Une présentation soignée.

Vallobe : magnifique cadeau pour les Grottes

Une présentation soignée.

Une présentation soignée.

Le président de la société des Grottes de Vallorbe, Walther Zehnder est un homme heureux. En  effet un magnifique cadeau lui a été offert, à savoir une collection de 300 minéraux légués par Louis Berney de Pontarlier, mais suisse d’origine.

Celle-ci rejoindra les 250 pièces déjà exposées dans les alvéoles rocheuses baptisées «Trésor des Fées». Il s’agit de spécimens rares et particulièrement représentatifs provenant du monde entier. Les minéraux sont une des plus belles et insolites merveilles de la nature. Pas besoin d’être connaisseur pour les apprécier à leur juste valeur car c’est une féerie de couleurs, formes, brillances que la nature nous offre.

Les Grottes de Vallorbe sont connues depuis longtemps, mais c’est en 1974 qu’elles furent ouvertes au public. Des améliorations sont entreprises régulièrement selon les finances afin de proposer de nouvelles attractions. En 1983, le point extrême atteignable en «talons hauts» a été inauguré offrant une magnifique vue fuyante sur la Grande Salle.

En 1986, une deuxième galerie artificielle a été creusée afin d’atteindre directement les parties les plus éloignées. Les accès ainsi que les travaux de sécurité sont régulièrement entretenus. Les perspectives d’agrandissement paraissent encore énormes et l’on peut supposer que l’avenir nous réservera encore de belles surprises.

Le chemin d’accès au bord de l’Orbe est magnifique, des places de pique-nique sont aménagées ainsi qu’un sentier didactique qui vous renseignera sur la nature tourmentée du lieu.

Photo Jean-Louis Loeffel

Les nouveaux membres Jérémy Besson et Alan Campana.

Agiez : 2011, millième anniversaire

Les nouveaux membres Jérémy Besson et Alan Campana.

Les nouveaux membres Jérémy Besson et Alan Campana.

C’est au Refuge d’Agiez, que les confrères se sont réunis, pour l’assemblée annuelle de la société de l’Abbaye l’Elite d’Agiez. La fête prévue du 1er au 3 juillet 2011, devrait coïncider avec le 1000e anniversaire de la commune.

D’après Monsieur Samuel Baudraz qui a eu l’amabilité d’effectuer des recherches afin d’attester que cette date est fiable, d’après le dictionnaire Historique de 1867 cette date est la bonne. Cependant,  Samuel Baudraz va se rendre aux archives cantonales pour vérifier quelques documents, afin d’être sûr à 100% de l’année de la création de la commune d’Agiez.

Daniel Nobs, trésorier de la société est optimiste, malgré un déficit de Fr 3 600.– dû à la fête de 2008, la trésorerie de la société reste saine.

Le nombre de membres reste stable (86 membres), deux aînés ont démissionné, alors que deux jeunes du village, Jérémy Besson et Alan Campana sont devenus membres de la Confrérie lors de l’assemblée.

Photo Elisabeth Zahnd

Tourmente à Saint-Pierre

Le Vatican est sous pression. Après des révélations de pédophilie en Irlande, on apprend que l’Allemagne est également touchée. Un prêtre suisse a aussi reconnu des abus commis en Autriche et a été contraint à la démission.

Les évêchés helvétiques tentent de faire la lumière pour savoir ce qui s’est passé dans notre pays et une soixantaine de personnes se sont déjà plaintes de mauvais traitements sexuels. Ils se sont produits en général dans des institutions où les enfants sont pensionnaires et à la merci d’individus sans scrupule.

Le coup est rude pour l’Eglise catholique qui avait déjà dû délier sa bourse aux Etats-Unis pour défrayer des victimes et cela lui en avait coûté plusieurs centaines de millions de dollars. Si le pape a adressé une lettre d’excuses aux Irlandais, Rome envisage à son tour de dédommager les abusés. Pas de souci cependant pour ce bastion de la chrétienté puisque l’Eglise catholique est un empire financier, notamment à travers son institut bancaire, la Banco di Santo Spirito.

Cette avalanche de mauvaises nouvelles mettra-t-elle en péril le célibat des prêtres ? Cela nous étonnerait car il s’agirait d’une révolution énorme.

