Gilberto Alemani remet la clé du Conseil à Lorianne Bogliano-Foretay nouvelle présidente.

Passation de pouvoir au Conseil communal

Gilberto Alemani remet la clé du Conseil à Lorianne Bogliano-Foretay  nouvelle présidente.

Gilberto Alemanni remet la clé du Conseil à Lorianne Bogliano-Foretay nouvelle présidente.

Comme chaque année, une sympathique cérémonie a eu lieu au carnotzet communal pour la remise symbolique de la clé du Conseil. Ainsi Gilberto Alemanni, président sortant a transmis la charge  à Lorianne Bogliano-Foretay.

Il en a profité pour remercier les conseillers présents de lui avoir facilité la tâche. Et il peut aussi s’enorgueillir d’avoir fait voter le plus gros budget communal grâce au bâtiment du Casino. Et sans opposition.

Il félicite aussi la nouvelle présidente d’avoir réussi son examen de passage, à savoir l’organisation de la manifestation du 1er août. Loriane Bogliano-Foretay est la fille du municipal Hervé Foretay.

C’est une jeune maman de deux enfants travaillant comme mandataire commerciale dans une grande banque cantonale. Tous nos vœux pour cette année politique.

Photo Jean-Louis Löffel

Compétence

A la suite des démissions des conseillers fédéraux, Moritz Leuenberger et Hans-Rudolf Merz, la plupart des partis du paysage politique helvétique font part de leurs appétits. C’est l’occasion pour certains d’entre eux de tenter regagner un siège perdu (PDC et UDC) ou un premier fauteuil en fonction de leur audience nationale (Verts).

Sans oublier que socialistes et radicaux espèrent bien conserver le siège laissé vacant par l’un des leurs. De nombreuses personnes ont déjà fait acte de candidature sur lesquelles leurs groupes devront se pencher afin de présenter le plus à même de convaincre l’Assemblée fédérale qui réunit les membres des conseils National et des Etats. Ainsi va la démocratie.

Cependant, tout le monde clame, ces derniers temps, que notre Conseil fédéral n’est plus homogène ou qu’il peine à prendre les décisions nécessaires, entre autres.

Dès lors, le quidam se dit qu’il faut désormais des gens compétents, capables de redonner cette cohésion qui fait cruellement défaut et qui pénalise la Suisse dans un monde en mouvement et qui nécessite une adaptation constante et une ligne politique claire.

L’Abbé-président Alexandre Martinis et ses troupes, au garde-à-vous lors de la prise du drapeau le samedi matin.

Abbaye des Volontaires de Sergey

L’Abbé-président Alexandre Martinis et ses troupes, au garde-à-vous lors de la prise du drapeau le samedi matin.

L’Abbé-président Alexandre Martinis et ses troupes, au garde-à-vous lors de la prise du drapeau le samedi matin.

L’Abbaye vide le village de ses habitants mâles

Le week-end passé, le village de Sergey s’est littéralement vidé de ses habitants mâles. On ne rencontrait en effet dans les rues que des enfants, des mamans, des chats, notamment Charlotte,  voire des brebis non égarées mais interrogatives si l’on en croit leurs appels sonores.

Dès l’aube, la gent masculine en effet avait un rendez-vous sérieux  avec le tir et ses à-côtés, au stand de l’Abergement, rallié pour l’essentiel de la troupe à pied, tôt le samedi matin. Il n’y a que la fanfare la Mujonnette qui avait eu droit  à un transport collectif spécial en remorque, juste après la prise de drapeau.

Un concours de tir très réussi

Ce ne sont pas moins de 36 tireurs sur une soixantaine de membres qui ont été classés et récompensés. Les rois des différentes catégories figurent ci-dessous. L’abbé-président Alexandre Martinis, qui avait troqué sa fonction de syndic pour un long week-end contre un brassard de l’Abbaye à franges d’Or, était très satisfait du déroulement de la manifestation le samedi soir.

«Des bons tirs, un bon nombre de tireurs, un temps magnifique, tout va pour le mieux pour l’instant et la fête continue dimanche …et lundi». En effet, à Sergey, la fête se déroule sur trois jours, le dernier étant plutôt réservé au ramassage des œufs et sans doute un peu, inofficiellement, à la récupération nécessaire après l’effort.

