Roger Roch

L’Abergement : fin de cycle

 

Roger Roch

Roger Roch

Un vrai battant

Tout le monde connaît la verve de Roger Roch dans le milieu politique de la région. Le syndic de L’Abergement ne manque pas une occasion de dire son courroux lorsque les décisions à prendre ne lui plaisent pas. Il ne manque pas de fustiger ce canton «qui séquestre la manne des petites communes». «On prend de grandes décisions au Château mais on délègue aux municipalités le soin de régler l’addition, nous dit M. Roch. Je trouve cela injuste. Prenez les réseaux pour la petite enfance, on a créé le besoin et on doit passer à la caisse.

La facture sociale n’a pas pris l’ascenseur, mais elle a grimpé dans le ciel comme une fusée puisque nous sommes passés de Fr. 12 200.— en 1995 à Fr. 162 000.— en 2010 pour ma localité. Je ne suis pas favorable non plus à l’école continue, qui exigera de nouveaux sacrifices financiers. Dans la foulée, je suis furieux contre l’enseignement scolaire qui est lamentable, car les jeunes qui sortent de l’école arrivent dans le monde du travail avec un bagage de plus en plus affligeant.

Dans un village comme le mien, j’ai un sentiment d’impuissance, ce d’autant plus que les députés de la région ne viennent même pas à notre rencontre pour s’informer de nos soucis alors qu’ils devraient être des éléments-moteur».

On leur doit tout sans retour

Malgré tout, ce ne sont pas uniquement ses démêlés avec le Canton qui ont fini par lasser Roger Roch. Les chamailleries entre voisins l’ont aussi irrité. «J’aime les gens et j’ai de la peine à comprendre pourquoi les citoyens se montrent si peu respectueux de l’autorité. Ils pensent qu’on leur doit tout, mais qu’ils n’ont rien à donner en retour. Ce n’est rien d’autre que de l’égoïsme. Cette absence de convivialité me navre, alors que l’on tente d’aider au mieux nos concitoyens.

Ils ne savent peut-être pas que l’on doit sans cesse se battre. Voyez nos projets de parc éolien, les écologistes les contestent mais qu’ont-ils d’autre à proposer ? Ils veulent économiser l’énergie, mais en s’opposant aux panneaux solaires ou au biogaz, ils nous poussent vers le nucléaire, qui n’est tout de même pas la panacée ».

S’occuper des siens

Roger Roch quittera son fauteuil l’âme en paix. Le gaz et le téléréseau ont été installés dans le village. La tuyauterie, épuration et conduites d’eau ont été presque totalement renouvelées. Nous avons aussi obligé les transports publics à desservir le centre du village, ce qui a nécessité pas mal de négociations. Nous avons un seul souci avec l’or liquide car nous dépendons uniquement de la source Mercier en association avec d’autres communes. Nous envisageons un forage dans l’une de nos forêts mais il faudra dépenser Fr. 70 000.—pour sonder le sol, avec bon espoir de trouver de l’eau.

S’il y a des crève-cœur dans la vie d’un municipal et d’un syndic, il y a aussi de beaux moments comme la rencontre avec de nouveaux habitants charmants. Roger Roch a du reste trouvé des candidats pour compléter la Municipalité à l’heure des élections, car il redoute la fusion, prétextant que l’agrandissement du district a déjà réduit cet aspect de proximité qui existait lorsque les instances cantonales étaient présentes à Orbe.

Il quittera l’Exécutif après avoir passé sept ans comme municipal et 2 législatures (neuf ans et demi) comme syndic. Roger Roch (53 ans) se consacrera à son entreprise mais surtout à sa famille et à ses trois filles afin qu’il les voit grandir sans oublier de renouer avec l’apiculture qu’il avait été un peu mises de côté, pour mieux «piquer» le Canton!