Il y a cependant beaucoup de questions à se poser face à ces révélations pour une Eglise déjà en perte de vitesse en Occident. Comment lui faire encore confiance, car l’abus sexuel de mineurs est l’une des pires choses et l’avoir caché aussi longtemps est un péché, qui la décrédibilise complètement dans sa quête d’exemplarité.

Isidore Raposo, orateur de la soirée.

La presse de proximité à l’honneur

Isidore Raposo, orateur de la soirée.

Isidore Raposo, orateur de la soirée.

Une quarantaine de personnes s’étaient déplacées au Casino jeudi 18 mars pour le premier 5 à 7 des entrepreneurs organisé par la SICUP et l’ADNV à Orbe.

Le thème de ce 5 à 7 est cher à l’Omnibus puisqu’il s’agissait de la presse de proximité et de ses rapports avec les petites et moyennes entreprises. S’il ne devait rester qu’un seul mot de cette soirée, ce serait celui de «régionalisation».

En effet, l’entreprise «Madya concept» qui fut présentée au début de cette soirée par  Alexandre Baudraz et Frédéric Richard met elle aussi l’accent sur la régionalisation. Cette entreprise propose des services dans les domaines de la communication et de la gestion d’entreprise aux divers acteurs de l’économie du Nord-Vaudois, en créant un réseau de partenaires et en partageant la volonté de développement économique de la région.

Lors de sa conférence, Isidore Raposo, rédacteur en chef de La Région, a mis également en avant que, face à la mondialisation et à ses incertitudes, le réflexe citoyen se traduit par une volonté de régionalisation, ce qui se constate notamment dans la presse écrite. Il rappela que notre pays est celui qui possède la plus grande diversité de la presse, grâce à son caractère fédéral.

Après avoir fait un petit historique de presse régionale, depuis la création des feuilles d’avis jusqu’à l’émergence des grands groupes de presse, en passant par la disparition des quotidiens d’opinions et l’apparition des radio et télévision régionales, l’orateur fit remarquer que cette évolution eut pour conséquence une bataille féroce pour le partage des revenus publicitaires, ainsi qu’une nécessité de réduire les coûts de production d’un journal.

Alors qu’à l’époque chaque quotidien possédait sa propre rotative, il n’existe aujourd’hui plus que quatre centres d’impression pour la Romandie, ceux-ci imprimant la totalité de la presse quotidienne romande.

Survie de la presse régionale

La condition siné qua non du maintien de la presse régionale est de jouer la carte de la proximité, et ainsi de répondre au mieux aux attentes des lecteurs. La concentration des quotidiens dans des grands groupes de presse, qui est le fruit de la globalisation postmoderne, semble en effet avoir atteint ses limites.

Face à cette concentration, un besoin de proximité émerge, tant dans le domaine de la presse, que dans ceux de l’économie ou de la culture. Nous sommes aujourd’hui inondés de nouvelles venant des quatre coins de la planète, nous sommes informés pratiquement instantanément de ce qui se passe sur les cinq continents, mais en quoi cela nous concerne-t-il? Il ne s’agit là que de pure information, même si elle peut être digne d’intérêt. La valeur ajoutée de la presse de proximité, en plus de la simple information régionale, doit se situer dans la communication et générer un échange, une action.

En somme, la presse de proximité et la seule presse en mesure de créer un espace public capable d’influer sur son environnement de manière directe. Dans ce but, il est indispensable de répondre aux attentes du lectorat et des acteurs économiques.

Le nerf du verbe

Outre le lectorat, la presse de proximité est aussi au service de l’économie locale. La raison en est simple: plus de la moitié des revenus des journaux régionaux est générée par la publicité. Bien que les abonnements et les ventes en kiosques représentent une part importante du chiffre d’affaire, il serait impossible à cette presse de vivre sans les recettes publicitaires.

Un des point important qui fut rappelé lors de ce 5 à 7 par Isidore Raposo est que la presse de proximité représente un support de communication des plus efficient, tant pour les entreprises et commerces locaux, que pour ceux qui travaillent au niveau national ou international. Pour les entreprises locales, publier des annonces dans la presse de proximité est le meilleur moyen de se faire connaître.