Classement des rois

Cible Abbaye
1er roi : René Vonna
2e roi : Cédric Gaillard
Cible Progrès
1er roi : Vincent Faucherre
2e roi : Etienne Gaillard
Roi des Enfants: Romain Gaillard

Le Chalet Lyon et en arrière-plan le lac Léman et les Alpes.

Balades à vélo, 4e étape : Romainmôtier – Chalet Dernier

Le Chalet Lyon et en arrière-plan le lac Léman et les Alpes.

Le Chalet Lyon et en arrière-plan le lac Léman et les Alpes.

Un petit détour du côté de La Praz

Depuis l’abbatiale de Romainmôtier, nous suivons le chemin le long de la rive droite du Nozon, en aval, direction Croy. Nous pénétrons dans la forêt à la hauteur de Croy et débouchons sur la Reculanne, un vaste plateau champêtre au pied du Jura.

A la première bifurcation, nous prenons à droite pour rejoindre la route de Moiry, au-dessus d’Envy. Le promontoire du Chalet Dernier se profile à l’horizon comme la proue d’un navire. Nous allons faire un petit détour du coté de La Praz en empruntant les routes campagnardes. Nous roulons environ 200 mètres sur la route de Moiry, et nous tirons à droite pour attaquer le raidillon bétonné de Sur Bioley.

Au lieu dit Le Bochet, nous traversons la route de Juriens pour prendre la Vy du Plan. Le chemin passe par le bois de la Sapelle et les Champs Cocard pour arriver en contrebas de La Praz. Une rampe appuyée nous amène au centre du village.

Le village de Juriens

Une agréable descente nous permet de regagner Juriens avant d’entamer les choses sérieuses. Relativement courte, la montée vers le Chalet Dernier offre peu de répit.

Savoir doser ses efforts permet de franchir sans encombre les difficultés de ce parcours exigeant. Mieux vaut ne pas trop gaspiller son énergie avant d’atteindre le refuge forestier de la commune situé à mi-parcours. La majeure partie de l’ascension se déroule en forêt. Depuis les dernières maisons du village de Juriens, la route d’alpage s’élève de manière continue pour rejoindre la Combe du Posat et le Plan de la Sagne.

Un léger replat à la hauteur du refuge forestier nous permet de récupérer avant la suite des opérations. Une côte nettement plus prononcée se présente maintenant devant nous. L’impossibilité de voir où elle mène n’est certainement pas faite pour nous rassurer. A cet endroit la pente est supérieure à 10% et frôle parfois les 15% !

Chalet Devant et Chalet Dernier

Pour ceux qui s’aventurent pour la première fois sur cet itinéraire, le panneau du faux espoir indiqué Chalet Devant apparaît bientôt sur la droite.
Attention, le Chalet Devant n’a rien à voir avec le Chalet Dernier et comble de malchance il est situé avant ce dernier! Vous devez donc ignorer cette invitation, vous accrocher à votre vélo et poursuivre sur votre lancée.

Il reste un peu moins de 2 km avant d’atteindre le Chalet Dernier. Le joyeux tintamarre des cloches des bovidés peuplant les crêtes jurassiennes durant la belle saison se fait entendre.

La délivrance est proche!

Nous sortons de la forêt juste en-dessous du Chalet Lyon. Le dernier virage n’est plus qu’une simple formalité. Nous arrivons au Chalet Dernier, situé à 1292 m d’altitude.

Malheureusement, il n’y a pas encore de buvette au Chalet Dernier ! Mais rien ne vous empêche de commander une tomme au maître des lieux et de contempler la vue splendide qui s’étend sur le bassin lémanique et les Alpes.

La descente nous ramène en moins de 30 minutes à Romainmôtier.

Photo Denis Tarantola

Parcours :
environ 30 km
Itinéraire :
Romainmôtier
La Praz
Juriens
Chalet Dernier
Juriens
Romainmôtier
Départ :
Romainmôtier
altitude 661m
Point culminant :
Chalet Dernier
altitude 1292m
Dénivellation :
environ 600 m

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Près de 150 pilotes ont participé au 5e Enduro d’Orny.

