Arnex-sur-Orbe : Balade gourmande, des visiteurs de partout

La 4e édition de la balade gourmande des vignerons d’Arnex-sur-Orbe a eu lieu dimanche dernier. C’est par une radieuse journée ensoleillée que les fins gourmets eurent l’occasion, au gré de promenades dans les vignes, de déguster des purs crus d’Arnex accompagnés de fins mets.

Que ce soit du Chasselas, du Rosé de Gamay, du Blanc de noir ou d’un Passerillé exquis, même les plus fins palais eurent de quoi être comblés. Le menu avait été également très bien sélectionné, que ce soit la fricassée de champignons, le papet vaudois, le choix de fromages et le buffet de desserts qui ne nous laissèrent qu’un seul regret : ne plus avoir assez de place.

Des sourires à chaque stand

L’accueil à chaque stand fut très chaleureux, les vignerons d’Arnex étaient très fiers de leurs méthodes de vinification, de leurs nouveaux cépages et de leur grande diversité de produits qui répond aux demandes des consommateurs. Un pépiniériste nous expliqua même l’art délicat de greffer des ceps sur d’autre variétés de ceps plus résistantes.

Si le mois de septembre reste aussi agréable, le millésime 2010 s’annonce très prometteur. Les vendanges se dérouleront dans la 2e semaine d’octobre.

Tout au long du parcours et en soirée, les musiciens de Alexi Band ajoutèrent une note musicale à l’ambiance déjà à la fête.

Des visiteurs venant de «loin»
Etaient présents des visiteurs de régions variées, de Neuchâtel, du Valais, de la Gruyère, entre autres. Un Gruyérien nous confia qu’il était conquis par le charme du nord vaudois, même si nettement moins montagneux que la Gruyère, et qu’il était enchanté par la qualité des  vins d’Arnex.

Conseil

Ce fut un véritable succès, mais les personnes qui n’avaient pas réservé ne purent pas participer à cette balade. Un conseil pour la prochaine balade gourmande : réservez votre place avant la date limite indiquée sur le formulaire d’inscription.

Photo Monique Roon

Une ombre plane sur la Coupe Davis

Manque de reconnaissance

Une ombre plane sur la Coupe Davis

Une ombre plane sur la Coupe Davis

Roger Federer déçoit. Non pas à cause de son élimination en demi-finale de l’US Open de tennis. Mais bien par son refus de participer au match de barrage de la Coupe Davis que la Suisse devait disputer, le week-end dernier, au Kazakhstan.

Si bien que notre pays a perdu sa place dans le groupe mondial et devra batailler, pendant une ou plusieurs années, pour retrouver sa place parmi l’élite. Auparavant, il avait toujours accepté de donner le coup de main pour éviter cette relégation.

On s’étonnait du reste qu’il ne vienne à la rescousse de la nation que lorsque notre équipe nationale avait perdu son premier match. N’aurait-il pas mieux valu participer d’emblée dans l’espoir de jouer, une fois, la finale de la Coupe Davis, une compétition majeure dans le tennis ?

Désormais, à 29 ans, Federer a bien peu de chances de brandir le fameux saladier d’argent qui récompense les vainqueurs. Certes, le tennis est un sport individuel. Toutefois, le Bâlois ne s’est pas souvenu de la joie que lui avait procurée la victoire en double lors des Jeux Olympiques de Pékin.

Avec Stanislas Wawrinka qui lui n’a pas hésité à prendre le chemin de l’Est malgré la fatigue accumulée à New York. Le meilleur joueur de la planète à ce jour a-t-il oublié les principes de solidarité?

En tous les cas, son refus de participer pose bien des questions sur sa façon de considérer Swiss Tennis qui lui a permis d’accéder au firmament.

Les fameuses roues à aubes.

30e anniversaire du musée du Fer à Vallorbe

Les fameuses roues à aubes.

Les fameuses roues à aubes.

Un trentième anniversaire en forme de petit miracle

«Un petit miracle» si le Musée a pu être conçu, réalisé et traverser trente années comme il l’a fait, rappelait Jean-Philippe Dépraz,  le président de la Fondation des Grandes Forges, dimanche passé en remerciant les bénévoles dans son allocution lors de la partie officielle qui a marqué cet anniversaire.