Photo Pierre Mercier

LeZarti'Cirque

Soirée acrobatique avec LeZarti’Cirque

LeZarti'Cirque

LeZarti'Cirque

C’est devant une salle comble que la troupe de jeunes artistes du LeZarti’Cirque s’est produit samedi 12 février à l’hôtel de Ville de Baulmes.

Avec des élèves prometteurs, c’est un magnifique spectacle plein de poésie que nous a offert l’école de Cirque de Sainte-Croix, créée en 2003, en collaboration avec l’Association Culturelle de Baulmes.

Petits et grands ont donné le meilleur d’eux-mêmes sur scène, lors de numéros divers, allant du jonglage, au mât chinois, en passant par le trapèze, les «rideaux» et d’autres encore. Tout ceci exécuté avec délicatesse, accompagné de musiques variées, et pour certains numéros, deux élèves ont même fait valoir leurs talents de musiciens, à l’accordéon et au piano.

Un spectacle agréable

En première partie, ce sont les plus jeunes qui nous ont successivement charmés avec leurs prestations touchantes, dotés d’une bonne technique et de sourires angéliques.
En deuxième partie, c’est à un voyage au pays des rêves auquel nous avons eu droit. Et quel bonheur d’assister à une aussi jolie mise en scène! Des costumes jusqu’aux mouvements et acrobaties, tout était cohérent et très bien exécuté.

Entre les différents numéros, ce sont quatre jeunes, trois garçons et une fille, qui nous ont conquis avec leur agilité déroutante à grimper le long du mât chinois, installé au milieu du public.

Pour conclure, ça a été un réel plaisir de voir tous ces jeunes réunis par une même passion, nous faire découvrir leurs talents, car c’est sûr, ils en ont!

Photo Katy Josi

Le comité avec Nicole Desponds, Michel Duvillard et Séverine Coutaz.

Chavornay: assemblée annuelle de l’USL

 

Le comité avec Nicole Desponds, Michel Duvillard et Séverine Coutaz.

Le comité avec Nicole Desponds, Michel Duvillard et Séverine Coutaz.

Le jeudi 17 février dernier, l’«Union des Sociétés Locales» a tenu sa séance annuelle dans la salle des répétitions du Verneret.

C’est en présence du municipal Jean-Marc Thibaud et du secrétaire municipal Jean-Michel Steiner  que l’assemblée débute, une fois n’est pas coutume, par Nicole Desponds, la secrétaire, qui remplace le Président démissionnaire.

Sur une idée de Michel Duvillard, l’Abbé-président de l’Abbaye, le comité propose que dorénavant  la présidence de l’USL soit assurée par un membre des sociétés présentes pour une seule année et à tour de rôle. La proposition est acceptée à l’unanimité.

Pour ce premier tour de présidence, le comité présente la candidature de la société de l’Abbaye qui, par l’Abbé-président Michel Duvillard, assure ce rôle pour 2011. La vice-présidence est assurée par la société du Tennis. C’est Raymond Benkert qui pourvoira cette tâche pour 2011 et qui par le  système adopté sera le président 2012.
L’assemblée, avec un comité complet peut enfin délibérer et entendre de la bouche de la caissière Séverine Coutaz que la fortune de l’USL a augmenté d’un peu plus de mille deux cent francs pour atteindre la somme de Fr.35 213.95 au 31 janvier 2011. Ce qui a permis au comité d’annoncer que pour 2011, l’USL renonce à percevoir une cotisation et que pour les années à venir, celle-ci passera de Fr. 100.– à Fr. 50.– par société inscrite. A noter que les vérificateurs des comptes pour 2011 sont les sociétés du Foot, de la Gym et des Pêcheurs toutes trois  applaudies par les personnes présentes.