Orny : plein succès pour le 5e Enduro

Près de 150 pilotes ont participé au 5e Enduro d’Orny.

Près de 150 pilotes ont participé au 5e Enduro d’Orny.

Des nuages de poussière visibles loin à la ronde

Samedi passé avait lieu la 5e édition annuelle de l’enduro d’Orny, aussi baptisé Orny Endurance. Il s’agit d’une compétition ouverte aux motos et concurrents de toutes catégories, son principe consistant à parcourir en un temps donné - trois heures - la plus grande distance possible. Cette discipline s’apparente au moto-cross, avec des sauts et des bosses respectables, mais son but est avant tout de durer sans casse ni panne.

Les concurrents qui s’inscrivent pour une manche individuelle doivent parcourir une boucle de près de 12 kilomètres qui part des hauts d’Orny pour plonger dans la plaine de l’Orbe en direction du Mormont. Et la durée de la manche les oblige à faire halte à leur stand, pour au moins un, voire deux, ravitaillements en carburant.

Il existe aussi des courageux qui alignent deux manches de trois heures dans la journée (catégorie Marathon), de quoi avoir le dos en bouillie le soir et l’appareil auditif fatigué.

Une participation relevée

On trouvait sur la ligne non moins de 150 pilotes en provenance de toute la Suisse, de France, d’Allemagne, notamment. Des passionnés qui se déplacent en général d’un circuit à un autre au moyen d’un camping-car, pour les plus modestes ou de véritables camions-ateliers pour les plus argentés. Malgré ces différences très visibles, l’ambiance est bon enfant, comme elle l’est généralement chez les vrais motards. On se prête volontiers outils et accessoires et la plaisanterie est de rigueur.

Des organisateurs ravis

Du côté de l’organisation, on semblait ravi. Ainsi que le précisait le vice-président du comité d’organisation Philippe Leuthold, «on a eu déjà beaucoup de chance avec le temps (il s’est mis à pleuvoir juste après la fin de la dernière manche). En plus, chaque année notre compétition réunit plus de participants, plus de 150 pilotes cette année.

Et à part quelques bobos assez légers compte tenu des risques pris, la compétition a pu se dérouler sans obstacles ou incidents graves». Et le même de nous glisser à l’oreille que l’organisation de cette compétition mobilise avant, pendant et après, une équipe de plus de trente personnes, sans compter les samaritains, les pompiers, et les ambulanciers.

Photo Olivier Gfeller

Arnaud Bouverat, jeune politicien du PS, Conseiller communal depuis 2001, il s’intéresse à la politique depuis près de 20 ans.

Arnaud Bouverat : la politique pour passion

Arnaud Bouverat,  jeune politicien du PS, Conseiller communal depuis 2001,  il s’intéresse  à la politique  depuis près de 20 ans.

Arnaud Bouverat, jeune politicien du PS, Conseiller communal depuis 2001, il s’intéresse à la politique depuis près de 20 ans.

Orbe ne compte pas de député au Grand Conseil et pas davantage de conseiller d’Etat. Une situation que l’on peut regretter ce d’autant plus que dans le nouveau district du Jura – Nord Vaudois, il faudra des personnalités fortes pour représenter notre région à Lausanne. Elles ne sont pas nombreuses à se profiler dans la cité urbigène.

Cependant, Arnaud Bouverat est un personnage incontournable du parti socialiste vaudois dont il est le secrétaire général depuis octobre 2005. Conseiller communal depuis 2001, il s’intéresse à la politique depuis près de 20 ans. Le refus du peuple suisse d’entrer dans l’Europe l’avait marqué en 1992 mais c’est bien plus l’injustice sociale qui allait l’inciter à prendre des responsabilités.

Secrétaire  des jeunesses socialistes

Déjà au collège de Chantemerle, les discussions étaient animées avec ses camarades Kevin et Parchet, qui allait le premier entrer au Conseil communal d’Orbe. Arnaud ne tardait pas à le suivre sur les bancs du parti socialiste. Féru d’actualité, il lisait fréquemment le Nouveau Quotidien, journal dans lequel différentes opinions s’affrontaient. Et c’est plutôt vers le journalisme politique qu’il pensait s’orienter.