Même si un petit commerce possède déjà sa clientèle, il lui sera toujours nécessaire de se faire voir, afin de pouvoir attirer de nouveaux clients et résister aux sautes d’humeur de l’économie. Concernant les grandes entreprises, la presse de proximité permet de soigner leur image. En soutenant financièrement le journal local en y publiant des annonces, une grande entreprise assume sa responsabilité sociale, en participant à la vie d’une presse locale à laquelle ses employés, clients et partenaires s’identifient certainement.

De plus, toute entreprise aura avantage à prendre l’initiative de contacter la presse locale pour communiquer une information. Que celle-ci soit bonne ou mauvaise, il n’est jamais judicieux de cacher une information, car cela suscite toujours une curiosité acharnée.

De la presse de proximité aux technologies de l’information et techniques de communication que «Madya concept» propose, les acteurs économiques du Nord-Vaudois, qu’ils soient grands ou petits, ont à leur disposition les outils nécessaires pour entrer dans l’ère de la communication et participer au développement économique de notre région.

Photo Frédéric Richard

L’abbé président Bernard Randin remet la médaille et le diplôme de membre d’honneur à Georges Süri.

Orbe : on cherche reines

L’abbé président Bernard Randin remet la médaille et le diplôme de membre d’honneur à Georges Süri.

L’abbé président Bernard Randin remet la médaille et le diplôme de membre d’honneur à Georges Süri.

La société de l’Abbaye d’Orbe prépare sa fête des 28, 29 et 30 août de cette année. L’assemblée n’a pas enregistré de nouveaux membres, mais le thème de la fête a été dévoilé.

Ce sera «les métiers d’ici et d’ailleurs». Thème large qui permet de faire revire de vieux métiers perdus ou de faire parler sa créativité avec les nouveaux. C’est aussi l’occasion de voyager un peu. Un jury, dont la composition est tenue secrète, a été nommé pour décerner trois prix du cortège, qui seront offerts par la SICUP.

Pour la préparation de la fête, Christian Mojonnier a rappelé qu’il reste encore une date pour la confection des roses, le 22 mars, et que la cueillette du buis se fera le samedi 21 août (rdv 7 h. 30 à la gare). La confection des guirlandes se fera le dimanche 22 août dès 9h. au chemin de l’Etraz 17 et la pose des guirlandes se fera depuis le carrefour Tournelle – Pierre-Viret dès 19 h. le vendredi 27 août.

Les bénévoles sont les bienvenus.

Concernant les tirs, cette année des FASS 90 seront mis à disposition au stand de Valeyres, où il sera servi des grillades le samedi à midi.
Il manque encore quelques reines. Avis aux demoiselles, être reine est l’occasion de vivre la fête de l’intérieur et de passer un week-end inoubliable avec les rois, les gardes d’honneur et tous les participants du cortège. La garde d’honneur recrute également des jeunes gens pour porter costume et fusil durant le cortège et lui donner encore plus d’allure.

Pour le cortège, les divers quartiers d’Orbe sont invités à s’organiser pour participer au cortège en faisant un char ou en proposant toutes sortes d’idées originales.

Hormis la constitution d’une commission pour réviser les statuts, l’assemblée a pris la décision de rendre gratuite la finance d’inscription à la société pour les jeunes de moins de 25 ans.

A la fin de la séance, l’abbé-président remit la médaille de membre d’honneur à Georges Süri pour les 25 années passées au conseil de l’Abbaye.

Vivement cet été pour qu’Orbe se drape des couleurs de l’Abbaye, et que la fête soit belle.

