Admir et Arber Miftari font partie du Chavornay new look.

Football : 3e ligue, Chavornay décolle

Admir et Arber Miftari font partie du Chavornay new look.

Admir et Arber Miftari font partie du Chavornay new look.

Il s’était sérieusement renforcé entre les deux championnats. Mais Chavornay a connu un début de saison irrégulier, ne confirmant pas vraiment l’étiquette de favori du groupe 3 de 3e ligue. Au point d’être sérieusement distancé par les leaders que sont Jorat Mézières et Ependes.

En 48 heures, les Corbeaux se sont rappelés au bon souvenir de tous. Au cours d’un derby, le club profitait de son statut d’outsider pour s’imposer à Ependes et devait une certaine chandelle à son jeune gardien Yann Pilloud qui retenait un pénalty à un quart de la fin alors que le score était déjà de 4-2, évitant à ses coéquipiers une fin de partie difficile.

Besoin de stabilité

Samedi, la formation de Frank Duplan n’a fait qu’une bouchée de Valbal qui a certes profité du balbutiement des locaux en première période mais qui a encaissé deux buts juste après le thé, des réussites qui mettaient un terme à ses espoirs (4-0). Le président Jérôme Reumer attribue ce retour au premier plan au fait que sa garniture première a trouvé maintenant la cohésion qui lui est nécessaire.

«Avec de nouveaux joueurs, il faut un peu de temps pour que les choses se mettent en place. Nous pouvons aussi compter sur l’opportunisme d’Alex Ristic qui s’avère prépondérant. Certes, nous avons huit points de retard sur les premiers de classe mais notre troisième rang nous permet de penser que notre deuxième tour sera intéressant même si nous n’avons pas l’ambition de monter pour l’immédiat.

Le club avait d’abord besoin de trouver une certaine stabilité après quatre saisons difficiles. Aujourd’hui, on sent que les gars n’ont plus la peur au ventre qui les tenaillait ces dernières années et je pense que notre ambition de terminer parmi les trois premiers est tout à fait raisonnable».

Orbe II et Valbal à la peine

Dans ce groupe, Orbe II est de plus en plus isolé au dernier rang. Après avoir perdu 4-2 contre La Vallée au Puisoir, les Urbigènes comptent trois longueurs de retard sur Champagne et 4 sur Valbal qui lui aussi souffre dans cette fin de premier tour.

Photo Pierre Mercier

Rita Crisante a repris le flambeau du «Jura Artistique».

Jura Artistique : continuer sans moi!

Rita Crisante a repris le flambeau du «Jura Artistique».

Rita Crisante a repris le flambeau du «Jura Artistique».

Georges Dumitresco

Avant de quitter la Roumanie pour la Suisse en 1969, Georges Dumitresco pratiquait déjà la médecine et avait été primé à l’occasion de plusieurs concours d’art. Il connut également la détention et la torture dans les geôles de la «Securitate», la sinistre police de la dictature communiste.

Le rideau de fer lui laissa de profondes meurtrissures et un besoin de liberté qu’il exprima à travers une création artistique originale et diversifiée.

Pour Georges Dumitresco l’art représente «une conquête, un labyrinthe de recherches, une création, un langage, une orchestration irrésistible de sentiments, une liberté d’expression, une incursion dans l’imperceptible jusqu’au paradoxe, une passion dévorante, un acte de courage et de foi».

A part l’huile et l’aquarelle, il maîtrisait parfaitement d’autres techniques picturales telles que le monotype, l’acrylique, la linogravure, la tapisserie, le vitrail et le «xeropictogramme», un style personnel qu’il avait développé.

A Vallorbe où il s’installa, il fut médecin généraliste et pratiqua bien avant l’heure l’art thérapie. Comme le souligne Félix Tuscher, «il voyait dans l’art un moyen pour que l’homme puisse se sublimer et acquérir la force intérieure lui permettant de triompher de la maladie».

Conception de l’art éminemment sociale

«Vous devez continuer, même sans moi.» Ce sont les dernières paroles que Georges Dumitresco, adressa à ses collaborateurs, quelques jours avant sa mort, survenue durant l’édition 2008 du «Jura Artistique».