Après des études universitaires en lettres puis en sciences sociales, il franchissait le pas, endossant notamment la charge de secrétaire central des jeunesses socialistes suisses, avec siège à Berne. Il entrait dans la foulée au comité central du PS dans lequel il siège actuellement en tant que représentant du canton de Vaud.

Ne pas perdre les acquis

Lorsque l’on évoque les raisons de son engagement, Arnaud ne manque pas d’arguments. «Les gens de ma génération voient d’un mauvais œil la remise en question des acquis sociaux du siècle passé. Le néo-libéralisme a cassé bien des solidarités dans le monde du travail. Pendant les Trentes Glorieuses, l’Etat était garant du développement social de la population. Une certaine solidarité existait et nous devons veiller à ce que l’essentiel ne soit pas remis en question.

On nous reproche parfois de vouloir tout confier à l’Etat mais l’Etat n’est pas de gauche, à ce que je sache. Il l’a clairement démontré, par exemple, dans le sauvetage de l’UBS où il a prêté de l’argent sans condition à la banque. Nous voulons simplement que l’Etat défende les plus faibles plutôt qu’il ne serve des privilégiés. Il faut aussi combattre le démantèlement des services publics tout en les adaptant aux nouveaux besoins de le population. En matière de travail, la Suisse possède l’un des droits les plus souples d’Europe et certaines entreprises en abusent.

Avec la libre circulation des marchandises et des personnes, nous devons veiller à ce que les salaires demeurent décents. Les combats sont nombreux au secrétariat d’un parti politique et nous devons faire des choix ce d’autant plus que se profilent plusieurs élections en quelques mois».

Transparence financière

On commencera par les communales en mars prochain. En octobre 2011 on votera pour les fédérales avant de terminer avec les cantonales en mars 2012, un calendrier dû à la nouvelle constitution vaudoise. C’est la raison pour laquelle Arnaud Bouverat et ses collègues ont dû réduire la voilure, en matière de propagande, lors des différentes votations auxquelles la population du pays a été invitée à se prononcer dernièrement.

Car le financement du PS dépend uniquement des cotisations des membres et de quelques dons. «Il est dans les règles du parti de ne pas recevoir d’argent des entreprises afin de garder notre indépendance. Raison pour laquelle nous réclamons la transparence en matière de financement des partis. Si notre comité national est en train de revoir son programme, qui date de vingt ans, les partis locaux gardent leurs priorités et leur liberté d’agir.

Le canton de Vaud a une influence certaine sur le politique nationale du PS. Par exemple, nous avons porté le thème de la défense des services publics sur le plan national en combattant la libéralisation du marché de l’électricité. Les dossiers ne manquent pas actuellement mais, pour obtenir des avancées réelles, nous devons inévitablement fixer des priorités».

Pas de plan de carrière

Malgré les prochaines échéances, Arnaud Bouverat a tout de même pris quelques vacances après avoir tenu un stand de récolte de signatures au Paléo Festival. Il avoue ne pas avoir de plan de carrière mais il sait qu’il gardera une activité dans le monde politique ou associatif. Il n’exclut cependant pas de se présenter aux prochaines élections cantonales tout en restant fidèle au PS local.

Pour faire avancer les causes du PS dont il est aujourd’hui l’un des maillons essentiels dans ce canton.

Photo Pierre Mercier

les nouveaux venus d’Orbe : Debout : Chistian Mischler (entraineur), Mike Sesa, Frédéric Parietti et Tony Egea (entraineur adjoint). Devant : Rachid Tahri et Jimmy Sesa.

Football: reprise

les nouveaux venus d’Orbe : Debout : Chistian Mischler (entraineur), Mike Sesa, Frédéric Parietti  et Tony Egea (entraineur adjoint).  Devant : Rachid Tahri et Jimmy Sesa.