Il est vrai en effet que l’idée a germé dans l’esprit, entre autres, des pères fondateurs que furent en 1977 Edouard Rieben, ingénieur forestier communal et son ami Paul-Louis Pelet, professeur à l’Université de Lausanne et grand spécialiste de l’histoire du fer en Pays de Vaud. Leur suite, c’est une série continue et sans rupture de bénévoles et de passionnés qui ont conduit son existence et son développement, sous la permanente bienveillance des autorités locales et régionales.

Si le grand musée fête ses trente ans, il a été inauguré le 12 juin 1980, son petit frère consacré au chemin de fer a atteint l’âge déjà respectable de vingt ans.

Professionnaliser l’institution

En présence des nombreux invités ayant répondu à l’invitation qui leur avait été adressée, ainsi que des représentants des communes de Vallorbe et  de Ballaigues, le président a tenu à souligner les soucis passés, mais aussi les interrogations actuelles. Bien que soutenu depuis quelques temps, en plus du soutien municipal vallorbier, par l’Union Suisse du Métal (USM) et les Usines Métallurgiques de Vallorbe (UMV), le Musée est en manque constant et croissant d’argent.

Le temps du bénévolat semble fini et pour remplir correctement ses tâches et professionnaliser  l’institution, la Fondation aurait besoin de deux postes à plein temps au moins. Or, en 2011, elle n’aura même plus les moyens de maintenir le poste à 20 % de son conservateur. C’est dire si l’appel du président avait donc plus la forme d’un vœu important que d’une petite demande de circonstance: la place manque même pour stocker les collections et les entretenir, sans parler de les présenter au public.

Des projets concrets et attractifs

Attendu que, pour conserver son attraction au Musée il faut sans cesse en améliorer son équipement et ses présentations, la Fondation a en projet la reconstruction de deux roues à aubes manquantes, l’utilisation d’une électricité produite par le site même grâce à une des roues à aubes en métal qui actuellement tourne dans le vide.

Elle espère y parvenir avec l’aide du canton. Du côté des chemins de fer, la mise à niveau de la maquette O est au menu. On prévoit aussi la pérennisation de Biennales, celle des Couteliers dont la prochaine édition aura lieu en 2011 et une nouvelle venue pour 2012, qui sera consacrée au travail du fer, et présentera en point d’orgue les résultats du championnat suisse des forgerons organisé par l’USM.

Un programme qui nécessitera quelques aménagements et agrandissements sur lesquels les élus vallorbiers devront encore statuer.
A noter encore que durant tout le week-end, l’entrée au Musée était gratuite et que la météo agréable aura permis à  de nombreux visiteurs d’en découvrir les charmes visibles ou plus secrets ou encore de reprendre le cours d’une visite antérieure.

Photo Olivier Gfeller

Le Président Roggo: une faconde intarissable quand il parle d’eau fluviale.

Un nouveau cap pour la navigation fluviale en Suisse

Le Président Roggo: une faconde intarissable  quand il parle d’eau fluviale.

Le Président Roggo: une faconde intarissable quand il parle d’eau fluviale.

Si Pompaples se considère comme étant le milieu du monde, peu s’en est fallu qu’Orbe ne devienne le centre de l’Europe de par la grâce d’un canal qui eût pu passer en sa partie sud pour relier le nord de notre continent à la douce Méditerranée et cette voie navigable aurait porté le patronyme de Canal du Rhône au Rhin.

Il y a cent ans exactement cette année que de vaillants visionnaires se sont mis à la tâche pour élaborer, peaufiner et défendre contre vents et marées  l’idée de ce canal.

C’est à ces valeureux pionniers qu’une exposition d’un intérêt majeur est consacrée ces jours en les murs présentant notre Patrimoine au Fil de l’Eau, Rue du Moulinet 31 à Orbe.

On découvre grâce à de nombreux documents écrits, moult photographies ainsi que des maquettes, la foi inébranlable qui a animé un siècle durant d’ardents croyants en la navigation fluviale en Suisse.