Reprendre le flambeau d’une telle personnalité n’a pas été une tâche aisée pour Rita Crisante. Grâce à son sens des contacts et à ses nombreuses relations avec le monde artistique, la présidente du «Jura Artistique» est parvenue à maintenir la même ligne conductrice.

Afin d’assurer la pérennité de cette manifestation, les organisateurs estiment en effet primordial de conserver l’objectif du fondateur, dont la conception de l’art était éminemment sociale. «L’art n’est pas l’apanage de quelques artistes auréolés de leur propre gloire, non c’est quelque chose que tout le monde a le droit de partager.», renchérit Félix Tuscher.

Comme précédemment, la présente exposition du «Jura Artistique» (la 33e édition) est placée sous le signe de la confrontation des idées, des techniques et des styles.

Une dizaine d’artistes aux talents fort différents exposent leurs œuvres. De la poésie à la peinture en passant par la sculpture, la marqueterie, la ferronnerie, la céramique et la réalisation de lampes; une évidence s’impose: l’art et l’artisanat sont synonymes de créativité.

Exposants
Rita  Crisante - Poèmes
Fazan Marianne - Peinture
Les Grandes Forges,
Vallorbe - Fer forgé, ferronnerie d’art
Céline Rousset  - Céramique
Gilles Martin  - Céramique
Etienne Saillard - Marqueterie
Ingrid Vallet - Peinture
Emmanuel Vitte - Sculptures,
Chantal  Vuadens - Peintures
Wyss Marlyse - Lampes
Quelques tableaux de Georges Dumitresco, fondateur du «Jura Artistique» sont également exposés.

Exposition ouverte tous les jours  jusqu’au
31 octobre 2010
Mardi à vendredi
de 17 h. à 19 h. 30
Samedis et dimanche
de 15 h. à 19 h. 30
Fermé les lundis

Photo Denis Tarantola

Classe de 1960

Quelle idée !

Classe de 1960

Classe de 1960

On la savait braquée sur le problème des étrangers. Mais l’UDC n’avait pas hésité à mettre en lumière certains autres problèmes de notre société helvétique que les autres partis n’avaient pas le courage de soulever.

Au point de lui accorder quelque crédit. N’est-elle pas le premier parti politique du pays ?

Chasser le naturel, il revient en courant. Voilà que ces messieurs s’en prennent à l’école à l’heure où l’on parle d’unifier enfin les programmes scolaires. En disant que les enseignants sont de gauche et que cette vision des choses de la vie ne permet pas d’enseigner. A ranger dans la lutte partisane que se livrent les politiciens.

Pire est le fait qu’ils ne veulent plus qu’un enseignant par classe. Le partage des tâches entre professeurs ne leur convient plus. Il faut du plein régime et tant pis pour ces dames qui veulent partager leur temps entre leur profession et leur devoir de mère. En clair, Mesdames, retournez à vos fourneaux et à vos langes, votre place est à la maison et pas ailleurs.

C’est d’autant plus étonnant à l’heure où l’école manque cruellement d’enseignant, ils préconisent ainsi un retour en arrière de cinquante ans. Après les noirs et leurs congénères, c’est aux femmes qu’ils s’en prennent. En plus au moment où notre Conseil Fédéral comprend quatre représentantes de la gent féminine sur sept élus.

Cette prise de position démontre qu’il est difficile d’accorder du crédit à l’UDC qui renie le siècle dans lequel on vit, même s’il n’est pas parfait !

Le municipal Henri Germond prépare le tube qui sera glissé dans le mur de la future garderie sous les yeux du syndic Claude Recordon, de Patricia Hierzeler (présidente de l’Ajoval) et de Roland Décorvet (directeur de Nestlé Suisse).

Garderie Saint-Claude : première pierre

Le municipal Henri Germond prépare le tube qui sera glissé dans le mur de la future garderie sous les yeux du syndic Claude Recordon, de Patricia Hierzeler (présidente de l’Ajoval) et de Roland Décorvet (directeur de Nestlé Suisse).

Le municipal Henri Germond prépare le tube qui sera glissé dans le mur de la future garderie sous les yeux du syndic Claude Recordon, de Patricia Hierzeler (présidente de l’Ajoval) et de Roland Décorvet (directeur de Nestlé Suisse).