Deux nouvelles demandes d’admissions ont été présentées au comité et soumises à l’assemblée :
D’abord, la Société du Tchoukball club de la plaine de l’Orbe qui explique que ce sport, pratiqué par 35 jeunes de 18-20 ans est sympa sans une vraie compétition et sans contact direct. C’est un jeu inventé par un médecin genevois qui voulait un sport permettant de bouger sans se faire trop de mal (www.tchoukball.ch). Monsieur Bezot, président du club, ne cache pas qu’il recherche surtout des locaux pour pratiquer ce sport et que d’intégrer l’Union des Sociétés Locales contribuerait à l’aider.
Ensuite, c’est au tour d’une école de Karaté de faire candidature.

Déjà présente à Orbe, elle a dû déménager et s’est installée à Chavornay dans des locaux loués par la commune. Cependant, cette école n’est pas au sens propre une société locale, puisqu’elle encaisse les cotisations directement par son président et n’est pas, à ce titre, une société sans but lucratif. Au vu de cette dernière information, la Municipalité, par la voix de Jean-Marc Thibaud, invite l’école de Karaté à se représenter l’année prochaine avec des statuts plus proches des conditions d’admission.
Comme le tchoukball répond aux critères d’admission, l’assemblée vote pour l’entrée de cette société dans les rangs de l’USL.

Les débats s’ensuivent par les réservations de locaux pour les manifestations à venir, mois par mois.

Selon le PV de l’assemblée extraordinaire du 25 novembre 2010, plusieurs demandes pour l’achat d’un bar modulable ont été transmises au comité. Depuis, deux offres pour l’achat de ce bar modulable ont été soumises aux membres de l’USL: une de Fr. 14 850– provenant de l’ébéniste Pierre Poncioni et l’autre de Fr.7 150.– venant l’atelier de la menuiserie Thibaud (avec mention que le montant des travaux de ce dernier a été calculé au tarif apprentis, puisqu’il s’agit d’un travail qui serait fait par ceux-ci). Après débat, l’attribution de la construction du bar a été votée pour l’ébéniste Pierre Poncioni.

A noter que l’Aviculture change de nom: elle devient «la Société des petits animaux de Chavornay et environs»

L’assemblée s’est achevée comme d’habitude par l’apéritif de l’amitié auquel étaient conviées les personnes présentes.

Photo Pierre Pellaton

Didier Cuche

Merci Didier

Didier Cuche

Didier Cuche

Grâce au Neuchâtelois, la Suisse ne rentre pas bredouille des Championnats du monde de ski. Malgré tout, le bilan est bien maigre. Par expérience, je sais que lorsque l’on rate des médailles en début de compétition, il est difficile de se rattraper par la suite. Parce que la pression monte dans une fédération qui avait l’ambition de ramener six médailles de Garmisch. Cela dit, il faut reconnaître que nos skieurs n’ont pas été aussi brillants en Coupe du Monde que lors des saisons précédentes.

D’abord, l’effectif de notre équipe suisse est étroit. En l’absence de Défago, seul Cuche a obtenu de très bons résultats, en descente notamment. Carlo Janka n’a pas pu se hisser à la hauteur de son camarade à cause d’un virus et d’un problème cardiaque.

Chez les filles, il a fallu compter sur le phénomène Lara Gut, revenue à la compétition après une saison blanche (blessure), pour espérer glaner une médaille. C’est bien peu de monde par rapport à nos rivaux éternels, les Autrichiens, pourtant minés par les blessures, mais dont la prestation a été bien meilleure.

A l’heure du bilan, il faut faire deux constatations. Sur le plan technique, les Helvètes sont à la peine. Si les hommes n’ont jamais brillé en slalom, les filles étaient plus présentes. Alors qu’aujourd’hui nous n’avons plus personne chez les féminines, aussi bien en géant qu’en spécial. Et puis nos compatriotes semblent bien fragiles psychologiquement. Ils craquent à l’heure où on les attend et ne parviennent pas à se sublimer.

Car les championnats du monde, ce n’est pas seulement une affaire de qualité, mais aussi de culot.

Le comité de la FVSA, de gauche à droite Henri Geissbühler, Ruth Erismann, Jakob Troxler, président, André Pasche et Christine Golay.