Leur chemin de halage fut parsemé de plus d’infranchissables écueils que de courants favorables mais, des moussaillons aux Commandants qui se sont succédé à bord et aux commandes de ce paquebot, tous ont cru arriver un beau jour à bon port, que le chenal qu’ils avaient balisé, politiquement essentiellement, leur permettrait de voir une fois le phare terminus couronner de succès leurs inlassables efforts.

Hélas, une sournoise torpille appelée «abandon des emprises territoriales liées à la construction du Canal du Rhône au Rhin» a fini de saper le moral de la plupart de ces valeureux matelots en les touchant dans l’essence même de leurs convictions.
Si le navire a été abandonné, une chaloupe de sauvetage navigue néanmoins toujours et encore,  ceci sous la dynamique et juvénile férule d’un Capitaine prêt à affronter les pires tempêtes, Monsieur Pierre Roggo, Président de l’AVNI (Association vaudoise pour la Navigation Intérieure) et de l’ASNAV (Association Suisse pour la Navigation Intérieure).

Le raisonnement plein de bon sens qu’il a tenu en son temps relève que si le Grand Conseil, lui-même suivi par les communes concernées, ont ratifié la demande présentée par la Confédération, relayée par le Conseil d’Etat d’abandonner le tracé prévu pour le canal cité plus haut,  cela ne signifiait en aucune manière l’oubli total et définitif du principe de toute navigation fluviale dans notre Canton, à fortiori dans notre pays.

C’est donc fort de cette conviction, corroborée par plusieurs députés questionnés en ce sens, qu’il a remis l’ouvrage sur le métier, avec succès semble-t-il, tout en ramenant passablement la voilure,  en ne causant plus, pour l’instant, que d’aménagement de voies fluviales depuis Bâle jusqu’à Yverdon, voire Chavornay, voies qui existent partiellement déjà depuis le lac de Neuchâtel jusqu’à Soleure.

Divers arguments militent nettement en faveur d’un appui inconditionnel à ce dessein comme celui qui consiste simplement à constater l’état d’engorgement quasi permanent que connaissent nos infrastructures routières. Peut-être est-il déjà construit le poids lourd qui finira bien par tout bloquer !

La partie Cargo de nos si chers (et qui vont augmenter…) CFF est en piteux état, cela n’est un secret pour personne, et, en l’état actuel des choses, une augmentation du nombre de trains marchandises relève de l’utopie tant est forte l’emprise du trafic voyageurs et tout porte à croire qu’elle va encore augmenter.

De plus, la mouvance écologique a, permettez-moi l’expression, le vent en poupe, élément qui milite fortement en faveur d’une mobilité à moindre impact sur l’environnement, cible qu’atteint en plein cœur le transport maritime, qu’il se fasse en eaux salées ou en eaux douces.

Un pays sans projets est un pays qui s’étiole. Donc, après la mise en service  des fameuses NLFA et sachant que nos autoroutes sont quasi toutes achevées, pourquoi ne pas nous enthousiasmer et nous fédérer autour d’un projet de navigation intérieure dont pourrait largement bénéficier, une fois n’est pas coutume, notre si chère Suisse Romande ?

Un terminal fluvial à Chavornay qui connaît déjà une interface rail/route devrait-il rester dans le tiroir des utopies ?
Si un Bar de l’Ecluse à Orbe est à mettre définitivement aux oubliettes, une Rue du Port dans la Cité des Corbeaux serait sympathique à trouver dans les échéanciers de nos décideurs politiques et économiques.

L’avenir appartient aux fonceurs pragmatiques.
Que les vents vous soient favorables Capitaine Roggo, à vous et à tous vos mariniers.

Photo Willy Deriaz

De g.à dr. Philippe Latti, municipal à Croy, Anne-Claire. Pliska et Stéphane Costantini, syndic de Vallorbe.

Énergie Naturelle Mollendruz SA est maintenant «visible»

De g.à dr. Philippe Latti, municipal à Croy, Anne-Claire.   Pliska et Stéphane Costantini, syndic de Vallorbe.