Certes, le chantier a été entamé il y a quelques mois. Sûrement que son ampleur, depuis les escaliers de la Poterne, est impressionnante, par la creuse aussi du parking adjacent.

Cette réalisation est un des premiers éléments visibles du développement d’Orbe, en matière communale. Car avoir l’ambition d’accueillir 7 500 habitants voire plus d’ici 2020 nécessite la mise en place d’infrastructures adaptées. L’accueil de jour des enfants est l’un de ces maillons.

A ce jour, la garderie Plein Soleil ne peut recevoir que 33 gosses. Les autorités municipales se sont vite rendues compte qu’il fallait amplifier l’offre ce d’autant plus que l’entreprise Nestlé a émis le vœu de se développer sur le territoire communal. Les besoins des uns et des autres se sont conjugués pour créer ce projet.

3 fois 22

C’est donc en présence des représentants de la ville, du comité de l’Ajoval (Accueil de jour Orbe – Vallorbe – La Vallée) et de Nestlé, que l’acte symbolique de la pose de la première pierre de la future garderie s’est déroulé en fin de semaine dernière.

Ce lieu de vie enfantine offrira 66 nouvelles places selon un concept triple de 22 places qui prévoit l’accueil de 5 bébés, de 7 trotteurs et 10 « grands ». Devisé à un peu plus de cinq millions de francs, le projet sera financé par la commune et par Nestlé, pour un peu plus de deux millions, ce qui lui permettra de bénéficier d’une trentaine de places réservées sur les garderies de l’Ajoval.

Bâtiment minergie

Cette réalisation tiendra compte des nouvelles recommandations en matière énergétique, standard minergie. Les murs de l’ancienne ferme seront recouverts d’une structure en bois, matériau qui sera également utilisé pour la chaufferie. Des capteurs solaires garantiront l’eau chaude sanitaire.

L’eau de pluie sera également récupérée. Le concept de l’atelier Loco a fait l’adhésion de tous, à proximité du centre ville et d’un futur parc de détente au pied du temple protestant.

Quartier revalorisé

A tour de rôle, le syndic urbigène Claude Recordon, la présidente de l’Ajoval Patricia Hiertzeler, le directeur des ressources humaines de Nestlé PTC Orbe Laurent Tornare et le directeur de Nestlé Suisse Roland Décorvet se sont réjouis de cette future réalisation qui marque un pas dans le développement de la localité et dans la bonne collaboration entre la ville et son entreprise phare. En plus, un parking de 77 places complétera l’infrastructure et résoudra les problèmes de stationnement des véhicules des habitants de la Tournelle. Longtemps laissé pour compte, ce quartier du bas de la ville va ainsi pouvoir bénéficier des avantages dont d’autres ont bénéficié avant eux.

La cérémonie s’est terminée au caveau du musée lors d’un apéritif dinatoire au cours duquel les invités ont pu voir dans le détail le projet, présenté par Marion Boband, de l’atelier Loco.

Photo de Nadine Jacquet,  La Région Nord Vaudois

Le projet de rénovation de l’église est repris.

Orny : démission à la Municipalité

Le projet de rénovation de l’église est repris.

Le projet de rénovation de l’église est repris.

Mercredi 13 octobre, vingt personnes assermentées ont participé au Conseil général présidé par Claude Pavillard.

Pas de changement aux impôts

Le préavis no 3/10 a été accepté par le conseil : les impôts communaux diminueront de 6 points qui iront dorénavant au canton. Le taux 2011 sera de 71 points grâce (ou à cause) de la péréquation. Dans son rapport de la commission des finances, Pierre-Alain Messeiller a demandé à la Municipalité d’établir un plan d’investissements futurs pour les années à venir.

Informations de la Municipalité

Avec une aide du canton, les travaux de remise en état des forêts, suite aux dégâts de l’hiver 08-09, sont en cours vers le canal d’Entreroches. Cependant les travaux seront importants sur le mur du canal, et la commune attend des nouvelles du Patrimoine pour sa réfection.