Photo Frédéric Richard

Contact pour la décoration: C. Mojonnier 024 442 92 30
Contact pour le cortège: J.-P. Grandjean 078 855 91 99
Contact pour les tirs et les reines: J.-M. Magnenat 078 629 35 79
Contact pour la garde d’honneur F. Richard 079 358 34 39

Julien Vuagniaux

Julien Vuagniaux : sellier à Romainmôtier

Julien Vuagniaux

Julien Vuagniaux

Pour remonter le temps, rien ne vaut une visite à l’atelier de Julien Vuagniaux qui vous emmène illico à l’époque des Vikings et du Moyen-Age

Véritable caverne d’Ali-Baba que l’antre de Julien Vuagniaux où l’on découvre une barque de 6,5 mètres inspirée des Vikings, un ballot de peaux, des établis, de multiples outils pour travailler l’os, le cuir et le bois, des fourreaux d’épée, des sacs magnifiquement travaillés, des armures de superbe facture…

Et Julien Vuagniaux n’a pas fini de vous surprendre: d’un tiroir, il extrait des boucles de ceinture datant du Moyen-Age dont il fait fondre des copies. Vous l’aurez compris, l’univers de ce jeune trentenaire est empreint de rêve et d’histoire. Rien de plus normal quand on a grandi dans une famille où l’on pratique l’art du déguisement.

Pas étonnant dès lors qu’au sortir de l’école, Julien Vuagniaux se tourne vers la profession de sellier. S’ensuivent trois ans d’apprentissage, un CFC au final et peu de débouchés à l’horizon. En 2000, le jeune sellier ouvre son atelier à Romainmôtier qui attire une clientèle de tous âges, passionnée d’histoire. «Il arrive qu’on me commande un costume, une armure que je peux soit copier d’un modèle ancien, soit créer de toute pièce.»

La Scandinavie, terre d’inspiration

Outre son atelier, Julien Vuagniaux fait ici ou là des démonstrations de son artisanat, excepté l’été où il séjourne en Scandinavie: «Là-bas, je travaille sur des marchés. Contrairement à ici où toutes les époques sont mélangées, les Scandinaves privilégient l’époque Viking (8 au 10e s.) dont l’artisanat est beaucoup plus travaillé que celui pratiqué ailleurs au même moment.»

Fasciné par les Vikings, Julien s’est lancé, il y a sept ans, dans une belle aventure: «J’ai fait construire ce bateau d’inspiration viking afin de devenir artisan itinérant en Scandinavie.»

De là, il a entrepris avec un ami un voyage qui les a conduits des îles Lofoten à l’Irlande du Nord. Six mois durant lesquels ils ont navigué 1800 km à la rame et plus de 2000 km à la voile tout en vivant aussi près que possible de la vie des Vikings. D’où Julien a ramené une foule de souvenirs et de quoi nourrir sa belle imagination.

Pour admirer quelques pièces de l'artiste ou le contacter, son site internet

Photo Josiane Rigoli

Juriens : espace Bien-être «Arc-en-ciel»

Sylviane Musy  et Françoise Bally.

Sylviane Musy et Françoise Bally.

Un espace harmonieux

Sis à Juriens, en pleine lumière, dans une maison ancienne et discrète, l’Espace Bien-être, créé par  Sylviane Musy, offre un lieu chaleureux et harmonieux. Douceur des formes, des objets et des couleurs, celui-ci invite à la détente et à la confidence: écoute et respect sont les maîtres mots de cet univers.

Ce lieu est né d’une recherche intérieure qui faisait suite à des épreuves difficiles de sa vie; elle prit intuition de sa sensibilité, et s’orienta vers des cours de couleurs qui l’ont conduite tout naturellement à la rencontre du Reiki, puis des massages.

Une remise en question, résilience des maux et poursuivant son chemin personnel, cet ensemble lui permit de concevoir cet Espace Bien-être, comme un lieu de découverte et de partage. Elle propose de partager différents soins tels que: thérapie énergétique, Reiki, massages relaxants (pierres chaudes) ou bain de couleurs. Maître Reiki depuis 2004, elle enseigne aux niveaux 1, 2 et 3.

Une fois par mois, elle propose une conférence et invite une personne qui présentera son travail ou sa passion qui est en lien avec la nature, les soins par les plantes ou le développement personnel.

Une nouveauté  esthétique

Cette année, dès le mois d’avril, Sylviane invite Françoise, dans son Espace Bien-être, pour des soins corporels et l’épilation définitive avec une lampe laser. Françoise Bally, avec 35 années d’expérience professionnelle comme thérapeute en bien-être et relaxation, reste ouverte aux nouveautés.

Dotée d’une solide expérience elle pratique depuis plus de quatre ans. Elle s’est formée auprès du Dr. Yves Dubey (Lausanne), spécialiste en soins esthétiques.

