamais de passer commande. C’est que les gens de la ville sont friands de ces pains cuits à l’ancienne. Puis c’était au tour de 75 pains paysans, puis 75  pains multi-céréales d’être avalés par la bouche béante du four. Avant de céder la place à une centaine de tresses joliment torsadées.

On attend Claudia Capt qui vient d’Yverdon-les-Bains à la force du mollet et qui ne rate aucune fournée à Orny. Il y a comme ça des inconditionnels de ce pain qui a la saveur de l’enfance.

Photo Eliane Hindi

Vue de la grande salle depuis le fond de la scène.

Vallorbe: le chantier du Casino progresse

Vue de la grande salle depuis le fond de la scène.

Vue de la grande salle depuis le fond de la scène.

Le Casino de Vallorbe manque aux Vallorbiers depuis qu’il est en chantier. Et samedi passé, la Municipalité avait organisé une journée portes ouvertes pour permettre au public de se rendre compte, en situation, de l’avancement des travaux. Et de découvrir aussi certains trésors que le bâtiment recèle ou que les travaux ont permis de dévoiler.

Dans les temps

Sur place, la Municipalité, au grand complet, accueillait les visiteurs venus nombreux. Le syndic lui-même accompagnait volontiers les Vallorbiers pour leur fournir toutes les informations qu’ils souhaitaient obtenir. «La marche des travaux est strictement conforme aux plans qui ont été étudiés. Nous n’avons eu aucune mauvaise surprise et le cahier des charges peut être parfaitement respecté, dans le temps et dans la nature des travaux», assurait Stéphane Costantini, qui ajoutait que «sur le plan financier aussi, le plan était respecté».

Le chantier est actuellement aux mains des maçons et des techniciens qui s’affairent pour reconstruire l’intérieur de l’espace selon les lignes du projet. Les volumes sont respectés, les éléments historiques sont préservés. On pense en particulier au magnifique plafond en bois de la grande salle, dont on connaissait l’existence avant les travaux à la suite de sondages, mais dont on ne connaissait pas l’état de conservation.

Actuellement, on peut être sûr que sous réserve de quelques orifices qui avaient été pratiqués pour des aérations et qui devront être obturés par des pièces neuves, ce plafond pourra être intégralement conservé dans son état d’origine.

Nouveaux volumes et nouvelles installations

A relever au stade actuel du chantier la construction de l’ascenseur, qui permettra de desservir tous les étages, la création en bas d’un espace fumoir fermé ou encore le nouvel office pour la cuisine à l’étage de la grande salle, qui permettra au futur tenancier du restaurant de préparer intégralement des repas simples pour plusieurs centaines de personnes. A ce sujet, le syndic Stéphane Costantini confirme que «les auditions des intéressés par l’affermage du restaurant du Casino vont commencer sous peu et que le choix de la Municipalité interviendra une fois que tous les candidats auront été reçus».

Des solutions astucieuses

A l’extérieur, on peut voir aujourd’hui, contre le bâtiment, la fosse à pellets qui permettra d’assurer le chauffage à bois de l’édifice, qui est complété pour les périodes d’été ou d’entre saison par un système au gaz. Les circulations autour du bâtiment seront aussi aménagées de façon à permettre un accès aisé pour les livreurs du restaurant, ainsi qu’une possibilité pour les compagnies de théâtre ou de spectacles, de venir sous le bâtiment et de hisser des décors directement depuis un camion jusque sur la scène, ceci grâce à une trappe aménagée dans le sol de l’étage inférieur et un système de treuil.

Il ne reste plus qu’à patienter jusqu’au début 2012 pour pouvoir découvrir l’édifice dans ses nouveaux habits, intérieurs et extérieurs.

Photo Olivier Gfeller

Pluie

C’est jaune, vert et bleu

Pluie

Pluie

Ce ne sont pas les couleurs du Brésil et pourtant la météo qui est la nôtre ressemble partiellement à ce que ce pays d’Amérique du Sud vit au quotidien ou presque.

Le vert des prairies, le bleu du ciel, le soleil, agrémenté de l’émergence des champs de colza, offrent un ton joyeux à nos paysages.

Le coup d’œil est magnifique, en ce printemps peu ordinaire, puisque la pluie n’est pas au rendez-vous. Au point que la terre s’éclaircit et souffre de ce manque d’eau. En plus, la bise la sèche au point que la situation actuelle fait penser à celle de 1976, lorsque certains agriculteurs de la région donnaient du blé vert à leurs vaches en guise d’un fourrage qui manquait singulièrement.