Le tri des déchets fonctionne bien et la Municipalité encourage les habitants à y participer encore plus. Concernant l’éclairage du chemin bordant la route entre Orny et le Moulin Bornu, le prix de l’éclairage traditionnel est devisé entre Frs 500.- et 600.-/m. linéaire, une autre solution est à l’étude. Le projet de rénovation de l’église a été repris et il sera soumis pour l’octroi éventuel d’une aide de la confédération.

Démission

Le président du conseil a reçu la lettre de démission du municipal Rocchino Mancino avec effet au 11 octobre 2010. Claude Pavillard l’a remercié, en son absence, pour le travail effectué jusqu’ici et a demandé que les listes de candidats soient déposées jusqu’au 8 novembre afin que l’élection de son remplaçant puisse avoir lieu le 19 décembre.

Jeannette Candaux est élue suppléante de la commission de gestion.

Dans les points divers, la Municipalité a appris à l’assemblée qu’un projet d’agrandissement de l’EMS est à l’étude et enfin, que le projet de la nouvelle gravière, présenté aux habitants lundi 11 octobre, ne lui pose, pour l’instant, pas de problème suite aux discussions qu’elle a eu avec les éventuels futurs exploitants.

Eoliennes

Dans son exposé, José Basset, de la maison Vento Ludens, a donné des explications quant à l’implantation de 5 éoliennes sur le site au sud sur Plaine de l’Orbe qui touchera plusieurs communes. A l’issue de cette présentation, une commission d’étude formée de Daniel Aellen, Jacky Candaux, Julien Hugo, Marie-Thérèse Liechti et Pierre-Alain Messellier a été élue.

Le conseil s’est terminé, comme à l’accoutumée, par une verrée et dans la bonne humeur.

Photo Marianne Kurth

Projet – Vue extérieure de la Grand-Rue.

Grand-Rue : à quand la balle de match ?

Projet – Vue extérieure de la Grand-Rue.

Projet – Vue extérieure de la Grand-Rue.

Un peu d’histoire

Notre bien chère Grand-Rue, artère névralgique, commerciale et bien vivante au centre de notre bonne ville d’Orbe se termine en sa partie construite nord, en dessous de l’Esplanade du Château, par un ancien garage et une petite maison familiale, deux bâtiments dont l’effet historique n’est pas péremptoire.

Il est bon de savoir que les instances cantonales en matière de conservation du patrimoine construit estiment, à juste titre à nos yeux, que le bâti historique de cette rue a déjà subi un certain nombre d’atteintes dont certaines sont même qualifiées «d’interventions brutales» (sic).

Métaphore intelligente s’il en est et empreinte d’une nostalgie partagée par de nombreux amoureux de ce qu’il reste de notre vieille ville.

Les deux bâtiments cités ont été acquis par un promoteur urbigène voici de nombreuses années en vue de démolition et reconstruction, projet ayant fait l’objet de maints plans, mises à l’enquête, oppositions (au nombre impressionnant de 250 !), levées d’oppositions, modifications, propositions de diverses commissions, etc.

Un référendum populaire avait, rappelons-le en 2009, approuvé l’option du Conseil communal accordant un droit de superficie permettant d’implanter un parking sous la parcelle publique contiguë au frais du promoteur dans une proportion de 3 votants sur 5.

Logique cerise sur le gâteau: l’affaire a été présentée au Tribunal Administratif Cantonal qui s’est déterminé de manière on ne peut plus claire par le biais d’un arrêt daté du 21 septembre passé.

Cet arrêt a provoqué une situation étrange et un peu surréaliste qui a vu les antagonistes à l’ultime projet présenté arborer le même sourire de victoire, dit arrêt annulant purement et simplement une décision prise en 2009 par la Municipalité de lever les oppositions des recourants, délivrant ipso facto un permis de construire.

Ainsi donc, le projet tel que présenté par notre promoteur ne peut pas se concrétiser, dont acte.

Mais… En effet, il  y a plusieurs «mais», mais de taille et dont il faut bien tenir compte !

L’analyse des attendus du Tribunal révèle tout de même quelques faiblesses dans les arguments des opposants en ce sens que le nombre d’étages ainsi que la volumétrie du bâtiment projeté sont acceptés et l’esthétique proposée ne fait l’objet d’aucune remarque négative particulière.