Les apiculteurs vaudois en assemblée

Le comité de la FVSA, de gauche à droite Henri Geissbühler, Ruth Erismann, Jakob Troxler, président, André Pasche et Christine Golay.

Le comité de la FVSA, de gauche à droite Henri Geissbühler, Ruth Erismann, Jakob Troxler, président, André Pasche et Christine Golay.


La Fédération Vaudoise des Sociétés d’Apiculture tenait samedi passé à la salle communale de Bretonnières sa traditionnelle assemblée annuelle des délégués. L’occasion de prendre, à bonne source, des nouvelles de la santé déficiente des colonies d’abeilles depuis quelques années.

L’assemblée a débuté par une mauvaise nouvelle : Pierre-Henri Conod, le vice-président de la section d’Orbe et cheville ouvrière de l’organisation de cette journée avait dû être emmené à l’hôpital le matin après un malaise. Et chacun se faisait du souci pour sa santé. L’agriculteur et berger retraité, qui fabrique tous les produits de la ruche, du miel de sapin au pollen en passant par l’hydromel, devait revenir plus tard dans l’après-midi, rassuré sur son état, mais pas encore très vaillant. Dans l’intervalle, c’est Claude Guignard de Romainmôtier, le président de la section qui l’a suppléé et a notamment reçu, pour la section et pour une année, la fameuse médaille Apimondia 1995, qui distingue la qualité des produits vaudois.

Une partie statutaire sans histoire

De la partie statutaire proprement dite, on relèvera simplement le changement de caissier. Le titulaire Henri Geissbühler, de Constantine, se devait réglementairement de laisser la place à un successeur, après plus de 12 ans passés avec succès dans sa charge. C’est donc Samuel Panchaud, élu par acclamation, qui lui succède avec effet immédiat.

Mais de quoi meurent-elles ?

Des différents rapports présentés et de la discussion nourrie qui a eu lieu ensuite, on notera que le fameux varroa ne semble de loin pas être le seul responsable des colonies disparues ou décimées depuis quelque temps. Il faut, semble-t-il, se tourner vers les pesticides et autres insecticides, utilisés de façon intensive, notamment dans les régions où l’on pratique la culture des céréales. Il ne semble pas exister de preuves scientifiques permettant d’incriminer ces produits, mais plutôt des constats pragmatiques.

L’inspecteur cantonal des ruchers, Frank Crozet, a procédé à quelques expériences de déplacements temporaires de ruches en altitude, notamment à la Vallée de Joux, qui tendraient à démontrer qu’un air non vicié à des périodes critiques du cycle de vie de l’abeille est particulièrement favorable au bon développement des colonies. Les fameux engrais verts, dont la phacélia, ne seraient pas non plus sans conséquence, les abeilles continuant de butiner en novembre alors qu’elles devraient plutôt prendre du repos.

La difficulté actuelle est de déterminer quels sont les facteurs déterminants dans ces disparations de colonies. Et même sur le plan européen, on ne dispose pas encore d’études indiscutables. En attendant, et comme le rappelait le président de la FVSA Jakob Troxler, relayé ensuite par l’ancien vétérinaire cantonal Jacques-Henri Penseyres, la plus grande prudence doit être de mise face aux essaims sauvages et aux essaims importés : tous deux peuvent être sources de contamination des colonies indigènes.

Photo Olivier Gfeller

Madame et son syndic

Bretonnières: départ du syndic

Madame et son syndic

Madame et son syndic


25 ans au service de la commune

A 59 ans, François Berthoud a décidé de mettre un terme à son mandat. Municipal depuis vingt-cinq ans et syndic à partir de 1994, il estime qu’il est l’heure de passer la main. Non pas qu’il soit las de son activité, mais il estime qu’à un certain moment, il faut laisser à d’autres le soin de conduire sa commune. Pendant de très nombreuses années, il a pu compter sur l’appui de Claude Regard, qui fut un secrétaire communal hors pair. La succession de ce dernier ne fut pas facile, mais les choses ont pu être rétablies grâce à l’appui de la commune d’Orbe et de l’une de ses secrétaires, Mme Tauxe. Cependant, il estime que son approche relativement lacunaire de l’informatique et quelques problèmes de santé le contraignent à remettre son mandat.