De g.à dr. Philippe Latti, municipal à Croy, Anne-Claire. Pliska et Stéphane Costantini, syndic de Vallorbe.

Inauguration du bureau d’informations sur le futur parc éolien.

Point de contact

Les communes de la région, (Juriens, La Praz, Mont-la-Ville, Vaulion et la ville d’Yverdon, propriétaire foncière) engagées avec le service électrique de la ville de Zurich (EWZ) dans le projet de développement d’une énergie renouvelable, inauguraient un bureau et une exposition présentant les enjeux et le site retenu dans le concept national pour l’énergie éolienne.

José Paradela, syndic de Juriens, précisait, par les dates, les grandes lignes de l’évolution du  projet du parc éolien et  la création officielle de Energie Naturelle Mollendruz SA (ENM SA), le 25 février 2009. Il soulignait l’importance d’un tel investissement pour cette région, qui se trouve géographiquement éloignée des pôles économiques et touristiques du pays.

Gino Romegialli, président du conseil d’administration d’ENM SA, rappelait les faits et causes qui conduisirent  EWZ à approcher les communes, propriétaires territoriales sur le Mollendruz, afin d’élaborer en commun un parc éolien, une énergie verte souhaitée par les habitants de Zurich.

Point de contact et de réponse

Anne-Claire Pliska, directrice suppléante d’ENM SA, présentait l’état du projet: les délais devraient être respectés, ils attendent l’aval du canton pour mettre à l’enquête et recevoir le permis de construire le futur parc. A.-Cl. Pliska commentait les résultats des différentes mesures concernant la faune, l’évaluation sonore et l’effet de la modulation lumineuse.

Elle parlait des mesures de compensation qui sont proposées, comme l’enfouissement de ligne de moyenne tension, de lignes téléphoniques sur le périmètre concerné et des nouvelles lignes électriques du parc.

Les informations sous forme de dossier très complet étaient remises à chaque participant.

Une visite guidée du bureau et de l’exposition concernant le futur parc éolien donnait lieu à plusieurs demandes précises relatives à l’avancée physique et technique du projet avec les divers bureaux cantonaux concernés, et auprès des différentes associations, au sujet de la protection de la faune et de la nature.

Un apéritif, avec une dégustation des produits de la région était offert devant la maison de commune. L’occasion d’échanger les avis ou remarques d’une manière moins formelle et plus détendue.

Photo Marlène Rézenne

En bas ; Claudia Matti et Marc Berger (Petitmaître, Yverdon) et Sylvie Saucier (Action mères-enfants, Yverdon) En haut : Michel Jeckermann (Foyer Pôle-Nord, Grandson), Eric Hartmann ((Penthaz), Dragon Filipec (Avenches) et Frédéric Chaiffre (Petitmaître).

Aider des enfants

En bas ; Claudia Matti et Marc Berger (Petitmaître, Yverdon) et Sylvie Saucier  (Action mères-enfants, Yverdon) En haut : Michel Jeckermann (Foyer Pôle-Nord, Grandson), Eric Hartmann ((Penthaz), Dragon Filipec (Avenches) et Frédéric Chaiffre (Petitmaître).

En bas ; Claudia Matti et Marc Berger (Petitmaître, Yverdon) et Sylvie Saucier (Action mères-enfants, Yverdon) En haut : Michel Jeckermann (Foyer Pôle-Nord, Grandson), Eric Hartmann ((Penthaz), Dragon Filipec (Avenches) et Frédéric Chaiffre (Petitmaître).

Les responsables régionaux de la politique socio-éducative, en collaboration avec le Service de la protection de la jeunesse, sont à la recherche de familles pour accueillir des jeunes durant les fins de semaine, les jours fériés et les vacances.

Ces enfants ou ados sont accueillis par différents centres, notamment à Romainmôtier et Yverdon, durant la semaine. Ils sont en général issus de familles déchirées par un divorce ou par la difficulté de parents biologiques de pourvoir à leur éducation. Ils sont donc confiés à ces institutions afin de bénéficier d’un encadrement normal.

Toutefois il est sûr que le foyer ne peut pas être leur seul cadre de vie. Ils ont besoin de connaître cette vie de famille dont ils manquent cruellement, pour leur équilibre.