Ces divers éléments vident donc de leur substance une partie des arguments du consortium des recourants, éclaircissant juridiquement la situation et rendant aléatoire l’usage de ces mêmes armes en cas de poursuite de la procédure, voire de nouvelle opposition à un autre ou d’autres projets de même envergure.

Le seul élément retenu par le Tribunal est le fait que le toit soit tronqué en son sommet et qu’un bon tiers de sa surface se révèle ainsi plate, chose réglementairement inadmissible en vieille ville mais qui avait été proposée par le promoteur afin d’aller un peu dans le sens des opposants.

A ce sujet, il est intéressant de constater que le même Tribunal fait le commentaire suivant: «cet aménagement particulier de la toiture aurait probablement pu être évité si la construction avait un étage de moins, correspondant au gabarit des bâtiments voisins, comme l’inspection locale l’a montré».

C’est donc de nouveaux plans qui sont, semble-t-il, d’ores et déjà présentés à nos Autorités en vue d’une probable nouvelle mise à l’enquête, présentant un bâtiment comportant un toit à deux pans et, finalement, élevant de plus d’un mètre l’emprise sur la vue depuis l’Esplanade du Château.

La balle est repartie dans le camp de la Municipalité.

A quand donc la balle de match?

Photo Serafina Tumminello

Nicolas Erbeau fondateur de Sol-Air concept.

5 à 7 de l’ADNV : énergie et finance au menu

Nicolas Erbeau  fondateur de Sol-Air concept.

Nicolas Erbeau fondateur de Sol-Air concept.


Une vingtaine de personnes issues des milieux économiques et politiques avaient fait le déplacement au Simplon mercredi 13 octobre.

Une start up qui confirme

Nicolas Erbeau de Ballaigues a ouvert les feux en présentant son entreprise Sol-Air concept active dans le domaine des optimisations énergétiques. Comprenez entre autres l’étude, la fourniture et la pose d’installations solaires, de chauffages à bois, de pompes à chaleur ou de chaudières conventionnelles couplées au solaire ou au bois.

En bientôt cinq années d’existence, l’entreprise a connu un développement réjouissant puisqu’elle compte maintenant cinq collaborateurs et réalise un million de frs de chiffre d’affaires annuel.

Durant ce temps ce ne sont pas moins de 760 m2 de capteurs solaires thermiques et 880 m2 de capteurs photovoltaïques qui ont été installés.

En 2009 Nicolas Erbeau a créé une deuxième société, Thermibat, spécialisée dans les bilans énergétiques.
A mentionner l’ouverture prochaine d’une succursale dans le technopôle environnemental d’Orbe.

BCV et PME : même combat

Derrière ces abréviations, se cachent des enjeux lourds en terme d’octroi de crédits pour les petites et moyennes entreprises du canton.

La banque cantonale représentée par Bernard Mettraux, directeur adjoint à Yverdon-les-Bains, s’est efforcée de mettre en évidence ses atouts face aux PME.

Ont été mis en avant par l’orateur le critère de proximité et de densité de représentation avec 68 agences réparties en 9 régions ; le rôle de banque universelle; la bonne notation de l’établissement avec un AA- stable et la volonté de renforcer le soutien aux PME. A l’heure actuelle 60% des PME vaudoises sont en relation bancaire avec la BCV, ce qui signifie 27000 clients pour un montant de 9 milliards de francs de crédits.

M. Mettraux a assuré que la banque ne pratiquait pas de stratégie opportuniste et qu’elle visait le long terme au service de l’ensemble des secteurs économiques. L’octroi d’un crédit étant bien entendu subordonné à une étude des facteurs de risque et à la détermination d’un rating sur une échelle de 1 à 7, notation qui vise à fixer la « santé économique » de l’entreprise ou du projet d’entreprise et qui naturellement influera sur les conditions du prêt.

La transparence étant de mise, le client pourra en tout temps être informé des résultats de l’analyse.

Sur une appréciation conjoncturelle et la traversée de la crise économique des mois précédents, l’orateur a relevé que, dans l’ensemble, les entreprises vaudoises avaient bien résisté et que le marché immobilier était resté très actif. Interrogé sur l’évolution des taux hypothécaires, il a répondu avec une prudence de banquier que les quelques mois à venir ne devraient pas connaître de hausse significative.