Gare et bistrot sauvés

S’il jette un coup d’œil dans le rétroviseur, le syndic de Bretonnières pense avoir bien accompli sa tâche. Il a fallu sauver la halte CFF du village en réhabilitant le passage sous voies ;  il a été nécessaire de réaménager la maison de commune ainsi que le café avec l’aide d’un gérant de qualité. De nouvelles maisons ont été construites bien malgré le fait que le plan cantonal d’aménagement limite le développement des petites communes. Un Plan Général d’Affectation (PGA) sur lequel la Municipalité planche encore pour tenter de convaincre des propriétaires terriens de céder un peu de terrain pour la construction. Un point noir à relever, la fermeture de l’école.

La facture sociale

Financièrement, Bretonnières se porte bien. En partie grâce à la manne de la gravière, les Caque-lentilles avaient un point d’impôt à 50, qu’il a fallu augmenter avec le temps et qui est monté à 66. Il faut dire que la contribution à l’aide sociale (Fr. 200’000.– à un certain moment), plombait un peu les comptes. Avec un budget de 1,2 millions, le village ne peut pas avoir des ambitions démesurées. Et les municipaux s’imposent des travaux que leurs collègues des localités plus grandes n’ont pas. Ainsi, François Berthoud s’occupe depuis longtemps en dehors de ses fonctions de syndic de l’entretien du cimetière qui avait été laissé un peu à l’abandon au milieu des années 80.

Des fleurs pour Madame

Si le conseil général de l’époque était conduit de manière quasi dictatoriale par Georges Chappuis, ce législatif est devenu plus démocratique et ressemble aujourd’hui au bureau des réclamations (vitesse, conflits de voisinage, etc). Au point que l’épouse du syndic Yvette, regrette l’époque où tout se réglait à la cuisine de la ferme. Mais la nouvelle population peine à s’intégrer et la vie sociale du village en souffre un peu. Madame craint forcément que la retraite du chef ne sera pas simple à gérer après tant d’années passées au service du village. Quand bien même elle pense que son mari jardinera plus qu’avant, puisqu’il adore les fleurs. Donc, ce retour à la normale se transformera en rose pour celle qui l’a soutenu pendant un quart de siècle.

Photo Pierre Mercier

François Bierlaire est classé actuellement premier au circuit national jeunesse en cadets ; au tournoi d’Orbe, il s’est classé troisième suite à la «mort subite» où il a perdu 14-15 en demi-finale.

Escrime : étape nationale à Orbe

François Bierlaire est classé actuellement premier au circuit national jeunesse en cadets ; au tournoi d’Orbe, il s’est classé troisième suite à la «mort subite» où il a perdu 14-15 en demi-finale.

François Bierlaire est classé actuellement premier au circuit national jeunesse en cadets ; au tournoi d’Orbe, il s’est classé troisième suite à la «mort subite» où il a perdu 14-15 en demi-finale.

Une centaine d’escrimeurs de toute la Suisse et même de France s’étaient donné rendez-vous à la salle omnisports du Puisoir.

Organisée par le cercle d’escrime d’Yverdon, cette étape du circuit national réunissait d’abord les jeunes dans le cadre de «Graines d’escrime» et offrait la possibilité de participer à des tournois au sabre ou au fleuret.

Les classes de juniors jusqu’à 20 ans étaient aussi de la partie avec une septantaine de participants. Enfin, chez les seniors, ils étaient 25 à se disputer la victoire au sabre.