Un ou deux week-ends par mois

Que l’on soit bien clair, il ne s’agit pas de jeunes délinquants, mais bien de filles et garçons qui ne peuvent plus évoluer normalement dans leur famille.

Il n’est pas question non plus de les adopter, mais bien de leur donner un cadre nouveau, un à deux week-ends par mois. Actuellement, 80 enfants, entre un jour et 18 ans, sont placés dans les foyers. Cependant, une quinzaine d’entre eux auraient besoin de se retrouver dans un autre contexte, de temps à autre.

Solidarité de tous

Ces responsables de foyers comptent sur votre solidarité pour donner cette possibilité à ces gosses qui n’ont pas toujours la vie facile. Ils seront là pour vous entourer et vous conseiller, comme vous pourriez avoir contact avec l’un ou les parents de ces enfants afin que ces séjours se passent au mieux.

Autant dire que l’on compte sur vous pour ce coup de main, peu importe la composition de votre famille, pourvu qu’elle soit bien équilibrée. Une petite rémunération est prévue mais c’est avant tout une affaire de cœur pour des jeunes qui n’attendent que votre appel et votre amour ! Merci d’avance pour eux .

Pour tous renseignements

Foyer de Romainmôtier :
Mme Martha Schmidt – Tél. 024 453 11 19
Foyer Petitmaître, Yverdon :
M. Marc Berger – Tél. 024 425 51 34

Les Délices de Suzy en représentation sur la Grande scène de La Praz.

La Praz : délicieuse soirée à la grande salle

Les Délices de Suzy en représentation sur la Grande scène de La Praz.

Les Délices de Suzy en représentation sur la Grande scène de La Praz.

Le temps d’une soirée, le public de la S’OcCupraz s’est retrouvé propulsé dans les années 1890-1940, au temps de la Belle époque, l’âge d’or de la musique légère, grâce à la troupe «Les Délices de Suzy» composée de Dominique Bettens à la contrebasse, Estelle Beiner et Laurent de Ceuninck aux violons, Enerjeta Rosselet à la flûte traversière, Thierry Besançon au piano et normalement Jean -François Lehmann à la clarinette et au saxophone, malheureusement absent ce soir-là.

C’est pleins d’entrain que ces cinq musiciens jouent des mélodies composées il y a plus d’un siècle, telles que: «Adieu ! Venise Provençale» de Vincent Scotto, accompagnée par le chant du public, ainsi que «Parmi les fleurs», une valse de Georges Van Parys  ou encore une composition de Siegfried Translateur, le célèbre compositeur et chef d’orchestre viennois de la fin du 19e siècle, début 20e. Des valses certes peu connues par la jeune génération d’aujourd’hui, mais qui évoquent  sûrement bien des souvenirs aux grands-parents de celle-ci.

C’est dans des petits lieux comme celui de la Grande salle de La Praz que la barrière entre le public et la scène s’estompe. Les paroles de Laurent de Ceuninck l’illustrent clairement: «Mesdames et messieurs, cela fait combien de temps que l’on joue ? Une vingtaine de minutes environ. Ah ! Donc, mes très chers amis…».

Pour présenter ses pièces, Laurent décide de faire des parallèles entre la date de composition des morceaux choisis et  des événements étonnants survenus la même année, comme par exemple, une certaine pièce et la naissance de Joe Dassin ou du Nescafé, ou encore l’invention des bas nylon, et bien d’autres anecdotes amusantes. Ceci sûrement pour nous faire prendre conscience du vécu de ces mélodies, qui ne sont plus toutes jeunes.

La position du piano sur scène fait que le public peut observer le jeu de main de Thierry Besançon. Lors du concert, on découvre que le piano est l’instrument central de cette époque, celui qui dirige la troupe entière et on constate rapidement qu’un accord puissant de ce dernier met un point final à la fin de bien des morceaux.

En fin de soirée, une personne du public s’adresse aux musiciens et demande «mais qui est Suzy ?». La réponse est donnée en musique, la dernière valse s’intitulant : «Les délices de Suzy».