Photo Denis-Olivier Maillefer

La route de Corcelles sera aménagée.

La compréhension de la population

La route de Corcelles sera aménagée.

La route de Corcelles sera aménagée.

Au cours de la dernière séance du Conseil communal de Chavornay, la Municipalité a fait part de son désarroi quant aux mesures que le canton lui avait fait miroiter et qui ne seront pas mises en place.

Le syndic Pierre-André Leuenberger ne cache pas que cette rencontre avec les commis de l’Etat l’avait un peu découragé.

«Nous avons vécu de promesses pendant 18 mois avant d’apprendre que la loi fédérale ne nous permettait pas d’interdire l’accès à l’autoroute par la traversée du village. Dès lors, nous réfléchissons aux moyens de causer le moins de désagréments à nos citoyens.

Nous allons commencer par assainir la route de Corcelles afin que les riverains soient le moins possible gênés par le bruit et la pollution. Par le truchement de l’Association de développement Orbe-Chavornay (Adeoc), nous comptons convaincre les industriels d’Orbe de conseiller à leurs fournisseurs de passer par Boscéaz plutôt que par Chavornay.

Quant à la route de contournement que nous avions envisagée, il ne faut pas y compter dans la mesure où le volume de trafic est largement insuffisant. La norme veut qu’en dessous de 10’000 véhicules/jour en transit, l’Etat n’entre pas en matière. Or, les dernières statistiques démontrent que nous sommes proches des 4’000 véhicules soit bien loin de l’exigence en la matière.

Je compte surtout sur la compréhension de la population devant la situation. Je pense que s’il y a un reproche à nous faire, c’est d’avoir créé une zone industrielle, il y a quinze ans, sans avoir tenu compte des accès routiers».

Développement du rail

Comme le révélait le compte rendu sur la séance du CC du 7 octobre dernier, une résolution empêchera la Municipalité d’accepter la venue de nouvelles entreprises de logistique. La préférence sera donnée à l’avenir à des usines de production. Toutefois, les firmes déjà installées pourront poursuivre leur développement sur le site.

Dans ce contexte nouveau, la solution ferroviaire a pris de l’ampleur. Le syndic Leuenberger veut croire que l’aménagement de la place de la Gare se fera à moyen terme : «J’espère que les travaux pourront commencer dès 2015. C’est un projet important pour toute la région. D’abord pour le transport des marchandises mais aussi pour les voyageurs.

Un RER qui desservirait la région à intervalles réguliers, permettrait au personnel des différentes firmes de se déplacer par le train plutôt qu’en voiture car on fait le constat que le covoiturage ne fonctionne pas bien». Il faut rappeler que les projets prévoient une déviation de la ligne de chemin de fer OC à l’entrée du village pour partir sur la gauche et pour revenir sur le quai 1 de la gare de Chavornay.

Les habitants de Chavornay devront donc se résoudre à accepter le trafic poids lourds à travers la localité. Ils se consoleront en sachant que les entreprises installées dans la zone industrielle St Marcel sont d’un apport financier important pour la commune.

Mais cela suffira-t-il à calmer les esprits même si la Municipalité est déterminée à aménager la route de Corcelles ?

Photo Pierre Mercier

Une famille étrangère

Mal à ses étrangers

Une famille étrangère

Une famille étrangère

Les citoyens helvétiques vont devoir se prononcer prochainement sur le renvoi des criminels étrangers. Notre pays n’est pas le seul à se plaindre du comportement de ces hôtes.

Même la chancelière fédérale allemande, Angela Merkel, a concédé récemment que l’intégration multiraciale avait échoué dans son pays. Après la France et ses Roms, l’Italie et ses noirs, d’autres nations voient fleurir les partis nationalistes quand ils ne sont pas ultras.

L’Autriche avait ouvert la porte avec Heider. Le futur gouvernement hollandais devra composer avec son aile xénophobe. Cette levée de bouclier à l’égard des étrangers, que l’on observe un peu partout, ne manque pas de nous interpeller.