Du côté des régionaux, on citera la médaille de bronze de François Bierlaire (Orbe) chez les 14-16 ans et les cinquièmes places de l’Urbigène Nour Paris chez les benjamines et de Keoran Ringer (Chavornay) chez les minimes. Des récompenses obtenues au sabre, puisque le club yverdonnois s’est spécialisé dans cette arme.

Photo Anne Folens

Fontaine

La valeur de l’eau

Fontaine

Fontaine

On ne connaît la valeur de l’eau que lorsque le puits est à sec

En Suisse, l’approvisionnement en eau potable est garanti par des précipitations qui renouvellent continuellement les nappes phréatiques, les lacs et les cours d’eau. L’eau n’en demeure pas moins une ressource précieuse qui ne doit pas être gaspillée.

Besoin élémentaire

L’eau potable est la denrée la plus importante de notre alimentation. Rappelons que le corps humain se compose de 60% d’eau. L’eau n’est pas stockée par notre organisme, qui perd environ 2,5 litres d’eau par jour.

Or, ces dernières saisons, les pluies sont moins abondantes dans notre région et ne comblent pas forcément le déficit. Certaines nappes phréatiques sont basses et les sources, par endroits, manquent de ce précieux liquide. En été, il faut même ravitailler en eau les chalets de montagne pour les troupeaux.

Où est la pluie ?

Chaque année, au printemps, la fonte des neiges sur les sommets apporte la quantité nécessaire de liquide pour renflouer les nappes, lacs et sources. Mais, cette année, au 15 février, les sommets du Jura sont gris et les taches de neige rares. Dans les Alpes, on crée des pistes skiables grâce à l’utilisation des canons à neige, afin d’avoir un minimum de descentes ouvertes entre les taupinières dans les prés.

Il y a si peu de neige que l’on se demande d’où viendra l’eau qui fera gonfler les ruisseaux et les rivières au printemps ! En janvier 2011, il est tombé 38.8 l. Ce n’est pas beaucoup, mais il y a eu déjà moins que cela. La moyenne mensuelle par année la plus basse a été de 51.27 l. en 2003 pour 52.16 l. en 2010, et la plus forte de ces 15 dernières années fut de90.77 l. en 1999.

La danse de la pluie

La pluie ou la neige seront les bienvenues pour les relâches des enfants, mais aussi pour tous. Avant de faire la danse de la pluie, faisons confiance à Dame Nature, mais peut-être est-il temps de ne pas la vilipender et au contraire de l’économiser en commençant dans la salle de bains, à la cuisine ou à la piscine.

Orbe
Les Urbigènes n’ont pas de souci à se faire, car la ville est bien équipée avec ses sources et sa station de traitement du Bois de Chêne, inaugurée l’an passé. La surveillance y est constante par le service technique et les contrôles bactériologiques et chimiques sont effectués selon les directives du laboratoire cantonal. La qualité de l’eau est garantie, mais les autorités ne peuvent pas forcément éviter des problèmes extérieurs qui pourraient arriver et n’ont pas de lien direct avec le ciel.

Photo Marianne Kurth

Juraglöggli

Jodlerclub Juraglöggli en liesse à Orbe

Juraglöggli

Juraglöggli

Les amateurs de jodel s’étaient donné rendez-vous vendredi et samedi derniers au Casino pour vivre deux soirées épatantes.

Deux soirées qui ont charmé un public averti, lequel est venu en nombre et de toute la région applaudir chanteurs et acteurs.

Vendredi, ouverture rythmée par le groupe de «Schwitzoises Tavannes» suivie de la prestation attendue du Jodlerclub Juraglöggli local. Au cœur du divertissement, dans un discours plein d’humour, le chaleureux président Gottfried Frauchiger «Godi» a exprimé ses remerciements de circonstance et avoué une dérive quelque peu francophone de leur registre. A relever une particularité du jodel, après avoir donné le ton à l’aide de son diapason, la directrice, Annelise Cavin, réalise un vrai tour de passe-passe, en dirigeant l’ensemble vocal les mains dans les poches!