La S’OcCuPraz ne fait jamais rien à moitié. Pour voyager dans le temps, il faut le contexte adéquat pour pouvoir mieux s’évader. Ce fut le cas : un décor cabaret chaleureux, avec des tables aux nappes blanches, des bougies rouges scintillantes et des images noires et blanches de danseurs de la Belle époque sur les murs.

Un repas délicieux fut proposé en début de soirée, composé en entrée d’une salade fleurie au doux mélange fruits-légumes, suivie d’un poulet curry «sauce maison» avec du riz sauvage.

Le retour à l’an 2010 se fit aux alentours des 23 h. 30. Ainsi les spectateurs peu à peu rejoignirent  leur foyer la tête remplie de mélodies légères et entraînantes, les accompagnant sûrement encore pour quelques instants dans le monde imaginaire du rêve, où la fête continua l’espace d’une bonne nuit de sommeil.

Retrouver les aventures de la troupe «Les Délices de Suzy» sur le site : www.lesdelicesdesuzy.com

Départ de l’épreuve reine à Arnex.

Gros succès pour le premier semi-marathon des Côtes de l’Orbe

Départ de l’épreuve reine à Arnex.

Départ de l’épreuve reine à Arnex.

Les organisateurs du premier semi-marathon des Côtes de l’Orbe affichaient tous de larges sourires samedi passé à Arnex: leurs objectifs, toujours délicats à formuler pour la première édition d’un évènement, ont été largement dépassés puisque le nombre de concurrents a dépassé les 500, si l’on tient compte de l’ensemble des catégories, marche et nordic walking du matin compris.

Pour l’épreuve reine du semi-marathon lui-même, ce ne sont pas moins de 190 coureurs qui se sont retrouvés sur la ligne de départ sous l’œil attentif d’Etienne Roy et d’Etienne Maire, les chevilles ouvrières du comité d’organisation. La météo était idéale pour ce genre d’épreuve.

Il faut aussi reconnaître que le concept calqué sur celui du Marathon du Médoc a de quoi séduire. Les organisateurs de postes de passage et de dégustation contribuaient à l’ambiance positive. Depuis le matin, sur les onze points de passage tout était prêt et notamment dans le jardin du Château de Valeyres-sous-Rances, chez Benjamin Morel, où l’on relevait l’intérêt montré par les marcheurs pour les produits locaux, et aussi la sobriété des coureurs de l’après-midi qui ne prenaient même pas tous un gobelet d’eau mis à leur disposition.

Pas de doute que l’expérience sera renouvelée en 2011, l’idée étant de faire de cette épreuve ouverte à tous une classique de fin d’été.
Au plan sportif, on notera dans la catégorie Hommes l’excellence des prestations du trio de tête : Nicolas Bize, de Treycovagnes 1er en 1 h. 27, Guy Favre d’Orbe, 2e en 1 h. 36 et Lionel Favre de Lignerolle en 1 h. 39. Chez les Dames le podium se compose de  Valérie Cottens-Jaquenoud, d’Orbe 1ère en  1 h. 48, Michèle Frutiger, de Treycovagnes, 2e en 1 h. 54 suivie de Christelle Drouhard, de Boudry, 3e en 1 h 55.

Photo Olivier Gfeller

Rroms

La France s’en…roms

Rroms

Rroms

Elle n’est pas la seule, mais la République est montrée du doigt à la suite de ses renvois de romanichels dans leurs pays d’origine, la Bulgarie et la Roumanie. Des mesures qui sont réprouvées par le Conseil d’Etat français lui-même, par l’Europe de Bruxelles (les accords de Schengen sont mis à mal dans ce processus) et par de nombreuses autres instances humanitaires.

C’est vrai que les Roms posent des problèmes dans leur façon d’être. Ils causent aussi quelques soucis aux Helvètes lorsqu’ils installent leurs caravanes à proximité des localités et surtout en déféquant n’importe où, plutôt que dans les endroits prévus pour cela.

Avant les Juifs, les gitans avaient déjà fait l’objet de mesures discriminatoires dans notre pays, au début du siècle dernier. C’est pourquoi, les chasser comme des malpropres n’est probablement pas la solution. Il serait souhaitable de trouver un modus vivendi afin que la coexistence soit imaginable.