Sans doute ne faut-il pas évoquer les rejets de certains groupes de personnes durant la première partie du 20e siècle mais lorsqu’un chômage notoire s’installe, on constate que les étrangers sont souvent montrés du doigt.

Les dirigeants de l’Europe économique ont pensé que le continent était prêt au mélange des nationalités afin de devenir une puissance aussi importante que les Etats-Unis. C’était aller vite en besogne car le vieux continent a une histoire bien plus alambiquée que celle des USA.

Et pour éviter une explosion, on ose espérer que les politiciens auront le courage de calmer le jeu, en prenant quelques mesures, tout en se souvenant des erreurs du passé.

Les deux orateurs du jour, à gauche Fabrice Weber du SECRI, à droite Jean-Michel Brandt, boursier communal à Sainte-Croix.

Chavornay : ADNV, la nouvelle péréquation …

Les deux orateurs du jour, à gauche Fabrice Weber du SECRI, à droite Jean-Michel Brandt, boursier communal à Sainte-Croix.

Les deux orateurs du jour, à gauche Fabrice Weber du SECRI, à droite Jean-Michel Brandt, boursier communal à Sainte-Croix.

L’ADNV a organisé jeudi dernier à la nouvelle grande salle de Chavornay une séance de présentation de la nouvelle péréquation financière intercommunale qui prendra effet au 1er janvier 2011.

A cette occasion, une centaine de responsables communaux s’étaient réunis pour écouter en première partie un exposé de Fabrice Weber, directeur de l’autorité de surveillance des finances communales, au SECRI.

La péréquation, un système qui date du siècle dernier

C’est dans les années 1990 sous l’empire de Etacom (étude d’une nouvelle répartition des tâches entre communes et canton) qu’est née l’idée de péréquation financière  intercommunale. Elle a connu plusieurs versions, dont la dernière remonte à 2006. Un système très critiqué au niveau communal, en raison notamment de son opacité et de son mode de calcul qui rendait très difficile toute prévision budgétaire.

A l’époque, le différentiel entre les taux d’impôts communaux était très élevé: environ 90 points entre les communes les plus riches et les communes les plus pauvres. De plus, le calcul reposait avant tout sur la notion controversée d’effort fiscal, qui a même conduit certaines communes à modifier leur taux d’impôt pour moins subir l’effet de la péréquation. Ce qui n’était évidemment pas le but de l’exercice.

Des améliorations ont été apportées: en 2009, l’écart entre communes riches et communes pauvres avait passé à 45 points. Mais ces améliorations n’étaient pas suffisantes. C’est donc grâce à un effort concerté des communes, à travers l’UCV et l’ADCV, et de l’Etat de Vaud que le nouveau système est né en juin dernier d’un vote sans histoire au Grand Conseil.

Le nouveau système

Pour la plus grande partie des  calculs de charge communale, le nouveau système repose sur le point d’impôt. Il bannit presque du vocabulaire l’ancien «effort fiscal», qui ne conserve plus que quelques retombées secondaires. L’accent a été mis sur une simplification des procédures, et sur une totale transparence, chaque commune pouvant connaître les chiffres de sa voisine, comparer et prendre les mesures qu’elle juge adéquate.

Le canton a voulu ainsi conserver une pleine signification à l’autonomie fiscale communale. Du moins l’a-t-il fait savoir lors de cette séance par la voix de Fabrice Weber, Il avait apporté avec lui un fichier informatique dynamique mis désormais chaque année à disposition des communes et du public intéressé.

Ce fichier rassemble sur un tableur la totalité des données des communes du canton, et permet à chacune de procéder à des simulations. Que se passe-t-il si le taux d’impôt communal change, si la population augmente  fortement, si les impôts communaux augmentent ou diminuent drastiquement, etc. Autant de questions qui méritent une réponse quant à leur effet sur la charge de péréquation future et que ce fichier permet de résoudre.

Transparence et prudence

Jean-Michel Brandt, boursier  communal à Sainte-Croix a lui aussi présenté un fichier informatique dynamique disponible au téléchargement sur le site de l’ADNV. Ce fichier de travail permet de calculer de façon fine l’effet de la péréquation sur les comptes d’une commune, en relation avec les données du fichier proposé par le canton.