En intermède, la très belle performance du «Jodlerquartett Wandflue» de Soleure qui a fait passer dans le public des frissons de plaisir en accompagnant notamment le Juraglöggli dans une magnifique interprétation finale.

Samedi, ouverture par le trio folklorique «La Bidouille» et en intermède du tour de chant du Juraglöggli, le trio d’harmonicas «Schmittebuebe» (les garçons Schmitt) qui a imprimé un tempo revigorant propre à ravir les spectateurs. Dans la partie officielle, «Godi» a prétendu avec malice, que dans la vie urbigène, il y avait trois dates incontournables, Noël, la soirée du jodlerclub et Pâques… Trois jubilaires ont été honorés et ont reçu un beau cadeau : le président Gottfried Frauchiger pour 25 ans de sociétariat, ainsi que Reto Läuchli et Ruedi Kaenel pour 10 ans. Le bis du public «Steimanndli jutz» reporté après minuit et chanté par plus de quarante exécutants présents, a enthousiasmé la salle.

En deuxième partie du spectacle des deux soirées, on a vu une pièce de théâtre humoristique très animée, «Les murs ont des oreilles» de Sylvain Clot et mise en scène par Jean-Paul Ducret. Calquée sur la vie campagnarde d’un ménage trop masculin, en recherche d’acceptation d’une présence féminine compétitive, n’a pas été une sinécure. Les comédiens amateurs bien dans leur personnage ont ravi le parterre, avec des jeux scéniques ironiques et pleins d’esprit, une prestation très applaudie.

Deux soirées qui font toujours recette, ont permis de vivre des instants empreints d’émotion et de plaisir.

Photo Alain Michaud

Catarina et Antonio Tavares

Le poulpe débarque aux Clées

Catarina et Antonio Tavares

Catarina et Antonio Tavares

Le temps passe vite et ça fait déjà depuis octobre dernier que Catarina et Antonio Tavares ont repris la tête du restaurant de la Croix Blanche. Et quand on passe la porte de leur établissement, les savoureuses odeurs de cuisine du sud entourent le visiteur. Antonio et Catarina Tavares sont d’origine portugaise et ont tous deux travaillé dans la restauration depuis toujours. Il n’y a pas très longtemps encore, le nouveau patron des Clées cuisinait dans un restaurant réputé du Chablais (La Nonna, à Aigle) et la patronne avait la responsabilité du service dans un établissement de Romanel-sur-Lausanne.

Cela faisait longtemps qu’ils cherchaient à se mettre à leur compte et à pouvoir travailler ensemble. Et la commune des Clées cherchait elle aussi depuis longtemps un nouveau patron pour l’auberge communale. Heureuse rencontre donc que celle-ci. Avec un accueil plus que bienveillant de la part de la population locale, «toujours prête à donner un coup de main», précise Antonio Tavares, «pour qui la qualité du produit passe avant tout et qui a son réseau de fournisseurs sur lesquels il peut compter pour être en mesure de travailler ses préparations».

Une nouvelle carte chaque saison, mais des plats de tradition toute l’année

Il fallait trouver comment allier tradition et nouveauté dans un cadre qui n’est pas particulièrement au passage. C’est donc à un savant mélange de mets locaux et de plats à la mode portugaise que le chef Antonio Tavares s’est livré. A côté d’une carte des mets de saison, on y trouve aussi bien des fondues Bacchus que des pavés de bœuf hyper-tendres. Mais ce qu’on trouve beaucoup moins fréquemment dans la région, ce sont des Frito Misto à l’ail, des déclinaisons de morue épicée, des gambas en multiples présentations ou encore, spécialité du chef s’il en est, du poulpe dans tous ses états. Si le poulpe vient de loin pour arriver dans l’assiette aux Clées, pas de doute que les clients viendront de loin pour aller au poulpe.