Ce refus de l’autre devient commun, malheureusement. La Ligue du Nord  italienne veut se séparer du Sud de la botte. Les Flamands ne veulent plus entendre parler des Wallons en Belgique.

En Allemagne, un haut dirigeant de la banque fédérale allemande a «remis la briquette» au sujet des Juifs.

Ne retient-on rien de l’Histoire ?

Ballaigues depuis l'arrière du CeVi

Ballaigues : une séance de Conseil «light»

Ballaigues depuis l'arrière du CeVi

Ballaigues depuis l'arrière du CeVi

Séance de rentrée plutôt légère pour le Conseil communal de Ballaigues lundi passé, placé sous la présidence de Nathanaël Bourgeois. C’est en effet en moins d’une heure que les objets à l’ordre du jour ont été traités.

Parmi ceux-ci, on notera l’annonce par le syndic Raphaël Darbellay des chiffres définitifs touchant la commune et relatifs à la péréquation financière et la facture sociale communiqués très récemment par les services cantonaux compétents. Les deux postes les plus importants du budget communal s’élèvent finalement à Fr 4.166 millions.

Les acomptes calculés par ces mêmes services de l’Etat s’élevaient quant à eux à Fr. 1.51 million. Par chance et par flair, la Municipalité avait prévu que les calculs cantonaux ne suffiraient pas et avait provisionné la différence de Fr. 2.6 millions, qui est évidemment payable d’ici fin septembre.

Inutile de dire que l’on attend avec impatience à Ballaigues la mise en place de la nouvelle péréquation votée en juin par le Grand Conseil, avec l’espoir avoué de voir ces sempiternels écarts en montagnes russes s’atténuer à l’avenir rendant ainsi la gestion financière prévisionnelle moins aléatoire que sous le régime actuel.

Les travaux avancent

Au chapitre des travaux publics en cours, on notera que les différents chantiers ouverts devraient tous se terminer dans les temps, en particulier ceux qui perturbent la circulation aussi bien au centre du village que dans le quartier chez Barrat. A leur sujet, Daniel Bourgeois a tenu à souligner la compétence du chef de chantier qui met tout en œuvre pour rendre cette perturbation la moins ennuyeuse pour les usagers.

Finalement d’ailleurs, et à l’intérieur de l’enveloppe budgétaire votée par le Conseil, le revêtement entier de la route et non seulement de sa moitié nord sera entièrement refait, cette année avec un enrobé de fond et au printemps prochain avec un tapis final.

Une nouvelle boursière

La nomination de l’actuelle boursière au poste de secrétaire municipale à compter du 1er janvier prochain avait rendu nécessaire la mise au concours de son poste. De nombreuses offres sont parvenues à la Municipalité qui a finalement entendu plusieurs candidats possédant le profil requis.

Le choix de l’exécutif communal s’est tourné vers la candidature de Madame Yannick Candaux-Hautier, qui à part nombre de diplômes et certifications dans les domaines concernés est entre autres l’ancienne boursière de la commune de Croy.

A relever qu’elle dispose aussi d’un diplôme d’infirmière, ce qui devrait permettre de soigner sans délai les membres de la Municipalité lorsqu’ils reçoivent les nombreuses factures cantonales. La nouvelle boursière entrera en fonctions en décembre pour assurer la transition.

Le président du Conseil d’Etat à Ballaigues

La prochaine séance du Conseil communal se tiendra  le lundi 4 octobre en présence du président du Conseil d’Etat vaudois Pascal Broulis. Ce dernier présentera la nouvelle péréquation intercommunale et répondra volontiers aux questions des membres du Conseil et du public, qui recevra encore une annonce tous ménages à ce sujet.

Photo Olivier Gfeller

Vue générale de l’assemblée.

Les syndics du district réunis à Montcherand

Vue générale de l’assemblée.

Vue générale de l’assemblée.