Site internet en cliquant ici

Photo Marlène Rézenne

Pamela Giulizia

Pamela Giulizia : 52 médailles à accrocher

Pamela Giulizia

Pamela Giulizia

52 médailles à accrocher aux murs de la chambre de Pamela Gulizia !

«D’ailleurs nous cherchons un moyen pour les suspendre» commente mi-sérieuse, mi-amusée, la maman de Pamela. Si fière de sa fille ! Il y a de quoi! La jeune habitante de Chavornay n’en finit pas de glaner des lauriers dans la discipline où elle excelle : la natation synchronisée.

En décembre dernier, elle est sacrée première vaudoise  en figures imposées. Première également en chorégraphie à deux. A la mi-février, elle participe au championnat romand espoirs à Grône en Valais. Elle fait ample moisson des  meilleurs résultats. «Les autres filles peuvent faire aussi bien.

Elles n’ont qu’à travailler!» Le mot est lâché. Sans une volonté sculptée par des années de travail, Pamela n’aurait jamais atteint son niveau à l’âge de 15 ans! Ce ne sont pas moins de dix-sept heures d’entraînement par semaine qu’elle consacre à son art, douce alchimie de grâce, de précision et de maîtrise de soi.

Trois heures de dispense hebdomadaires

Dont deux heures de gymnastique. Pamela est bonne élève. C’est souvent durant les trajets en voiture qu’elle étudie. Car les entraînements se succèdent - semaine après semaine - à Morges, à Bassins et au Sentier. «Je suis heureuse d’appartenir au club de Morges. On a une excellente professeur.

Mais entendre quinze fois la même musique ! Répéter cent fois le même geste! Parfois on en a marre! Sur le podium, avec notre joli bouquet de fleurs, on oublie les entraînements ! Et puis je suis amie avec des filles de toute la Suisse!» Pamela se dit de plus en plus motivée. D’ailleurs, elle a été choisie pour nager avec les filles de la section «élites» de Morges.

En mars, elle part pour la Suède et nagera avec les grandes. Puis il y aura la Grèce avec ses championnats du monde Jeunesse de natation synchronisée. Pamela est sélectionnée dans le groupe des 13-15 ans.

Pas d’enjeu financier

«Les filles ne rentrent à la maison qu’avec leur médaille. Elles nagent pour le seul plaisir. Elles ne repartent pas avec un chèque dans une enveloppe comme la plupart des sportifs de haut niveau» précise la maman. Cependant, il est question d’argent, pour les parents notamment.

Il y a les entraînements, les déplacements, les séjours à l’étranger; tous les frais engendrés par cette discipline nettement moins médiatisée que certains sports sont à la charge des parents. Aussi ces derniers frappent-ils à la porte de la parenté, des amis afin d’apporter leur soutien financier à Pamela.

Pour assurer la pérennité d’une «carrière» brillante, les parents de la jeune championne ont besoin d’une aide tangible. Si certaines personnes ou entrepreneurs de la région qui lisent cet article souhaitent encourager financièrement la sympathique jeune fille, ils sont les bienvenus !

Le patron, Chistian Court, et l’une de ses vendeuses dans son magasin de Chavornay.

Chavornay : peau neuve

Le patron, Christian Court, et l’une de ses vendeuses dans son magasin de Chavornay.

Le patron, Christian Court, et l’une de ses vendeuses dans son magasin de Chavornay.

Christian Court a rénové sa boulangerie-pâtisserie-épicerie au centre du village. L’ancienne configuration du commerce datait d’une quarantaine d’années. Il était devenu nécessaire de mieux présenter la marchandise.

En acquérant un comptoir frigorifique de six mètres de long, le commerce est devenu bien plus attractif. On ne peut pas entrer dans le magasin sans saliver.

Qu’il s’agisse de la pâtisserie ou du secteur traiteur, tout appelle à la consommation. Sans parler des différents pains qui vous tendent les bras. Le choix est un véritable embarras pour le client qui ne fait que de se réjouir de ce lifting particulièrement réussi par une entreprise spécialisée. La partie épicerie demeure à l’arrière-plan afin de vous permettre de compléter votre panier.