Une spécialité alliée à un secret de préparation dont la seule évocation fait saliver. A part ça, le couple est très content des premiers mois d’exploitation. Il dispose de 25 à 30 places au restaurant, de 25 places au café, et d’une salle pour banquets. Et en été, il utilisera la terrasse qui jouxte l’établissement.

Les prix ont été calculés de façon à rester particulièrement raisonnables. Avec des plats du jour, et des pâtes tous les mardis soir pour Fr 13.–. A ce prix, on aurait tort de s’en priver.

Auberge de la Croix Blanche
1356 Les Clées
024 441 91 71
Fermé le mercredi et les jours fériés
www.lesclees-restaurant.ch

Photo Olivier Gfeller

De. g. à dr. : Noélie Roch, Stéphanie Pereira Magalhaes et Nelly Lopes, jeunes comédiennes.

Quand les élèves de VSO deviennent des artistes

De. g. à dr. : Noélie Roch, Stéphanie Pereira Magalhaes et Nelly Lopes,  jeunes comédiennes.

De. g. à dr. : Noélie Roch, Stéphanie Pereira Magalhaes et Nelly Lopes, jeunes comédiennes.

C’est avec enthousiasme que les élèves des classes de 8e année VSO d’Orbe préparent leurs pièces de théâtre, coachées par Mmes Amélie Schöpfer, Judith Prébandier, et Delphine Conod, afin de financer leur voyage d’études. «De cette manière, les élèves se sentent valorisés et apprennent à s’exprimer aisément en public, ce qui pourra les aider plus tard pour des entretiens d’embauche» déclarent Amélie et Judith.

Au total, 4 pièces seront présentées: 2 tirées de la mythologie; «Les 12 Travaux d’Hercule» et «La Boîte de Pandore», ainsi que 2 pièces tirées du «Théâtre de Motordu»: «L’Enfant au Moineau» et «Champ de Pagaïe».

Les élèves auront la chance de se produire au Théâtre de la Tournelle. Pour Amélie et Judith, c’est un réel point positif. «Sièges spectateurs, coulisses et lumières font professionnels, ils se sentent donc plus concernés» expliquent-elles.

Organiser un tel événement demande beaucoup de travail. «Il est vrai qu’étant dans un contexte hors classe, les élèves sont plus difficiles à cadrer» confient les enseignantes. Mais malgré les difficultés rencontrées, elles relèvent tout de même «un énorme investissement de leur part».

La bonne humeur est de mise

Les élèves semblent d’ailleurs emballés par ce projet. C’est le cas de Nelly Lopes, Noélie Roch et Stéphanie Pereira Magalhaes, trois actrices en herbe. «C’est bien, car on peut montrer qu’on n’est pas seulement des élèves, mais qu’on a aussi un côté artiste.» relève Stéphanie. Toutes sont du même avis : « Nous sommes timides de nature, donc ce n’est pas facile, mais nous y trouvons quand même du plaisir et ne pas être seules sur scène nous rassure».

Les garçons sont, eux-aussi, positifs. «Je pense que le théâtre est un bon moyen de s’exprimer et de partager un bon moment» déclare Rayan Berger. L’équipe logistique confirme: «C’est la première fois que je suis dans les coulisses et je ne suis pas déçu, ça change!» s’exclame Dominique Humbert.

C’est le sourire aux lèvres que les élèves évoquent l’attitude des professeures lors du projet: «Elles sont plus cool, car il n’y a pas de notes et on peut rigoler» déclare Rayan, approuvé par ses camarades. «Je me réjouis de voir ce que le public va penser» termine Stéphanie.

Venez nombreux les 30 et 31 mai, ainsi que les 9 et 10 juin 2011 à 20 h. au Théâtre de la Tournelle à Orbe.
Infos et réservations par téléphone au 024 441 39 66 ou par email à l’adresse suivante : reservation@tournelle.ch

Photo Katy Josi