Les nouveaux venus d’Orbe : Debout : Chistian Mischler (entraineur), Mike Sesa, Frédéric Parietti et Tony Egea (entraineur adjoint). Devant : Rachid Tahri et Jimmy Sesa.

Baulmes a bien entamé cette saison 2010-2011. Lors de la première journée de championnat, il a pris nettement la mesure du Mont, qui évoluait en Challenge League, l’an passé, sur le score de 3-0. Puis en coupe de Suisse, vendredi dernier, en battant les Bernois de Münsingen par 3-2.

Après avoir mené 2-0, en marquant notamment leur premier but par Drago après 7 secondes de jeu, un record dans cette compétition, les Baulmérans ont dû terminer la rencontre à 10 après l’expulsion de leur défenseur central Musandji (32e). Ce qui ne les a pas empêchés de scorer une troisième fois juste avant le thé par Notto, meilleur joueur sur le terrain.

La seconde période fut plus difficile dans la mesure où les Bernois réduisirent la marque à deux reprises. Mais Baulmes parvenait à conserver son acquis dans un match rugueux.

Des défaites en 2e inter

Orbe comme Bavois ont été battus lors de la journée inaugurale de cette division. En déplacement à Monthey, chez un des favoris du groupe, les Urbigènes ont subi une défaite logique. En effet, l’entraîneur Christian Mischler a dû composer avec une contingent incomplet, certains joueurs étant ou revenant de vacances.

Malheureusement, la malchance a accablé les jaune et rouge qui ont perdu leur attaquant Alves, qui a reçu un coup de coude au visage, après 15 minutes, puis leur défenseur Carvalho, victime d’un claquage juste avant la mi-temps. Orbe encaissait un premier but dans la foulée puis cédait en fin de partie, encaissant deux buts aux 85e et 91e minutes.

Malgré la défaite, Christian Mischler avouait que la performance a été encourageante. Il relève toutefois qu’il y a encore beaucoup de travail et que l’équipe doit se montrer moins tendre dans cette 2e ligue interrégionale. Pour son premier match à la maison, le nouvel entraîneur espère le succès face à de jeunes Genevois dont il craint la vitesse.

Bavois lui a été surpris chez lui par le néo-promu Vevey. Une formation qui ne manque pas d’arguments et de bons joueurs. Quand bien même l’équipe de la Plaine de l’Orbe a souvent subi la domination de son adversaire, elle s’est fait surprendre dans les toutes dernières minutes de jeu puisque les Lémaniques marquaient l’unique but de la partie à la 90e minute !

Nous reviendrons la semaine prochaine sur les résultats des ligues inférieures.

Photo Pierre Mercier

Le vignoble de Valeyres-sous-Rances.

L’appellation Côtes de l’Orbe va de succès en succès

Le vignoble de Valeyres-sous-Rances.

Le vignoble de Valeyres-sous-Rances.

Fin juillet, durant l’Open de tennis de Gstaad, l’Office des Vins Vaudois a organisé une grande dégustation placée sous le patronage de l’Union Suisse des Œnologues (USOE). Et lors de cette manifestation unique, les vins de la région AOC Côtes de l’Orbe ont particulièrement brillé : sur 1066 vins dégustés et proportionnellement à leur représentation cantonale, les vins des Côtes de l’Orbe (voir encadré)  ont remporté 6 médailles d’or et 5 médailles d’argent.

Il est donc loin le temps où un certain snobisme voulait que l’on considère cette région comme d’importance moindre par rapport à d’autres.
A relever d’ailleurs que depuis la modification des AOC en Pays de Vaud, il n’existe plus que six régions protégées : Chablais, Lavaux, La Côte, Vully, Bonvillars et Côtes de l’Orbe. «C’était amusant de voir ainsi à Gstaad sur les panneaux publicitaires de l’Office des Vins Vaudois notre appellation régionale listée au même titre que les autres. Mais c’est finalement un juste retour des choses» confiait à l’Omnibus Benjamin Morel, de la Cave du Château de Valeyres, qui a bien voulu consacrer quelques instants à commenter un peu ces résultats et leur origine.

Existe-t-il une méthode régionale typique?