C’est en principe deux fois par année que se réunissent en studieux conclave les syndics du district du Jura-Nord vaudois, sous la bienveillante houlette de la Préfecture. Vendredi passé, Montcherand accueillait cette noble assemblée, placée sous la présidence de la préfète Pierrette Roulet-Grin, s’agissant de l’ordre du jour général et de Dominique Vidmer, pour la traditionnelle heure des communications du Comité des syndics et des interventions y relatives.

On ne manquera pas de retenir du discours de réception du syndic de Montcherand Jean-Michel Reguin sa partie étymologique, puisque selon ses explications, les Pique-Raisinets sont historiquement ainsi dénommés en raison d’une pingrerie ancestrale qui se matérialisait par des vols nocturnes et répétés de raisinée au détriment du voisin…

Elections et fusion des régions RAS

En entrée d’ordre du jour, il a  été procédé à une élection. Au sein de l’Union des Communes Vaudoises (UCV) existe en effet un groupe «Bourgs et Villages». Le district a droit selon la règle à un délégué pour les villages et à un autre pour les bourgs, soit les localités comportant de 2000 à 7000 habitants.

C’est à l’unanimité que les syndiques de Mathod Cinzia GALLI RATANO et du Chenit Jeannine RAINAUD ont été élues en cette qualité. Poursuivant, le président Dominique Vidmer a informé l’assistance que son comité avait cru utile de tenter de mettre sur pied une sorte d’inventaire-calendrier des grands sujets qui devront préoccuper les communes sous peu.

Quelle ne fut pas sa surprise  d’apprendre par un mail de Eric Golaz, chef du Service des communes et des relations institutionnelles (SeCRI), qu’en fait, comme rien n’entrerait en vigueur au 1er janvier 2011, il n’y avait pas d’urgence et qu’en plus, par exemple, les regroupements en matière de PCI ou de pompiers ou d’autres sujets de cette nature «n’auraient aucune incidence financière négative pour les communes».

C’est donc sans l’aide du SeCRI que le comité des syndics travaille sur cet inventaire. Après avoir évoqué les difficultés et expériences communes relatives à la notification des actes de poursuites par les agents ou auxiliaires communaux, l’Assemblée a pu se pencher sur la fusion prochaine des régions RAS présentée par la municipale de Vallorbe Nicole Bourgeois et le syndic de Pomy Jean-Pierre Grin.

Sujet avant tout technique et formel s’agissant du district, qui ne devrait pas voir de différence fondamentale lors de la mise en œuvre prévue avant juillet 2011 de la nouvelle organisation fusionnée. Cette forme nouvelle vise à suivre le découpage géographique réel de chacun des districts vaudois pour ce type d’organismes supra-communaux.

Prévention : mise en place d’un conseil régional de prévention et de sécurité

En matière de prévention, la préfète Evelyne Voutat a, quant, à elle présenté le nouveau concept des Conseils régionaux de prévention et de sécurité, une fois encore voulus par le gouvernement central au sein duquel ce ne sont pas moins de cinq départements  différents qui sont concernés par ces problèmes.

La constitution de ce conseil régional est prévue pour le 1er novembre. Il va intégrer des représentants de chacun des organismes existant actuellement, des Commissions sécurité au groupement «La Prévention c’est l’affaire de tous», ceci dans un but d’améliorer encore les nécessaires coordinations.

En seconde partie de matinée, les syndics avaient rendez-vous avec le projet de cartes des dangers naturels pour le district et la problématique du calendrier des élections communales générales de 2011, avant de pouvoir goûter à l’apéritif offert par la commune de Montcherand.

A relever des positions tranchées au sujet d’un projet de modification de la loi sur l’exercice des droits politiques actuellement en travail au niveau gouvernemental: les petites communes à conseils généraux ne voulant clairement pas, et le faisant savoir par un vote, que plusieurs tours à la majoritaire soient désormais organisés sur plusieurs dates, ni que des élections complémentaires proprement dites se tiennent en cas d’absence de suppléants suffisants.

Un clivage à nouveau assez fort entre petites communes et bourgs et plus grandes communes dotées de conseils communaux, qu’ils soient élus au système majoritaire sur une seule liste d’entente communale ou au scrutin de liste.

Photo Olivier Gfeller