La qualité de l’artisanat

La démarche du patron est pour le moins claire. «Aujourd’hui, nous sommes confrontés à une concurrence toujours plus agressive. En face de chez nous, nous avons Denner et un shop qui attirent aussi une certaine clientèle. Donc, nous devons être attractifs et innover. J’ai la prétention de dire que si nous sommes moyennement compétitifs sur les prix, face aux grandes surfaces en particulier, nous devons mettre en avant la qualité de nos produits.

L’artisanat doit savoir se vendre. Ce n’est pas un secret de dire que l’on mange moins de pain depuis quelques années et que les gens sont friands de pains originaux tels que nous les produisons. Nos clients apprécient particulièrement le côté traiteur puisque nous offrons une quinzaine de sandwiches différents, par exemple.

Ce relookage nous a permis aussi d’installer une rampe qui permet d’entrer dans le magasin avec une poussette, ce qui est incontestablement un avantage, au bord d’une route au trafic accentué».

45 ans d’activité

Il n’y a pas de doute que la transformation du magasin est une réussite. Ouvert tous les jours de la semaine, à l’exception du dimanche, le personnel vous accueille dès 6h jusqu’à 18h30 pour vendre de la marchandise qui est concoctée par quatre ouvriers et trois apprentis dès minuit et qui est également livrée au magasin d’Orbe.

A sa façon, la famille Court fête dignement ses 45 années d’activité dans le domaine de la boulangerie-pâtisserie.

Photo Pierre Mercier

Hôtel de Ville : ça démarre enfin

Coupe transversale

Petit rappel des faits : en 2003, la Municipalité avait acquis en copropriété le bâtiment du café de la Croix d’Or, déjà dans une optique d’un agrandissement possible des locaux communaux. En 2006, elle dépose une demande de crédit d’étude pour des travaux d’agrandissement et de transformation des locaux de l’Hôtel de Ville.

En effet, il manque de bureaux : ni le syndic ni les municipaux n’ont de bureau, pas de salle pour les séances qui se font dans le bureau du secrétaire municipal, en plus le service technique et celui des bâtiments  sont à l’étroit, le dernier collaborateur arrivé n’a pas de bureau et a trouvé refuge dans la salle d’attente.

D’autre part, on pourrait ainsi regrouper tous les services communaux, par exemple, le service du contrôle des habitants, actuellement logés dans des locaux loués au canton.

Chantier complexe

Comme toujours quand on modifie des bâtiments historiques, c’est un casse-tête d’y mettre le confort et la modernité nécessaires aux conditions de travail actuelles sans trop modifier l’essence historique du bâtiment. La volonté du projet est de montrer et mettre en valeur les trois corps de bâtiment, et d’en rendre la transversalité ; on pourra aussi entrer depuis la rue des Remparts, comme au temps du marché couvert.

Un ascenseur sera installé, accessible aussi des deux côtés et un deuxième escalier sera construit à côté. Selon l’architecte, Michel Lardieri, la place du Marché pourrait être ainsi mieux mise en valeur.

Transparence

Même si ce n’est pas typique de nos administrations vaudoises, le fil rouge de ces transformations est la transparence : aussi bien au rez-de-chaussée, que dans les nouveaux locaux, des vitres seront utilisées pour séparer les bureaux et des fenêtres donneront sur l’intérieur.

La première étape sera la transformation complète du bâtiment adjacent, celui de la Croix d’Or. On commencera par le désosser complètement; ensuite il faudra enlever la toit qui sera ensuite surélevé et enfin démolir tous les étages, à part le plafond du restaurant sur lequel sera coulé une nouvelle dalle.

Les étages seront alors reconstruits, de manière à correspondre à ceux existants de l’Hôtel de Ville, tout en s’ajustant aux fenêtres, qui ne peuvent être déplacées (juste changées).

Au premier étage, les espaces dégagés dans le nouveau bâtiment seront attribués au bureau du syndic à celui des municipaux, un espace d’accueil et une salle de réunion. Ces locaux seront séparés par des vitres, et comme le mur refend (celui qui sépare les deux bâtiments) ne peut pas être détruit selon le Service cantonal du patrimoine, section des Monuments, il sera percé de fenêtres en plus des entrées à chaque étage.