De tout temps, le vignoble des Côtes de l’Orbe a été fragmenté en de multiples parcelles qui ne sont ni toutes à la même altitude, ni  ensoleillées de la même manière, ni arrosées de pluie de façon identique, ni formées de la même terre exactement, même si les distances entre elles ne sont pas grandes.

Le vigneron de la région doit donc adapter sa production à la terre pour tirer de cette dernière le meilleur profit possible en termes de raisins. «Il est faux de prétendre que le soleil manque dans notre région» affirme Benjamin Morel, «au contraire, c’est parfois plutôt l’eau de pluie qui aurait tendance à manquer» rompant ainsi avec une croyance populaire qui perdure à tort.

Peut-on parler de prise de conscience régionale?

Il est clair que les vignerons de la région jouent solidaires. Ils y ont tout intérêt que ce soit sur le plan de la qualité ou sur celui de la communication. S’il n’y a pas de méthode typique régionale de vinification ou de culture, l’état d’esprit communautaire est en revanche bien présent. Avec les multiples facettes du métier, l’éleveur de vins se doit d’être à la fois commerçant, manager, vendeur, œnologue, homme à tout faire, vendangeur, etc.

Le travail de promotion par exemple est typiquement  une tâche qui peut être assumée de façon régionale et chacun d’entre nous joue le jeu. Parmi les nombreuses manifestations que nous organisons, on peut justement citer le 1er semi-marathon des Côtes de l’Orbe, qui aura lieu le samedi 11 septembre et qui illustre précisément  cet état d’esprit. Première du genre en Suisse, cette épreuve se veut sportive et festive. Les participants déguisés sont les bienvenus et les vignerons des Côtes de l’Orbe attendront aux postes de ravitaillement et à l’arrivée pour faire découvrir les vins de la région.

Par où passe la clé du succès?

Il ne fait guère de doute que les résultats obtenus par les vignerons des Côtes de l’Orbe reposent avant tout sur la qualité. La première exigence qui fut mise en avant par les précurseurs de la Cave coopérative d’Orbe et environs, qui fit sans doute un peu grincer les dents de certains au début, mais qui se montre salutaire sur le long terme.

A relever que cette coopérative, contrairement à d’autres dans lesquelles tous les propriétaires sont aussi codébiteurs solidaires, a une infrastructure assez légère. Ce qui permet à ses membres de livrer à la fois à la coopérative et de vinifier une partie de leur production de leur côté, un cas unique dans le canton.

L’avenir, c’est quoi?

L’avenir, c’est le présent, l’adaptation de la production à une demande toujours plus exigeante, à une certaine tendance à papillonner chez le consommateur, la prise en compte des restrictions en matière d’alcool au volant avec la mise en avant des demi-bouteilles. La production de spécialités, qui reste pour notre AOC un élément moteur, d’autant que la consommation régionale marche bien.

Nos meilleurs ambassadeurs sont précisément des restaurateurs ou des particuliers de la région, qui offrent volontiers une bouteille d’une spécialité régionale qu’ils aiment. La production de vin reste un métier de passion, et c’est précisément là sans doute que réside notre moteur principal.

Photo Olivier Gfeller

L’appellation AOC Côtes de l’Orbe

C’est 180 hectares de vignes, dont près de 50 créés durant les 25 dernières années, 22 communes, une centaine de vignerons dont une petite quinzaine avec pressoirs.
La molasse, le calcaire et l’argile enrichissent la diversité des terroirs des Côtes de l’Orbe. Généralement orientées plein sud, les vignes profitent d’un climat plus sec qu’ailleurs dans le canton, idéal pour la culture des cépages rouges qui représentent deux tiers environ du vignoble.

Résultats du concours

Vins rouges
Médailles d’or :
Domaines du Manoir, Michel Hostettler, Valeyres-sous-Rances. Assemblage Gamaret-Garanoir, Benjamin Morel Cave du Château, Valeyres-sous Rances. Garanoir Réserve du Château, François de Coulon, Eclépens.
Médaille d’Argent :
Pinot Noir Urbanoir, Cave Coopé-rative d’Orbe et environs. Gamaret-Garanoir, André et Pierre-Yves Poget, Agiez.
Vins blancs
Médailles d’or :
Prélude, Benjamin Morel, Cave du Château, Valeyres-sous-Rances. Jade, Raymond et Landry Morel, Arnex. 13 Coteaux, Cave Coopéra-tive d’Orbe et environs.
Médailles d’argent :
Doral, Benjamin Morel, Cave du Château, Valeyres-sous Rances. Viognier, Jean-Daniel Gauthey Domaine de l’Orme, Arnex. Réserve du Château, François de Coulon, Eclépens.