La croissance des céréales ne se fait pas, l’herbe sèche et file sous la bise. Les champs de betteraves stagnent et les paysans deviennent empruntés à l’heure de semer le maïs. Et rien n’indique que les nuages vont s’amonceler sur nos têtes prochainement.

Inutile de dire que l’inquiétude se fait jour. Notre pays va-t-il souffrir de la sécheresse comme c’est souvent le cas sur d’autres continents ? Cela serait étonnant et chacun de souhaiter que la pluie ne tarde pas à faire son apparition.

Déjà que le prix de l’essence prend des proportions alarmantes, il ne manquerait plus que les céréales fassent à nouveau l’objet de spéculations abjectes. Le panier de la ménagère, déjà malmené, risque de souffrir un peu plus.

Alors, vivement que la pluie se mette à tomber.

En bas la ville, une épicerie vient d’ouvrir ses portes.

Romainmonastériens comblés

 

Océane, Sylviane, Patrice et Christophe prêts pour l’ouverture.

Océane, Sylviane, Patrice et Christophe prêts pour l’ouverture.

En bas la ville, une épicerie vient d’ouvrir ses portes.

Un baptême avec pour témoin un soleil radieux

Ce vendredi 8 avril, c’était la fête à Romainmôtier. Il y avait à nouveau une épicerie. Et dès 16 h., les chalands et les curieux franchissaient le pas de porte. Ils étaient surpris en bien (on n’est pas vaudois pour rien…)! Située dans l’ancien bâtiment de la BVC, le lieu est clair, la présentation des produits attractive et surtout il y a de l’espace entre les gondoles, la caisse et autres frigos pour déambuler à son aise.

Et puis, les terribles poteaux noirs, il y en a huit dans l’entrée, sont vêtus de décors printaniers et entourés de jute, ce qui les incorpore discrètement au nouveau commerce. La caisse en mobilise quatre. Trois espaces distincts animent l’épicerie: le colonial (conservation de longue durée), les surgelés, les produits frais et les légumes pour l’entrée ; suit la partie avec les articles bio et de boulangerie, pour arriver dans la section boissons avec et sans alcool et l’alimentation qui accompagne un apéro. La simplicité prime. Journaux de presse et périodiques viendront prochainement élargir l’offre de l’épicerie. Ouvert 6 jours sur 7, ils l’agrémenteront d’un service de livraison à domicile.

La commune avait quelques exigences

Sylviane Girardet et Patrice Carlucci accueillent les gens avec sourire et gentillesse. Ils sont un peu stressés, mais heureux, ils ont pu ouvrir l’épicerie un mois après le feu vert de la Municipalité. Deux de leurs enfants, Océane et Christophe les secondaient ce jour-là, très à l’aise.

C’était impératif pour les nouveaux épiciers de se démarquer du simple dépannage afin d’offrir, en plus des articles de première nécessité, une gamme de produits bio, et une cave en partenariat avec les producteurs de la région. Les produits bio et régionaux faisaient partie des exigences de la commune.

Avec les commentaires positifs des clients, ils étaient récompensés des efforts pour donner vie le plus vite possible à ce lieu. Les gens retrouvaient une épicerie de village, avec tout ce que cela comporte de social et d’échanges humains pour jeunes et moins jeunes.

Un parcours de vie qui les ramène aux sources

Tous deux ont grandi dans des familles de commerçants: pour Patrice, c’était une boucherie que ses parents tenaient à Genève et ceux de Sylviane avaient un commerce d’électricité, principalement pour le théâtre et le cinéma à la Vallée de Joux.

Après avoir tenu ensemble un kiosque-épicerie à Nyon durant 10 ans, ils ont fait le choix d’élever leurs trois enfants à la campagne, et sont montés à la Vallée de Joux. Maintenant qu’ils sont ados, les parents souhaitaient ardemment reprendre une épicerie, et l’opportunité s’est présentée pour eux à Romainmôtier. En visitant les lieux totalement libres, ils ont eu le coup de foudre. Ils ont déposé leur candidature avec un dossier solide. Le 5 mars, l’aventure débutait.

Et les Romainmonastériens les ont bien accueillis.

 

Photo Marlène Rézenne