Cet étage restera celui du greffe et de l’administration générale. Les locaux actuels seront juste rafraîchis et les fenêtres changées. La salle du Conseil également subira quelques travaux, le plancher et la ventilation VMC vont être refaits.

Le service du contrôle des habitants prendra place au deuxième étage toujours dans le bâtiment de la Croix-d’Or et selon le même schéma qu’au premier, des bureaux en enfilade séparés par des vitrages avec un espace accueil au centre.

Au troisième étage, la bourse ne changera pas. Par contre, les services du bureau technique et du CUB (Construction, Urbanisme et Bâtiments) bénéficieront de bureaux supplémentaires. Le CUB prendra place dans les nouveaux locaux et le bureau technique reprendra les bureaux libérés.

Et dans la partie Hôtel de Ville, les combles ne seront pas utilisés immédiatement mais mises en réserve pour des besoins futurs.
Au dernier étage, des locaux communs sont prévus : une cafétéria, des sanitaires, une salle de réunion ainsi que des locaux techniques seront aménagés. Ce dernier niveau est sans connections avec l’autre partie et on pourra voir par dessus tout le bâtiment de l’Hôtel de Ville.

Au rez, à cause des changements demandés par le Service cantonal, l’ascenseur a dû être déplacé et cet étage repensé. Il y aura les locaux pour la conciergerie, mais les toilettes prévues seront pour finir supprimées. L’Office du Tourisme n’y sera pas installé non plus comme prévu dans les premiers projets.

Pendant la durée des travaux, l’administration communale continuera à travailler comme avant ou presque. Les employés auraient mieux aimé sortir complètement du bâtiment pendant la durée du chantier mais ils comprennent que c’est très complexe d’organiser un tel déménagement.

Des toilettes provisoires leur seront installées au rez. Pour que le CUB soit atteignable, une passerelle passera au-dessus de la cour intérieure. A noter que le restaurant de la Croix d’Or devra fermer quelque temps au début des travaux.

La fin des travaux est prévue pour la rentrée 2011, mais comme ce sera sous une nouvelle législature, le syndic actuel, Claude  Recordon, qui ne sait pas encore s’il se représentera, n’est pas sûr d’inaugurer ces nouveaux locaux.

En chiffres

20 corps de métiers
18 mois de travaux
Plus de 4 millions de francs
4 200 m3 de volume total
480 m2 de côté de la Croix d’Or
450 m2 pour l’Hôtel de Ville

Plan mis à disposition par l’atelier d’architecture Demarch.

Chavornay, ça grimpe

Les EPO à Orbe

Mort à Bochuz

Les EPO à Orbe

Les EPO à Orbe

Comme vous avez pu le lire, le détenu qui s’était illustré en 2008 en grimpant sur le toit du pénitencier a mis fin à ses jours. Peu importent les circonstances et les responsabilités dans cette mort.

Ce jeune homme de 30 ans était derrière les barreaux depuis près de dix ans et n’était pas prêt d’en sortir. Il n’en était pas à sa première tentative de suicide. Il était reconnu pour être dangereux et les experts psychiatriques craignaient la récidive de cet individu, abandonné par ses parents, souffrant de carences affectives, et aux prises avec la drogue.

Ce cas extrême inspire tout de même la réflexion. Privé de ses parents très vite et rapidement placé en institution, un enfant peut-il bénéficier des repères qu’une famille traditionnelle inculque habituellement ? S’il n’y a en plus personne, ni amour, pour le ramener sur le bon chemin, il entame un véritable chemin de croix.

En plus, lorsque le jeune n’a pas la chance de suivre une formation professionnelle, la difficulté de s’insérer dans la société devient presque impossible de nos jours. On finit par fréquenter un monde de paumés où la drogue et l’alcool sont des compagnons malveillants.

A partir de là, on ne doit plus vivre dans le même monde et la loi n’existe plus, la raison pas davantage.

La dérive de ce détenu nous rappelle qu’une vie peut basculer vite du mauvais côté, surtout lorsque la famille est déchirée car ce sont souvent ces rejetons-là qui finissent par plonger, malheureusement.

Photo Olivier Gfeller