Avenue de Thienne

Orbe : passages à piétons

Avenue de Thienne

Avenue de Thienne

Trois morts en 5 ans

Décidément l’artère principale qui traverse la localité a provoqué trois drames dans un laps de temps relativement court. Ces accidents posent des questions car ces malheurs se sont produits sur des passages protégés pour les piétons. Des endroits où l’on n’imagine pas que des accidents puissent se produire.

Et pourtant ce fut le cas et on peut même ajouter qu’un quatrième accident grave s’est produit au haut de St Eloi sans provoquer la mort mais en blessant sérieusement un piéton, une fois encore engagé sur un passage sécurisé.

Engin de mort

En plus, on ne peut pas dire que ces accidents soient dus à l’inconséquence de jeunes conducteurs. Car on dit souvent que ces derniers n’ont pas toujours conscience des dangers que représente la conduite automobile. La voiture est un engin de mort, ce dont les néophytes ne se rendent pas toujours compte. Au volant, ils ont le sentiment d’être irrésistibles.

L’occasion de montrer aux copains et copines qu’ils sont devenus des adultes. Mais la maîtrise de la vitesse s’acquiert avec l’âge et encore. Nul n’est à l’abri d’un pépin. Il suffit d’un instant d’inattention ou de déconcentration pour provoquer un accident. En l’occurrence, on ne peut pas pointer du doigt la jeunesse même si certains de ses représentants prennent les routes de la localité  pour des autodromes.

Réflexion et analyse

Il est évident que les accidents qui se sont produits à Orbe durant ces dernières années doivent provoquer une analyse des autorités. Car si un accident isolé peut être considéré comme une exception, la répétition de ces malheurs mérite réflexion. Pour ce qui est des drames de l’avenue de Thienne, quand bien même la Gendarmerie ne publie pas le résultat de ses enquêtes, il semblerait que les chauffeurs aient été notamment victimes d’un éblouissement. En effet, le soleil bas peut être gênant occasionnellement à cet endroit et oblige à la prudence.

Malheur pour tous

On espère dès lors que des mesures soient prises car on ne pourra plus admettre que ces accidents soient toujours dus à la fatalité. Il faut une prise de conscience car on ne joue pas avec la vie. Plusieurs familles en ont payé cher le prix.

Si ces dernières sont forcément très affectées par le deuil qu’elles traversent, les responsables des accidents n’échappent pas à la détresse que provoque un tel malheur, qui marque à jamais leur existence. Dès lors, il est nécessaire que chacun se rende compte de sa responsabilité au volant.

47 passages à piétons

Il faut savoir qu’il y a à Orbe 47 passages pour piétons. Tous ne pourront pas faire l’objet de mesures particulières. Cela sous-entend que tous les usagers de la route doivent se rendre compte que la vie d’une personne est bien plus importante que le fait de vouloir aller le plus vite possible d’un point à l’autre.

Comme les piétons devront se montrer plus attentifs avant de s’engager sur ces passages protégés. Pour éviter les drames vécus ces dernières années.

Epis de blé

Le blé en otage

Epis de blé

Epis de blé

Le prix du blé est singulièrement monté sur les marchés internationaux des céréales. La sécheresse qui a sévi dans certains endroits de la planète ainsi que, partiellement, les inondations qui ont détruit les récoltes, peuvent expliquer cette hausse.

Les conditions climatiques ont toujours eu une influence sur les matières premières et il n’y aurait pas de quoi s’étonner de ce renchérissement qui se répercutera probablement sur votre alimentation (pain, pâtes, etc.).