A relever que si l’effort de transparence semble réel, il ne dispense pas chaque commune de procéder à la fois à des calculs fins et surtout aux provisions comptables nécessaires pour supporter la charge péréquative future.

Cette dernière en effet ne correspond que rarement aux acomptes payés et c’est justement pour diminuer l’effet de cette différence que Jean-Michel Brandt a mis sur pied son fichier. «Qui reste pour l’instant un instrument de travail perfectible», selon son auteur, surtout à  la lumière des premiers chiffres effectifs qui ne seront connus qu’après l’entrée en vigueur de la nouvelle loi.

Photo Olivier Gfeller

De gauche à droite, Pierre Mercier, Municipal Affaires sociales et Police, à Orbe, Manuela Salvi, RSR, Françoise Sallaud, BRIO la Broye, Xavier Michellod, juge cantonal, Fabrice Ghelfi, chef de Service SASH Lausanne, derrière et debout Yves Kühne, secrétaire général du Réseau Nord Broye.

Votre vieillesse, des prestations

De gauche à droite, Pierre Mercier, Municipal Affaires sociales et Police, à Orbe, Manuela Salvi, RSR, Françoise Sallaud, BRIO la Broye, Xavier Michellod, juge cantonal, Fabrice Ghelfi, chef de Service SASH Lausanne, derrière et debout Yves Kühne, secrétaire général du Réseau Nord Broye.

De gauche à droite, Pierre Mercier, Municipal Affaires sociales et Police, à Orbe, Manuela Salvi, RSR, Françoise Sallaud, BRIO la Broye, Xavier Michellod, juge cantonal, Fabrice Ghelfi, chef de Service SASH Lausanne, derrière et debout Yves Kühne, secrétaire général du Réseau Nord Broye.

Une salle du Casino qui aurait mérité plus large assistance recevait le cycle de conférences du Réseau Nord Broye.

Une séance d’information a eu lieu dans le cadre d’une présentation publique, intitulée «Votre vieillesse, votre avenir : Qui décide, quels sont vos droits et quel sera le prix à payer?»

Il s’agissait d’une orientation ciblée, conférence – débat dirigée par Manuela Salvi, journaliste à la Radio Suisse Romande, afin d’améliorer le niveau d’information des participants. Quelques interrogations ; notre société a l’habitude de tout compter, mais quelle solidarité ? Quelle équité ? Quelle qualité de soins et accessibilité aux prestations pour tous ? Qui doit payer ?

En ouverture, Yves Kühne, secrétaire général du Réseau, a présenté cet organisme dans son fonctionnement, puis, coordinatrice d’une antenne «BRIO», (Bureau régional d’information et d’orientation) Françoise Sallaud, explique les rouages qui ont pour but d’orienter et coordonner usagers et partenaires.

Il s’agit par exemple, de trouver une place en EMS, un appartement protégé, un établissement pour un court séjour et autres services CMS, cela, tout en respectant les choix et la volonté de l’usager. L’objectif est d’avoir une bonne personne au bon endroit au bon moment. Pour notre région, les bureaux «BRIO» se situent à Pompaples et à Yverdon-les-Bains.

Dans le domaine du service des assurances sociales et de l’hébergement, Fabrice Ghelfi, a traité de la question sensible des coûts, il a détaillé par exemple le prix d’une journée en EMS, coût global, environ Fr. 300.–, ainsi que les diverses formes d’aide sociale réglementées.

Il faut savoir que les ¾ des résidents en EMS bénéficient d’une aide de l’Etat, tout en sachant que chacun peut, s’il y a de la place, entrer en EMS quels que soient ses revenus. D’autres facettes concernent, la partie juridique pour des raisons conflictuelles, et particulièrement les services CMS qui viennent en aide à domicile pour les soins infirmiers, d’hygiène, de confort et autres livraisons de repas, prestations financées pour l’essentiel par les pouvoirs publics et les assurances maladie.

Dans le débat qui a suivi les exposés, les participants ont eu la possibilité de s’exprimer, d’échanger leurs points de vue personnels en particulier avec le représentant de l’Assurance Groupe Mutuel, Yves Seydoux.