Aujourd’hui malheureusement, cette augmentation des prix n’a pas pour seule explication la diminution des stocks. Des spéculateurs sont entrés dans le marché afin de profiter de l’aubaine et engranger des bénéfices très intéressants sur les céréales.

Lorsque l’on sait que ces investisseurs sont avant tout des caisses de pension, cela fait frémir. Cela veut dire que pour assurer vos retraites, ces gens n’hésitent pas à provoquer la famine dans une partie du globe ou à mettre à mal les budgets des familles en matière d’alimentation. Ces pratiques sont intolérables et démontrent le manque de respect de certains citoyens vis-à-vis d’autres.

Ces spéculateurs avaient déjà pratiqué de la sorte sur le prix du pétrole, il y a une année. Dès lors, il est temps que les Etats prennent des mesures afin d’éviter que l’on prenne en otage des biens aussi importants. Il en va de l’équilibre de la planète mais les loups de la finance n’ont aucun scrupule à mettre le monde à genoux pour s’enrichir encore davantage.

Un parc impressionnant à gérer.

Vallorbe : visite de la douane

Un parc impressionnant à gérer.

Un parc impressionnant à gérer.

Une journée portes ouvertes aura lieu le samedi 28 août et permettra au public de visiter les installations et d’assister à des démonstrations proposées par chaque spécialiste.

Deux services distincts sont présents à Vallorbe. Il y a le trafic voyageurs, dont les agents sont en uniforme et armés. Leur tâche est de contrôler les véhicules entrant en Suisse (surpoids de marchandises, travail de police comme découverte de faux documents, produits illicites, matériel de cambriolage etc).

Depuis les accords de Shengen, le contrôle des personnes n’est plus systématiquement effectué, sauf pour des motifs de contrôle de douane. La Suisse n’a effectivement pas de frontières extérieures hors de l’Europe. Le poste de Vallorbe contrôle depuis la restructuration de 2008, 54 km. de frontière. 33 agents sont actifs depuis le Bois d’Amont jusqu’à la limite avec Neuchâtel. D’après ceux-ci, la belle époque des patrouilles à ski de fond ou à pied est terminée. Maintenant le secteur est surveillé par hélicoptères, drones et véhicules automobiles.

Le poste du Creux gère 10’000 véhicules et 700 camions en moyenne annuelle. Les jours de pointe (fériés, vacances, week-end) jusqu’à 17’000 passages sont enregistrés. Dès l’automne une tâche supplémentaire sera de leur ressort. Certains contrôles de police dans le cadre d’accords bien déterminés pourront être effectués ponctuellement à l’intérieur de la frontière (environ 15 km). Le but est de collaborer avec la police pour lutter contre la délinquance transfrontalière, cambriolages, vols de voitures etc.

Trafic de marchandises

Le service civil est une subdivision de l’inspection des douanes de Chavornay. Vallorbe est l’un des points de passage les plus importants de la Suisse Romande. Onze collaborateurs y sont affectés, hormis les déclarants en douane. Ils s’occupent essentiellement du trafic de marchandises de commerce. Leur travail consiste à régulariser les formalités douanières (perception des droits de douane, TVA et autres redevances).

La protection de la population par le biais de contrôles ciblés (denrées alimentaires, stupéfiants et contrefaçons). La gestion du transit international entrant/sortant de Suisse. La perception de la taxe poids lourds liée aux prestations RPLP.

Des infrastructures inadaptées

Après les augmentions du taux de la RPLP, une intensification du trafic poids lourds est constatée à Vallorbe. En effet, les transporteurs recherchent les trajets leur permettant de faire le moins de kilomètres en Suisse. Selon l’inspecteur Marc Moret, aux heures de pointe du passage des travailleurs frontaliers, les infrastructures routières ne sont pas adaptées à un tel volume de trafic.

L’emplacement douanier ne permet quant à lui d’accueillir au maximum que 27 camions simultanément. La configuration géographique de la plateforme douanière rend l’extension de cette dernière impossible. Afin d’aider à désengorger la frontière, une des stratégies de l’Administration fédérale consiste à encourager la taxation des marchandises directement auprès des destinataires/expéditeurs agréés à l’intérieur du pays.

Photo Jean-Louis Löffel